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Le fil de C...

Chemins dansés d'une apprentie art-thérapeute

HAIR | 25 juillet 2007

(Etats-Unis, 1979, 116mn)

Réalisateur: Milos Forman
Scénariste: Michael Weller
Musique: Galt Mac Dermot
Avec: Annie Golden, Berverly d'Angelo, Cheryl Barnes, Don Dacus, Dorsey Wright, John Savage, Treat Williams
Production: Lester Persky, Michael Butler - CIP


Manifeste contre la guerre du Viêt-nam, le racisme, la société de consommation, le conformisme, hymne à l'amour et à la jouissance sans entraves, Hair est d'abord une formidable comédie musicale, irrésistiblement dansante.
Le jeune Claude Bukowski, appelé pour aller combattre au Viêt-nam, quitte son Oklahoma natal pour rejoindre New York, où il doit se présenter aux autorités militaires. Débarquant à Central Park, il est ébloui par une double vision : une belle amazone de la haute société montée sur son cheval ; à l'opposé - et à pied -, "la jeunesse américaine sous LSD", incarnée par un inséparable quatuor de jeunes hippies aux cheveux longs. Autour de Berger, chef de file naturel du groupe, il y a Lafayette le "négro", Woof le blondinet languide et Jeannie, enceinte de l'un ou de l'autre. Ils veulent vivre ensemble le plus librement possible, sans argent ni domicile, et comme des centaines de milliers de leurs pairs, ont déclaré la guerre à la guerre qui fait rage au-delà du Pacifique...


Milos Forman rêva longtemps d'adapter le spectacle musical le plus célèbre des années hippies, qui, de Broadway, avait conquis tout l'Occident au début de la décennie 70. Quand il commence le tournage, huit ans plus tard, la guerre du Viêt-nam est terminée, mais le flower power a déjà sombré dans le désenchantement. Le cinéaste reste néanmoins fidèle au mélange d'euphorie utopique et de ferveur militante qui irrigue le Hair des origines. La force du cinéma communique une épaisseur nouvelle aux personnages - notamment à Berger, figure christique à l'humour provoc' - et une ampleur jouissive aux visions de foule et de trip sous acide. Quant aux superbes pa-roles de paix, de fraternité et de rébellion, elles prennent, avec le passage du temps, une douloureuse signification de paradis perdu, tant elles expriment aussi la tranquille certitude de bientôt changer le monde.

Publié par equally damaged à 11:01:14 dans Ecrans | Commentaires (0) |

Hair, let's the sun shine in | 25 juillet 2007

(France, 2007, 52mn)
ARTE F
Réalisateur: Pola Rapaport, Wolfgang Held


La genèse, la vie et la renaissance de la comédie musicale la plus révolutionnaire de son temps, racontées par ses créateurs et interprètes. Un voyage foisonnant, auquel la guerre d'Irak insuffle une actualité nouvelle.

Quand Hair est créé au Public Theatre de New York, en 1967, nul ne peut se douter que ce brûlot subversif et joyeux va devenir un succès planétaire. Surtout pas ses deux auteurs et interprètes principaux, James Rado et Gerome Ragni, deux inséparables qui ont peaufiné pendant des mois leurs couplets révolutionnaires - contre la guerre du Viêt-nam, d'abord, mais aussi pour le mélange des races, des sexes, des drogues et des plaisirs. La jeunesse américaine va rapidement adopter comme emblème ce concentré poétique et explosif de l'air du temps, qui devient en même temps un objet de haine pour la frange la plus conservatrice de l'opinion. Le succès aidant, Hair s'installe à Broadway et enchaîne les tournées, avant de s'exporter en Europe. Pour ses chanteurs et ses danseurs, parfois recrutés dans les rues de la ville, vie et spectacle se confondent, dans une même quête radicale de se changer soi-même et de changer le monde, au risque parfois de se perdre.
D'une guerre à l'autre
Si le témoignage de James Rado et la figure de Gerome Ragni, aujourd'hui décédé, sont au centre de ce documentaire foisonnant, on découvre autour d'eux bien d'autres étoiles de la galaxie Hair : le compositeur Galt Mac Dermot, les producteurs Michael Butler (à New York) et Bertrand Castelli (pour l'étranger), le metteur en scène Tom O'Horgan, le cinéaste Milos Forman, et de nombreux anciens de la troupe, dont Keith Carradine. Souvent drôles, émouvants, réfléchis, leurs témoignages s'entrecroisent à un rythme trépidant, accompagnés d'archives, dont de nombreux extraits du spectacle, sur scène et en répétitions. Le film est également rythmé par le travail d'une jeune troupe qui remonte aujourd'hui le spectacle sous la direction de Rado. Le tout distille, comme son sujet, un étonnant mélange d'euphorie, de liberté et de mélancolie. Car d'une guerre à l'autre, du Viêt-nam à l'Irak, même si leurs mots d'ordre restent plus que jamais d'actualité, les enfants de 1967, ceux du moins qui ont survécu à l'aventure, ne croient plus autant au pouvoir de l'amour, de la paix et des chansons.

Publié par equally damaged à 10:58:02 dans Ecrans | Commentaires (0) |

One flat thing reproduced | 22 octobre 2006


Chorégraphe : William Forsythe
Musique : Thom Willems
Réalisation : Thierry de Mey (France, 2006, 26mn)
Coproduction : ARTE France, MK2TV, Forsythe Foundation,
The Forsythe Company, Arcadi




Une chorégraphie étincelante de William Forsythe, réinventée pour la télévision et filmée par Thierry de Mey.
One flat thing reproduced commence par un éclat : vingt tables sont propulsées sur la scène. Elles vont devenir la surface et l'horizon de toute l'action. Quatorze corps électriques traversent cet espace sous tension, dans une attitude à la fois retenue et explosive. Le film vient en prolongement de ce projet scénique et le réinvente pour en faire œuvre originale.
Thierry de Mey – réalisateur de quelques très beaux films autour du travail d'Anne Teresa de Keersmaker – a filmé la chorégraphie de William Forsythe comme un film d'action, alternant plans fixes, travellings, arrêts sur image, angles inhabituels...

 

 

Publié par equally damaged à 21:20:21 dans Ecrans | Commentaires (0) |

2 IRIS | 11 juin 2006

2 Iris - Philippe Decouflé
(2005)


Une rêverie en deux temps, comique et cosmique, sur notre manière d'habiter et de regarder un "monde en vrac".




Image: Olivier Simola, Christophe Waksmann, Laurent Radanovic
Compositeur: Claire Touzi Dit Terzi
Costumier: Jean Malo
Chorégraphe: Philippe Decoufle
Danseur: Jean-Baptiste André, Stéphane Chivot, Muriel Corbel, Caroline Desmaison, Kaori Ito, Xinyun Lu, Alexandra Naudet, Olivier Simola, Yohann Têté, Christophe Waksmann
Décors: Pierre-Jean Verbraeken
Lumière: Patrice Besombes
Son: Jean-Pierre Spirli


"Fantaisie d'un monde en vrac. Pourquoi 2 iris ? Parce que nous avons un iris au milieu de chacun des yeux, ce qui fait 2 iris." Globe oculaire, solaire, lunaire, diaphragme circulaire qui s'ouvre et se referme pour laisser passer la lumière : d'abord variation virtuose sur le cercle, cette vidéo de Philippe Decouflé, tirée d'un spectacle récent créé au Japon, nous convie à une succession élégante et mouvante de tableaux dansés et filmés.

Les images et les corps se télescopent pour une rêverie tantôt cosmique, tantôt comique, qui nous promène de paysage en paysage, du très urbain au bucolique. Le kaléidoscope de lumières, de vidéos, de sons et de musiques n'éclipse jamais la force de la danse.

Dépaysement du voyage, tendresse de l'humain, vertiges du désir, mais aussi jeux de mains et de vilains : une fois encore, Philippe Decouflé parvient à faire partager l'émerveillement grave et gai de son regard sur le monde.

 


 

Source : arte.fr

 

Publié par equally damaged à 22:43:35 dans Ecrans | Commentaires (0) |

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Moi

Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours dansé... quels que soient les lieux, quels que soient les contextes dans lesquels la vie m'a menée, la danse m'a toujours accompagnée.


Constante évolutive, ce fil rencontre aujourd'hui mon cheminement professionnel...


Apprentie art-thérapeute, j'avance à mon rythme dans le département « arts de la scène, tendance sens du mouvement/ danse-thérapie ».

"Je compte pour perdu un jour dont toute danse est absente" [Nietzsche]

 

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