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Le fil de C...

Chemins dansés d'une apprentie art-thérapeute

Sidi Larbi Cherkaoui | 24 octobre 2006

Sidi Larbi Cherkaoui, danseur et chorégraphe belge, est né à Anvers en 1976, d'un père marocain et d'une mère flamande.



Il débute la danse à 16 ans et participe à des spectacles de variété dans différentes revues et émissions de télévision.
En 1995, à 19 ans, il remporte le prix du meilleur solo de danse à Gand, un concours initié par Alain Platel, et entreprend une formation professionnelle de danse contemporaine à P.A.R.T.S (Performing Arts Research and Training Studios, école fondée à Bruxelles en 1995 par la chorégraphe flamande Anne Teresa De Keersmaeker). Il y reçoit les influences de William Forsythe, Pina Baush et Trisha Brown, s'initie au théâtre, à la sociologie et à l'histoire de la danse. 


 
« Comment faire avec ces références ? » l'interroge bien plus que « qu'est-ce qui n'est pas encore fait ? »
Pour Sidi Larbi Cherkaoui, « danser, c'est accepter sa filiation  et s'ancrer dans ses origines ».
« Nous sommes toujours connectés aux autres, au passé, à nos origines. On ne peut pas être original si on nie ses origines. » [p 76]
 
Parallèlement à cette formation, il travaille avec des compagnies de hip hop et de modern jazz, et suit des cours au Broadway Dance Center à New York.
En 1997, Alain Platel l'invite à rejoindre les Ballets C. de la B. dont il est à l'époque le directeur artistique.
 
Sidi Larbi Cherkaoui crée sa première pièce, « Rien de rien », en 2001, en collaboration avec le violoniste flamand Roel Dieltiens et le danseur-chanteur Damien Jalet, qui l'initie au chant traditionnel italien.
« Sidi Larbi Cherkaoui construit son parcours selon les rencontres, avec ce qu'il faut d'ambition pour avancer sans écraser l'autre. Toujours soucieux de la liberté d'autrui dans un projet mené en son nom. » [p 77]
 
En 2002, il reçoit le prix Nijinski à Monte-Carlo dans la catégorie « chorégraphe émergent ».
C'est à la même époque qu'il crée « Ook » avec les acteurs handicapés mentaux du Theater Stap dans un atelier qu'il co-anime avec Nienke Reehorst.
 
Dans sa démarche artistique, il considère que « l'important est d'avoir une urgence à dire le réel, et surtout à « jouer avec » [...] à partir de soi, de son questionnement intérieur. » [p 9]


Dans la création, il pense que chaque interprète doit « chercher son point de vue avant de s'ouvrir aux autres », puis trouver ensuite, ensemble « un point de vue partagé », « une alchimie commune ». [p 69]



A ce sujet, Joël Kerouanton résume leurs échanges par :« Quand je lui parle de création, il me parle de relation. » [p 84]



PARCOURS CHOREGRAPHIQUE

2000 : Rien de rien
2002 : It
2003 : Foi
2004 : Tempus fugit et In memoriam
2005 : Loin, Zero Degrees

 

Publié par equally damaged à 19:23:45 dans Au fil des pages | Commentaires (0) |

One flat thing reproduced | 22 octobre 2006


Chorégraphe : William Forsythe
Musique : Thom Willems
Réalisation : Thierry de Mey (France, 2006, 26mn)
Coproduction : ARTE France, MK2TV, Forsythe Foundation,
The Forsythe Company, Arcadi




Une chorégraphie étincelante de William Forsythe, réinventée pour la télévision et filmée par Thierry de Mey.
One flat thing reproduced commence par un éclat : vingt tables sont propulsées sur la scène. Elles vont devenir la surface et l'horizon de toute l'action. Quatorze corps électriques traversent cet espace sous tension, dans une attitude à la fois retenue et explosive. Le film vient en prolongement de ce projet scénique et le réinvente pour en faire œuvre originale.
Thierry de Mey – réalisateur de quelques très beaux films autour du travail d'Anne Teresa de Keersmaker – a filmé la chorégraphie de William Forsythe comme un film d'action, alternant plans fixes, travellings, arrêts sur image, angles inhabituels...

 

 

Publié par equally damaged à 21:20:21 dans Ecrans | Commentaires (0) |

Mercredi | 18 octobre 2006

9 patients de l'hôpital de jour étaient à 14h30 dans la salle de sport, pour l'atelier « trait d'union » entre deux interventions de la compagnie de Paco Dècina. 5 étaient excusés... et j'entre aperçois déjà les questions d'espace qui pourraient se poser à l'avenir.

J'avais deux objectifs aujourd'hui : Définir les contours de cet atelier relais et travailler sur la mémoire du premier contact avec Paco et Carlo. Pour commencer, nous nous sommes installés en cercle pour échanger quelques impressions et souvenirs au sujet de notre vécu commun du « cours » de Paco et Carlo (j'en ai profité pour rappeler que s'ils font un cours, je propose un atelier). Les mots surgissent parfois très vite...un dérapage verbal m'a donné le signal pour commencer le travail corporel. De l'horizontal au vertical, les exercices permettaient de travailler la perception du « dehors », et du « dedans », l'appui des pieds dans le sol, l'articulation de la colonne vertébrale...J'avais écrit un petit enchaînement simple, autours de l'axe pour poursuivre la mobilisation de la colonne, reprendre la notion d'appui, explorer des qualités de mouvement et expérimenter le « faire ensemble ». Pendant les exercices d'exploration, il m'a semblé nécessaire d'ajouter une ambiance musicale pour soutenir la consigne première de l'atelier « ici, on danse ! », même si à priori je n'y tenais pas trop... « Ce n'est pas du théâtre ! Ce n'est pas du théâtre ! » a rappelé Corine.Craig Armstrong, Rob D et Squarepusher ont donc donné à l'atelier sa tonalité musicale.... (Merci à Magali de m'avoir rappelé que la bande originale de « matrix » contenait une véritable perle !) Il y a eu de beaux duos dans les impros,Mais il serait temps que mes observations à ce sujet se décollent de mes considérations esthétiques ! (Ça veut dire que j'ai encore beaucoup de théorie à assimiler !) En fin de séance, un patient a proposé de reprendre l'exercice qui avait conclu l'atelier la semaine dernière, la forme que le groupe dessine dans ce déplacement évoque une fleur...Mémoire et poésie, cette façon de se quitter me ravit !  

 

Je constate que reste très « scolaire » dans ma façon d'appréhender cet atelier, logique ! Je suis en formation, j'apprends ! J'ai besoin d'écrire (et de tester) avant, j'ai besoin d'écrire après... je me soucie des mots que j'utilise dans la formulation des exercices comme dans la rédaction du projet...C'est important, c'est sérieux, c'est du soin !  

 


Bande son : Vincent Delerm – les piqûres d'araignée-

Publié par equally damaged à 23:42:56 dans L'élan danse | Commentaires (0) |

Mardi | 17 octobre 2006

Une idée m'a traversée entre deux stations de métro...elle n'est peut-être pas réalisable mais les questions que je me pose depuis quelques semaines quant à mes choix se précisent...


Concrètement, mon cours de danse africaine n'est pas très bien placé dans la semaine, je n'y suis pas régulière, et je me demande si je ne ferai pas mieux d'approfondir peu de disciplines au lieu de me disperser... plus d'heures de jazz me permettraient de travailler la technique (ce ne serait donc pas du luxe !) et il me reste les stages  pour le « tourisme »(cette formulation n'a rien de péjoratif, les voyages sont nécessaires pour mieux revenir chez soi !)


Plus de jazz... l'idée me séduit !


Mes excursions cybernétiques me mènent ce soir jusqu'à une interview de Sidi Larbi Cherkaoui...http://www.petit-bulletin.fr/redac/gren/557/557actupapier1_Sidi-Larbi-Cherkaoui.php?num_pb1=557


 


Bande son : O.S.T « MATRIX »

Publié par equally damaged à 23:16:03 dans Carnet de voyages | Commentaires (0) |

Lundi | 16 octobre 2006

8 mois se sont écoulés depuis mon premier regard sur « disperse » d'Alban Richard...



En février, j'avais choisi une vue d'ensemble en m'installant en hauteur, à distance de la scène, au milieu de la rangée de siège.



Ce soir j'ai choisi le coté droit du premier rang...



Pendant la rencontre qui a suivi la représentation, une phrase d'Alban Richard au sujet du regard du spectateur m'a interpellée : « chacun peut y voir ce qui l'intéresse » et effectivement, ce soir ce qui m'intéresse est un peu différent de ce qui m'intéressait l'hiver dernier...j'ai vu autre chose mais c'est encore dans la cage thoracique que j'ai été le plus touchée...55 minutes d'apnée, une oppression allant jusqu'au malaise et les images de mon pire souvenir de cauchemar qui se superposent au dessin des trajectoires dessinées par les corps des interprètes...



 



Bande son : conversation entre un animateur radio et une auditrice

Publié par equally damaged à 23:54:18 dans Carnet de voyages | Commentaires (0) |

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Moi

Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours dansé... quels que soient les lieux, quels que soient les contextes dans lesquels la vie m'a menée, la danse m'a toujours accompagnée.


Constante évolutive, ce fil rencontre aujourd'hui mon cheminement professionnel...


Apprentie art-thérapeute, j'avance à mon rythme dans le département « arts de la scène, tendance sens du mouvement/ danse-thérapie ».

"Je compte pour perdu un jour dont toute danse est absente" [Nietzsche]

 

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