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Le SABLIER | 11 septembre 2007

Le SABLIER

J'ai retenu mes larmes

souvent par mauvais temps

laissé passer l'orage

attendu le Printemps

J'ai retenu ma rage

pour les choses importantes

accepté d'être sage

Quand c'est pas ça qui me tente.

J'ai gardé mon orage

caché à l'interrieur

que les oiseaux de passage

n'en crèvent pas de peur

J'ai rêvé d'être une plage

connaître la douceur

de ces coeurs qui s'engagent

dans un grand corps à corps.

J'ai regardé la pluie

sans faire couler la mienne

la couler dans l'oublie

j'ai sû rester sereine

J'ai camouflé mes cris

en silences éternels

que quelques traces écrites

m'entrouvrent le sommeil.

J'ai pas quitté le nid

mais j'ai tendu mes ailes

pour voler aujourd'hui

au creux de mes sommeils

J'ai plané dans une vie

où différents soleils

me tatouaient l'envie

de rejoindre le ciel.

Mais le désert est vaste

et mon coeur ne sait plus

qui suivre, et quelles traces

j'ai du perdre de vue

Je ne crois plus ces vagues

qui ressemblent au bonheur

je ne vois que mirages

là où personne ne pleur.

Je ne montrais de moi

qu'une force imaginaire

Voilà maintenant pourquoi

les autres me laissent à terre

Je renierai encore

les faiblesses qui démasquent

tout ces points faibles et forts

où j'apparaî de glace.

Je suis inconsolable

voici mon paradoxe:

ma joie est increuvable

moi l'épine et la rose.

Je déborde de peine

jette une bouteille en mer

mais les mots de détresse

naviguent en solitaire

Mes pages tapissent la terre

détrempée de chagrin

que quelques mots de verre

on encrés sous mes mains.

Les chemins sont multiples

mais le doute n'indique pas

qui sont les faux amis

qui vont perdrent mes pas.

Je cueille les tulipes

des rêves auxquels je crois

mais vivre sans racines

c'est un rêve qui ne dure pas.

J'aime les voir sourrire

et j'aime me voir pleurer

Dites-moi pourquoi souffrir

semble me rassurer

Je sais qu'au pied du mur

on ne peut plus tomber

c'est pourquoi je refuse

d'essayer de monter.

Je crois en cette armure

je veux barricader

les rêves les plus durs

qu'il soit à oublier.

Je ne crois plus au monde pûr

habité de pensées

d'une paix sur mesure

dont rêve l'humanité.

Pourquoi j'écris ces lignes

dont le sens est noyé ?

C'est une bulle sinistre

que je viens de creuver

Pourquoi j'aime l'éclair

et pas les jours dorés,

pas ces jours de lumière

où l'on voudrait aimer ?

Si je suis née dans l'ombre

personne n'a précisé

cet attachement aux tombes

qui vient à m'effrayer

Ces recoins de pénombres

où j'aime me reposer

n'ont pas ces voix profondes

qui pourraient m'expliquer.

Où se trouvent les réponses

qui sauraient appaiser

l'étrange adolescence

où je me sens plongée ?

Je me débat et sombre

sous l'poids d'un sablier

qui prouve que mes caprices

ne peuvent s'éterniser.

***

 

Mooa*

 

Publié par pungueria à 19:27:44 dans Ça... | Commentaires (1) |

Ton fardeau | 10 juin 2007

Dans les éclats de verre de nos vies mysérables

tu laisses ton coeur de pierre rendre leur vie de marbre

Tu portes des chaînes en toi

Débarasses-toi s'en !

Mais poses-les loin de moi,

je ne suis pas l'enfant présente

pour porter ton fardeau,

ou me noyer dans tes larmes.

Sache qu'il n'y a que les mots

qui puissent réduire mon âme aux flammes.

23.IV.2007

 

Publié par pungueria à 02:39:43 dans Ça... | Commentaires (0) |

Les malheureux | 10 juin 2007

Ephémère du temps perdu

comme une mer de solitude

je regarde le sombre futur

qui n'existe déja plus...

Comme un refuge pour vos doutes

ou les larmes de vos peines

je serrai les mots de votre souffrance

votre amie dans toutes vos nuits d'errance...

Prenez mon souffle pour vos soupirs

prenez mes yeux pour vos larmes

je ne suis qu'un vide pour accueillir

les malheureux et leurs âmes.

27.III.2007

Publié par pungueria à 02:32:46 dans Ça... | Commentaires (0) |

Te rejoindre | 10 juin 2007

Le seul chemin que je possède

est celui qui me mène à toi...

Les seules paroles qu'il me reste

sont celles qui parlent de toi...

Le seule regard que j'ai

est celui qui brille pour toi...

Tout ce qui vit en moi

est vivant à travers toi !

Si tu t'effaces de mon chemin

je suis perdue...

Si tu ne m'écoute plus

je deviens muette...

Si tu ne me vois plus

Je préfère être aveugle...

Mais si tu ne vis plus

Je m'en vais te rejoindre.*

10.VI.2007

Publié par pungueria à 02:16:43 dans Ça... | Commentaires (0) |

Là où tu m'attends | 10 juin 2007

Immergée dans mes silences

Et si l'on se croisait

Croise ton regard au mien

Mieux vaut ne pas se lacher la main

Maintenant que l'on se tient

Tient à nos rêves je serai là

Là où tu restes à m'attendre

Tendre le fil qui mène à toi

Toi tu es tout ce que j'aime

J'aime ton coeur et ton âme

Emmène-moi là où tu vas

Vas chercher ce qui est moi

Moi je ne suis pas loin

Loin de toi je ne survie pas

Part si tu veux, mais pas sans moi.

09.VI.2007

Publié par pungueria à 01:57:29 dans Ça... | Commentaires (0) |

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