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Le fil de C...

Chemins dansés d'une apprentie art-thérapeute

Mercredi | 15 novembre 2006

Il y a à peine plus d'un mois, les patients de l'hôpital de jour faisaient la connaissance de Paco Dècina et Carlo Locatelli, aujourd'hui le groupe commence à se dessiner et sur les 14 « curieux » de la première séance, 7 semblent s'engager dans cette rencontre en mouvement. Autours d'eux, circulent 3 satellites qui vont et viennent ; cette dynamique s'observe en fait dans la plupart des activités thérapeutiques mais Carlo paraissait encore assez étonné de ce constat cet après-midi.


De ce second cours au théâtre je retiens deux fils directeurs pour l'atelier-relais : l'exploration et l'objet.


Je me demandais la semaine dernière comment inclure une note d'altérité au temps de préparation corporelle et effectivement la piste d'un dialogue dansé se confirme... si je le présente avec des « contraintes » selon mes objectifs de travail !
Le jeu d'exploration des formes et des espaces que propose Paco a confirmé mon idée.


Ce dispositif a d'autant plus retenu mon attention qu'il a évolué progressivement vers une exploration du mouvement et une construction de groupe...
A ce moment là, j'aurais bien voulu avoir un regard extérieur pour avoir un aperçu des formes de nos fabrications spontanées, alors j'ai trouvé un point de vue sur l'architecture globale en me positionnant sous la structure, le regard dirigé vers le haut... Observer de l'intérieur implique quelques contorsions !


A la fin du cours, Carlo a demandé à chacun de venir avec un objet dans deux semaines...pas n'importe quel objet en fait car à l'avenir, le groupe pourra voir sur scène comment ce même objet aura été utilisé dans un travail de création.


Bande son: The official adventures of Grandmaster Flash


 

Publié par equally damaged à 22:36:12 dans L'élan danse | Commentaires (0) |

« les villes invisibles »- Italo Calvino - 1972 | 15 novembre 2006

“ A Chloé, une grande ville, les gens qui passent dans les rues ne se connaissent pas. En se voyant ils imaginent mille choses les uns sur les autres, les rencontres qui pourraient se produire entre eux, les conversations, les surprises, les caresses, les coups de dent. Mais personne ne salue personne, les regards se croisent un instant et aussitôt se fuient, cherchent d'autres regards, ne s'arrêtent pas. » 

Publié par equally damaged à 22:34:33 dans Au fil des pages | Commentaires (0) |

Jeudi | 09 novembre 2006

Ce n'était pas forcément mon idée première,  pourtant le second atelier relais m'a permi de faire un état des lieux du groupe, de confronter mes objectifs thérapeutiques à la réalité de l'atelier.



Le principe de mon intervention consistant à  faire le lien entre deux ateliers au théâtre, je propose toujours au groupe de partir de ce qui a été travaillé pour préparer la prochaine sortie. Ça, c'est le cadre de l'atelier !
Mais au-delà de l'accompagnement d'un groupe dans un aller-retour entre deux lieux, il y a l'idée des répercussions possibles de tous les mouvements qu'il implique sur leurs façons de tisser des liens entre eux et avec l'extérieur.
 

L'atelier démarre à peine mais depuis le début, chaque participant investit très sérieusement le travail corporel et artistique. Je suis toujours surprise de la concentration et de l'application dont ils font preuve. Certains viennent parler des efforts de mémorisation qui les mettent en difficulté mais n'envisagent pas de renoncer, d'autres évoquent leurs limites physiques...
Mais c'est ailleurs que les vraies difficultés m'apparaissent.
 Hier, le ton a été donné dès l'entrée dans l'atelier.
Après avoir changé de tenue, les membres du groupe sont invités à s'asseoir en cercle pour échanger leurs impressions sur les séances précédentes. Ce rituel me permet, entre autre de savoir ce qu'ils ont retenus, ce qu'ils souhaitent reprendre pour l'inclure à ma « trame flexible ».
Deux patients n'ayant pas assisté au cours de Carlo, c'était une bonne façon de proposer aux autres de leur raconter...du moins c'est que je croyais, car en fait il y a eu peu d'échanges  et peu d'écoute.
 

« Peu d'ensemble » résumerait mon impression générale pour cette séance, tant dans la danse que dans la parole.


Gardant à l'esprit la spécificité de l'hôpital de jour  et les problématiques de chacun des participants, j'interroge néanmoins mon dispositif d'atelier.



 

Bande son: Massive attack - 100th window-

Publié par equally damaged à 22:56:01 dans L'élan danse | Commentaires (0) |

Mardi | 07 novembre 2006

Un peu de conjugaison urbaine....


« Je t'écris


Tu t'écris


Il en rit


Nous balisons


Vous le lisez


Ils verbalisent »



 

Inscrit au feutre noir dans une rame de la ligne 2 du métro...certains n'y verront que du vandalisme, j'ai été séduite par la poésie... encore une histoire de regard ! 

 

Bande son: Aphex Twin – Vodhosbn-

Publié par equally damaged à 23:30:52 dans Carnet de voyages | Commentaires (0) |

Jeudi | 02 novembre 2006

 « La danse, moyen d'expression », ce n'est pas une idée très révolutionnaire, c'est même une évidence.


« La danse, métaphore de la communication » est une formule qui m'inspire bien plus ce soir.



Le débat qui a suivi la projection de l'interview de Sidi Larbi Cherkaoui à l'INECAT me pose tout de même la question du choix de mes mots... communication ou relation ?

Avec les stagiaires, nous avons parlé de relation...Dans une conversation autours de l'Art avec un musicien, c'est le terme « communication » qui s'est imposé. Je donne donc la parole au Petit Robert, fidèle compagnon de mes dilemmes sémantiques... et sa proposition pour « communication » me convient, puisqu'elle renvoie à la relation.  

Pendant le cours de Carlo au théâtre de la cité, deux patients ont lu le même extrait d'un texte d'Italo Calvino...Est-il nécessaire de dire que leurs lectures étaient très différentes ?
Assurément, à partir d'un texte, on peut jouer avec le volume de la voix, les tonalités, le débit des mots, la ponctuation... on peut mettre des accents, bégayer... tant d'interprétations sont possibles...(et je n'utilise pas le terme"interprétation" au hasard!)



Dans le mouvement dansé, ce jeu s'applique aussi.Ce soir pendant le cours de détent'danse, Fabienne a proposé d'explorer une phrase chorégraphique... de jouer avec le rythme des mouvements, de la ponctuer de pauses, de la partager avec une autre personne...

Avec son vocabulaire gestuel, le corps prend la parole ! Quand Magali parle de la danse contemporaine, elle dit souvent qu'elle se raconte des histoires.Sidi Larbi Cherkaoui compare à une conversation la relation entre le spectacle et le public, et c'est souvent sur le mode du dialogue que j'aborde les duos en improvisation... 



Parler, écrire, danser... Communiquer !





 





Bande son:Verbal - Amon Tobin -

Publié par equally damaged à 23:55:06 dans Carnet de voyages | Commentaires (0) |

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Moi

Aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours dansé... quels que soient les lieux, quels que soient les contextes dans lesquels la vie m'a menée, la danse m'a toujours accompagnée.


Constante évolutive, ce fil rencontre aujourd'hui mon cheminement professionnel...


Apprentie art-thérapeute, j'avance à mon rythme dans le département « arts de la scène, tendance sens du mouvement/ danse-thérapie ».

"Je compte pour perdu un jour dont toute danse est absente" [Nietzsche]

 

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