Certains usagers du SAVS ont été accueillis cet après-midi à l'Etoile du Nord par la compagnie de la chorégraphe Erika Zueneli. A une semaine de la première de "time out", toute l'équipe s'est montrée généreuse et disponible pour partager avec nous l'epace et ce moment de création.
Le groupe des "promenades culturelles" et celui de l'atelier du mouvement découvrirons ce spectacle dans deux semaines, d'ici là nous poursuivrons la préparation de cette sortie, mais je pense qu'en envisageant cet accompagnement en partenariat avec le théâtre, je suis plus juste... plus efficace. C'est la première idée que j'ai eu en intégrant le SAVS, et je m'y accroche!
J'ai conclu ma journée en dansant avec Fabienne, à quelques pas de l'INECAT où je prendrais mes derniers cours théoriques la semaine prochaine... Début et fin se cotoient ce soir... la matière de mon fil d'ariane attend d'etre scuplter, mes mains s'échauffent...
Publié par equally damaged à 00:02:21 dans L'élan danse | Commentaires (0) | Permaliens
La première saison de l'atelier de danse contemporaine approche de son terme et le bilan s'esquisse à l'heure où se pose la question des suites.
Autour d'une table, le chef de service de l'hôpital de jour, Marion (pour le théâtre), Carlo et moi avons échangé nos impressions, et force est de constater que, pour tous les acteurs de cette aventure expérimentale, le bilan est très positif. Le seul frein à sa reconduction est d'ordre budgétaire...mais j'ai l'espoir que nous trouverons des moyens de le dépasser.Le premier sur lequel nous sommes d'accord est l'écriture... rendre des comptes pour solliciter des financements, c'est presque logique !
J'ai apprécié d'entendre mon chef de service reconnaître la valeur de l'énergie que j'investis depuis le début ainsi que ma position de trait d'union entre le théâtre et l'hôpital... entre art et thérapie... mais je n'ai rien fait seule, Sylvie et Corine s'impliquent entièrement dans l'atelier et poursuivent par ailleurs une pratique corporelle. Marion est toujours disponible et sa détermination dans ce projet est comparable à la mienne. Quant à Carlo, son approche de la danse va dans le sens de l'idée que nous nous faisons de la médiation dans le soin : une discipline artistique qui implique et interroge le corps, et l'être, dans son rapport à lui même, à l'espace, au temps, au rythme et à l'autre.
Sans liens les uns avec les autres, sans échanges, l'élaboration de cette articulation entre deux univers apparemment clos n'aurait pu se construire.Publié par equally damaged à 22:27:21 dans L'élan danse | Commentaires (0) | Permaliens
Il y a quelque chose de printanier dans la nouvelle étape que connaît l'atelier de danse contemporaine de l'hôpital de jour... Le cadre n'a pas changé, et nous avons même retrouvé la salle de la resserre au théâtre, mais de nouveau germes apparaissent...
Dans le groupe des patients, deux nouveaux participants ont d'ores et déjà trouvé leur place. La rapidité avec laquelle ils se sont intégrés au groupe et investis dans la dimension artistique de la danse me surprend encore.
Du coté des objets, les coussins sont toujours nos partenaires et quand Carlo émet l'idée de ne pas s'en servir pour son prochain cours, je suis la première à tenter une négociation... Pourtant, je devrais y trouver un intérêt pratique, d'autant que maintenant je transporte aussi mon matériel vidéo. Témoin discret des séances, il m'apporte un regard extérieur et global, complémentaire des empreintes sensorielles qu'elles laissent en moi.
A moyen terme, j'aimerai réaliser une forme de documentaire, un souvenir pour le groupe et un retour pour les instances décisives de l'hôpital de jour.
Parallèlement à ce projet, arrive dans l'aventure une étudiante en anthropologie de la danse qui effectue une recherche sur le thème de « la culture à l'hôpital », nous allons donc voir comment travailler ensemble puisque nos deux projets se rejoignent au-delà du fait qu'ils impliquent l'utilisation de l'outil vidéo. Elle participera aux cours de Carlo et visitera l'hôpital de jour à l'occasion d'un atelier-relais.
Mercredi dernier, nous avons joué avec les trois écritures que Carlo nous a transmis par sous groupe de six. Ceux qui étaient absents au théâtre le 2 mai ont donc pu apprendre les duos de façon ludique. Les différentes ré-interprétations et re-compositions ont donné lieu à de beaux moments de danse.
Le groupe s'est retrouvé en fin de séance pour un temps de présentation et là encore je ne peux que constater le chemin parcouru depuis le début de l'année, le regard du public ne pose pas problème, certains montrent même un réel plaisir à être en scène...
Le chemin se fait... en dansant !
Publié par equally damaged à 16:14:17 dans L'élan danse | Commentaires (0) | Permaliens
Confortablement installée dans la salle de projection du sous-sol du centre pompidou, je regardais la version scénarisée de « tempus fugit » de Sidi Larbi Cherkaoui quand une silhouette a interpellé mon regard... dans la pénombre j'ai reconnu une démarche que j'ai maintenant l'habitude d'observer le mercredi après-midi. T. est un patient de l'hôpital de jour, on dit de lui qu'il est autiste, et dans l'atelier, on remarque qu'il danse difficilement s'il n'a pas l'appui des autres, Carlo prends d'ailleurs souvent du temps pour le faire travailler seul et valoriser ainsi ses capacités. Récemment dans un exercice de composition, il n'avait pu se défaire d'un mouvement de groupe pour créer une séquence lui appartenant...
Pourtant, il a entendu l'information quand j'ai parlé de vidéodanse mercredi dernier et aujourd'hui, il est venu seul... de sa propre initiative...
Publié par equally damaged à 20:49:35 dans L'élan danse | Commentaires (0) | Permaliens
Je peux maintenant dire que les patients qui participent à l'atelier de danse contemporaine de l'hôpital de jour forment un groupe, un groupe dans lequel chacun a une place singulière... même les absents.
L'atelier étant toujours entr'ouvert, certains membres sont partis suivre d'autres chemins thérapeutiques ou professionnels, d'autres sont arrivés, cette évolution fait partie aussi de la constitution du groupe, de son histoire.
Il y a aussi des « habitudes » que l'on retrouve chaque semaine : « les informations » en début de séance, l'organisation des voyages des coussins, les changements de lieu, le tas de coussin final...
Au fil des mois, je ne peux que constater l'évolution de leur implication... du corporel au poétique...
C'est venu doucement, je le repérais chez chacun dans mes observations individuelles, et cet après-midi c'est l'ensemble qui m'a surpris. Nous avons joué avec une des variations que Carlo nous avait enseignées la semaine dernière, et l'importance d'être ensemble a mobilisé une réelle recherche artistique.
C'est peut-être un effet de notre passage sur le plateau de la grande salle du théâtre de la cité la semaine dernière... peu importe ! Ce groupe est formidable !
Bande son : Que sera -WAX TAILOR-
Publié par equally damaged à 19:24:58 dans L'élan danse | Commentaires (0) | Permaliens
Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours dansé... quels que soient les lieux, quels que soient les contextes dans lesquels la vie m'a menée, la danse m'a toujours accompagnée.
Constante évolutive, ce fil rencontre aujourd'hui mon cheminement professionnel...
Apprentie art-thérapeute, j'avance à mon rythme dans le département « arts de la scène, tendance sens du mouvement/ danse-thérapie ».
"Je compte pour perdu un jour dont toute danse est absente" [Nietzsche]
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