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Le fil de C...

Chemins dansés d'une apprentie art-thérapeute

Samedi | 21 janvier 2007

 

Que ce soit en stage avec Soizic, dans l'atelier théâtre de Corine, avec le groupe de l'hôpital de jour ou dans les cours de jazz et détent'danse, j'ai déjà souligné les intérêts que je trouvait dans les « petits groupes ».... Incontestablement, la qualité de travail y est meilleure. Les « samedis de danse(r) » ne font pas exception à cette règle.



Hier, une dizaine de danseurs manquaient à l'appel... mais ceux qui étaient présents ont réchauffé la salle à leur place. J'ai beaucoup apprécié la qualité de concentration dans laquelle nous étions.



Ma boite à outil s'est enrichit d'une nouvelle variation autour de l'axe, un enroulé/déplié simple qui fait aussi intervenir du plié et des directions... j'ai donc un premier exercice pour l'atelier relais de mercredi prochain! Sa simplicité devrait faciliter le temps d'apprentissage et permettre au groupe d'entrer rapidement dans une dynamique d'ensemble dansé.



Travaillant actuellement sur sa nouvelle création, « duelles », Christian nous a fait partager une phrase chorégraphique ainsi que certains dispositifs de son élaboration... des situations en duo (évidemment!) sur la notion d'espace proche, puis l'idée du corps comme un objet encombrant (les résultats sont assez burlesques, à vivre et à voir).



Dans ce partage, j'ai repensé au groupe de l'hôpital qui expérimente avec Carlo l'objet de la prochaine création de la compagnie de Paco Dècina.







Bande son: Collected -MASSIVE ATTACK-

Publié par equally damaged à 18:26:22 dans Carnet de voyages | Commentaires (0) |

LETTRES de Ville Evrard - d'Antonin ARTAUD Cie Vertical Détour | 19 janvier 2007

Mise en scène Frédéric Ferrer Avec Stéphane Schoukroun


Été 2005. La compagnie Vertical Détour s'installe en résidence à l'hôpital psychiatrique de Ville-Evrard. Un bâtiment désaffecté nous est temporairement prêté. Le pavillon Tramontane.
Dans ce pavillon, Artaud vécut après Sainte-Anne, avant Rodez. Au paroxysme de sa maladie, il écrit, ce qui fut sa vie.
Nous avons décidé de faire entendre ces lettres. De faire entendre son rire, sa souffrance, sa démesure et son cri jeté aux cieux.



La compagnie Vertical Détour a été créée en 2001 par Frédéric Ferrer, auteur, acteur et metteur en scène. Quatre spectacles ont été créés, La Parole errante, d'après le livre d'Armand Gatti, Apoplexification à l'aide de la râpe à noix de muscade et Mauvais Temps de Frédéric Ferrer, Les Lettres de Ville-Evrard d'après Antonin Artaud, ainsi que plusieurs formes légères: mises en espace, lectures, performances.
Les spectacles sont réalisés à l'issue des « chantiers » mis en place par la compagnie, auxquels participent des acteurs, professionnels et amateurs, des plasticiens, des chercheurs (historiens, psychanalystes...). Le travail porte sur des dramaturgies non exclusivement textuelles. Plusieurs chantiers ont été menés : à Evreux (en 2001 et 2002) à Montreuil (en 2002 et 2003), à l'hôpital psychiatrique de Ville-Evrard (2004).

Depuis 2002 la compagnie intervient l'hôpital psychiatrique de Ville-Evrard à Neuilly-sur-Marne (93) où elle crée et présente ses spectacles et organise plusieurs chantiers et ateliers de pratique artistique.
En 2005, cette présence à Ville-Evrard se consolide par la mise en place d'une résidence artistique dans le cadre d'un projet de développement artistique et culturel à l'hôpital et sur le territoire de Neuilly-sur-Marne (Projet 2005-2008). Un bâtiment est mis à la disposition de la compagnie par l'Etablissement Public de Santé et plusieurs propositions de rencontres et d'échanges avec le(s) public(s) - patients, personnels de l'hôpital, scolaires, habitants de Neuilly-sur-Marne et des environs - sont organisées autour des activités de création et de sensibilisation.

La compagnie développe dans ses créations et dans sa démarche des transversalités:
- entre différents champs artistiques (danse, théâtre, vidéo, graphisme, projections...)
- entre connaissances scientifiques et créations artistiques : une monographie clinique, des études psychiatriques, des rapports sur les changements climatiques (ONU, CNRS)... pour les spectacles Apoplexification à l'aide de la râpe à noix de muscade et Mauvais temps (création: décembre 2005)
- et, à l'hôpital psychiatrique de Ville-Evrard, entre pratique professionnelle et pratique amateur, entre malades et non-malades et entre l'intérieur et l'extérieur, permettant ainsi de voir autrement l'hôpital et la création.


http://www.rueleon.net

Publié par equally damaged à 23:12:26 dans Scènes | Commentaires (0) |

Jeudi | 19 janvier 2007

 

Pour débuter le cours de détent'danse, Fabienne nous a demandé de maintenir un bâton en contact perpendiculaire avec le plancher. Alors que mon attention allait de la paume de ma main au bâton, du bâton au sol, mes os déposaient leur poids, mes muscles relâchaient leurs contractions et la surface de ma peau s'étirait ... il y a certainement une explication physiologique à ce phénomène mais ce soir j'en reste à la sensation.


Je crois d'ailleurs avoir lu quelques chose à ce sujet dans le livre de Benoît Lesage... mais c'est à un autre chapitre que j'ai pensé pendant le cours.


Alors que je préfère de loin le contact du parquet, la température m'a fait prendre un tapis. Celui-ci avait conservé la mémoire des efforts d'un ou d'une autre, et ça a quelque peu perturbé ma concentration. C'est un problème que je rencontre aussi quand j'anime un atelier, une réalité sur laquelle je suis bien gênée quand il s'agit de mettre des mots: il y a du secret dans le terme « sécrétion » !


Dans « la danse dans le processus thérapeutique », Benoît Lesage rappelle en introduction du paragraphe intitulé « les organes, une profondeur remuante » que Freud avait fait du système viscéral la matrice des stades de développement.


« évoquer les organes c'est entrer selon l'étage auquel on s'adresse dans le monde pulsionnel et émotionnel »


« montrer les organes provoque toujours des réactions très affectives. »


« j'ai souvent été frappé par la difficulté des jeunes sportifs ou danseurs à assumer cette part végétative d'eux même »


« C'est qu'il faut assumer cet ensemble humide et dégoulinant qui échappe à la volonté et constitue cependant notre machine énergétique »


Retrouvant le parquet, j'ai ensuite pu m'adonner à des expériences très plaisantes avec un ballon paille... c'est un outil que j'apprécie particulièrement, peut être du fait de sa texture qui m'évoque celle de la peau et invite la mienne au contact. Il y a aussi cet effet d'allègement des volumes les plus lourds du corps... la tête, la cage thoracique et le bassin (qui contiennent les organes d'ailleurs!).


Privée de ce partenaire de danse, quand Fabienne nous demande de créer des volumes, mon imaginaire dessine des ballons dans l'espace et je pars à la rencontre de souvenirs de contacts... mes intentions gestuelles sont alors rondes, mes déplacements suivent des courbes, ma rythmique prolonge une douceur... ni angle, ni rupture, une tentative d'accélération échoue...


De retour de ces voyages, dans l'agitation nocturne de la grande fourmilière, une sensation empruntée au vocabulaire végétal s'est imposée... « plantée » dans mon corps, dans mon axe, dans mes appuis, « plantée » dans l'espace, sur le sol, « plantée » dans le monde.





Bande son: The Belgian Kick -THE MARRIED MONK-

Publié par equally damaged à 00:16:18 dans Carnet de voyages | Commentaires (0) |

Mercredi | 17 janvier 2007

 

Le groupe de l'atelier relais a découvert cet après-midi cinq nouveaux partenaires de danse, moelleux et colorés... vert, rouge, indigo, noir, jaune... que Sylvie avait choisi dans un grand magasin d'ameublement.


La thématique du voyage est arrivée dès le début avec celui de l'air de l'espace de la salle à l'intérieur du corps. accompagner les voyages des coussins... puis le coussins ont voyagé sur les corps, massant, réchauffant... délimitant l'enveloppe de la peau.


J'ai fini par partager avec tous les participants ce qui avait orienté cette thématique: le transport de nos «compagnons» de l'hôpital au théâtre. Mettre la danse au service des voyages du coussin les a vraisemblablement inspirés aussi...chacun à leur niveau, certains continuent de me surprendre par la qualité de leur investissement... d'autres me posent question, ou problème... comment recevoir une attitude qui provoque en moi l'agacement, voire le rejet?


C'est aussi là que le temps d'échange avec mes co-thérapeute m'apparaît comme essentiel!


Bande-son: Free – STEVIE WONDER-

Publié par equally damaged à 20:28:56 dans L'élan danse | Commentaires (0) |

MARDI | 16 janvier 2007

 

Magali est terrassée par une grippe, je n'aurais donc pas de cours de jazz ce soir... tant pis! Son cours me donne souvent des idées et surtout de l'énergie pour l'atelier relais à l'hôpital de jour. Pour demain, l'idée s'est imposée en relisant mes observations de la semaine dernière et j'ai construit toute ma trame autour de l'idée d'accompagner les voyages des coussins... Il y a décidément quelque chose qui me plaît dans le déplacement de ces «partenaires de danse» entre l'Elan et le théâtre.


Aujourd'hui s'ouvrait la location pour le spectacle d'Akram Khan aux Abbesses en février... depuis que je l'avais découvert aux cotés de Sidi Larbi Cherkaoui, j'attendais l'occasion d'en connaître un peu plus sur sa danse... mais je n'ai pas été assez rapide et les réservations sont déjà closes... encore tant pis....


Bande son: Back to mine -DEATH IN VEGAS-

Publié par equally damaged à 21:15:56 dans Carnet de voyages | Commentaires (0) |

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Moi

Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours dansé... quels que soient les lieux, quels que soient les contextes dans lesquels la vie m'a menée, la danse m'a toujours accompagnée.


Constante évolutive, ce fil rencontre aujourd'hui mon cheminement professionnel...


Apprentie art-thérapeute, j'avance à mon rythme dans le département « arts de la scène, tendance sens du mouvement/ danse-thérapie ».

"Je compte pour perdu un jour dont toute danse est absente" [Nietzsche]

 

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