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Le fil de C...

Chemins dansés d'une apprentie art-thérapeute

AUFGERÄUMTES HERZ (le coeur en ordre) | 30 mai 2007

"Aufgeräumtes Herz" est une métamorphose qui, à travers un discours un peu ridicule sur l'art et l'exploration sensible du mouvement, chemine vers une quête intérieure. Sans concession, parfois drôle, ce spectacle dit le parcours de l'artiste d'aujourd'hui.
L'intérêt que Claudia Gradinger porte au peintre Laurent Dubé est à l'origine de sa démarche artistique. Le tableau du peintre est une image à définir, à traverser, pour en comprendre le sens originel et celui, plus subjectif, de son interprétation. Ce solo est une quête du dedans et pose la question de sa révélation aux autres.

Claudia Gradinger: chorégraphie et interprétation / Olivier Balagna: Lumières et Régie / Laurent Dubé: Peinture / Claudia Gradinger et Andrea Sitter: Texte / Hugues Sanchez-The Julia Set: Musique / Remerciements à Romy. Spectacle soutenu par l'ADAMI  www.lesprincesderien.com

Publié par equally damaged à 22:35:09 dans Scènes | Commentaires (0) |

Importance du mouvement dans le développement psychologique de l’enfant | 28 mai 2007

D'après Henri Wallon, 1956, texte publié dans "Enfance" n°2

« Chez l'enfant, dont l'activité commence par être élémentaire, discontinue, sporadique, dont la conduite n'a pas d'objectif à long terme, à qui manque le pouvoir de différer ses réactions et d'échapper ainsi aux influences du moment présent, le mouvement est tout ce qui peut témoigner de la vie psychique, et il la traduit tout entière, du moins jusqu'au moment où survient la parole. Avant elle, l'enfant n'a pour se faire entendre, que ses gestes, c'est-à-dire des mouvements en rapport avec ses besoins, ou son humeur, ainsi qu'avec les situations et qui soient susceptibles de les exprimer.»
 En tant que déplacement dans l'espace, le mouvement a trois formes qui ont chacune leur importance dans l'évolution psychologique :
-          passif, exogène, sous la dépendance des forces extérieures ( à commencer par la pesanteur), il peut provoquer des réactions de compensation ou de re-équilibration
-          actif, autogène, il permet le déplacement du corps ou d'objets dans le milieu extérieur (locomotion, préhension)
-          déplacements des segments corporels les uns par rapport aux autres, réactions posturales qui se différencient de celles de l'équilibration en s'extériorisant comme attitudes et mimiques.
Ces trois formes se combinent plus ou moins entre elles selon les individus.
 L'organe du mouvement est la musculature striée dont les deux fonctions se complètent :
-          la fonction clonique, qui se caractérise par le raccourcissement ou l'allongement, permet le déplacement d'un membre et sa mise en mouvement
-          la fonction tonique maintient un niveau de tension dans le muscle.
Le tonus est ce qui maintient le muscle dans la forme que lui a donné le mouvement pour en soutenir l'effort ou le transformer en attitude stable. «Il est l'étoffe dont sont faites les attitudes », or les attitudes sont liées à l'accommodation (ou attente perceptive) et à la vie affective.
 Cet appareil fonctionnel, loin d'être en état de marche à la naissance, se constitue progressivement. Chaque nouvelle composante amène l'enfant à modifier ses rapports avec son environnement.
 L'agitation apparemment incoordonnée du nouveau-né est pourtant « suscitée par ses besoins, ses états de bien-être ou de malaise. Elle en est le signe pour l'entourage dont elle provoque l'intervention bénéfique. S'établit de l'un à l'autre une liaison graduellement spécifique selon les exigences de l'enfant et selon les circonstances. Les premiers gestes qui lui sont utiles sont ainsi des gestes d'expression, ses actes n'étant pas encore susceptibles de lui procurer les choses les plus indispensables ».
Encore dominé par sa subjectivité affective, l'enfant commence pourtant à avoir des activités dont le résultat est de lier plus étroitement le mouvement à ses conséquences sensibles. Wallon parle alors de passage d'un « stade émotionnel » à un « stade sensorimoteur ».
Plus tard, après 10 mois, le mouvement devient l'accompagnement de représentations mentales, leur sert de support dynamique ou descriptif et permet de les imposer à la conscience. « C'est le stade projectif où l'enfant s'exprime autant par des gestes que par des mots, où il parait vouloir mimer sa pensée facilement défaillante et en distribuer les images dans son environnement actuel, comme pour ainsi leur conférer une sorte de présence ».
 

« Le mouvement n'intervient pas seulement dans le développement psychique de l'enfant et dans ses relations avec autrui, il influence aussi son comportement habituel. Il est facteur important de son tempérament. Chaque individu a une complexion motrice personnelle qui dépend des réglages variables de ses différentes activités musculaires. »

 

Publié par equally damaged à 18:54:32 dans Au fil des pages | Commentaires (0) |

La Respiration et le mouvement | 26 mai 2007

Samedi 14h00-18h00  Dimanche 11h00-15h00

RIDC 104 bd de clichy 75018 Paris

 

Week-end de travail corporel  avec Carlo Locatelli, pour découvrir et approfondir les dynamiques de la danse contemporaine dans un esprit de recherche.
Grâce à une approche sensorielle du corps, tout au long du travail, des repères anatomiques sont donnés pour apprendre à s'engager organiquement dans la danse à travers le travail électif des muscles et de la respiration.
Les rencontres s'organisent autour de trois axes :
- Mise en état à travers un travail de massages à deux, de respiration.
- Cours et exploration techniques.
- Atelier d'improvisation / composition guidée.

Publié par equally damaged à 13:19:19 dans Stages | Commentaires (0) |

Mardi | 16 mai 2007

Ne pas crier victoire... mais tout de même... Après quelques semaines d'interruption, l'espace du mouvement s'est à nouveau ouvert au SAVS, avec une proposition identique mais un nouveau nom : à présent les usagers qui consultent le planning des activités peuvent lire « atelier du mouvement » dans le créneau 16h30/18h du mardi.
J'avoue que j'appréhendais un peu... L. la fidèle des débuts allait-elle revenir alors que je ne l'avais qu'aperçue au cours de ses dernières semaines ? Les nouveaux inscrits braveraient-ils la pluie pour engager leur corps dans ce lieu qu'ils découvrent à peine ?
Ils sont venus et nous avons rempli la petite salle avec nos gestes, un peu de musique et les petites feuilles roses que j'aime leur proposer comme supports d'improvisation...
Un usager qui se dit « cérébral » et qui n'a cessé de me dire en aparté « je ne peux pas... » m'a remercié en quittant l'atelier. L s'est enfin mise à danser...
 

Comme chaque mardi, j'ai ensuite filé vers la rue des martyrs pour continuer à préparer le spectacle de fin d'année. Nous avons maintenant nos tenues, reste à travailler les chorégraphies...
La mémoire devenant moins problématique, je trouve un vrai plaisir dans certaines phrases... les trois heures de cours sont passées si vite...et m'ont un peu rajeunie... le groupe des ados y est pour quelque chose, mais c'est surtout le changement de musique proposé par Magali pour la variation jazz qui a fait jaillir de moi une énergie  que je ne soupçonnais pas ! Apparemment tout le groupe a été transporté par les sonorités d'incubus et le résultat serait plus efficace qu'avec radio city... 
 

Est-ce juste un effet de la nouveauté ? La question se pose aussi bien pour la chorégraphie de jazz que pour mon atelier au savs...
La réponse ne s'esquissera que dans huit jours.

Publié par equally damaged à 00:20:31 dans Carnet de voyages | Commentaires (0) |

Printemps à l'atelier | 13 mai 2007

Il y a quelque chose de printanier dans la nouvelle étape que connaît l'atelier de danse contemporaine de l'hôpital de jour... Le cadre n'a pas changé, et nous avons même retrouvé la salle de la resserre au théâtre, mais de nouveau germes apparaissent...

 

Dans le groupe des patients, deux nouveaux participants ont d'ores et déjà trouvé leur place. La rapidité avec laquelle ils se sont intégrés au groupe et investis dans la dimension artistique de la danse me surprend encore.

Du coté des objets, les coussins sont toujours nos partenaires et quand Carlo émet l'idée de ne pas s'en servir pour son prochain cours, je suis la première à tenter une négociation... Pourtant, je devrais y trouver un intérêt pratique, d'autant que maintenant je transporte aussi mon matériel vidéo. Témoin discret des séances, il m'apporte un regard extérieur et global, complémentaire des empreintes sensorielles qu'elles laissent en moi.

A moyen terme, j'aimerai réaliser une forme de documentaire, un souvenir pour le groupe et un retour pour les instances décisives de l'hôpital de jour.

Parallèlement à ce projet, arrive dans l'aventure une étudiante en anthropologie de la danse qui effectue une recherche sur le thème de « la culture à l'hôpital », nous allons donc voir comment travailler ensemble puisque nos deux projets se rejoignent au-delà du fait qu'ils impliquent l'utilisation de l'outil vidéo. Elle participera aux cours de Carlo et visitera l'hôpital de jour à l'occasion d'un atelier-relais.

 

Mercredi dernier, nous avons joué avec les trois écritures que Carlo nous a transmis par sous groupe de six. Ceux qui étaient absents au théâtre le 2 mai ont donc pu apprendre les duos de façon ludique. Les différentes ré-interprétations et re-compositions ont donné lieu à de beaux moments de danse.

 Le groupe s'est retrouvé en fin de séance pour un temps de présentation et là encore je ne peux que constater le chemin parcouru depuis le début de l'année, le regard du public ne pose pas problème, certains montrent même un réel plaisir à être en scène...

Le chemin se fait... en dansant !

Publié par equally damaged à 16:14:17 dans L'élan danse | Commentaires (0) |

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Moi

Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours dansé... quels que soient les lieux, quels que soient les contextes dans lesquels la vie m'a menée, la danse m'a toujours accompagnée.


Constante évolutive, ce fil rencontre aujourd'hui mon cheminement professionnel...


Apprentie art-thérapeute, j'avance à mon rythme dans le département « arts de la scène, tendance sens du mouvement/ danse-thérapie ».

"Je compte pour perdu un jour dont toute danse est absente" [Nietzsche]

 

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