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Le fil de C...

Chemins dansés d'une apprentie art-thérapeute

"Vis à Vis…" | 05 juin 2006

"Vis à Vis…" est une forme intimiste où l’espace public du théâtre est privatisé pour chaque spectateur.

L’aire de jeu est divisée en une quinzaine d’espaces qui sont occupés par huit interprètes et des dispositifs sonores, visuels ou tactiles qui sont autant de façons de mettre en jeu le vis-à-vis. Les spectateurs déambulent entre ces espaces ouverts, semi-ouverts ou clos et choisissent les interprètes qu’ils souhaitent rencontrer.

Par ce dispositif singulier, "Vis à Vis…" quitte le rapport scène/salle pour questionner la situation spectaculaire lorsqu’elle est poussée à l’extrême, l’extrême proximité des corps et des regards.
Les propositions des acteurs/danseurs qui mettent en jeu la sensualité et l’érotisme amènent le spectateur dans un certain trouble, face auquel il a le choix de résister ou de s’abandonner.

 

Le spectacle procède par set de 50 minutes avec une vingtaine de spectateurs par set. Les huit danseurs/comédiens occupent chacun un territoire de quelques mètres carrés. Quand l’interprète allume sa lumière, cela signifie qu’il est prêt à recevoir un spectateur. Quand il l’éteint, c’est qu’il a fini sa proposition, signal pour le spectateur de quitter cet espace et de reprendre sa déambulation.

Chaque interprète a à sa disposition plusieurs propositions parmi lesquelles il choisit quand il reçoit la visite d’un spectateur : propositions avec ou sans parole, avec ou sans contact, dans un espace clos, semi-ouvert ou complètement ouvert aux regards des autres spectateurs qui déambulent. Chaque visite dure de 2 à 10 minutes suivant la proposition de rencontre choisie par l’interprète… et la réaction du spectateur puisque ce dernier peut à tout moment interrompre l’échange.

En dehors des espaces avec les interprètes, le spectateur peut visiter en libre-service, seul ou à plusieurs, d’autres installations plastiques, sonores et tactiles qui sont d’autres façons de mettre en jeu le vis-à-vis.

 

http://www.bourigault-alambic.com/visavis.html

 

Publié par equally damaged à 21:59:13 dans Scènes | Commentaires (0) |

Dimanche | 04 juin 2006

Dernières heures…et  quelques minutes seulement pour découvrir l’espace de la scène avant la représentation…
C’est aujourd’hui que l’association PLATEAU 24 investit le théâtre Trévise pour son spectacle de fin d’année… l’effervescence ne se limitera pas à la scène ou la salle, chaque centimètre des couloirs peut se voir transformer en espace de répétition et je crois bien que sans cette agitation de coulisse, les spectacles m’enchanteraient moins.
Je remettrais les derniers pantalons à celles qui n’étaient pas présentes pour la répétition de vendredi soir. Je suis heureuse que ce modèle leur ai plu car il me tient particulièrement à cœur, d’inspiration thaïlandaise je préfère l’appeler « pantalon démocratique » car il s’ajuste à toutes les formes de corps…c’est dans une autre couleur que je l’avais expérimenté sur scène il y a 3 ans pour le spectacle de fin d’année de l’école ADAGE à Bordeaux. Ce matin, j’ai donc une pensée pour Sandra, qui était mon professeur à l’époque, et pour la « revolution team »… les souvenirs de scènes se mélangent, du vert hideux de l’hippocampe de mes 7 ans au blanc que Nathalie avait choisi pour « twist in my sobriety », de l’odeur entêtante des colliers de tiaré aux fous rires dans les coulisses de l’IDDAC…et malgré les pertes d’équilibre ou de mémoire, je retourne défier le trac !

Bande son : My Forest –B612 PROD 06-

Publié par equally damaged à 09:05:09 dans Carnet de voyages | Commentaires (0) |

Samedi | 03 juin 2006

Dès ma première participation aux « samedis de danse(r) », j’ai été enthousiasmée par la façon de travailler de Christian Bourigault et les échanges que je peux avoir avec les autres danseurs du groupes me montrent qu’il fait l’unanimité.

 

Ce samedi était un peu particulier,

 

Pour commencer, nous étions conviés à mettre nos regards à contribution pour la création de « Duelles »,

 

C’était aussi le dernier atelier de la saison, l’occasion d’un bilan, et j’ai repensé à ce que Nathalie Schulmann m’a dit de l’évolution qu’elle a pu repérer entre les deux sessions de « corps, mouvement, danse ».

 

Je ne remercierais jamais assez Sylvie de m’avoir invitée à rejoindre ce groupe. Sylvie travaille avec moi à l’Elan, elle connaît et partage mon intérêt pour la danse… et naturellement, elle fait partie des personnes auxquelles je pense quand j’aborde la question d’un co-thérapeute dans mes projets pour les patients de l’hôpital de jour.

 

 

Bande son: Apocalyptica - Nothing Else Matters –

 

Publié par equally damaged à 22:55:57 dans Carnet de voyages | Commentaires (0) |

DUELLES | 03 juin 2006

"Duelles" (titre provisoire) est une pièce chorégraphique composée de trois duos dansés par Christian Bourigault et trois interprètes différentes.

La création aura lieu en deux temps :

  Octobre 2006 présentation du premier duo au Forum Culturel du Blanc-Mesnil

  Février 2007 présentation du triptyque à Espaces Pluriels à Pau

 

Intentions

«Ouvrir des espaces de turbulences au sein même des corps dansants»*

Un temps de ressourcement dans le mouvement

*Cette phrase est extraite d’une critique d’Hubert Godard et Isabelle Launay parue dans la revue Mouvement n°5 de Mars 1997 au sujet de la création de l’un de mes soli : "Où ?".
"L’Autoportrait de 1917", créé en 1990, "Où ?", créé en 1996, et "Sur/sous-exposé", créé en 2000, sont trois soli qui ponctuent mon itinéraire de chorégraphe.


"Duelles" s’inscrit dans la lignée de ces trois soli comme un temps de ressourcement de mon écriture et de questionnement de ma démarche où j’éprouve le besoin de me replonger dans la matière des corps et du mouvement.

 

Processus de travail

Dans le processus de travail, je ne veux rien prédéterminer quant à une identité du lien, une fonction, un rôle, etc. Pas de « pré-texte » psychologique, sociologique ou historique. Partir de la rencontre sensible et de la mise en présence des corps. Ne rien attendre, ne rien prévoir, laisser advenir le vivant de cet entre-deux-là, entre ces deux êtres-là.

La première étape du travail se fera sous forme d’improvisations en public. Je souhaite ainsi que la matière première du spectacle s’inscrive d’emblée sous le regard de l’autre, dans la prise de risque de ce premier regard extérieur, celui du spectateur dans le studio de fabrication.

"Duelles" questionne la relation du même, du semblable et du singulier. Pour cela j’ai imaginé un dispositif qui repose sur une suite de trois duos qui seront dansés par le même homme avec trois femmes différentes. Le travail de l’écriture consistera à mettre en valeur le jeu entre ce qui est unique, proche ou identique au sein de ces trois duos.

 

Continuité et rupture

Par son questionnement sur l’identité dans la relation à deux, "Duelles" poursuit ma nécessité d’artiste d’interroger l’humain et son désir de transformation, mais s’inscrit en rupture dans mon parcours par :

  Le mode d’entrée dans la matière des corps inscrit d’emblée sous le  regard d’un tiers qui implique une prise de risque ;

  Le choix de formats courts puisque chaque duo durera une vingtaine de minutes ;

  le fait que je danse ces trois duos car, après avoir fait le choix de ne plus danser dans mes pièces de groupe depuis plusieurs années, je souhaite à nouveau être l’interprète de ma propre danse et amener sur le plateau ma maturité d’homme qui danse.
Je ressens aujourd’hui la nécessité de reprendre physiquement ma place au centre de mon travail de création pour me retrouver et me réinventer  dans ces espaces de turbulence provoqués par la confrontation et cet être ensemble à deux. Pour m’accompagner dans cette aventure, j’ai choisi des interprètes capables d’aller dans une prise de risque nourricière, troublante et dérangeante mais aussi inventive et jouissive…

 

Christian Bourigault - Janvier 2006

http://www.bourigault-alambic.com/

 

Publié par equally damaged à 22:53:39 dans Scènes | Commentaires (0) |

Jeudi | 01 juin 2006

Parmi les problématiques que je croise depuis mon entrée à l’INECAT, la question de ma PLACE se pose fréquemment… comme elle survient sans doute dès que l’on s’engage dans un changement de fonction.

 

Tant que je suis en formation, je suis infirmière et pas encore art-thérapeute, mon bulletin de salaire me le dit, les attentes de mes collègues aussi !

 

Les choses se compliquent un peu quand je deviens la stagiaire de Corine en théâtre, quand je m’investis dans le partenariat entre l’Elan et Paco Dècina ou quand il est l’heure de quitter l’hôpital pour me rendre à l’atelier de Soizic…

 

Aujourd’hui, l’apprentie danse-thérapeute s’est encore effacée devant les obligations de l’infirmière… j’ai choisi de rester auprès des patients, une part de moi en a été frustrée… l’autre l’aurait été tout autant  si j’avais pris la décision d’aller à Versailles…

 

Ne pouvant me dédoubler, j’accepte l’entre-deux…parfois inconfortable, mais générateur de mouvements… La marche n’est qu’une succession de déséquilibres !

 

Bande son : The Married Monk – Rocky-

 

Publié par equally damaged à 23:08:31 dans Carnet de voyages | Commentaires (2) |

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Moi

Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours dansé... quels que soient les lieux, quels que soient les contextes dans lesquels la vie m'a menée, la danse m'a toujours accompagnée.


Constante évolutive, ce fil rencontre aujourd'hui mon cheminement professionnel...


Apprentie art-thérapeute, j'avance à mon rythme dans le département « arts de la scène, tendance sens du mouvement/ danse-thérapie ».

"Je compte pour perdu un jour dont toute danse est absente" [Nietzsche]

 

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