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Les frondeurs encagoulés et s’adonnant à des rixes violentes contre les CRS lors des manifestations sont désignés par « Black Blocs ». En France depuis la réunion de l’Otan du 4 avril, lors du 60ème anniversaire de l’alliance, la presse écrite a fait usage du terme. Une genèse nécessaire pour connaître cette nébuleuse qui évolue avec ses actions spontanées que programmées…
On a entendu le mot "Black Blocs" pour la première fois, quand les squatters allemands défendaient, des évictions forcées, les lieux qu'ils occupaient. En France, où un projet de législation interdisant les cagoules cachant les visages pendant est à l'étude, c'est lors de la réunion du 60ème anniversaire de l'Otan que les médias en ont fait largement usage...L'évolution de ce mouvement disparate de jeunes continue, elle est déjà anticapitaliste alors qu'une crise traverse l'ancien système qui refuse de se laisser dépasser...
Les réfractaires qui font de virulentes démonstrations lors des rassemblements en affrontant, comme l’avoir cherché, physiquement les forces de l’ordre, sont désormais labellisés. Le vocable « Black Blocs » (Blocs Noirs) vient d’être plus profusément utilisé, en France lors des manifestations du sommet de l’Otan à Strasbourg, par les médias pour désigner les jeunes avec lesquels les CRS sont entrés en violence.
Le mot était peu fréquent dans les articles auparavant, malgré que son usage date des années 80. Pour la première fois que cette désignation a été attribuée à des manifestants, c’était aux squatters allemands qui défendaient par la force leurs refuges de sommeil et autres lieux autogérés. Ces derniers étaient des abris d’artistes ou bien des endroits de regroupement et même des restaurants ou des bars clandestins. Ces occupants d’immeubles, de toutes sortes, vacants étaient classés parmi les autonomes, c’est-à-dire non affidés à une structure organique. Les Black Blocs épouse aussi cette absence d’organisation, on peut ni adhérer et ni être le chef… D’où leur ventilation parmi les anarchistes… Mais ils incarnent le mouvement contestataire le plus redouté lors des occupations du macadam.
Le terme « Schwarzer Blocks » (Blocs Noirs en allemand) est apparu pour le grand public, lors de la, assez large, solidarité pour la Fraction Armée Rouge, le plus renommé des groupuscules d’extrême-gauche en Europe qui s’est fait entendre pendant les années 70 et 80 avec des actions qu’il considérait de la lutte armée. Ce qui d’ailleurs fait, envisager dans l’opinion, les Black Blocs parmi les plus inspirés des modes d’action de ce groupuscule, connu aussi par « la Bande à Baader », l’action directe qui consiste en s’attaquant de face aux services d’ordre exécutant le plus souvent des missions répressives.
Ensuite les troubles sociaux du même genre et de la même teneur querelleuse, sans que soit la même composante humaine, ont choisi la véhémence dans le mouvement anti-nucléaire. Ces manifestations considérées les plus pacifistes se sont heurtées à la réalité des chantiers d’envergure militaires. Ils ont joué un rôle déterminant, poussant même les décideurs lors de la guerre froide, pour que la réalisation de centrales nucléaires recule devant le tout armement. Certains observateurs croient que les Black Blocs, en trouble-fêtes se sont introduits parmi ces manifestants dociles. Et d’autres pensent que depuis la question du nucléaire l’adhésion à plusieurs matières politiques était devenue une sorte de subversion sociétale radicalement de gauche.
Et en 1991 avec la première guerre en Irak, ils s’arrogent la vraie intonation politique avec laquelle sympathisent nombreux jeunes en bute à faire entendre leurs choix surtout dans les pays occidentaux où on se gargarise à outrance de démocratisme. Depuis l’anticapitalisme passe pour la première cause. La plus remarquée et médiatisée des manifs est a eu lieu le [1] 30 novembre 1999, lors de la « Bataille de Seattle », les « Black Blocs » font une entrée marquante dans ce qui est le mouvement « antimondialisation » en lançant des frappes contre des succursales de banques et des magasins Gap, Levi’s, McDonald’s.
Les premières manifs Black Blocs
1 la Grande manif
2
3 Londres G20
4 Anti Otan strasbourg
Un black Blocs : interview
Avec prédilection aux incendies de véhicules parce que le déclenchement est spontané, les saccages auxquels s’adonnent ces séditions juvéniles étaient plus attribuées en France aux banlieusards après les bavures policières. De profonds sentiments d’injustice légitimes mettent en colère les groupes de jeunes trop souvent malmenés par des contrôles policiers. Les Black Blocs surgissent dans les manifestations citoyennes en s’attaquant d’une manière plus idéologisée aux cibles de choix, les voitures sont souvent écartées des passages des manifestations. Ils ont de commun la cagoule pour cacher les visages et le chaos qui habite leurs objectifs…
L’accoutrement totalement noir des Black Blocs les distingue bien, et est plus sophistiqué avec des équipements de masques à gaz, ou des lunettes protectrices des yeux et l’utilisation de produits d’aseptisation des effets des lacrymogènes, il constitue le vrai signe d’appartenance. Quant aux désœuvrés par une politique urbaine et sociale discriminante, les banlieusards, ils font déjà, depuis quelques temps montre, d’usage d’armes à feu.
Du fait que leur mode d’action est noyauté par certains trafics et l’économie informelle dont les bénéficiaires entrent en hostilité. Pourtant la discipline d’intervention de front avec les agents CRS est plus élaborée chez les Black Blocs. Elle est assez alimentée d’idées citoyennes et d’appartenance idéologique. Elle livre désormais un combat anticapitaliste très poussé, et qui n’est aucunement stabilisé à ce sujet même si la crise actuelle risque ou permet d’affiner leur combat.
Publié par argotheme à 17:19:30 dans Actualités | Commentaires (0) | Permaliens
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En hidjab à la Maison-Blanche, Dalia Mogahed, une américaine d’origine égyptienne a été nommée conseillère aux affaires religieuses. Son livre, best-seller, est une œuvre majeure distinguant islamiste et musulman. Une nouvelle donne, au sein de l’administration et dans la diplomatie, se dessine et vise d’atténuer la rancune des musulmans envers le passé récent…
Une jeune américaine d’origine égyptienne, Dalia Mogahed, a été nommée conseillère des affaires religieuses dans l’Administration du président Barack Obama. Elle porte le Hidjab, le fameux foulard islamique, et siège à la Maison Blanche.
Des choses inconcevables dans beaucoup de pays occidentaux, telle que l’élection d’un noir à la tête d’une aguichante démocratie. Le vieux continent, comme aiment exagérément les américains à désigner l’Europe, est loin de tenter de trouver un chef d’Etat parmi ses ressortissants à la peau de couleur exotique ou de tendre la main à ses citoyens de religion musulmane. Certes la nuance entre musulmans et islamistes, n’est pas complètement assimilée aussi bien chez les adeptes de la divinité révélée par Mohamed que par l’opinion mondiale.
Les premiers ayant uniquement la confession et sont susceptibles d’être laïcs. Quant aux seconds militants de la propagation par le prosélytisme comparable à l’évangélisation, ont aussi un bras armé que sont les djihadistes. Ces derniers, de nos jours, sont en convergence universelle qui les fait déclarer quand ils commettent un forfait de terrorisme qu’ils sont tous fédérés par Al-Qaïda. Après un déblayage idéologique de longue haleine des Frères musulmans.
Le nouveau président américain avait signé le 5 février dernier un décret exécutif instituant le « Bureau des partenariats religieux » qui ouvre son service à quelques mètres du bureau ovale et a été nommée Dalia. Une inviolable exclusion est brisée avec ce nouvel acte après les derniers conciliabules d’ouverture déclarés en Turquie. Et malgré les moult vacarmes de la campagne électorale qui ont voulu caricaturer le jeune Obama comme un musulman et même un terroriste.
Or il a été toujours vu à l’église et en matière de violence politique, il avait une relation avec Bill Ayers, un ancien opposant de la guerre du Viêt Nam. Avec qui, il a travaillé sur un projet de réformes scolaires pour la ville de Chicago après sa réhabilitation. Bill Ayers est le fondateur du groupe d’extrême gauche Weathermen, il avait reconnu avoir participé à des attentats contre le Capitole en 1971 et contre le Pentagone 1972. Il est actuellement professeur des sciences de l’éducation à l’université de Chicago où il a rencontré Obama dans les années 1990.
L’Amérique déjà originellement très puritaine, a été choquée, comme le reste du monde, de l’agression du 11 septembre, et est passée pour une puissance impitoyable envers l’Islam et les musulmans. Mais voilà que la touche de politique interne prend un tournant décisif. Elle vise à juguler la haine entretenue au sein et par la population des USA, par l’administration de G.W. Bush, et constitue un signal probant aux musulmans dans le monde. Ces derniers ont intérêt de se distinguer des islamistes !
Dalia Mogahed, se dit être « fier d’être la première musulmane à entrer à la Maison-Blanche ». Membre du conseil consultatif des religions Faith Based-Comité, composé de 25 autres personnalités issues de confessions différentes, elle a acquis son aura grâce à son talent par ses publications au célèbre institut « Gallup » où elle occupe le poste de chef de division des études islamiques.
De larges extraits de son livre « Who speaks for Islam » (Qui parle au nom de l’Islam ?), un best-seller, ont fait l’objet de reprises sur la très sérieuse revue de l’université de Harvard Harvard International Review. Et ont certainement convaincu le président américain.
Concernant sa mission à la Maison Blanche, Dalia dit « Ma tâche consiste à aider le président des Etats-Unis à mieux connaître les musulmans loin du prisme déformant de la violence ». Ainsi le refrain de la campagne électorale qui propose des liens entre Obama et Ben Laden, a été abondamment repris ces derniers jours aux Etats-Unis. Mais c’est un pays qui a de réelles capacités à reconsidérer la pratique de la citoyenneté, un pragmatisme qui de la « Positive Action », l’équivalent de la discrimination positive, a donné un président qui signe un nouvel libéralisme et cette fois mental qui imprègne la psychologie collective des américains.
Barack Obama donne une nouvelle envergure à la sécurité de son pays. Il a bien et toujours estimé que la lutte contre le terrorisme de l’ancien président avait exacerbé le sentiment anti-américain sans rendre les Etats-Unis plus sûrs. Ce qui une analyse pertinente.
Publié par argotheme à 17:47:07 dans Actualités | Commentaires (0) | Permaliens
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La BNM Bibliothèque Numérique Mondiale, de l’Unesco, a été lancée ce mardi 21 avril 2009, se rajoute à Européana et Google Book Search. Un site Web culturel avec la même vocation qui met en ligne : manuscrits, cartes, livres, films, gravures, photos, enregistrements sonores. Enrichissement valeureux, la concurrence tranchera avec la particularité de chacun.
L’UNESCO (Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture) a ouvert la BNM (Bibliothèque Numérique Mondiale) ce mardi 21 avril, avec une symbolique inauguration qui est son lancement, au siège de Paris. C’est un site Web http://www.wdl.org ouvert au public internaute pour leur proposer une sélection de documents issus des grandes bibliothèques de différents pays du monde. Beaucoup de gens se sont questionnés que voulaient bien dire les WDL, il s’agit de la World Digital Library, la prépondérance de la langue anglaise l’explique.
Le site Internet offre des fonctions de recherche et de navigation en sept langues : anglais, arabe, chinois, espagnol, français, portugais et russe. Et il propose des contenus dans plus de 40 langues. L’organisation onusienne est partenaire du projet, avec une trentaine de bibliothèques nationales (Chine, France, Russie, Irak notamment) et d'institutions culturelles ou éducatives dans le monde.
Les contenus ont été développés par une équipe de la Bibliothèque du Congrès américain (Library of Congress) et une précieuse aide technique a été fournie par la Bibliothèque d'Alexandrie. Les deux pays utilisent des langues autres que le français.
D’après James H. Billington, directeur de la Bibliothèque du Congrès, qui s’est exprimé à l'occasion du lancement du site, la BNM (ou WDL) n'entre pas en compétition avec les autres projets qui existent déjà, comme la bibliothèque en ligne européenne Europeana (Lire article de POPULISCOOP sur Européana) ou Google Book Search.
Ce qui est inimaginable au regard de la quête interminable et explosive des internautes. Puisqu’elle fournira désormais au même titre que les autres institutions des documents fondamentaux (manuscrits, cartes, livres, films, gravures, photos, enregistrements sonores) aux éducateurs, aux élèves et surtout au grand public dans le monde entier. Notons que lors de l’ouverture d’Européana (Lire sujet Européana sur POPULISCOOP), un engouement a provoqué un encombrement des accès du site web au point de la faire cesser son fonctionnement et il a fallu renflouer les capacités d’hébergement du site Internet…
Logo d'Européana
Notre illustration pour notre ARTICLE
Il s’agit d’un enrichissement de la disponibilité en ligne de patrimoines culturels universels. La fracture numérique, se situe au niveau de l’accès à la toile du Web. Et ce nouvel outil permet au plus grand nombre dont les élèves des systèmes éducatifs de part le monde d’accéder gratuitement aux trésors que renferment les plus grandes bibliothèques internationales : livres, manuscrits, cartes, films, enregistrements…
L’enjeu d’Internet passe pour une prouesse de l’humanité. Elle offre cet immense partage aussi virtuel qu’il puisse être. Elle donne un coup d’accélérateur à la culture par les nouveaux circuits du Web. Tant mieux, encore une fois ! Si on fait de tels délices dans l’esprit de peuples unis : fertiliser la mémoire commune.
Avec la BNM, l’UNESCO entend promouvoir les valeurs qu’elle défend, comme la diversité linguistique en offrant des fonctions de recherche et de navigation en anglais, arabe, chinois, espagnol, français, portugais et russe.
Publié par argotheme à 09:23:59 dans Cultute et Arts : Critiques. | Commentaires (0) | Permaliens
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Une nouvelle réforme de la procédure administrative des demandes de naturalisation a été annoncée par M Eric Besson. Elle consiste à déléguer aux préfectures le traitement des dossiers, et l’administration centrale se contentera désormais de l’approbation. De quoi rajouter du travail aux services déconcentrés des services publics…
Voir en ligne : Signer la pétition lancée par Alexis Spire, Patrick Weil et Caroline Douki
Selon le ministre, la France naturalise chaque année près de 100.000 étrangers. Les demandes sont traitées à la sous-direction de l'accès à la nationalité française, après leurs dépôts auprès des 101 préfectures. Ces instances, de l’administration publique déconcentrée, enregistrent, instruisent les dossiers de naturalisation et émettent un avis. La réforme a été communiquée le lundi, 19 avril, à Rezé (ouest) par le ministre de l'Immigration Eric Besson. Elle sera mise en œuvre dès janvier 2010 dans 20 départements, puis étendue progressivement à l'ensemble du territoire à partir du 1er juillet 2010.
Toutes les investigations pour savoir quelles expertises ou recommandations ont prôné cette réforme restent vaines. C’est comme les innombrables réformettes, embarquées dans le train de folie de changement pour s’accorder d’être à l’origine de mesures à historier dans les annales, qui risquent non seulement de soulever des mécontentements mais aussi de finalement s’annihiler.« Au lieu d'avoir une double instruction, nous aurons une seule instruction (par les préfectures) et un contrôle au niveau central », selon Eric Besson.
Ce dernier avance la certitude que les délais de traitements des dossiers seront énormément réduits. Or beaucoup de réactions se sont déjà prononcées, qu’au contraire les délais seront encore plus longs du fait de l’encombrement des procédures au niveau des préfectures sans de nouveaux recrutements.
Sur la chaîne de radio publique France-Info (que vous pouvez écouter en vocale en cliquant sur le lien suivant : Indignation de l’historien Patrick Weil, à l’origine d’une pétition contre le dispositif. (0'49")
Marc Bonnefis, secrétaire du syndicat CGT dans l'administration chargée de l'accès à la nationalité française, réagissant de son côté ce lundi. « Au lieu d'un endroit unique où on peut harmoniser pour une égalité de traitement, il va y avoir un éclatement en 101 lieux de décisions ».
Mais l’égalité de traitement demeura la même, assure Eric Besson. Ecoutez le ministre. (0'51")]}} L’impact attendu de cette réforme est la décentralisation au niveau des structures déconcentrées qui décideront des vœux de naturalisation postulés, et les proposeront à l’administration centrale. Enfin le ministère n'assurant plus qu'une finale vérification, en termes de droit administratif, émet une approbation ou le rejet, des seules propositions favorables.
Un lapsus d'Eric Besson qui voulant dire immigration, prononce INVASION
Eric Besson RTL -----
Eric Besson reconnaît lui-même un hic pratique et peut-être insurmontable : « Un tel pouvoir délégué aux préfets comporte naturellement un risque d'abus et de favoritisme politique. C'est pour cette raison que tous les grands pays démocratiques ont centralisé leurs procédures de naturalisation », a-t-il rajouté.
Publié par argotheme à 19:01:24 dans Actualités | Commentaires (0) | Permaliens
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Un repas à l’Elysée aurait tourné en une séance de dénigrement des chefs d’Etats de part le monde, Sarkozy vit un isolement diplomatique dont le plus embrouillé est de s’être attaqué à Barack Obama, l’homme qui incarne un leadership nouveau des USA. Et c’est à la veille de sa visite en Espagne, le 27 et 28 avril 2009, qu’une polémique éclate avec Zapatero celui dont son pays admire la compétence…
La presse mondiale remet les pendules à l'heure, Sarkozy perçu en trublion irrespectueux de ses pairs.
Le vendredi 17 avril 2009, plusieurs journaux de la presse internationale se sont, comme ligués, pris à présenter le président français comme un espiègle dirigeant manquant aussi bien de finesse que de considérations à l’égard de nombreux, et non des moindres influents, de ses pairs chefs d’Etats. Un tollé exogène qui ressemble à celui, endogène, déclenché lorsqu’il a tenu, sur le deuil de familles ayant perdu leurs enfants pour une bavure, le propos de « racaille », désignant des jeunes français perclus dans les conditions sociales grandement déprimantes des quartiers populeux.
De l’extérieur c’est un fait rare, les brouilles diplomatiques exigent de la retenue. Selon un article du quotidien français « Libération » de l’édition de la veille, jeudi, Nicolas Sarkozy aurait eu des commentaires peu attentionnés sur des dirigeants mondiaux. Lors d'un déjeuner privé à l'Elysée avec des parlementaires de droite et de gauche, il aurait invoqués certains d’une manière critique à la limité de la jalousie enfantine.
Pour que « Libé » apporte sa part locale dans le déchaînement de cette hostilité à travers les éditoriaux des grandes capitales du monde, l’isolement de Sarkozy dans les sphères diplomatiques internationales va de plus en plus sur la « mise en quarantaine », selon plusieurs constats qui observent son inefficacité. Le prestigieux quotidien français, n’en est pas seulement la source à qui, l’un des invités de la ripaille élyséenne, on a soufflé l’orgueil débordant d’un président qui vit depuis des mois au bas du tableau dans les sondages de son propre pays. Les bourdes présidentielles sont une matière trop épiée pour échapper aux médias.
Le Premier ministre espagnol José Luis Rodriguez Zapatero qui attend Sarkozy pour une visite officielle pour le 27 et 28 avril prochain, aurait fait l’objet d’une diatribe rapportée mot à mot par libé « il se peut qu'il ne soit pas très intelligent. Moi j'en connais qui étaient très intelligents et qui n'ont pas été au second tour de la présidentielle », faisant allusion à l'échec du socialiste français Lionel Jospin en 2002. Un porte-parole de l'Elysée a formellement démenti jeudi ces propos dûment invérifiables et contestés par plusieurs témoins.
L’Espagne reste peu convaincue, « le complexe de supériorité » du dirigeant français est une perception établie depuis qu’il a été élu. Et que ne démentissent point les récents événements comme l’ont observé les pays arabes et nombreux français lors de son déplacement au Proche-Orient alors qu’Israël massacrait des civils palestiniens spoliés de leurs terres, maisons et pays.
Une approche « sarkozienne » de ce conflit, israélo-palestinien, des plus néoconservatrices alors que la détente et la paix sont la seule perspective qui se dessine à travers plusieurs capitales du monde. Cette démarche jugée hautaine et typiquement de la droite conservatrice de France, s’apparente à l’arrogance, dit-on au pays de Picasso où plusieurs lectures ont été relayées, et au comportement d’une certaine Ingrid Betancourt, du fait de la langue usitée en Colombie, rapportés par les livres de ses ex compagnons de détention. C’est dans ce pays que la presse de toutes les tendances a reproduit la révélation du journal français.
Aussi bien ABC de la droite parlant de ce « complexe de supériorité » français qui a rajouté à l’intérieur du sujet « Fasciné par les commérages, Sarkozy donne la véritable mesure de son altière - et trompeuse - figure politique ». Qu’El Periodico (centre-gauche) de Catalogne donnant « … le caractère fanfaron » ou La Vanguardia (centre-droit) doutant « que ce soit la meilleure manière de préparer » une visite en Espagne. Enfin El Mundo (libéral) pense que la présence à Madrid de Carla Bruni-Sarkozy va « alléger les tensions et contenir les légèretés auxquelles se livre son époux quand il se sent à l'aise et désinhibé ».
Concernant Barack Obama et Angela Merkel, les propos alloués à Sarkozy sont : « l'esprit subtil » et le « manque d'expérience » envers M. Obama et concernant Mme Merkel, l’autosatisfaction de Sarkozy est que la dirigeante allemande « … se soit rangée à ses vues sur la crise économique. » « Stupide, immature, hors de propos: le jugement de Sarkozy sur ses homologues », telle était la « Une » du quotidien britannique The Guardian, à propos des commentaires supposés sur M. Zapatero, la chancelière allemande Angela Merkel ou le président américain Barack Obama.
Pour le Times (conservateur), « M. Sarkozy est irrité par l'adulation dont jouit un dirigeant américain sans expérience, dont la popularité a éclipsé (sa) réputation de sauveur du monde ». Aux Etats-Unis, nombreuses chaînes d'informations en continu ont reproduit les termes attribués au président, pendant toute la journée du jeudi. Puis le vendredi le prestigieux New York Times a titré : « Un repas avec Sarkozy : brochettes de dirigeants au menu ». « Le président Nicolas Sarkozy est connu pour son amour de l'action », commentait le quotidien. « Mais il aime également se vanter et se moquer de ses collègues dirigeants du monde », poussant son analyse avec une observation pertinente qui souligne que le démenti de l'Elysée à l’air de ne pas concerner les propos qui auraient été tenus à l’égard du jeune président Obama.
De quoi s’attendre à une réaction appropriée de la Maison Blanche. Dans la fissure internationale on avait entendu l’intrusion de Ségolène Royal lors de sa visite qui a présenté des excuses aux sénégalais, pays elle y est née quand son géniteur était militaire. Elle vient d’adresser au premier ministre espagnol les mêmes réactions, profitant de cette polémique pour remonter dans l’emplacement de la première opposée que risque de lui prendre sa rivale du PS martine Aubry. Cette dernière avait soutenu l’intervention de Royal pour le pays africain, elle mesure précautionneusement la nouvelle réplique…
Publié par argotheme à 10:07:14 dans Actualités | Commentaires (0) | Permaliens
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