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Spleen*

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Steev mon ami !!! | 30 juin 2006



Écoute mon poto



Mon frère, mon plus grand ami...


Ne sois pas triste


Sois-en sûr


Je suis toujours là pour toi !

Écoute mon frère


Je t'aime fort tu le sais...


Accroche-toi à la vie


Elle vaut plus que tu le crois


Si je te le dis, fais-moi confiance !

Écoute mon steev


J'haï être loin de toi


Ne pas pouvoir te foutre des claques


Te remonter le moral...


Pourtant d'une certaine façon

Je suis toujours avec toi


Et je serais toujours là pour toi


Surtout ne l'oublie pas !

Publié par pungueria à 01:10:12 dans L'éternel... | Commentaires (1) |

Qui crois... Moi ? | 11 juin 2006

Ce n'est pas en cherchant

L'amour parfait

Que tu trouvera

L'amour réel...

L'amour éxiste partout

Où l'on ne regarde pas

D'un oeil éxigeant...

Il faut saisir les petits bonheurs

D'apparence...

Car c'est eux qui ferront

Les plus grand.

Qui osera me dire

Qu'il ne croit plus en l'amour

Dans ce bas monde

Où nous le cherchons tous...?

Publié par pungueria à 15:10:05 dans L'éternel... | Commentaires (2) |

S'égarer quelque part* | 11 juin 2006

Le monde obscure est intérréssant

...Puis il est fascinant

Il est passionnant

Et plus il est obsédant

...Plus il est envoutant

Il devient cauchemard

Bonheur illusoir

Il est dangeureux

...Il est un néant

L'on peut si noyer inconsciemment

Sauf si de volonté et de courage

Quelque part dans notre coeur

Dans notre âme

...S'allume une flamme

Qui nous permet de ne jamais

S'égarer dans les ténèbres

De nos pensées

Publié par pungueria à 14:52:37 dans L'éternel... | Commentaires (2) |

Dites à la Vermine... | 06 juin 2006

UNE CHAROGNE...

 

Rappelez-vous l'objet que nous vîmes, mon âme,

 

Ce beau matin d'été si doux:

 

Au détour d'un sentier une charogne infâme

 

Sur un lit semé de cailloux,

 

 

 

Les jambes en l'air, comme une femme lubrique,

 

Brûlante et suant les poisons,

 

Ouvrait d'une façon nonchalante et cynique

 

Son ventre plein d'exhalaisons.

 

 

 

Le soleil rayonnait sur cette pourriture,

 

Comme afin de la cuire à point,

 

Et de rendre au centuple à la grande Nature

 

Tout ce qu'ensemble elle avait joint;

 

 

 

Et le ciel regardait la carcasse superbre

 

Comme une fleur s'épanouir.

 

La puanteur était si forte, que sur l'herbe

 

Vous crûtes vous évanouir.

 

 

 

Les mouches bourdonnaient sur ce ventre putride,

 

D'où sortaient de noirs bataillons

 

De larves, qui coulaient comme un épais liquide

 

Le long de ces vivants haillons.

 

 

 

Tout cela descendait, montait comme une vague,

 

Ou s'élençait en pétillant;

 

On eût dit que le corps, enflé d'un souffle vague,

 

Vivait en se multipliant.

 

 

 

Et ce monde rendait une étrange musique,

 

Comme l'eau courante et le vent,

 

Ou le grain qu'un vanneur d'un mouvement rythmique

 

Agite et tourne dans son van.

 

 

 

Les formes s'éffaçaient et n'étaient plus qu'un rêve

 

Une ébauche lente à venir,

 

Sur la toile oubliée, et que l'artiste achève

 

Seulement par le souvenir.

 

 

 

Derrière les rochers une chienne inquiète

 

Nous regardait d'un oeil fâché,

 

Epiant le moment de reprendre au squelette

 

Le morceau qu'elle avait lâché.

 

 

 

Et pourtant vous serez semblable à cette ordure,

 

A cette horrible infection,

 

Etoile de mes yeux, soleil de ma nature,

 


Vous, mon ange et ma passion !


 


 

Oui ! telle vous serez, ô la reine des grâces,

 

Après les derniers sacrements,

 

Quand vous irez, sous l'herbe et les floraisons grâces,

 


Moisir parmi les ossements.


 


 

Alors, ô ma beauté ! dites à la vermine

 

Qui vous mangera de baisers,

 

Que j'ai gardé la forme et l'essence divine

 

De mes amours décomposés !

 


 


 

C. Baudelaire*

 


 


  


 


 

Publié par pungueria à 17:47:34 dans L'éternel... | Commentaires (5) |

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