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Moi

Bienvenue dans mon sanctuaire, un petit coin personnel ou j'exprime en toute liberté mes pensés, mes désirs sans avoir besoin de me cacher dèrière quoi que ce soit.
Contrairement a ce que penseront certains en lisant ce blog, je ne suis pas une psedo-goth, ni une totaly darck, il ne sufit pas de s'habiller en noir, de se faire des pircings etde s'entailler les poignets pour être Goth, le Gothisme c'est bien plus que cela ...
A vous de découvrir tout au long de ce blog ma vie et mes peines ... ainsi que les plus profonds recoins de mon esprit et mon style gohique.

Je voudrais remercier tous ceux qui m'ont soutenus dans ma vie, et maudir tous ceux qui me l'ont pourris.

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Xavier Forneret | 26 novembre 2006

 
J'ai vu une boîte aux lettres sur un cimetière
JOURNAL :
Quel grand papier que la terre; - quels
caractères que le Jour; - quelle encre que la nuit ! -
Tout le monde imprime, tout le monde lit; personne ne
comprend.
- Le suicide est le
doute allant chercher le vrai
- L'homme commet une faute en naissant, celle de naître

- La folie, c'est la mort avec des veines chaudes

Publié par Lykamila à 19:52:22 dans Poésies d'auteurs | Commentaires (0) |

Jean Lorrain | 26 novembre 2006

Parmi les tombeaux froids et blêmes,
L'oeil alangui d'adieux suprêmes,
S'exhale et tourbillonne en l'air,
Douloureuse et vague fumée
Du sépulcre humide exhumée,
Le spectre imploré qui m'est cher.

Sous le bleuâtre clair de lune,
Laissant couler dans la nuit brune
Ses larges pleurs en rayon clair,
La morte, funèbre endormie,
M'a dit de lèvre blêmie
Où perlait aux deux coins un ver :

" Une légende ardente et sombre
Veut que des sépulcres pleins d'ombre,
Où gisent les défunts amours,
Des fleurs sanglantes et vermeilles
Jaillissent à minuit pareilles
Au rouge espoir des anciens jours..."

Publié par Lykamila à 19:51:42 dans Poésies d'auteurs | Commentaires (0) |

Rendez-vous - Charles Cros | 26 novembre 2006

Ma belle amie est morte,
Et voilà qu'on l'a porte
En terre, ce matin,
En soulier de satin.

Elle dort toute blanche,
En robe du dimanche,
Dans son cercueil ouvert
Malgré le vent d'hiver.

Creuse, fossoyeur, creuse
A ma belle amoureuse
Un tombeau bien profond,
Avec ma place au fond.

Avant que la nuit tombe
Ne ferme pas la tombe;
Car elle m'avait dit
De venir cette nuit,

De venir dans sa chambre :
" Par ces nuits de décembre,
Seule, en mon lit étroit,
Sans toi, j'ai toujours froid."

Mais, par une aube grise,
Son frère l'a surprise
Nue et sur mes genoux.
Il m'a dit : "battons nous.

Que je te tue. Ensuite
Je tuerai la petite."
C'est moi qui, m'en gardant,
L'ai tué cependant.

Sa peine fut si forte
Qu'hier elle en est morte.
Mais, comme elle m'a dit,
Elle m'attend au lit.

Au lit que tu sais faire,
Fossoyeur, dans la terre.
et dans ce lit étroit,
Seule, elle aurait trop froid.

J'irai coucher près d'elle,
Comme un amant fidèle,

Pendant toute la nuit
Qui jamais ne finit.

Publié par Lykamila à 19:50:41 dans Poésies d'auteurs | Commentaires (0) |

J. Lefèvre-Deumier | 26 novembre 2006

J'ai beau me fuir, je ne m'évite pas, et je
porte avec moi le regret

D'un amour trompé, et le terrible ennui d'être en
dessous de moi-même.

Je suis comme un mort qui se souviendrait de la vie...

Publié par Lykamila à 19:49:04 dans Poésies d'auteurs | Commentaires (0) |

La Mort -Théophile Gautier | 26 novembre 2006

Pour guide nous
avons une vierge au teint pâle

Qui jamais ne
reçut le baiser d'or du hâle

Des lèvres du soleil.
La joue est sans couleur et sa bouche bleuâtre,
Le bouton de sa gorge est blanc comme l'albâtre,
Au lieu d'être vermeil.

Un souffle fait plier sa taille délicate;
Ses bras plus transparents que la jaspe ou l'agate

Pendent languissament;

Sa main laisse échapper une fleur qui se fane
Et, ployée à son dos, son aile diaphane
Reste sans mouvement.

Plus sombresque la nuit, plus fixes que la pierre,
Sous leur sourcil d'ébène et leur longue paupière

Luisent ses deux grands yeux;

Comme l'eau du Léthé qui va muette et noire,
Ses cheveux débordés baignent sa chair d'ivoire
A flots silencieux.

Des feuilles de ciguë avec des violettes
Se mêlent sur son front aux blanches bandelettes

Chaste et simple ornement;

Quant au reste,
elle est nue, et l'on rit et l'on tremble

En la voyant venir; car elle a tout ensemble
L'air sinistre et charmant.

Publié par Lykamila à 19:47:13 dans Poésies d'auteurs | Commentaires (0) |

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