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Le fil de C...

Chemins dansés d'une apprentie art-thérapeute

EXPERIENCES SENSORIELLES URBAINES DANSEES: le long du Canal Saint Martin | 31 juillet 2007

Sur le petit pont métallique au dessus de l'écluse, je sens les secousses provoquées par le poids des pas, elles me traversent des pieds jusqu'au bout des doigts...

Je regarde un SDF...sur un matelas, sous un duvet... est-il vivant ? Comment peut-il dormir dans ce milieu hostile ? A quoi rêve-t-il ? Le calme de son sommeil contraste avec l'agitation qui règne dans la rue, dans l'air... dans l'eau aussi...elle semble s'écouler paisiblement pourtant, quand je zoome avec ma camera, son mouvement est aussi agité que celui du quartier.

Derrière moi, les sons des voitures, des motos, des travaux m'agressent, m'extraient sans cesse à une tentative de dialogue avec l'élément liquide. Je me sens comme sur une frontière, dans un entre-deux... j'esquisse sur mon calepin quelques traits doux, puis durs... et entre j'inscris « vous êtes ici »

 

L'eau est aussi une surface dans laquelle se reflètent la ville et le ciel... un point de vue...

 

Le long du canal, j'avance avec, contre ou dans le vent... au final l'élément qui me touche le plus aujourd'hui est certainement l'air...

 

Devant le point éphémère mon orteil droit percute un truc métallique, je pense ou je dis « f*** ! », je ne regarde décidément jamais où je mets les pieds.

 

Retour au studio : j'ai mal au cœur, la nausée est vague, l'envie de vomir est diffuse, lointaine et pourtant en moi

Je dessine une fourmi... et je commence à me déplacer à quatre pattes...

 

Publié par equally damaged à 22:00:23 dans Carnet de voyages | Commentaires (0) |

EXPERIENCES SENSORIELLES URBAINES DANSEES: Mise en mouvement | 30 juillet 2007

Une tenue souple, quelques crayons et stylos, un carnet trouvé à Beaubourg après l'exposition « airs de paris », un livre de Thierry Paquot intitulé « des corps urbains »... je pars en voyage... dans ma ville !


L'histoire commence dans le vingtième arrondissement... le studio est entouré d'une cour où se côtoient ombre et lumière, végétation et récupération... je m'y aventure au hasard et mon regard est interpellé par des formes, des couleurs... derrière une fenêtre fermée, j'imagine qu'un sculpteur a déposé ses expériences avec des matières que je ne pourrais nommer, je m'approche, la vitre est froide... ma curiosité est distraite, le reflet de l'extérieur s'impose sur la surface transparente.
Mes yeux vont et viennent, de l'intérieur inaccessible à l'extérieur palpable...toucher la pierre du mur, les pierres du sol, froisser une feuille morte et écouter le son, un courant d'air me fait frissonner, le soleil me réchauffe, le trottoir est minuscule, je joue à m'y déplacer, parfois mes gestes glissent mais la chute n'est pas dangereuse.
 

« le corps comme professeur », les perceptions comme guides, je pars explorer Paris au fil de mes intuitions corporelles... je ne cherche rien...

Publié par equally damaged à 22:17:00 dans Carnet de voyages | Commentaires (0) |

Hair | 25 juillet 2007

Au cinéma, la danse est souvent le prétexte de films aux scénarios légers, voire médiocres, mais en tant que danseuse j'avoue ne pas pouvoir résister à certains...

Un seul se démarque à mes yeux... Hair...

Milos Forman a su retranscrire en images l'esprit de cette comédie musicale dont l'audace et la révolte nous (me) parlent autant d'aujourd'hui que d'hier.

Publié par equally damaged à 11:06:15 dans Carnet de voyages | Commentaires (0) |

HAIR | 25 juillet 2007

(Etats-Unis, 1979, 116mn)

Réalisateur: Milos Forman
Scénariste: Michael Weller
Musique: Galt Mac Dermot
Avec: Annie Golden, Berverly d'Angelo, Cheryl Barnes, Don Dacus, Dorsey Wright, John Savage, Treat Williams
Production: Lester Persky, Michael Butler - CIP


Manifeste contre la guerre du Viêt-nam, le racisme, la société de consommation, le conformisme, hymne à l'amour et à la jouissance sans entraves, Hair est d'abord une formidable comédie musicale, irrésistiblement dansante.
Le jeune Claude Bukowski, appelé pour aller combattre au Viêt-nam, quitte son Oklahoma natal pour rejoindre New York, où il doit se présenter aux autorités militaires. Débarquant à Central Park, il est ébloui par une double vision : une belle amazone de la haute société montée sur son cheval ; à l'opposé - et à pied -, "la jeunesse américaine sous LSD", incarnée par un inséparable quatuor de jeunes hippies aux cheveux longs. Autour de Berger, chef de file naturel du groupe, il y a Lafayette le "négro", Woof le blondinet languide et Jeannie, enceinte de l'un ou de l'autre. Ils veulent vivre ensemble le plus librement possible, sans argent ni domicile, et comme des centaines de milliers de leurs pairs, ont déclaré la guerre à la guerre qui fait rage au-delà du Pacifique...


Milos Forman rêva longtemps d'adapter le spectacle musical le plus célèbre des années hippies, qui, de Broadway, avait conquis tout l'Occident au début de la décennie 70. Quand il commence le tournage, huit ans plus tard, la guerre du Viêt-nam est terminée, mais le flower power a déjà sombré dans le désenchantement. Le cinéaste reste néanmoins fidèle au mélange d'euphorie utopique et de ferveur militante qui irrigue le Hair des origines. La force du cinéma communique une épaisseur nouvelle aux personnages - notamment à Berger, figure christique à l'humour provoc' - et une ampleur jouissive aux visions de foule et de trip sous acide. Quant aux superbes pa-roles de paix, de fraternité et de rébellion, elles prennent, avec le passage du temps, une douloureuse signification de paradis perdu, tant elles expriment aussi la tranquille certitude de bientôt changer le monde.

Publié par equally damaged à 11:01:14 dans Ecrans | Commentaires (0) |

Hair, let's the sun shine in | 25 juillet 2007

(France, 2007, 52mn)
ARTE F
Réalisateur: Pola Rapaport, Wolfgang Held


La genèse, la vie et la renaissance de la comédie musicale la plus révolutionnaire de son temps, racontées par ses créateurs et interprètes. Un voyage foisonnant, auquel la guerre d'Irak insuffle une actualité nouvelle.

Quand Hair est créé au Public Theatre de New York, en 1967, nul ne peut se douter que ce brûlot subversif et joyeux va devenir un succès planétaire. Surtout pas ses deux auteurs et interprètes principaux, James Rado et Gerome Ragni, deux inséparables qui ont peaufiné pendant des mois leurs couplets révolutionnaires - contre la guerre du Viêt-nam, d'abord, mais aussi pour le mélange des races, des sexes, des drogues et des plaisirs. La jeunesse américaine va rapidement adopter comme emblème ce concentré poétique et explosif de l'air du temps, qui devient en même temps un objet de haine pour la frange la plus conservatrice de l'opinion. Le succès aidant, Hair s'installe à Broadway et enchaîne les tournées, avant de s'exporter en Europe. Pour ses chanteurs et ses danseurs, parfois recrutés dans les rues de la ville, vie et spectacle se confondent, dans une même quête radicale de se changer soi-même et de changer le monde, au risque parfois de se perdre.
D'une guerre à l'autre
Si le témoignage de James Rado et la figure de Gerome Ragni, aujourd'hui décédé, sont au centre de ce documentaire foisonnant, on découvre autour d'eux bien d'autres étoiles de la galaxie Hair : le compositeur Galt Mac Dermot, les producteurs Michael Butler (à New York) et Bertrand Castelli (pour l'étranger), le metteur en scène Tom O'Horgan, le cinéaste Milos Forman, et de nombreux anciens de la troupe, dont Keith Carradine. Souvent drôles, émouvants, réfléchis, leurs témoignages s'entrecroisent à un rythme trépidant, accompagnés d'archives, dont de nombreux extraits du spectacle, sur scène et en répétitions. Le film est également rythmé par le travail d'une jeune troupe qui remonte aujourd'hui le spectacle sous la direction de Rado. Le tout distille, comme son sujet, un étonnant mélange d'euphorie, de liberté et de mélancolie. Car d'une guerre à l'autre, du Viêt-nam à l'Irak, même si leurs mots d'ordre restent plus que jamais d'actualité, les enfants de 1967, ceux du moins qui ont survécu à l'aventure, ne croient plus autant au pouvoir de l'amour, de la paix et des chansons.

Publié par equally damaged à 10:58:02 dans Ecrans | Commentaires (0) |

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Moi

Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours dansé... quels que soient les lieux, quels que soient les contextes dans lesquels la vie m'a menée, la danse m'a toujours accompagnée.


Constante évolutive, ce fil rencontre aujourd'hui mon cheminement professionnel...


Apprentie art-thérapeute, j'avance à mon rythme dans le département « arts de la scène, tendance sens du mouvement/ danse-thérapie ».

"Je compte pour perdu un jour dont toute danse est absente" [Nietzsche]

 

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