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Son discours était articulé en 5 points : « Construire sa vie et maîtriser son destin », « Reconstruire la valeur du travail », « Bâtir l'Europe par la preuve », « La France dans le monde » et « Révolution démocratique et nouvelle République ».
La gauche ne doit pas laisser à la droite le monopole et le détournement de cette valeur progressiste qu'est la responsabilité individuelle. Mais notre conception de la responsabilité individuelle exige que l'action politique en crée, pour tous, les conditions.
Pour la droite, est méritant celui qui arrive... à s'en sortir. Dans cette logique de sélection naturelle, l'égalité des chances est réduite à la promotion des exceptions.
La gauche, elle, doit créer les conditions concrètes qui permettent de rétablir chacun dans une position de responsabilité : éducation, école, formation.
La droite voudrait enfermer la gauche dans la défense de l'assistanat. Mais la gauche, ce n'est pas l'assistanat. Au contraire : c'est donner à chacun les moyens d'assumer ses responsabilités et de maîtriser sa vie. En reconnaissant toutes les formes de réussite.
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Ceux qui licencient pour doper le cours en Bourse de leurs actions.
Ceux qui réduisent la compétitivité à l'écrasement des salaires.
Ceux qui considèrent les hommes et les femmes au travail comme de simples variables d'ajustement.
Ceux qui trouvent le SMIC trop élevé et les dividendes jamais assez.
Ceux qui confondent la modernité avec la brutalité du capitalisme du 19ème siècle.
Ceux qui mettent sur Internet les emplois aux enchères et les adjugent à qui accepte le salaire le plus bas.
Ceux qui trouvent normal qu'un haut dirigeant gagne en une année ce qu'un salarié moyen ne gagnera jamais en toute sa vie.
Ceux qui acceptent que la France soit la lanterne rouge de la santé et de la sécurité au travail.
Ceux qui proclament que la liberté s'arrête là où commence le Code du Travail.
Ceux qui précarisent à tout va, à coups de CNE, de CDD, d'intérim et de temps partiel subi, ce triste privilège des femmes.
Ceux qui ne laissent comme choix à beaucoup de jeunes que la galère ou l'expatriation.
Ceux qui font exploser le nombre des travailleurs pauvres qui sont, à 80 %, des travailleuses pauvres.
Ceux-là sont les vrais destructeurs de la valeur travail.Voilà pourquoi, si demain la France est présidée à gauche, il faudra revoir de fond en comble notre politique d'aide au développement et en débattre publiquement car ces choix concernent tous les Français : ils ont le droit de savoir où va leur argent, comment il est utilisé, avec des garanties contre la corruption et le détournement des aides.
Repenser l'aide au développement, c'est d'abord cesser de plaquer sur les autres pays des modèles qui, chez nous, sont déjà dépassés. Tout le monde sait qu'il faut préparer l'après-pétrole au Nord : aidons le Sud à le faire aussi et à s'appuyer sur ses énergies renouvelables.
Repenser l'aide au développement, c'est le faire avec les populations concernées et la centrer sur leurs priorités : l'eau, l'école, l'environnement, la santé, sans lesquels aucun décollage économique durable n'est possible.
C'est mettre l'accent sur l'efficacité, les circuits courts, le micro-crédit.
C'est mobiliser les moyens nécessaires par une fiscalité mondiale à laquelle, de gré ou de force et en dépit de l'égoïsme des pays riches, il faudra bien venir.
C'est en finir avec le paternalisme qui imprègne encore les relations des pays du nord avec les pays du sud et tout particulièrement celles de la France avec ses ex-colonies africaines.
C'est aussi prendre la mesure du rôle des femmes, de leur énergie, de leur opiniâtreté, de leur ingéniosité, car elles sont, pour leur pays et à condition qu'on ne les relègue pas au rang de citoyennes de 2ème zone, un formidable atout de développement.
La France doit reconquérir une voix qui porte, digne de confiance.
Et voilà, pour moi, l'utopie réalisable de ce siècle : que les pays pauvres sortent de la misère.
Comment s'étonner que, dans ces conditions, le lien de confiance soit dramatiquement affaibli ?
Toutes les élections et toutes les enquêtes de ces dernières années délivrent obstinément le même message : les Français ne se sentent pas entendus, pas compris, pas respectés par ceux qui les gouvernent et, souvent, ceux qui les représentent. Sanction systématique des sortants, non inscription sur les listes électorales, abstentions, votes blancs (que le projet socialiste prévoit à juste titre de compter), votes protestataires, refus d'obtempérer en tous genres : les moyens sont multiples.
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Car la crise est d'abord celle du mauvais fonctionnement de la démocratie et, pour tout dire, du manque de respect.- et une démocratie plus participative qui élargit le pouvoir d'initiative des citoyens et leur consultation, notamment par réferendum, qu'il soit d'initiative citoyenne ou gouvernementale comme celui par lequel les Français seront, s'ils nous choisissent, consultés dès 2007 sur les grandes réformes démocratiques que nous voulons mettre en œuvre avec eux.
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Pour moi, la démocratie participative ne se limite pas à une technique, même si ses effets sur le fonctionnement des services publics peuvent être importants, comme je le constate dans ma Région où j'ai mis en place le Budget Participatif dans tous les lycées.
C'est un choix politique : celui de combattre le sentiment d'impuissance qui mine la démocratie et de partager plus largement les décisions pour améliorer l'action publique. Car nos concitoyens ont soif de considération, soif de maîtrise personnelle de leur existence, soif d'efficacité collective et de résultats sans gaspillages ni lenteurs.
Ce que je vous propose, c'est une révolution démocratique fondée :
si je suis en situation, nous ferons de la France la championne de l'excellence environnementale et elle réussira son entrée dans l'après-pétrole, en s'appuyant sur une révolution des modes de vie et de production. Cette exigence sera une chance pour notre pays, la source de nouvelles activités et de nouveaux emplois ;
si je suis en situation, la France aura une parole qui porte dans le concert du monde : l'Europe sera relancée sur des projets concrets et, quand notre tour viendra, nous pourrons être fiers de la présidence française ; notre pays assumera de manière exemplaire ses devoirs envers les pays pauvres et la crédibilité de notre parole sera restaurée car nos actes correspondront à nos mots ;
si je suis en situation, je dis à tous les jeunes de notre pays et en particulier à ceux auxquels la société ferme aujourd'hui ses portes, que demain la France leur ouvrira les bras ;
si je suis en situation, je peux vous dire que les femmes sauront que leur temps . Pour le plus grand bonheur des hommes : il serait temps qu'ils s'en rendent compte...Publié par segolene57 à 22:50:38 dans Segolene57 | Commentaires (2) | Permaliens
Sur le projet arrêté mardi 6 juin au soir par les responsables socialistes en vue des futures échéances présidentielles, Ségolène Royal a fait savoir qu’elle était très contente de ce qui se passe puisque l'ensemble des propositions qu’elle a fait ont été retenues. "Le projet est l’aboutissement d’un long cheminement (travail fait lors des Etats Généraux) et dont les militants doivent maintenant s’emparer en vue de son amélioration."
Le projet des socialistes a retenu la mise sous tutelle judiciaire des allocations dans une logique de soutien à la parentalité, avancée par Ségolène Royal la semaine passée.
Ségolène Royal a réaffirmé qu’elle n’avait jamais proposé que des militaires encadrent de jeunes primo-délinquants dans des centres fermés et a cité en exemple les Etats-Unis où ce fut un échec. Mais "au nom de quoi, dans une République, les professions à uniforme - militaires, gendarmes, pompiers - seraient considérées comme devant rester en marge d'un effort collectif? C'est un chantier national majeur", a-t-elle dit.
« Ceux qui souffrent de l’insécurité sont les personnes les plus modestes issus des quartiers les plus défavorisés. La logique du PS n’est pas d’enfoncer les gens, contrairement à la Droite qui construit de plus en plus de prisons. Il s'agira de "centres d'éducation renforcée" et "chantiers d'apprentissage et d'insertion pour éviter la récidive ».
« Nicolas Sarkozy a crée la délinquance de masse à laquelle le PS répond par des propositions alternatives à la prison ».
Elle a mis en avant la logique de la politique par la preuve, consistant à « essayer » plutôt que de ne rien faire afin de faire réussir les jeunes.
Sur les 35H, la prise de conscience collective sur les salariés, les ouvriers, les employés les moins qualifiés durement touchés par la réorganisation du temps de travail date des législatives 2002.
"Personne n'a contesté" ce bilan en commission du projet, a-t-elle dit, en assurant qu'il ne s'agit pas de "remettre en cause la totalité d'une réforme".
"La réforme des 35 H constitue un progrès social mais il faut rectifier les choses", a-t-elle dit.
Sur sa liberté de parole, elle a assuré qu’elle continuerait dans ce sens, comme tous les autres socialistes.
Sur les critiques à son encontre lui reprochant de jouer un jeu personnel, Ségolène Royal a répondu : « J'entends beaucoup de critiques en effet parmi certains responsables, qui font beaucoup de bruit mais qui sont assez peu nombreux au demeurant, alors qu'à la base, je ressens beaucoup de soutien. Cherchez l'erreur. »
Enfin, Ségolène Royal, candidate probable à l'investiture socialiste pour la présidentielle de 2007, a affirmé mercredi qu'elle se retirerait "devant tout candidat mieux placé qu'elle pour battre la droite" et que cela ne lui poserait "aucun problème".
Retrouver l’intégralité de son interview sur le www.rtl.fr dans la rubrique Les Chroniques.
Publié par segolene57 à 20:18:25 dans Segolene57 | Commentaires (1) | Permaliens
A propos de l'affaire Clearstream et de ses suites, avez-vous le sentiment que l'on assiste…
Publié par segolene57 à 20:18:38 dans Segolene57 | Commentaires (4) | Permaliens
Alain Bergounioux, secrétaire national chargé des études, revient sur la victoire historique, remportée le 3 mai 1936 par le Front populaire. Léon Blum devient président du conseil. Quel fut l'état d'esprit des militants socialistes de l'époque ? Comment l'unité syndicale a-t-elle convergé avec l'unité de la gauche ?
Quel était l'état d'esprit des militants socialistes à l'époque ?
Nous sommes après les événements du 6 février 1934. Le fascisme venait de triompher en Allemagne, après avoir triomphé en Italie. Il y a un contexte de crise économique, avec un nombre de chômeurs important pour l'époque, qui sont mal secourus car il n'y a pas d'indemnisation du chômage. La société d'alors est très inégalitaire et les rapports sociaux extrêmement tendus dans les entreprises. Les socialistes veulent sortir de cette crise en proposant un programme de reflation économique - comme on dit alors - c'est-à-dire d'augmentation du pouvoir d'achat. Il s'agit avant tout de protéger la République, de sortir de la crise et de remporter les élections contre la droite. À partir de juillet 1934, les choses paraissent possibles avec le retournement stratégique du Komintern, qui accepte un pacte d'unité d'action PS-PCF. Pour la première fois depuis 1920, la gauche est totalement rassemblée. Du coup, l'état d'esprit des militants, est un état d'esprit offensif, sans pour autant travailler à un programme articulé. Il y a eu certes des débats dans la SFIO, chez les économistes ou les d'intellectuels, mais le grand débat sur ce que peut être l'exercice du pouvoir n'a pas vraiment eu lieu.
En juin 36, est-on encore dans cette ambiance de transformation ?
Le Front populaire, c'est à la fois la défense de la République face à la menace de l'extrême droite et la volonté de modifications des rapports sociaux. Dans les différentes tendances au sein de la SFIO, tous n'ont pas la même vision de ce que doit être la transformation de la société mais tous aspirent à une modification des rapports sociaux tels qu'ils existent dans la France des années 30.
Qu'en est-il des femmes au gouvernement alors qu'elles n'ont pas encore le droit de vote ?
Cette question est posée depuis le début du siècle, mais une partie de la gauche y est hostile. À la SFIO, on a pris parti dans ses congrès pour le vote des femmes depuis la fin des années 20-30. Pour autant, elle ne mène pas une véritable campagne sur cette question parce qu'elle soupçonne les femmes d'être influençables par l'Église catholique. Ce vieux fond laïque, un peu dépassé, est très présent dans les esprits et notamment au Sénat où les radicaux dominent. Le programme du Front populaire, pour permettre une alliance large, ne revendique donc pas le vote des femmes, même si Léon Blum était pour, comme une majorité des socialistes. C'est pour cela que, faute de mener campagne sur le vote des femmes, Blum nomme trois femmes à son gouvernement à des postes de secrétaires d'État pour symboliser les évolutions culturelles nécessaires. Il s'agissait de Suzanne Lacore, Irène Joliot-Curie et Cécile Brunschwicg.
Le Front populaire s'est heurté également aux conservatismes sur la question coloniale...
Une critique avait été menée dans la SFIO sur la colonisation, avec notamment Marius Moutet, ministre des Colonies, pour qui la France devait achever son devoir d'émancipation des peuples colonisés, envers lesquels elle avait une responsabilité. La vision majoritaire était celle d'une évolution lente vers l'autonomie. Quelques intellectuels voulaient aller plus loin, mais ils étaient isolés dans la France des années 30, d'autant que les radicaux étaient colonialistes. Ce ne fut pas une question-clé du programme afin de préserver la coalition. Le Front populaire a essayé d'apporter un projet de libéralisation en Algérie avec le projet « Blum Violette » élargissant la nationalité française aux élites algériennes. Aujourd'hui, cela peut paraître timide, mais il faut voir que même ce programme timide a provoqué de vives réactions dans les colonies de la part de la droite et par tous les lobbies coloniaux.
Quel était le lien entre le mouvement syndical et les partis politiques ?
Le mouvement syndical s'était réunifié en mars 36 entre la CGT (qui se voulait réformiste) et la CGT-U, proche du Parti communiste. À l'époque, la CGT est la seule grande force syndicale de gauche (la CFTC n'est pas vue comme une force de gauche, même si elle professe un catholicisme social). Elle soutient le programme du Front populaire et elle est partie prenante dans les grandes manifestations de 1934-1936 à commencer par la manifestation du 12 février 1934, rejointe alors par la CGT-U. La CGT participe aux discussions de l'époque. Léon Jouhaux refuse la proposition de Blum d'entrer dans le gouvernement pour maintenir l'indépendance syndicale. Si le syndicalisme fut un appui des grandes réformes du Front populaire, il n'a pas été un acteur de cette coalition. La distance s'est maintenue entre la CGT et le gouvernement du Front populaire pour des raisons de tradition culturelle et aussi des contradictions internes à la CGT réunifiée.
Publié par segolene57 à 14:09:34 dans Segolene57 | Commentaires (0) | Permaliens
Ségolène ROYAL s'apprête à lancer dans sa région de Poitou-Charentes des bourses au mérite pour les lycéens prêts à embrasser une carrière scientifique.
Ces bourses d'un montant de 1 000 Euros, récompensant les « bons élèves » seraient attribuées à ceux dont les revenus se situent juste au-dessus du seuil requis pour bénéficier des bourses d'enseignement supérieur.
L'objectif étant d'en sélectionner un millier par an et de les accompagner jusqu'à leur premier diplôme.
Ségolène ROYAL va également créer un « bureau mobile de la région » itinérant pour favoriser l'émergence de micro-entreprises bénéficiant de subventions.
1 200 ont déjà été crées depuis son accession à la présidence de la région Poitou-Charentes il y a maintenant 2 ans.
Publié par segolene57 à 20:07:20 dans Segolene57 | Commentaires (5) | Permaliens
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