Troisième génération et nouveau look pour mon blog ! Bon, je sais, mes goûts de décorateur laissent à désirer mais bon... C'est pas fait pour beau :/
[En fait, c'est surtout l'auteur qui est pas foutu de faire un truc esthétique mais chut]
Bienvenue donc dans le monde de mon éternelle paranoïa et de mes délires psychotiques. Le programme, lui, ne bouge pas : on ne change pas une équipe qui gagne (n'oublions pas les millier de visites que ce blog a à son actif^^)
[Je suis votre humble serviteur, votre ami... Je suis là pour vous aider, et un jour vous me remercierez].
[Ceci est un message subliminal de l'administrateur fou]
[Vous êtes manipulé]
[*souriez*]
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Publié par Envinyatar à 22:18:43 dans Cinéma | Commentaires (1) | Permaliens
Ce soir... Je venais exprimer une douleur ancestrale et sans nom. Je venais tenter, une fois de plus, de l'exorciser. Combien de fois n'ai-je pas essayé ? Des dizaines je pense. A l'origine... Ce blog avait été conçu pour ça. Tenter de coucher sur les pixels cette douleur. Mais jamais je n'y suis arrivé... Alors, le blog a pris la tournure que vous lui connaissez aujourd'hui...
Perdu entre mes besoins et désirs, j'oublie parfois souvent toujours de repenser à ce but premier... Jusqu'à ce que cette douleur réaparaisse, toujours plus forte, toujours plus profonde, toujours plus douloureuse (un pléonasme ? où ça ?). Il n'en reste pas moins que ce soir est un soir spécial... Car ce soir, la douleur en question est là , et je ne peux plus la supporter.
Il est fort probable que son origine remonte à plus de 17 ans, au moment où ma vie a pris son premier tournant décisif et où je me suis attribué la mission que j'accompli toujours actuellement. Je voulais que cette douleur ne soit plus jamais ressentie par quelqu'un d'autre, je voulais que ce qui arrivait à moi n'arrive plus à personne d'autre... Je voulais me venger.
Depuis, la vengeance dirige toute ma vie. Elle dicte mes comportements et priorités dans la vie, elle anime chaque matin et mouvemente chaque soir, elle me pousse à manger et boire pour pouvoir, un jour enfin, mener à bien ma mission. C'est pour ça que je fais la biochimie, c'est pour ça que mes études passent avant tout, c'est pour ça que je veux étudier la sclérose en plaque...
Mais en attendant, je reste frustré, bloqué par le temps qui ne passe pas assez vite, mes études qui trainent à arriver à leur terme (bien que je n'ai jamais raté une année). Et la maladie progresse, implacable. Amertume et colère, voilà tout ce que j'ai récolté jusqu'à maintenant.
Mais il n'y a pas que ça... La douleur dont je vous parle n'a pas qu'une origine, elle en a de multiples. En seconde position, je placerais la frustration éternelle de l'être humain...
Voyez-vous, ma plus grande angoisse dans la vie est de ne pas savoir donner un sens à mon existence. A ma mort, qu'aurais-je accompli ? Qui aurais-je rendu heureux ? A quoi aura servi mon passage sur Terre ? Cela fait 20 ans que je suis sur cette planète et la réponse n'a toujours pas pointé le bout de son nez, je mène une existence insipide, ordinaire et inutile. Et je crois qu'une troisième origine se trouve dans cette phrase... Ordinaire.
Une autre mission que je me suis attribuée très tôt est celle de fuir cette ordinarité, cette normalité. Je me suis toujours juré d'être différent, de mener une existence passionnée, ouverte, généreuse, pleine de découvertes intellectuelles et culturelles... Mais aussi une existence où je ferais contraste avec le reste de la masse, où les autres bipèdes sauraient que je ne veux pas appartenir à leur détestable et monstrueux anonymat. Et en quelque sorte, j'y arrive.
J'y suis même arrivé très bien : me voici devenu un être hybride de plusieures cultures, observant ses contemporains avec une curiosité parfois écoeurées parfois amicale, mais toujours scientifique, objective. Je suis celui qui lit des livres dans le bus, celui qui s'assied toujours à contre sens. Je suis celui qui ne crie pas plus fort pour faire entendre sa voix, celui qui pense que si les autres voulaient de son avis, ils le lui demanderaient. Je suis celui qui ne tire jamais de conclusions hâtives, qui remet systématiquement tout en doute, le disciple de Descartes. Je suis celui qui aide volontier son prochain (quel qu'il soit) parfois bien au delà de ce qu'il mérite... Je suis celui qui note tout ce qu'il a pu trouver d'insolite ou intérressant sur cette Terre. Je suis celui qui écoute des styles musicaux totalements opposés et poivre ses frites. Je suis celui qui va en soirée goth, à l'opéra, au cinéma, en discothèque, en festival, en bibliothèque, à l'école... Je suis celui qui savoure la puissance des mots et qui crois que la plume est plus forte que l'épée. Je suis celui qui voit ce que les autres ne voient plus... Celui qui savoure ce que les autres ne savourent plus.
Ce soir, la douleur est là parce que je me sens seul... Terriblement seul. Je suis aussi exceptionnelement mélancolique. Car ce soir, je L'ai revue. Celle que j'ai aimé pendant ces presque deux années. Cela fait une semaine que l'échec est survenu mais une semaine qu'une partie de moi s'est envolée avec Elle. Ce soir, je me souviens... Je me souviens d'une époque bienheureuse à ses côtés et j'essaye de comprendre ce qui a foiré, tout en sachant que ça n'ira jamais plus.
Je ment en disant cela car je sais ce qui a foiré... Car j'en suis arrivé à devenir cet individu parfois souvent détestable de par sa volonté d'accomplir ses foutues missions. Et la seconde mission m'a transformé en un être implicitement incompatible avec Elle. Notre relation tournait à vide, s'égarant complètement... Alors j'ai coupé la corde. Sans savoir quelle douleur serait réveillée par cet acte...
Publié par Envinyatar à 01:18:27 dans *Entre deux insomnies* | Commentaires (6) | Permaliens
Avant de me lancer dans la correction des billets précédents et dans la rédaction d'un autre projet, je souhaite vous parler d'un autre texte que je conserve depuis longtemps... Je l'ai découvert grâce à mon prof d'histoire en rhéto. Il a été écrit par Primo Levi en 1986 dans l'essai "Les naufragés et les rescapés". Pour ceux qui l'ignoreraient, Primo Levi était un chimiste italien ayant survécu à la shoah et devenu écrivain afin de transmettre son histoire dans le camp d'Auschwitz. Il est connu pour ses réquisitoires contre l'extrémisme et l'ignorance des foules face à ce phénomène :
"Tous nous devons savoir , ou nous souvenir, que lorsqu'Hitler et Mussolini parlaient en public, ils étaient crus, applaudis, admirés. Les idées qu'ils proclamaient étaient en général aberrantes, stupides, cruelles, et pourtant ils furent acclamés et suivis jusqu'à leur mort par des milliers de fidèles. Ces fidèles n'étaient pas des bourreaux nés, mais des hommes quelconques, ordinaires, prêts à croire et à obéir sans discuter.
Il faut donc nous méfier de ceux qui cherchent à nous convaincre par d'autres voix que celle de la raison. Dans la haine nazie, il n'y a rien de rationnel. Nous ne pouvons pas la comprendre, mais nous devons comprendre d'où elle est issue et nous tenir sur nos gardes. Si la comprendre est impossible, la connaître est nécessaire parce que ce qui est arrivé peut recommencer."
Publié par Envinyatar à 20:21:42 dans Poésie et textes divers | Commentaires (0) | Permaliens
Bonjour à tout mes milliers de lecteurs fanatiques ! J'espère que votre lecture vous est agréable, bien que je m'apperçois que le niveau (déjà pas très haut) a sérieusement baissé depuis (trop) longtemps. Je m'apperçois avec horreur qu'à la relecture, mes deux précédents post sont à chier, je vais donc passer ma fin de soirée à les retoucher. Pour cette première partie de la soirée, je vous livre un plagiat...
Le texte qui va suivre a une histoire, enfin, si j'ose dire. Il se trouve qu'il repose dans mon tiroir depuis près de quatre ans. Je l'avais jadis trouvé abandonné dans une photocopieuse à l'inter-copy où je suis habitué d'aller. Je ne sais pas de qui il est. Je ne sais pas pourquoi il a été écrit. Je sais juste qu'il me plait et que je souhaite qu'il figure sur mon blog. Le texte était raturé et corrigé, je vous livre la version finale ; bonne lecture ;)
ECOUTER, c'est ne pas chercher à répondre à l'autre, sachant qu'il a en lui même les réponses à ses propres questions. C'est refuser de penser à la place de l'autre, de lui donner des conseils et même de vouloir le comprendre.
ECOUTER, c'est accueillir l'autre avec reconnaissance tel qu'il se définit lui même sans se substituer à lui pour lui dire ce qu'il doit être. C'est être ouvert positivement à toutes les expériences, à toutes les solutions, sans interpréter, sans juger, laissant à l'autre le temps et l'espace de trouver la voie qui est la sienne.
ECOUTER, ce n'est pas vouloir que quelqu'un soit comme ceci ou comme cela, c'est apprendre à découvrir ses qualités spécifiques. Etre attentif à quelqu'un qui souffre, ce n'est pas donner une explication à sa souffrance, c'est lui permettre de la dire et de trouver lui-même son propre chemin pour s'en libérer.
APPRENDRE à écouter quelqu'un, c'est l'exercice le plus utile que nous puissions faire pour nous libérer de nos propres détresses...
Publié par Envinyatar à 19:17:15 dans Poésie et textes divers | Commentaires (0) | Permaliens
Envie de violence...
En cette nuit déchirée par les cauchemares et torturée par l'orage, j'ai une soif urgente de sang, de feu et de hurlements. Toute la journée précédente, le sergent-chef nous a mené la vie dure. L'entraînement se fait de plus en plus intense et nombreuses sont celles qui abandonnent ou meurent d'épuisement. Seulement je sais... Je sais que celles qui abandonnent finissent tôt ou tard par être incinérées vives. Personne ne tourne le dos à "La Firme".
Cela avait commencé en étant très clair, sitôt sortie de l'école où j'étais depuis mes 12 ans, on nous balançait dans le camp d'entraînement d'où on ne savait jamais quand ni comment on sortirait. On avait été accueillies par un sergent instructeur bâti comme une montagne, un colosse taillé dans le bronze, fait pour broyer les os à main nues ; il s'avéra qu'il était aussi expert en arts martiaux. Son discours de bienvenue avait été clair et bref :
- Mesdemoiselles ! Soyez les bienvenues au camp Alpha ! Vous sortirez d'ici en étant les meilleures combattantes au monde ou vous mourrez ! Quiconque désire me défier peut sortir du rang quand elle le souhaite. Si vous gagnez, vous serez promue au grade supérieur et serezmutée au camp Bêta. Si vous perdez, vous mourrez ! La mort est la seule punition de règle dans ce camp. Est-ce que quelqu'un souhaite me défier sur le champ ?
Tout cela avait été hurlé à un taux de décibels ahurissant pour un être humain, courronné par un déluge de postillons tout aussi ahurrissant. Evidemment, personne ne sortit du rang. L'entraînement commençât directement après.
Cela faisait un an, trois mois et 24 jours que je suais jour et nuit pour sortir vivante d'ici. Les seuls moments de répit étant les douches durant lesquelles les actes d'homosexualités étaient monnaie courante. J'avais fait la connaissance de nombreuses filles ici, aucunes de nous n'était lesbienne avant d'entrer à l'école à des âges différents, nous le sommes toutes à présent. Pourtant, les hommes manquent... Du moins à celles qui ont eut la chance d'en connaître avant d'entrer ici.
Je me retourne dans mon lit. J'essaye tant bien que mal d'apaiser ma rage et ma soif de violence en pensant à des choses agréables. Un cunnilingus dans les douches, une mâchoire que j'ai cassé avant-hier, le festin qu'on nous a servi pour Noël... Rien n'y fait. J'essaye de me masturber, peut-être que ça me calmera, malgré la frustration de n'avoir jamais connu l'orgasme.
Après un quart d'heure sans autre résultat qu'irriter mon clitoris, je décide de me relever et aller aux toilettes.
Notre entraînement consistait principalement à nous transformer en machine à tuer redoutables. Nous devions êtres plus endurantes, plus fortes, plus rapides, plus méthodiques, plus concentrées, plus précises aux armes à feu, plus efficaces aux armes blanches et plus agressives à main nue que les meilleurs de nos chefs pour pouvoir sortir.
Une fois dans le couloir, je vis que quelque chose de louche se déroulait. J'entendais des cris dans le couloir voisin, ceux du sergent instructeur, ceux d'une autre femme et ceux de Karen, une recrue légèrement plus ancienne que moi. J'allais voir.
Je n'eut pas le temps d'arriver qu'un coup de feu retentit. Je dérapais sur le sol glissant avant de m'arrêter juste en face du sergent et de la pire furie en art martiaux de tout le camp, Karen gisait par terre, une énorme tache rouge sang sur le sein gauche. Je n'eut pas le temps de comprendre ce qui se passait que le sergent levait son arme vers moi. Mon instint et ma rage contenue explosèrent en même temps. Le coup parti vers ma tête et me manquat, j'étais déjà accroupie, la main sur le manche de la lame planquée sur ma cheville. Un an d'entraînement passé à manier ce jouet, j'étais capable d'embrocher un moustique en plein vol...
Je deuxième coup parti et m'atteint à l'épaule gauche juste au moment où la lame s'enfonçait dans l'oeil du sergent. J'avais déjà reçu des balles, j'étais habituée à la douleur.
Je m'attendais à ce que la furie se jette sur moi pour venger la mort de son fumier de sergent. Mais elle ne fit rien. Elle considéra le cadavre avec étonnement, puis me lança un regard perplexe. Je sortit nerveusement mon berreta de la main droite pour le braquer dans sa direction, si jamais elle bouge, je la descend, pas question de claquer maintenant, si près du but. Elle est capable de me briser la nuque avec deux doigts. Curieusement, la vue de mon arme la fit sourire amicalement.
- Je vois que vous êtes d'un naturel prudent Alexia. Vous dormez armée et vous ne faite confiance à personne, pas même à vos instructeurs. Cette qualité vous a sauvée ce soir. Karen était réticente à l'idée qu'on exécute sa section en guise de punition pour désobéissance, alors elle a donné sa vie à la place. Le sergent était un peu sur les nerfs et a commis l'erreur d'ouvrir le feu sur un de nos meilleurs éléments, vous en l'occurrence.
Elle sourit à nouveau, c'est bizare comme les sourires déforment atrocement son visage chevalin.
Je crois que vous êtes mûre pour passer à l'école des officiers.
Je n'en croyais pas mes oreilles. Je rengainais mon arme et saluais ma supérieure.
Finalement, ça a du bon les insomnies...
[Cet article est proprement à chier je trouve, mais je ne parviens pas à le corriger pour l'améliorer... Faudra que je le réecrive en entier je le crains Oo]
Publié par Envinyatar à 15:57:50 dans Poésie et textes divers | Commentaires (0) | Permaliens
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