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QUINCY JONES | 19 février 2007

QUINCY JONES

 

Né à Chicago, Quincy Jones connaît une enfance difficile : pauvreté, mère
internée pour maladie mentale, ... Après plusieurs déménagements, son père
s'installe dans la banlieue de Seattle et c'est là que Quincy Jones fait
connaissance avec la musique. Il s'essaie d'abord en autodidacte au piano, puis
apprend la trompette à l'école. À 13 ans, il reçoit quelques cours de Clark
Terry, lors d'un passage de l'orchestre de Count Basie à Seattle. La situation
financière de la famille est difficile et, en dehors de ses heures d'école, il
exerce l'activité de cireur de chaussures. Il fait connaissance de Ray Charles,
son aîné de 3 ans. Les deux amis forment un combo qui se produit dans les clubs
de la ville. Quincy Jones fait aussi partie d'orchestres locaux. À 18 ans, il
obtient une bourse pour poursuivre ses études au « Berklee College of Music » de
Boston.
Il quitte vite cet établissement pour intégrer l'orchestre de Lionel Hampton
comme trompettiste et arrangeur. Malgré un salaire dérisoire (17 dollars la
soirée selon ses mémoires), Quincy Jones reste 4 ans dans ce big band avec
lequel il fait même une tournée en Europe. Il s'installe ensuite un temps à New
York où il exerce comme trompettiste mais surtout arrangeur « free lance ». Il
écrit des arrangements pour de nombreux musiciens (Tommy Dorsey, Gene Krupa,
Sarah Vaughan, Count Basie, Dinah Washington, Cannonball Adderley, Ray Charles).
En 1956, Quincy Jones est engagé par Dizzy Gillespie comme trompettiste et
directeur musical de son big band pour une tournée organisée par le Département
d'Etat au Moyen Orient et en Amérique du Sud. Peu après, il enregistre son
premier disque comme chef d'orchestre pour le label « ABC Paramount Records ».
En 1957, Quincy s'installe à Paris où il étudie auprès de Nadia Boulanger et
travaille comme « staff arranger » pour le label d'Eddie Barclay (arrangements
pour Henri Salvador, Charles Aznavour, Jacques Brel, ...). Le groupe les
Double-Six enregistre un album consacré à ses compositions. Il est, le temps
d'une tournée européenne, directeur de la troupe qui joue la comédie musicale «
Free and easy » d'Harold Arlen. En 1960, il forme un big band avec 18 musiciens
de la troupe. Malgré la qualité musicale de l'orchestre, l'expérience se solde
par un fiasco financier et pousse Quincy Jones, homme pourtant foncièrement
optimiste, au bord de la dépression.
Il retourne aux États-Unis où, grâce à l'aide d'Irving Green, il devient
arrangeur puis directeur musical du label Mercury. C'est dans ce cadre qu'il va
arranger des dizaines d'albums de jazzmen mais, aussi et surtout, d'artistes
comme Frank Sinatra, Barbra Streisand, Tony Bennett, ... En 1964, il est nommé
vice-président du label. La même année il écrit sa première musique de film « le
Prêteur sur gagess » (The Pawnbrocker) de Sidney Lumet. Dans les années qui
suivent, il en écrit de nombreuses autres (voir annexe). Il travaille aussi pour
la télévision : musiques de « L'homme de fer » (Ironside), « Sanford and son »
et du « Bill Cosby Show ». Il milite dans de nombreux mouvements anti-racistes
et sociaux auprès de Martin Luther King ou du Révérend Jesse Jackson (fondateur
du « People United to Save Humanity ») (PUSH). Il aide financièrement l'IBAM («
Institute for Black American Music ») et est un des fondateurs du « Black Arts
Festival » de Chicago. En 1973, Quincy Jones co-produit pour CBS « Duke
Ellington, We Love You Madly », une émission télévisée en hommage à l'œuvre du
Duke à laquelle participe Sarah Vaughan, Aretha Franklin, Peggy Lee, Count
Basie, Joe Williams, le groupe Chicago. En parallèle à son activité de
producteur et de compositeur, Quincy Jones continue à enregistrer des disques,
pour plusieurs labels, sous son nom, souvent plus proches du rhythm and blues,
du funk ou de la pop music que du jazz.
En août 1974, il est victime d'une rupture d'anévrisme, subit deux importantes
opérations. Après six mois d'arrêt, il reprend une intense activité. Il produit
‘'Off the Wall‘' le premier album solo de Michael Jackson qui est un énorme
succès commercial. En 1982, l'essai est transformé avec ‘'Thriller''. Cet album
est vendu à 55 millions d'exemplaires. Après un troisième album, Bad, Michael
Jackson va "rompre" avec Quincy Jones, mais la fortune de ce dernier est
définitivement assurée. Sa situation financière permet à Quincy Jones d'acheter
les droits d'auteurs de compositions de nombreux musiciens (il possède
actuellement les droits sur environ 1600 titres). Elle lui permet aussi d'être,
en 1985, coproducteur du film de Steven Spielberg « La Couleur pourpre » (The
Color Purple). La même année, il est co-organisateur de l'enregistrement de « We
are the world », titre "humanitaire" contre la famine en Ethiopie. Quincy Jones
n'oublie pas pour autant le jazz. En 1991, par exemple, il dirige au festival de
Montreux l'orchestre qui accompagne Miles Davis pour la reprise des arrangements
écrits par Gil Evans. En 1993, Quincy Jones et David Salzman organisent le
concert d'investiture du président Bill Clinton.
Jones et Salzman fondent la compagnie « QDE » (Quincy Jones/David Salzman
Entertainment) qui produit aussi bien de la musique, des pièces de théâtre, des
films, des émissions télévisées - dont « le Prince de Bel Air » (Fresh, Prince
of Bel Air) pour NBC-TV - et d'autres produits multimédias. QDE, dont Quincy
Jones est le PDG, édite aussi la revue « Vibe ». Quincy Jones fonde son propre
label « Qwest Records ». Pour anecdote, en 2001, Quincy Jones est fait
"Commandeur" de la Légion d'honneur par Jacques Chirac. Malgré son âge, Quincy
Jones est toujours aujourd'hui très actif.

 

DISCOGRAPHIE

 

Albums studios 
 Anthologies
  1979 : Back on the Block
 Musiques de films 
  1964 : le Prêteur sur gages (The Pawnbrocker) de Sidney Lumet
  1965 : Mirage de Edward Dmytryk
  1965 : Trente minutes de sursis (The Slender Thread) de Sydney Pollack
  1966 : Rien ne sert de courir (Walk don't run) de Charles Walters
  1966 : M15 demande protection (The Deadly Affair) de Sidney Lumet
  1967 : Dans la chaleur de la nuit (In the heat of the night) de Norman Jewison

  1967 : Banning de Ron Winston
  1967 : De sang froid (In cold blood) de Richard Brooks
  1968 : Maldonne pour un espion (A Dandy in aspict) de Anthony Mann
  1968 : Jigsaw de James Goldstone
  1968 : Mon homme (For love of Ivy) de Daniel Mann
  1968 : Tous les héros sont morts (The Hell of heroes) de Joseph Sargent
  1968 : Crime C est notre business (The Split) de Gordon Flemyng
  1969 : Of men and demons de John Hubley
  1969 : L'Or de MacKenna (McKenna's gold) de J. Lee Thompson
  1969 : L'Or se barre (The Italian job) de Peter Collinson
  1969 : L'Homme perdu (The Lost man) de Robert Alan Aurthur
  1969 : Bob et Caroel et Ted et Alice (Bob & Carol & Ted & Alice) de Paul
  Mazursky
  1969 : John et Mary (John and Mary) de Peter Yates
  1969 : Cactus flower de Gene Saks
  1970 : Mother de Don Joslyn
  1970 : Last of the mobile hot shots de Sidney Lumet
  1970 : Escapade à New York (The Out-of-towners) de Arthur Hiller
  1970 : They call me Mister Tibbs ! de Gordon Douglas
  1971 : Bang bang de Andrea Tonacci
  1971 : Brother John de James Goldstone
  1971 : Le Gang Anderson (The Anderson tapes) de Sidney Lumet
  1971 : Honky de William A. Graham
  1971 : Dollars ($) de Richard Brooks
  1972 : Dig de John Hubley
  1972 : Les Quatre Malfrats (The Hot rock) de Peter Yates
  1972 : Les Flics ne dorment pas la nuit (The New centurions) de Richard
  Fleischer
  1972 : Le Guet-apens (The Getaway) de Sam Peckinpah
  1973 : Don Angelo est mort (The Don is dead) de Richard Fleischer
  1978 : The Wiz de Sidney Lumet
  1985 : Lost in America de Albert Brooks
  1985 : Match à deux (The Slugger's wife) de Hal Asby
  1985 : La Couleur pourpre (The Color purple) de Steven Spielberg
  1985 : Listen up : the lifes of Quincy Jones de Ellen Weissbord
  2005 : Get Rich or Die Tryin' de Jim Sheridan
A titre de curiosité, le thème du générique des trois films de la série Austin
Powers est en fait «Soul bossa nova», un titre tiré de l'album de Quincy Jones
«Big band bossa nova» (1964). Quincy Jones apparait brièvement dans son propre
rôle dans l'épisode trois (Austin Powers dans Goldmember).

 

 

SITE OFFICIEL TU CLIK ICI

http://www.quincyjonesmusic.com/

Publié par JERONIMO59 à 17:49:44 dans NEWSCOLLECTION | Commentaires (0) |

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