Promis, c'est pour très bientôt le retour des posts longs et chiants... C'est-à-dire que pour ça, il faut du temps. Peut-être en trouverais-je au bureau, qui sait ? Quant au recyclage de photo, je suis désolé elle est trop jolie...
Je voudrais juste faire part de mon profond désappointement, qui me fend le coeur depuis déjà un certain nombre d'années, et qui me touche d'autant plus actuellement, à propos de l'utilisation déviante de la langue française pour certains mots ou expression. "Je t'aime", "je t'adore" sont aujourd'hui devenus d'une banalité effarante, enfin telle est mon opinion...
Il était une fois l'histoire d'un gars - un copain - et d'une jeune fille - une copine - qui se rencontrèrent en vacances, en Dordogne plus précisément (d'ailleurs, à venir un article sur l'aspect romantique de la Dordogne, formidable vivier d'amours de jeunesse, mais c'est une autre histoire..). Bref, il sortirent ensemble, et dès leur première soirée passée à s'enlacer, j'entendis - malencontreusement et avec horreur - le gars suçurer aux oreilles de la fille: "je t'aime"... Il finirent la semaine ensemble, puis se séparèrent en repartant chacun chez eux, de leur côté, sans plus jamais se revoir. Impressionant.
C'est vrai. Et aujourd'hui, lorsqu'on met la photo de quelqu'un que l'on aime bien sur son blog, le commentaire se finit toujours par "je l'adore" ou "je t'adore". Quand ce n'est pas "j'tm trop trop fort". Alors que ce n'est qu'un pote du quartier, par exemple. Impressionant.
Mais alors que doit-on dire à sa copine - ou son copain ? Lui dire directement qu'on l'aime ? Quelle banalité ! Si c'est vrai, tant mieux. Mais le verbe étant tellement banal, alors il n'aura pas forcément la connotation sincère qui lui était destinée au départ. Si c'est faux, c'est grave, très grave. C'est tromper cette personne. Mais surtout, c'est trahir tous ceux qui n'utilisent le verbe "aimer" qu'avec soin et sincérité.
Quel verbe plus fort que "aimer" peut donc être utilisé pour passer au-delà de cette banalité ? Je me triture le cerveau depuis des mois, et je n'ai pas trouvé de réponse. Parce qu'on a beau parcourir le dictionnaire des synonymes, "aimer" est un verbe unique. Grave. Sincère. Impressionant.
Aimer, c'est chérir quelqu'un. Aimer sa petite amie - ou son petit ami -, c'est être arrivé au bout du processus qui a consisté à tomber amoureux. Ce peut être long, rapide, mais en tout cas ça doit être sincère. Une fois pour toute, arrêtons d'utiliser à outrance le verbe "aimer" ! Redonnons sa gloire d'antan à un verbe qui a trop souffert de l'évolution du monde moderne. On apprécie quelqu'un, on ne l'aime pas forcément.
Tombons amoureux - c'est déjà pas mal - avant d'aimer, sacré nom de D***! Merci.
Amoureusement (mais non pas pour vous tous^^),
Nico
Publié par bN à 00:41:36 dans Au joyeux bordel | Commentaires (4) | Permaliens
Waaah ce matin j'allume la radio, et entends la date du jour... 1er juillet ! Que le temps passe vite !
Ca veut dire que dans deux jours on a les résultats de bac, dans trois ceux de Tours, et que c'est parti pour un mois de relances téléphoniques. Diable.
Ca veut aussi dire que dans... disons une minute et demi, je pars au mariage de mon "grand frère" Rachid. Ca ne me rajeunit pas tout ça^^
Bien à vous,
Nico
Publié par bN à 13:06:49 dans Au joyeux bordel | Commentaires (1) | Permaliens
La Rochefoucauld a dit: L'hypocrisie est un hommage que rend le vice à la vertu.
Ce sera, à vrai dire, ma seule consolation.
Avec toutes mes amères félicitations,
Nico
Publié par bN à 10:56:35 dans Au joyeux bordel | Commentaires (1) | Permaliens
Il suffira de parler du "show Didier Wampas" pour résumer le furia: une nouvelle fois énorme.
Là, Didier Wampas semble se prendre pour Jésus. Mais à défaut d'être le fils de Dieu, il était, dimanche soir, au moins le roi pour les quelques milliers de furieux à avoir bravé la pluie - et la boue - pour voir l'exceptionnel showman. Debout sur une chaise, au milieu du public. Après avoir pris multiples bains de foules, après s'être roulé dans la boue, après avoir fait reprendre en coeur "Chirac en prison" aux spectateurs déchaînés, après avoir fait envahir la scène d'une bonne centaine de jeunes filles sur l'air de "Où sont les femmes", et avant d'escalader la régie par l'extérieure, tout cela en chantant.
Chapeau, monsieur Wampas.
Nico
Publié par bN à 14:44:42 dans Au joyeux bordel | Commentaires (6) | Permaliens
La France championne du monde de football ?
Depuis la débâcle de Corée en 2002, cela relève de l'utopie. Et encore. Plus grave, la difficulté pour la France de sa qualifier pour les huitièmes de finale en Allemagne. Les Bleus sont devenus un sujet de raillerie national, alors qu'ils étaient les derniers garants de l'unité de la Nation. Il serait osé de relier les échecs successifs de l'Equipe de France avec le triomphe de l'extrême-droite aux dernières élections présidentielles, ou, plus récemment, les "émeutes de banlieue", mais on peut néanmoins reconnaître que les français ont honte de leurs ambassadeurs d'un temps. Même si le sentiment national reprend le dessus les soirs de match...
Il est prouvé l'impact des résultats de l'Equipe de France sur le moral des français. L'obtention du titre mondial permettrait de relancer la consommation intérieure, par exemple. Un impact sur la démographie aussi, paraît-il. Soit disant que les français feraient plus de bébés si leur équipe gagnait. Concevable, mais reste à prouver... En tout cas, les résultats ont aussi un impact très important sur la politique intérieure.
C'est là toute la clé du maintien du gouvernement. Entre le CPE, l'affaire Clarstream, puis EADS, tout cela sur fond de rivalité avec Nicolas Sarkozy et de perte de confiance de sa propre majorité, Dominique de Villepin a souffert ces derniers mois comme sans doute aucun autre premier ministre de la cinquième république. Ajouté à cela des bourdes: Chirac qui promulgue le CPE pour protéger Villepin, ce dernier qui porte plainte contre des journalistes (chose inédite pour un chef de gouvernement), ou encore le récent "dérapage" à l'Assemblée Nationale face à Hollande (et qui a fait l'objet d'un article ici).
L'implication de l'Equipe de France dans la politique ? Prenons pour exemple l'altercation entre Villepin et Hollande mardi dernier. Si elle a déchainé les passions le soir-même aux JT, et le lendemain (mercredi) dans les journaux, dès jeudi les gros titres étaient de nouveau consacré à l'Equipe de France, qui jouait le vendredi un match "décisif". Preuve que la Coupe du Monde relègue au second plan la politique, et ainsi la pression sur le gouvernement. Ce qui explique le maintien de Villepin et consorts, pourtant sérieusement sécoués ces derniers mois.
Et Chirac là-dedans ? En perte d'influence depuis un temps, c'est un impressionant silence hautain que semblait porter le président sur le déclin aux affaires intérieures jusqu'à... aujourd'hui ! Car ce soir, il est l'invité du JT de 20h de France 2 (ou plutôt c'est France 2 qui est l'invité de l'Elysée, mais ça c'est une auter histoire). Bref, c'est mon amie Arlette Chabot, au sourire aussi chaleureux qu'un morceaux de viande qui sort du congélateur, qui se chargera de simuler une interview avec le chef de l'Etat. Mais alors, quel rapport avec l'Equipe de France ??
C'est que l'Equipe de France joue demain, face à l'Espagne. Elle peut donc quitter la compétition demain soir. Certes, elle aurait pu la quitter vendredi dernier, mais, au regard du pétage de plomb de son premier ministre, Chirac ne pouvait décemment pas réaffirmer son soutien à Villepin à ce moment-là. Une semaine après, les tensions semblent retombées, le Président va pouvoir "s'adresser à la nation". Mais il aurait pu attendre le 14 juillet, et la traditionnelle interview présidentielle. Mais c'est que le temps presse, si l'Equipe de France n'est pas championne du monde, les affres de la pression médiatiques reviendront au galop sur l'Elysée, mettant Chirac dans une situation critique. En réaffirmant dès ce soir son soutien à Villepin, le chef de l'Etat se met à l'abri d'un éventuel échec des Bleus, puisque toute ambiguïté sur sa confiance envers le gouvernement il n'y aura plus. Vous me suivez ?
Car le plus simple aurait été de ne pas intervenir. Face à l'actualité footballistique, certes creuse et redondante à souhait (ce dont la presse ne semble se rendre compte), la politique est occultée. Ou presque. Mais, surtout, si la France était championne du monde, alors on oublierait, pendant quelques mois ou du moins pendant les vacances parlementaires, tous les différends. La France se pourrait de ressoudre. Et ignorer les querelles intestines qui pourrisent le climat politique depuis le début de quinquennat Chiraquien... Alors, en intervenant ce soir, Chirac montre, à mon avis, qu'il n'a guère d'espoirs sur la campagne des Bleus en Allemagne. Même aux plus hautes sphères de l'Etat on ne semble, visiblement, plus y croire...
Pour ma part, je crois que je vais oublier le foot pour me consacrer au ping-pong.
Nico
ps: "Spéciale dédicace" à ceux qui ont tout lu (est-ce possible?..) et qui n'aiment pas le foot, je vous ai n**** ;)
Publié par bN à 15:58:27 dans Au joyeux bordel | Commentaires (0) | Permaliens
| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 |
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 |
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 |
| 27 | 28 | 29 | 30 | 31 |
Potinages