Troisième génération et nouveau look pour mon blog ! Bon, je sais, mes goûts de décorateur laissent à désirer mais bon... C'est pas fait pour beau :/
[En fait, c'est surtout l'auteur qui est pas foutu de faire un truc esthétique mais chut]
Bienvenue donc dans le monde de mon éternelle paranoïa et de mes délires psychotiques. Le programme, lui, ne bouge pas : on ne change pas une équipe qui gagne (n'oublions pas les millier de visites que ce blog a à son actif^^)
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Qui a dit que tout espoir était perdu ? Qui dit que la justice ne suffisait plus à combattre l'injustice ? Et qui a dit que la corruption était incurable ? Certainement pas Tommy Lee Jones. En effet, comment pourions-nous qualifier sa première production ? Sinon en disant que, loin d'être un coup d'essai, c'est un coup de maître ?
Au début, je n'y croyais pas. Une image un peu terne. Un bout de désert texan (pour changer), une jeep qui descend une colline. Le générique prend fin et la jeep arrive à notre hauteur. Deux hommes armés (je ne m'y attendais qu'à moitié) occupent le véhicule. L'un épaule et tire un chacal. Félicitations, la bête rend l'âme. Puis arrive l'horrible découverte : le chacal était en train de boulotter des restes humains. Les restes de Melquiades Estrada pour être précis (par pitié, m'obligez pas à le réécrire). L'histoire commence.
La victime était un berger mexicain, ami de Pete Perkins (Tommy), un contremaître local. La police découvre vite le coupable (je vous laisse la surprise) et décide de classer l'affaire sans suite (vous saurez pourquoi si vous regardez le film). Pete, révolté face à l'évidente corruption, décide de prendre les choses en main. Il connais le nom et l'adresse du tueur (vous saurez comment). Et se rend chez lui. Là, il le kidnappe et le force à déterrer Melquiades. Le film commence pour de bon. Débute alors un incroyable voyage vers le Mexique afin de rendre le corps de Melquiades à sa famille et à sa terre natale. Seulement, Pete oblige l'assassin à l'accompagner et transporter le corps de son défunt ami. Durant le voyage, le criminel va se rendre compte de l'atrocité de son acte et va se cogner à un Tommy Lee Jones intraitable.
Que dire d'autre sinon que le film est génial ? Une épopée à travers le désert mexicain et ses décors grandioses, l'histoire d'une amitié que même la mort ne détruira pas, un châtiment bien mérité pour un beau salaud et une bande originale rappelant les anciens westerns de John Wayne. On en ressort difficilement indemne. Le film, pas seulement le scénario, mais le film en tant qu'oeuvre d'art, appelle autant d'émotions que d'horreur ; on peut aussi bien en rire, qu'en pleurer ou encore en avoir peur.
Bien sûr, ce n'est pas non plus le film le plus abouti de tous les temps. Des passages qui se traînent en longueur, mouvements de caméras chaotiques et acteurs au jeu nerveux entachent un tantinet le film, mais quel film peut prétendre à la perfection ?
En bref, le premier long métrage de Jones nous apporte un bon moment de réflexion sur le sort des émigrés mexicains, un instant fort en sentiments et (enfin) une vraie morale à l'issue d'une grosse production américaine.Note : 8/10
Genre : Drame
Publié par Envinyatar à 19:38:46 dans Cinéma | Commentaires (0) | Permaliens