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Au joyeux bordel

Parce que ranger, c'est un peu foutre le bordel dans son désordre

Au pays des rêves, les flics sont des anges | 08 décembre 2006

Elle est entrée à la suite du commissaire divisionnaire. Retard oblige, tous les regards se sont tournés vers eux. Après quelques mots d'excuse formulés par le divisionnaire, la jeune femme s'est assise à ses côtés. Svelte, elle est habillée simplement, sans prétention: pantalon noir et petite veste beige sur chemise blanche. Cheveux bruns coupés courts mais coiffés avec goût, selon la mode du moment. Visage fin, mettant en valeur un mignon petit nez en trompette. Des yeux noirs intenses, dévisageant avec curiosité les participants à la réunion. Sans prononcer un mot, sans déserrer les dents pendant deux heures. A vrai dire, pas besoin de cela pour imaginer la beauté de son sourire...


La réunion à peine terminée, elle a disparu aussi vite qu'elle était apparue. Hier soir, Mme la Commissaire B. était un ange. Ca tombait bien, moi qui cherchait un cadeau pour ma fête.


Nico

Publié par bN à 00:08:04 dans Au joyeux bordel | Commentaires (0) |

Je n'aime pas les pubs... sauf celle-là | 03 décembre 2006

Et moi qui me disais jusqu'alors allergique aux publicités... Mais sur ce coup, un fameux fabriquant de préservatifs a frappé très fort avec cette publicité. Sa durée (et donc son coût) ainsi que son caractère très... évocateur devraient toutefois limiter sa diffusion. Toujours est-il que ce n'est finalement à louper sous aucun prétexte !




 

Publié par bN à 17:29:30 dans Au joyeux bordel | Commentaires (1) |

A boire, donnez moi à boire ! | 02 décembre 2006

"Je vole dans les airs! Comme un hélicoptère!" Certains le regardent, compatissants. D'autres cherchent à éviter son regard. Il est là, en pull, short et sandales, cheveux longs, teint buriné. Depuis qu'il est monté, il va et vient, titubant, d'un bout à l'autre du wagon en beuglant tout ce qui lui passe par la tête.


Le sexe, la pauvreté, l'ONU et les bombes nucléaires, les banques et l'argent, le racisme, les complots politiques, la mort, la chanson, tout y est passé. Justement, en parlant de chanson, il s'est mis à chanter. Enfin, à gueuler.


Peut-être suis-je le seul à penser ça, mais il y a quand même quelque chose de magique à écouter l'homme bourré...


A la vôtre,


Nico

Publié par bN à 14:55:13 dans Au joyeux bordel | Commentaires (2) |

Petits bonheurs... | 27 novembre 2006

Il est de ces phrases, prononcées ou écrites, qui resteront à jamais gravée dans l'Histoire. Pour la postérité. Pour le plus grand bonheur des historiens, surtout. Morceaux choisis:


Ainsi, le 14 juillet 1789 au soir, Louis XVI écrivait ceci: "aujourd'hui, rien à signaler".


La communication n'a pas toujours été aussi instantanée et claire qu'aujourd'hui. Au milieu du 18ème siècle Ledru-Rollin devint chef d'un gouvernement formé de -notamment- Lamartine et Lamarie. La rumeur courut dans des villages reculés du Cantal qu'un certain Duc Rollin était devenu chef du gouvernement, mais qu'il ne devait pas être très clair, passant du temps avec des certaines Martine et Marie...


Mac Mahon, président sous la IIIème République, déclarait ceci: "la méningite est une maladie sérieuse, on en meurt ou on en reste idiot. Je sais bien, je l'ai eue !"


Marie-Antoinette, femme de Louis XVI, apprenant que son peuple manquait de pain: "qu'ils mangent de la brioche !"


Merci à eux pour ces innoubliables et quotidiennes séances de bidonnage dans l'amphi, que serait l'histoire sans eux? On se le demande bien!

Publié par bN à 14:43:21 dans Au joyeux bordel | Commentaires (10) |

Mitterrand et la boulette de noël 89 | 11 novembre 2006

Deux jours et dix-sept ans plus tôt, la face du monde a changé. Le mur de Berlin, pris d'assaut, s'effondre. Tout un symbole: la fin de l'URSS est proche. Du côté de l'Allemagne, la réunification n'apparaît plus que comme une question de temps pour tous les grands dirigeants de la planète... sauf les français!


On s'est bien gardé de nous en parler de celle-là. On nous l'a toujours présenté comme un fin stratège, un cynique technicien, un Machiavel des temps modernes, on a juste oublié cette erreur diplomatique de premier ordre. François Mitterrand, puisque c'est lui, a malgré les évènements décidé de se rendre en voyage officiel en RDA (Allemagne de l'est), du 20 au 22 décembre 1989. Lors d'un dîner officiel donné en sa faveur, le président français se lève et porte un toast en déclarant: :" République Démocratique d'Allemagne et France, nous avons encore beaucoup à faire ensemble ! " C'est la boulette, la vraie. Catastrophique dans un contexte d'amitié franco-allemande de façade, qui masquait déjà difficilement les tensions entre les deux voisins.


Pourquoi un tel lapsus? Peur de l'ouverture vers l'est, ou soutien géostratégique envers la Russie? Toujours est-il que depuis cette phrase malheureuse, la France s'est toujours effacé derrière l'Allemagne: 3% de déficit public autorisé pour entrer en zone euro (la France défendait le 0%..), siège de la banque centrale européenne à Francfort (Lyon ayant été pressenti), l'écu (ancienne monnaie française) remplacé par l'euro, et l'élargissement de l'union privilégié à l'approfondissement (l'Elysée soutenant la démarche inverse). Bref, une série de défaites.


Deux conclusions: d'abord, la guerre franco-allemande n'est dans le fond pas finie. Mais au moins celle-ci ne fait pas de victimes! Enfin, ce monstre sacré de manipulation aura, au moins une fois dans sa vie, commis une erreur diplomatique de premier ordre dont nous subissons encore les conséquences. Les médias ont juste oublié de nous en parler...


Publié par bN à 16:13:49 dans Au joyeux bordel | Commentaires (1) |

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