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Au joyeux bordel

Parce que ranger, c'est un peu foutre le bordel dans son désordre

Légalisation... pardon ! L'égalisation ;) | 30 octobre 2006

Vendredi soir, 21h45. Mon agent de joueurs de voisin a fini par renoncer à me démontrer que le shéma de jeu du Chilien est inefficace, arrête de critiquer le mec assis devant nous prétexte que ce dernier est consultant pour canal+, se lève et quitte le stade. Comme beaucoup d'autres spectateurs. L'Entente est menée 2 à 0, il reste trois minutes à jouer, plus personne n'y croit.


Mais Paulo, fidèle à lui-même, ne l'entendait pas de cette oreille. Il réduit le score à 2-1. Le stade passe de la torpeur à l'ébullition. Tout le monde se remet à croire au match nul voire mieux, à l'improbable retour des bleus et noirs. Ceux qui allaient partir décident de remettre à quelques minutes leur départ. Les supporters se remettent à hurler leurs encouragements. En quelques secondes, tout a changé.


Le stade pousse, les joueurs suivent. Blocus devant la surface adverse. Et ce qu'il devait advenir advint. Un joueur s'écroule dans la surface, l'arbitre siffle et désigne le point de pénalty. C'est le délire dans le stade, tout le monde est debout et se prend dans les bras. On sent l'égalisation, plus rien ne peut arrêter l'Entente, en tout cas c'est ce que l'on croit. L'enfant du pays se charge de tirer le pénalty. Le silence se fait, montée d'adrénaline dans tout le stade, frappe... arrêtée par le gardien adverse !


La déception est immense. Inexplicable. Le destin est vraiment capricieux se dit-on. Adlène, sur la pelouse, se tient la tête dans les mains. On y croyait plus, puis on y a de nouveau cru, mais cette fois plus personne n'y croit. L' "ascenseur émotionnel" n'est pas terminé. Alors que les adversaires viennent de rater l'occasion de crucifier l'Entente, le ballon revient devant le but maudit. Nouvelle frappe, repoussée par le goal adverse. Fortunat surgit et marque dans le but vide. Le stade explose, l'émotion est indescriptible ! "Que du bonheur" aurait pu titrer Bertrand, obligé de modifier son article à dix minutes du bouclage. L'arbitre a beau siffler la fin du match, les supporters ne s'arrêtent pas de chanter, et les joueurs mettent plusieurs minutes à rentrer au vestiaire, prolongeant au maximum la communion avec le public...


Certes, ce fut un match de piètre qualité. Certes, on s'est fermement ennuyé pendant une grande partie du match. Certes, le nul n'a rien d'une bonne opération. Mais, pour ces trois minutes incroyables, ces cent quatre-vingt secondes d'adrénaline pure, je n'aurais échangé ma place au stade pour rien au monde. On appelle ça la magie du sport. Quant au week-end, il commençait vraiment bien !


Sportivement,


Nico

Publié par bN à 15:35:30 dans Au joyeux bordel | Commentaires (1) |

Périlleux parallèle d'intenses révisions | 25 octobre 2006

Le 18 mars 1831, Casimir Perier, posture droite, air convaincu, terminait ainsi son discours à la Chambre des Députés:


" (...) Enfin, il importe au repos et surtout à l'honneur de la France qu'elle ne semble pas aux yeux de l'univers une société dominée par la violence et la passion. "


Finalement, entre 1830 et 2005, peu de choses ont changé.


Preuve que l'histoire finit toujours par nous rattraper.




 

Publié par bN à 19:52:30 dans Au joyeux bordel | Commentaires (0) |

La programmation télévisuelle et son incommensurable indigence | 24 octobre 2006

...et alors que depuis la rentrée, émissions sans intérêt particuliers et séries américaines à la médiocrité criante se partageaient les premières parties de soirée sur les trois Grandes chaînes (TF1, M6, France 2), la donne a totalement changé en ce début de semaine.


L'Evènement (avec un grand "E") est bien sûr la diffusion de "Chirac", premier documentaire consacré au président de la République et diffusé alors que celui-ci est encore en exercice. Première partie lundi soir, seconde partie mardi soir (très bon documentaire d'ailleurs!).


Et en parallèle, quelle surprise de voir que TF1 diffusait lundi "Rainbow Warrior", un téléfilm inédit et faisant écho à l'actualité proche (participation éventuelle à l'opération du frère de Ségolène Royal). M6 pour sa part choisissait un grand classique: "L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux". Quant à mardi, à la place des experts (comme c'était devenu l'habitude sur TF1 depuis la rentrée), on retrouvait "Pirate des caraïbes", surfant encore sur la vague du succès du deuxième volet sortie cet été au cinéma. (Passons sous silence M6 qui, exception confirmant la règle, ne relevait pas le niveau ce soir avec un "panique à l'hôtel" destiné ni plus ni moins qu'à la traditionnelle ménagère..)


Bref, tout ça pour une seule affirmation: lorsqu'une chaîne décide de faire un effort et de s'appliquer à rendre ses soirées intéressantes, les autres suivent. Mais cela ne reste qu'une exception, alors que la recherche de la qualité devrait être un réflexe. La culture de la médiocrité est en train de s'installer durablement à la télévision...

Publié par bN à 23:18:52 dans Au joyeux bordel | Commentaires (3) |

Chirac en solitaire | 15 octobre 2006

A peine rentré de week-end (génial, d'ailleurs!), j'apprends que Jacques s'est hier entretenu au téléphone avec le 1er ministre turque (répondant à l'imprononçable patronyme de Recep Tayyip Erdogan). Le président français aurait fait part à ce dernier de ses regrets concernant l'adoption d'une loi punissant le négacionisme du génocide arménien par l'Assemblée nationale jeudi dernier. Loi proposée par le PS, mais adoptée grâce aux votes d'un grand nombre de députés de... l'UMP !


Une telle crise entre Ankara et l'Elysée n'était que clairement prévisible. Le président français aurait dû donner des instructions aux députés de sa majorité pour l'éviter. Peut-être l'a-t-il fait, sans être entendu. En tout cas, une seule conclusion s'impose: Chirac est de plus en plus seul.

Publié par bN à 19:23:47 dans Au joyeux bordel | Commentaires (2) |

Ce bon vieux Georges ! | 11 octobre 2006

Répondant à une question d'un journaliste à propos de la menace que représente la Corée du Nord, il a aujourd'hui déclaré:


" On me demande souvent pourquoi je n'utilise pas la bombe nucléaire. Tout simplement parce qu'un président des Etats-Unis se doit de privilégier la solution diplomatique à l'intervention militaire ! "


J'espère que Saddam Hussein, les 650 000 morts en Irak depuis 2003, le peuple irakien, le peuple américain, et l'ONU apprécieront.


Amitiés,


Nico

Publié par bN à 20:47:16 dans Au joyeux bordel | Commentaires (0) |

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