Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Le fil de C...

Chemins dansés d'une apprentie art-thérapeute

Dimanche | 17 juin 2007

Cet après-midi, je suis allée au théâtre de la plaine pour assister au spectacle du centre d'animation ou Magali donne des cours le mercredi, et retrouver par la même occasion Jessica, Jules et Melissa avec... ces ados sont vraiment sérieux quand il s'agit de danser, j'avais repéré cette qualité quand nous avions répété ensemble et sur scène ils m'ont vraiment émue.

Encore une fois, j'ai pu constater le décalage entre les créations de mag et celles d'autres professeurs... je suis définitivement convaincue par son style, qui certes correspond à mon esthétique en tant que spectatrice mais m'oblige à abandonner mes habitudes en tant que danseuse. 

Publié par equally damaged à 20:06:38 dans Carnet de voyages | Commentaires (0) |

Histoires naturelles | 15 juin 2007

A l'age où mes camarades s'imaginaient petits rats, je me parrais d'un immonde kaki pour interpréter un hippocampe dans un ballet océanique... je rêvais pourtant comme elles dans un autre registre animalier et mon désir d'être cygne n'est certainement pas étranger à l'éclosion des « vilains petits canards »...

J'attendais de la danse qu'elle me transporte, me donne des ailes, je visais la légèreté des papillons, puis des libellules...Mais être portée c'est avant tout accepter de donner de son poids, et donc reconnaître que ce poids est, le découvrir, l'utiliser. Les cours de Fabienne m'ont aidée à trouver cet ancrage en moi pour peser un peu sur cette planète.

Je disais récemment à Magali que je me faisais l'impression d'un gorille dans un passage de la chorégraphie du « sommeil du monstre » et aujourd'hui ce n'est pas sans fierté que je me manifeste en public sous des traits pachydermiques... car dans la chanson de Clyde, les éléphants volent!

Publié par equally damaged à 18:49:46 dans Carnet de voyages | Commentaires (0) |

Jeff Buckley | 14 juin 2007

 Quelques jours se sont déjà écoulés depuis l'anniversaire de la disparition prématurée de Jeff Buckley. Parfois, le temps nous surprend : alors que l'artiste semble toujours parmi nous, ses chansons dans la tête, ses disques tournant en boucle sur nos platines, on réalise que dix ans déjà se sont écoulés depuis ce soir de mai 1997 où, en sombrant dans la noirceur boueuse du Mississippi, Jeff Buckley s'en est allé rejoindre les étoiles.


 
L'enfance californienne de Jeff Buckley est surtout marquée par les incessants déménagements dans le sillage de sa mère, Mary Guibert. Trimballé de ville en ville, Jeff Buckley s'accommode vite de cette vie de baladin. A cette inconstance géographique s'ajoute l'absence de son père : Tim Buckley, chanteur culte des sixties, emporté à l'âge de 28 ans des suites d'une overdose, qui a quitté la maison avant même sa naissance. Solitaire, il se tient à l'écart des sales gosses de son âge qu'il considère avec mépris. “Etre seul, c'était un moyen de ne pas m'attacher à un lieu ou à des gens : je pouvais partir du jour au lendemain sans le moindre regret. J'étais en permanence un étranger qui regarde avec dégoût des gamins de son âge parler comme leurs pères Des copains il en a, mais peu d'amis dignes de ce nom avec lesquels il pourrait ou voudrait partager son unique amour : la musique. Elle devient son refuge, sa confidente à qui il susurre ses moindres secrets. “Je ne me rappelle pas m'être intéressé un beau jour à la musique : tous mes souvenirs, même les plus anciens, ne sont que musique. Elle était ma nourriture, une vraie boulimie. Je crois que j'ai chanté avant de parler”. Autour de Jeff Buckley, tout est musique. Auprès d'elle, il se recueille, s'interroge. Il apprend le piano et la guitare dès l'âge de six ans.


La musique de son père, Jeff Buckley ne la découvrira que plus tard. Le temps sans doute de digérer la seule influence qu'il a pendant longtemps bien voulu daigner lui reconnaître : son absence. “Il a influencé ma vie, mais pas ma musique. Je n'ai jamais vraiment écouté ses disques par plaisir, je les ai simplement observés. Me comparer à lui, c'est une facilité que je comprends : la précision et la justesse d'analyse ne pèsent pas lourd face aux raccourcis approximatifs”.


 
Bien qu'il s'en soit souvent défendu, Jeff Buckley peut difficilement renier l'influence de son paternel qu'il a aimé autant qu'il l'a haï. Toute sa vie, Jeff Buckley s'efforcera d'assumer cette pesante hérédité qu'il portera comme sa croix et supportera toujours très mal cette sensation permanente de susciter l'intérêt pour la seule raison qu'il est le “fils de”. Frustré, il préférera souvent refuser cet héritage, du moins en public.
 Vidé par ses années californiennes, Jeff Buckley n'a qu'une seule idée : partir pour le grand voyage. Traverser le pays d'ouest en est et aller traîner ses guêtres à New York, la capitale des arts et des poètes, des excentriques et des insoumis. La ville où tout est réel ; les gens, la violence, la joie,... Loin du Sunset Boulevard et du factice d'Hollywood, il décide de plonger à coeur perdu dans cette ville, et y trouve  les moyens de s'épanouir. Se sentant enfin à son aise, il consent volontiers à se laisser emporter par son rythme trépidant, se perdre dans ses rues, écumer ses clubs. L'un d'entre eux, le Sin-é café, lui ouvre ses portes. Peu lui importe la gloire, c'est dans l'intimité et la solennité que Jeff Buckley se révèle à un public médusé. Tous accourent pour venir voir le nouveau et jeune prodige du Lower East Side.  La scène est son univers, son laboratoire où il invente, expérimente. Chaque concert est un voyage dans lequel il entraîne tous ceux disposés à le suivre. “Je n'ai pas envie d'être dépassé par ma réputation, mais d'être seulement jugé par mes chansons. Je veux que les gens viennent à moi par choix et pas sur ordre de la mode.”



 
Peu à peu se dessine les contours de ce qui sera son premier et unique album. A 27 ans, Jeff Buckley fait figure d'ovni dans le paysage du rock'n'roll, il fait figure d'ovni. Il explore, assimile, transforme, pour être finalement créateur de sa propre musique, innocente et colérique, pure et désinvolte avec une pointe d'arrogance. Une musique divine, jusqu'ici inconnue des hommes. Son unique album, ‘Grace', Jeff l'a fait à son image. Fascinant parce qu'insaisissable, inégalé et inégalable. Une oeuvre miraculeuse et bouleversante. “On peut être mignon, drôle, généreux, il y a toujours le danger de la rupture dans la relation amoureuse. Personne n'est à l'abri. ‘Grace', c'est le disque d'un jaloux, d'un pauvre type qui vient de se faire plaquer.” Tout y passe : la rage sauvage de ‘Eternal Life', le tourment de ‘Dream Brother', le désespoir de ‘Lover, you Should Have Come Over', l'intimité de ‘Corpus Christi Carol', l'apaisement d'un ‘Hallelujah' ou encore l'ivresse de ‘Lilac Wine'. Des mélodies mélancoliques plus que pessimistes, faites de chair et de sang. “Je suis un optimiste qui refuse de porter des lunettes roses.”
 Contemporain de Kurt Cobain,Jeff Buckley sut opposer au cri sombre et à la destruction rageuse la caresse lumineuse et la révolte délicate. Poète maudit, créateur génial et marginal, Jeff Buckley fait partie de ces artistes fantasques dont l'oeuvre a laissé une marque indélébile dans nos esprits. La fragilité de l'être associée à la puissance artistique, la discrétion à l'intensité de l'émotion. Un diamant brut. Un écorché vif sur lequel rien ni personne ne paraissait avoir d'emprise, si ce n'était peut-être l'ombre obsessionnelle d'un père.
Epargnons-nous les “il est parti trop tôt” et autres “il est mort trop jeune”, Jeff Buckley était un ange. Et les anges sont fait pour passer. Son oeuvre reste.


[La plupart des citations utilisées dans cet article, extrait de evene.fr, proviennent d'une interview accordée par Jeff Buckley aux Inrockuptibles en 1994.]



 

Publié par equally damaged à 10:12:39 dans Art et thérapie | Commentaires (0) |

Mercredi | 13 juin 2007

La première saison de l'atelier de danse contemporaine approche de son terme et le bilan s'esquisse à l'heure où se pose la question des suites.

Autour d'une table, le chef de service de l'hôpital de jour, Marion (pour le théâtre), Carlo et moi avons échangé nos impressions, et force est de constater que, pour tous les acteurs de cette aventure expérimentale, le bilan est très positif. Le seul frein à sa reconduction est d'ordre budgétaire...mais j'ai l'espoir que nous trouverons des moyens de le dépasser.Le premier sur lequel nous sommes d'accord est l'écriture... rendre des comptes pour solliciter des financements, c'est presque logique !

J'ai apprécié d'entendre mon chef de service reconnaître la valeur de l'énergie que j'investis depuis le début ainsi que ma position de trait d'union entre le théâtre et l'hôpital... entre art et thérapie... mais je n'ai rien fait seule, Sylvie et Corine s'impliquent entièrement dans l'atelier et poursuivent par ailleurs une pratique corporelle. Marion est toujours disponible et sa détermination dans ce projet est comparable à la mienne. Quant à Carlo, son approche de la danse va dans le sens de l'idée que nous nous faisons de la médiation dans le soin : une discipline artistique qui implique et interroge le corps, et l'être, dans son rapport à lui même, à l'espace, au temps, au rythme et à l'autre.

Sans liens les uns avec les autres, sans échanges, l'élaboration de cette articulation entre deux univers apparemment clos n'aurait pu se construire.  

Publié par equally damaged à 22:27:21 dans L'élan danse | Commentaires (0) |

Mardi | 12 juin 2007

L'aventure des éléphants pourrait bien se poursuivre... dans un univers toujours animalier puisque Clyde va prochainement se produire sur la scène du zèbre et qu'il s'entourerait volontiers de ses amis les pachydermes. Chouette ! L'année n'est donc pas complètement finie, on commence à se dire au revoir à plateau 24 mais je vais continuer à danser... 

Publié par equally damaged à 23:57:52 dans Carnet de voyages | Commentaires (0) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| >>

Moi

Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours dansé... quels que soient les lieux, quels que soient les contextes dans lesquels la vie m'a menée, la danse m'a toujours accompagnée.


Constante évolutive, ce fil rencontre aujourd'hui mon cheminement professionnel...


Apprentie art-thérapeute, j'avance à mon rythme dans le département « arts de la scène, tendance sens du mouvement/ danse-thérapie ».

"Je compte pour perdu un jour dont toute danse est absente" [Nietzsche]

 

Décembre

DiLuMaMeJeVeSa
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

Rechercher

Album

Radioblog

Loading
  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03