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Le fil de C...

Chemins dansés d'une apprentie art-thérapeute

Sous une pluie... | 25 juin 2007

Je n'ai eu qu'une demi heure pour passer de l'univers de Pina Bausch à la répétition de la première scène des éléphants...alors les images majestueuses de Vollmond ont traversé ma danse le temps d'une improvisation que Fabienne nous a proposé en échauffement :

des vagues d'abord puis un orage...

une pluie imaginaire s'est déposée sur mes gestes ou les a déviés, m'en protégeant ou la recevant de tout mon corps, j'ai dessiné le trajet des gouttes d'eau, m'en suis imprégnée...

j'ai pensé aux averses qui ont accompagné mes déplacements cette semaine...

et aux larmes qui se sont échappées entre les derniers mouvements des danseurs et les premiers applaudissements...

 

Ma danse avait quelque chose de différent ce soir, d'inhabituel...

Publié par equally damaged à 00:06:51 dans Carnet de voyages | Commentaires (0) |

Vollmond | 24 juin 2007

'Vollmond' (« pleine lune ») est un ballet minéral et faussement léger:

Un plateau recouvert d'eau, sous une pluie diluvienne...

Un ballet sur le désir, l'amour et les relations hommes-femmes...

'Vollmond' voit en plus le retour de danseurs phares de Pina Bausch comme l'inoubliable, l'incomparable Dominique Mercy.
 Vollmond  ne sera probablement jamais un spectacle mythique au même titre que le Sacre du Printemps (1975), Café Müller ou Kontakthof (1978). Et alors? Pina Bausch y met de l'humour, une certaine légèreté même, ce qui est loin d'être désagréable. Ainsi, deux hommes désirent battre un record de vitesse: ils s'entraînent sur un «modèle» grandeur nature – trois secondes pour dégrafer un soutien-gorge! Ou encore cette figure féminine qui excelle comme conteuse de gags absurdes. Elle trace à la craie le contour de ses pieds et en fait de grosses pattes.
 Contrairement à une habitude prise, Pina Bausch ne s'inspire pas ici d'un voyage dans une ville inconnue. La chorégraphe réutilise simplement un élément qui lui est cher, l'eau, déjà présente dans plusieurs de ses pièces à la fin des années 1970. Elle est sur scène depuis le début, en quantités énormes. Un véritable affluent traverse le plateau de gauche à droite. Des cintres tombe une pluie drue et intarissable.
Comment danse-t-on quand les tissus commencent à coller à la peau? Quand les chevelures trempées lancent des nuées de gouttes? Un rocher d'une hauteur de deux, voire trois hommes sert de plongeoir, de pont, de plage, de refuge pour le pêcheur. La vitesse s'installe et les danseurs, lunatiques, sont époustouflants de fluidité, de souplesse, de précision. On dit qu'une musique danse, qu'une danse n'est que musique. Dans Vollmond, on a l'impression d'écouter de nos yeux une partition. Une sorte de symphonie pour le temps présent, comme clin d'œil à l'histoire.

Publié par equally damaged à 12:54:41 dans Scènes | Commentaires (0) |

Tout le bonheur est à l'intérieur | 23 juin 2007

De Odile Darbelley et Michel Jacquelin
Avec Pierre Clarard, Odile Darbelley...


Entre installation et performance, entre burlesque et sérieux, voici la première émission de télévision d'art et d'essai, où le public sera tantôt du côté de la fabrication, tantôt du côté de la diffusion d'un entretien télévisé entre un artiste et un ethnologue, un entretien passablement perturbé bien sûr.
Conférences, hommages à des artistes ou des savants disparus bien qu'imaginaires, les spectacles de nos champions de la création contemporaine interactive demandent la complicité du public à qui ils font tourner la tête au propre comme au figuré.

Publié par equally damaged à 16:31:01 dans Scènes | Commentaires (0) |

Pocahontas chez les ados | 18 juin 2007

Un clin d'oeil à Jessica... aux moments de danse partagés...

Publié par equally damaged à 23:57:01 dans Carnet de voyages | Commentaires (0) |

Rencontres... | 18 juin 2007

L'expérience de la « rencontre en mouvements » entre l'hôpital de jour et le théâtre de la cité, entre les patients et Carlo, me pousse à envisager de nouvelles perspectives... sans doute parce que c'est dans de tels projets que mon énergie se mobilise, et se renouvelle. J'admets que dans le monde actuel, avoir une fonction qui vous passionne relève parfois du luxe et j'assume mon souhait de développer de nouveaux partenariats, de permettre d'autres rencontres pour lutter contre les isolements...  La dimension relationnelle du soin motivait mon entrée en école d'infirmière, ce qui soutient mon travail aujourd'hui reste une histoire de liens...social, humain, psychique...

« La danse est l'art du lien. L'art de la relation. C'est pourquoi cet art est infini » disait Dominique Bagouet et je le cite souvent car je trouve cette formule fort juste. La danse est un art qui permet tant de liens...C'est, entre autres, ce dont nous avons parlé ce soir avec Claudia Gradinger en partageant nos expériences d'ateliers et en rêvant à voix hautes des rencontres possibles entre les patients du CMP dans lequel elle intervient et les usagers du SAVS.

Publié par equally damaged à 23:46:26 dans Carnet de voyages | Commentaires (0) |

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Moi

Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours dansé... quels que soient les lieux, quels que soient les contextes dans lesquels la vie m'a menée, la danse m'a toujours accompagnée.


Constante évolutive, ce fil rencontre aujourd'hui mon cheminement professionnel...


Apprentie art-thérapeute, j'avance à mon rythme dans le département « arts de la scène, tendance sens du mouvement/ danse-thérapie ».

"Je compte pour perdu un jour dont toute danse est absente" [Nietzsche]

 

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