Aujourd'hui, de bonne humeur, je m'étais persuadé que, ayant tout mon temps, je pouvais ne pas m'énerver contre mes collègues conducteurs. J'avais juste oublié que j'étais en région parisienne.
"Allez, avance."
"Doucement le matin, pas trop vite le soir.."
"Arrête de zigzager, tu l'as gagné à la pêche à la ligne ton permis ou quoi?"
"C'est bon c'est bon je vais me rabattre dès que j'ai fini de doubler, pas besoin de me coller comme ça.. C'est bon j'te dis!"
"On t'a appris à te servir du clignotant?"
"Qu'est-ce que tu fous, à 80, sur la voie du milieu, bon Dieu??"
"Ca fait 2 kilomètres que tu roules à la même hauteur que le semi-remorque que t'étais en train de doubler! Tu dragues le chauffeur ou quoi?!"
"Mais pourquoi tu me doubles par la droite? Tu vois pas que y'a un camion juste devant et que tu vas être obligé de me couper la route pour... mais put$*% regardes dans ton rétro avant de déboîter!"
"Mais pourquoi tu freines?! Mais t'es con ou quoi?? Y'a un radar, ok, mais c'est pas parce que c'est limité à 110 qu'il faut que tu te mettes à 80!!"
Selon une étude canadienne sérieuse, 72% des conducteurs sont prêts à "manifester leur irritation d'une façon ou d'une autre" lorsqu'on leur fait une queue de poisson sur l'autoroute. Je n'ai pas résisté.
"MAIS PUTAAAAIN CONAAAARD!! ESPECE DE GROS TAS DE RAMASSIS D'ORDURES C'EST PAS PASKE T'ES PETE DE TUNE ET QUE T'AS UNE GROSSE SALE BAGNOLE QUE TU PEUX ROULER N'IMPORTE COMMENT J'TE JURE TOI SI JAMAIS J'TOMBE SUR TOI JE RISQUE DE FAIRE UNE PUTAIN DE BOUCHERIE !!!"
Ce qui est le plus effrayant, c'est ce qui est devenu une habitude: sortir de sa voiture en ayant froid dans le dos.
Publié par bN à 00:47:00 dans Au joyeux bordel | Commentaires (1) | Permaliens
Vendredi dernier, des députés UMP ont signé une pétition et demandé une rencontre avec le président de France Télévisions Patrick de Carolis, en faveur du maintien de Béatrice Schönberg aux commandes du "20 heures" de France 2 lors de la campagne et des élections présidentielles de 2007...
Il faut espérer que De Carolis saura résister à la pression des députés, sans quoi on assistera à un bel exercice de démocratie. Car Jean-Louis Borloo, mari de Béatrice Schönberg, est pressenti pour diriger la campagne présidentielle de... Nicolas Sarkozy ! Imaginez la situation, la journaliste interviewant son mari, en pleine campagne. Où serait l'objectivité journalistique ?
Le plus grave est, qu'une nouvelle fois, c'est Sarkozy qui se retrouve derrière toute cette affaire. Car, ayant choisi Borloo pour mener sa campagne, il est dans son intérêt que Schönberg reste au "20 heures". Même s'il ne se trouve pas à l'origine de la pétition des députés de son parti (ce qui n'est pas prouvé), il ne peut - au moins - ne pas avoir été au courant. N'oublions pas que c'est ce même Sarkozy qui déclanchait un scandale il y a de cela quelques mois, pour avoir dicté ses choix au directeur d'Europe 1 quant au choix des journalistes...
Si l'indépendance et l'objectivité des médias reste aujourd'hui un sujet très controversé, je n'ose à vrai dire imaginer la situation avec un Sarkozy au pouvoir. Car n'oublions pas que Le Lay, président de TF1, est un proche de l'Elysée qui sait parfaitement retourner sa veste en cas de nécessité. N'oublions pas que le président de France Télévision, et indirectement tous les dirigeants du groupe, sont nommés par le CSA.. dont les membres sont nommés par le président de la République! Deux exemples, les plus flagrants certes, mais qui montrent que la liberté de la presse serait en grand danger si un homme sans scrupules tel que Sarkozy débarquait à l'Elysée. Encore plus qu'actuellement. A l'image de l'Italie.
Sarkozy risque d'être à la France ce que Berlusconi fut à l'Italie...
Publié par bN à 13:27:38 dans Au joyeux bordel | Commentaires (0) | Permaliens
Je n'aime pas le "13".
Et alors que, ce matin, je m'étais levé précipitamment, avais découvert avec découragement qu'il pleuvait dehors, ne retrouvait plus les clés de la voiture, puis m'étais pris tous les feux rouges sur le trajet de la gare, n'avais trouvé une place libre qu'à une dizaine de minutes de la gare, et m'étais retrouvé bloqué par deux étudiants nonchalants dans l'escalator, je pensais sérieusement que le sort s'acharnait sur moi, afin de me faire louper ce fameux RER de 9h13... Comme par hasard, celui de "13"...
Maudissant donc ce fameux chiffre porte-malheur, courant pour rejoindre la gare, j'arrive au guichet. Chance, il est libre, je demande donc au vendeur un ticket mobilis, qui a deux particularités: transports illimités dans la journée et nominatif. Voyageant léger, et ayant aperçu le stylo du guichetier, je m'apprête à lui demander pour marquer mon nom quand... je me suis dit qu'il était peut-être encore temps d'attraper le RER. Me hâtant, j'arrive sur le quai au moment où la sonnerie retentit. Je saute dans le wagon, les portes se referment derrière moi, je pousse un soupir de soulagement. J'arriverai à l'heure.
Ce matin, j'avais la chance avec moi...
J'aime le "13".
Publié par bN à 23:27:22 dans Au joyeux bordel | Commentaires (1) | Permaliens
Drôle de paradoxe... Entre les organisateurs qui ont tout intérêt à éxagérer l'importance de leur manifestation, et le service d'ordre public qui a pour sa part intérêt à minimiser la taille de ce rassemblement de la "jeunesse désoeuvrée et sans repère" (pour une cause musicale diversement appréciée peut-on rajouter..), difficile de savoir combien nous étions hier à la techno parade: 400 000 selon les premiers, 15 000 selon la police. Et dire après ça qu'on accorde de l'importance aux statistiques...
La phrase du jour est la chute du film "thank you for smoking" (à voir absolument). Chute magnifique, terrible de cynisme à l'image du film qu'elle clôture:
"Mickaël Jordan joue au basket, Charles Manson tue des gens, moi je parle. Chacun sa spécialité."
Sur ce et surtout, n'oubliez pas de danser,
Nico
Publié par bN à 23:35:58 dans Au joyeux bordel | Commentaires (0) | Permaliens
On m'a dit "il faut jeter". C'est vrai que la place commençait à manquer, dans ma chambre.
Jeter des cahiers, des classeurs, des feuilles volantes, sous plastique ou pas, jeter, jeter, jeter... J'ai beau en garder de côté, pour les études ou pour les souvenirs, j'ai quand même l'impression de jeter en même temps une partie de moi-même. Que de boulot, de sueur, de sacrifices, de souvenirs représentent toute cette masse de papier...
Et pourtant, il le faut. Allez, j'y retourne !
Publié par bN à 17:05:29 dans Au joyeux bordel | Commentaires (1) | Permaliens
Potinages