Christian absent, c'est Jean-Charles Di Zazzo qui a animé l'atelier des samedi de danse(r) cet après-midi. Depuis « de la danse à tous les étages », je ne l'avais pas revu (à l'exception des images vidéo des "jours étranges" de Dominique Bagouet) et c'est avec beaucoup de plaisir que je l'ai retrouvé. On a tous des affinités avec les différentes formes de pédagogies, la sienne qui allie justesse de la technique et humour- me convient très bien... il y a quelque chose qui me rassure et me permet d'aller au-delà d'une timidité que je connais avec d'autres.
Le travail de composition qu'il nous a proposé s'appuyait sur des verbes d'actions (c'est classique mais terriblement efficace !). Dans la liste, j'avais choisi « frapper », « tordre », « lancer », « feuilleter », « déchirer » mais une fois déposée la petite feuille de papier sur laquelle je les avais inscrit, j'en ai remplacé certains par d'autres, inspirée sans doute par les états de corps ou d'esprits qui font mon quotidien actuellement.
Ainsi, j'ai « frappé» mes pieds un à un sur le sol, j'ai « frappé » dans mes mains et je les ai « glissées » le long des mes pieds, mes jambes, mes cuisses, mon bassin, mon buste...avant de leur faire « caresser » l'air. Puis j'ai « épousseté » l'avant de mes cuisses (une pensée pour Magali !). Revenue sur ma verticale en m'appuyant sur l'air, j'ai « feuilleté » un immense livre imaginaire avec toute la longueur de mon bras droit, aidée d'un déplacement sur en fente sur le coté. Au bout de deux pages, j'ai « lancé » mon bras et ma jambe droite vers la droite, me suis laissée entraîner dans un saut léger pour repartir dans le premier mouvement de ma séquence, dans une nouvelle orientation.
La séance m'a semblé trop courte, au moment de la phase de détente finale j'avais surtout envie de bouger! Mais sa proposition, là encore a retenu mon attention... profiter de ce temps pour soi en revisitant un moment de l'atelier qui nous a particulièrement plu, c'est un peu comme se fabriquer un souvenir que l'on emporte!
Publié par equally damaged à 22:38:33 dans Carnet de voyages | Commentaires (0) | Permaliens
Dans le cadre de sa résidence et à la suite des Rencontres de danse interuniversitaires de Paris X,
de groupes chorégraphiques universitaires et des spectacles de compagnies professionnelles.
Cette seconde édition du festival propose sur trois jours des soirées partagées, un tremplin danse
et un bal ouvert à tous le samedi soir.
les 3 et 4 mai
à 19h au Théâtre BM Koltès - SOIREES PARTAGEES
L'autoportrait de 1917 - Cie de l'Alambic - Solo de Christian Bourigault inspiré de l'oeuvre du peintre expressionniste viennois Egon Schiele
Vmmm... - Paris I (chorégraphie de Corinne Virmont)
Impair passe et gagne - Paris III (chorégraphie de Lyse Seguin)
Espaces 26 - Paris X (chorégraphie de Christian Bourigault)
le 5 mai
à 19h au Théâtre BM Koltès - TREMPLIN DANSE
Women in Love - La presque compagnie (spectacle de Charlotte Rousseau) - Portrait de cinq femmes qui à force d'attendre basculent dans l'absurde.
à 20h à l'Espace Reverdy - Le "à deux" bal - ouvert à tous sans condition de niveau - Divisés en quatre groupes, les participants apprennent successivement quatre "danses à deux"
puis se rassemblent pour mettre en pratique et se retrouver dans le plaisir partagé de la danse.(les petites danses sont imaginées et chorégraphiées par Bernadette David, Jacqueline Feynerou,Pierre Hermet, Richard Millereux et Christian Bourigault)
Infos/Résas :
Service des Affaires culturelles de Paris X - 01 40 97 56 56
Publié par equally damaged à 22:36:06 dans Scènes | Commentaires (1) | Permaliens
Confortablement installée dans la salle de projection du sous-sol du centre pompidou, je regardais la version scénarisée de « tempus fugit » de Sidi Larbi Cherkaoui quand une silhouette a interpellé mon regard... dans la pénombre j'ai reconnu une démarche que j'ai maintenant l'habitude d'observer le mercredi après-midi. T. est un patient de l'hôpital de jour, on dit de lui qu'il est autiste, et dans l'atelier, on remarque qu'il danse difficilement s'il n'a pas l'appui des autres, Carlo prends d'ailleurs souvent du temps pour le faire travailler seul et valoriser ainsi ses capacités. Récemment dans un exercice de composition, il n'avait pu se défaire d'un mouvement de groupe pour créer une séquence lui appartenant...
Pourtant, il a entendu l'information quand j'ai parlé de vidéodanse mercredi dernier et aujourd'hui, il est venu seul... de sa propre initiative...
Publié par equally damaged à 20:49:35 dans L'élan danse | Commentaires (0) | Permaliens
Je peux maintenant dire que les patients qui participent à l'atelier de danse contemporaine de l'hôpital de jour forment un groupe, un groupe dans lequel chacun a une place singulière... même les absents.
L'atelier étant toujours entr'ouvert, certains membres sont partis suivre d'autres chemins thérapeutiques ou professionnels, d'autres sont arrivés, cette évolution fait partie aussi de la constitution du groupe, de son histoire.
Il y a aussi des « habitudes » que l'on retrouve chaque semaine : « les informations » en début de séance, l'organisation des voyages des coussins, les changements de lieu, le tas de coussin final...
Au fil des mois, je ne peux que constater l'évolution de leur implication... du corporel au poétique...
C'est venu doucement, je le repérais chez chacun dans mes observations individuelles, et cet après-midi c'est l'ensemble qui m'a surpris. Nous avons joué avec une des variations que Carlo nous avait enseignées la semaine dernière, et l'importance d'être ensemble a mobilisé une réelle recherche artistique.
C'est peut-être un effet de notre passage sur le plateau de la grande salle du théâtre de la cité la semaine dernière... peu importe ! Ce groupe est formidable !
Bande son : Que sera -WAX TAILOR-
Publié par equally damaged à 19:24:58 dans L'élan danse | Commentaires (0) | Permaliens
Il n'y a pas une répétition, ni une représentation qui ne ressemble à une autre... Avec une écriture identique, les variations sont multiples, fonctions de l'humeur ou l'état de corps de chacun, fonction du public, fonction de l'espace, du son...
Chaque danse est unique,
instant éphémère.
Publié par equally damaged à 17:38:15 dans Carnet de voyages | Commentaires (0) | Permaliens
Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours dansé... quels que soient les lieux, quels que soient les contextes dans lesquels la vie m'a menée, la danse m'a toujours accompagnée.
Constante évolutive, ce fil rencontre aujourd'hui mon cheminement professionnel...
Apprentie art-thérapeute, j'avance à mon rythme dans le département « arts de la scène, tendance sens du mouvement/ danse-thérapie ».
"Je compte pour perdu un jour dont toute danse est absente" [Nietzsche]