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Quand mes collègues m'ont sollicité pour organiser un stage leur permettant de produire en situation pédagogique un site web, j'avoue avoir été fort ennuyé... surtout après avoir accepté. Que voulaient-ils donc ? Le savaient-ils eux-mêmes ? Voulaient-ils effarer le monde des travaux de leurs ouailles ou pensaient-ils que la fée TICE permettrait de mieux ingurgiter certains pensums ? Pourquoi les ennuyer avec Dreamweaver ou un autre générateur alors que les outils d'Office 2003 que chacun utilise acceptent un transfert HTML de bonne facture ? Mais il est rare, qu'un seul parasol donne de l'ombre à toute la terrasse et l'on s'aperçoit vite que chaque client, bien que voulant s'asseoir à la même table a des attentes bien différentes, un positionnement sol y sombra qu'il est bien difficile d'éclairer.
C'est en observant ma quinzaine de collègues que me sont venus les premiers doutes : un conglomérat sportif d'un côté et un pôle scientifico-linguiste de l'autre ainsi que deux ou trois brebis égarées dont je savais les compétences et qui géraient depuis longtemps leur propre site. Mais qu'exigeaient-ils donc ? A noter leurs insidieuses questions et à remarquer leurs messes basses, je fus vite convaincu qu'ils ne souhaitaient pas un balcon pour se montrer au monde mais exigeaient une terrasse pour y inviter du monde.
Les sportifs organisaient au mois de mai le championnat de France UNSS de rugby. Que voulaient-ils ? Une base d'information et de documents qui seraient utiles aux douze équipes sélectionnées, la possibilité de placer en temps direct articles et photos après chaque match afin que ceux restés au pays et les presses locales puissent y accéder, un tableau des résultats sous Excel toujours actualisé. J'échappais, et j'en fus fort heureux, à la diffusion vidéo des matchs en flux continu.
Les premiers indices pouvaient laisser penser qu'une initiation au blog serait peut-être suffisante mais je fus rapidement convaincu devant les nouvelles attentes qu'il fallait s'appuyer sur des plateformes CMS et se lancer dans SPIP qui reste l'ouverture gratuite la plus référencée. En lançant quelques appels au secours, je pouvais découvrir que du côté de l'université ou de l'IUFM des plateformes étaient disponibles. C'est Jacques Cartier qui me fit savoir que l'Etat disposait de licences permettant l'utilisation de Quickplace pour le CMS et de Centra-classe virtuelle pour la visioconférence. Quelle terrasse !
Centra d'après nos divers essais ne pose aucune difficulté et permet surtout aux différents protagonistes de modifier des documents en temps direct. Le test avec les élèves s'est parfaitement déroulé dans le cadre d'un échange suédo-jurassien. Cela sera sans doute plus épique quand, à la rentrée prochaine plusieurs équipes distantes devront collaborer en synchrone.
Publié par e-difor à 07:09:20 dans Interview | Commentaires (0) | Permaliens
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