Troisième génération et nouveau look pour mon blog ! Bon, je sais, mes goûts de décorateur laissent à désirer mais bon... C'est pas fait pour beau :/
[En fait, c'est surtout l'auteur qui est pas foutu de faire un truc esthétique mais chut]
Bienvenue donc dans le monde de mon éternelle paranoïa et de mes délires psychotiques. Le programme, lui, ne bouge pas : on ne change pas une équipe qui gagne (n'oublions pas les millier de visites que ce blog a à son actif^^)
[Je suis votre humble serviteur, votre ami... Je suis là pour vous aider, et un jour vous me remercierez].
[Ceci est un message subliminal de l'administrateur fou]
[Vous êtes manipulé]
[*souriez*]
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En une seconde, tout s'est accéléré. C'est le sommet du chaos.
La lourde chute, amorcée fin des examens, a enfin atteint sa vitesse maximale. 9.81m/s², c'est beaucoup déjà . J'en suis à 9.85... D'aucun appelleront ça, la goutte. Moi, j'appelle ça la sur-overdose, une sorte de fonction exponancielle à l'overdose.
Cela a commencé fin Juin comme je l'ai dis. C'est fini, je ne verrai plus jamais mes amis cinq fois/semaine, c'est dur. Ces chers amis que j'aime par dessus tout, ceux qui m'ont ramené à la vie. A partir de cette date, je glisse dans le gouffre, mais je ne m'en rend pas compte tout de suite... La première fois que je m'en rend compte, c'est dans le TGV en rentrant de France. La séparation, conjuguée à la découverte brutale de la terrible réalité, m'a précipité soudainement dans une sorte de "régression". C'est comme si je revivais toute cette année, mais à une vitesse inverse, tout en perdant progressivement tout ce que j'y ai aquis. J'ai l'impression horrible de laisser échapper quelque chose de très précieux sans pour autant savoir quoi exactement...
Ensuite, vint la discussion avec "V". Là , j'eus encore une fois, l'impression de mettre fin à quelque chose... Je me suis libéré d'un poids énorme, depuis, je parviens à entrevoir un avenir constructif en sa compagnie... Etrange.
C'est pendant cette discussion aussi que je me suis apperçu à quel point j'étais dépendant de mon cercle amical. Je disais dans un article précédent qu'ils m'apportaient chaque jour la petite dose d'amour qui me maintient en vie... J'ai peur d'être en train de mourir...
Les évènements suivant ne firent qu'acroître ma vitesse de chute. Voir ma chère Jen désespérer de l'amour. Voir un autre de mes amis retomber dans un jeu que je croyais qu'il avait quitté définitivement, la mort de Syd Barrett ; Raymond Devos et Roba, mon inscription à l'unnif, revoir un ami rencontré récemment et que je sais que j'aurais toutes les peines du monde à revoir, le départ imminent d'une amie pour l'Afrique du Sud, les préparatifs des autres pour entrer en kot, entrevoir la possibilité d'avoir un kot et s'appercevoir que les moyens ne suivent pas...
Et je me reprends à rêver... Une fois de plus, la limite entre le rêve et la réalité deviens floue. Je me réveille le matin, toujours aussi fatigué que la veille, avec une migraine en plus. Je perds peu à peu les idéaux que je m'était fixé durant cette année, je ne parviens même plus à m'intérresser à autre chose qu'à mon petit nombril. C'est là que je m'apperçois que l'école me fait un bien fou, je regrette déjà mes profs d'histoire et religion...
Cependant, je parvenais à garder plus ou moins pied, à rester connecté à la réalité grâce à mon pc et nos brêves entrevues entre amis en ville... Mais voilà que j'apprends que je suis contraint et forcé de partir 10 jours en povence avec ma mère, mon frère et mes cousins. A ce moment précis, j'ai glissé et ma vitesse de chute a doublé, voire triplé.
Dix jours, loin de tout, sous un soleil étouffant, en compagnie d'une bande de gamin survoltés de 14 ans à penchant geek, sans oublier les parents venu se dorer la pillule et barbotter dans la piscine, c'est le rêve. Dix jours de solitude, dix jours d'oisiveté, dix jours à brûler sous le soleil en s'emmerdant à compter les minutes, puis les secondes... Là , c'est trop pour moi. Je craque.
Et me revoilà seul, à minuit +45 minutes, à vider ma bouteille de vodka et broyer du noir en écoutant Elend, unique moment savoureux de la journée de ce 17 Juillet de l'an de disgrâce 2006.
Je n'entr'aperçois pas encore le fond, mais ça va venir, je le sens. Le contact avec le sol sera rude...
Publié par Envinyatar à 00:53:24 dans *Entre deux insomnies* | Commentaires (2) | Permaliens