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Le 8 mars est célébrée la Journée internationale des Femmes (source : Wikipédia) | 21 février 2007

Le 8 mars est célébrée la Journée internationale des Femmes.

Cette journée trouve son origine dans les manifestations de femmes au début du XXe siècle en Europe et aux États-Unis, réclamant des meilleures conditions de travail et le droit de vote. Elle a été officialisée par les Nations unies en 1977, invitant chaque pays de la planète à célébrer une journée pour les droits des femmes.

C'est une journée de manifestations à travers le monde : l'occasion de revendiquer l'égalité, et de faire un bilan sur la situation des femmes. Traditionnellement les groupes et associations de femmes militantes préparent des manifestations partout dans le monde, pour faire aboutir leurs revendications, améliorer la situation des femmes, fêter les victoires et les avancées.

Historique

Au début du XXe siècle, des femmes de tous pays s'unissent pour défendre leurs droits et réclamer le droit de vote. La création d'une « Journée internationale des femmes » a été proposée pour la première fois en 1910, lors de la conférence internationale des femmes socialistes, par Clara Zetkin, et s'inscrivait alors dans une perspective révolutionnaire. Dès 1911, des manifestations sont organisées en Autriche-Hongrie, Danemark, Suisse, Allemagne, puis les années suivantes en France, aux Pays-Bas, en Russie et en Suède.
La date n'est tout d'abord pas fixe, et ce n'est qu'à partir de
1917, avec la grève des ouvrières de Saint Pétersbourg, que la tradition du 8 mars se met définitivement en place. Après 1945, la Journée internationale des femmes devient une tradition dans le monde entier.

Une légende veut que l'origine du 8 mars remonte à une manifestation d'ouvrières américaines du textile en 1857, événement qui n'a en réalité jamais eu lieu ! Par contre l'origine de cette journée s'ancre bel et bien dans les luttes ouvrières et les nombreuses manifestations de femmes réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l'égalité entre les hommes et les femmes, qui agitèrent l'Europe, au début du XXe siècle.

La Journée internationale des femmes est reconnue officiellement par les Nations unies en 1977, et en France en 1982.

Quelques dates

Liens externes

Publié par segolene57 à 18:05:40 dans Segolene57 | Commentaires (0) |

La candidate a réussi son examen par Robert Schneider | 19 février 2007

Un article publié sur le site Internet de Challenges (http://www.challenges.fr) : la candidate a réussi son examen (écrit par Robert Schneider, Journaliste au Nouvel Observateur (il dispose aussi d'un blog http://robertschneider.blogs.nouvelobs.com/).

   

La candidate a réussi son examen par Robert Schneider


Politique: Malgré les pressions, Ségolène Royal a maintenu son calendrier et ses propositions iconoclastes. Et acquis une stature présidentielle.


Une bonne partie du discours fleuve de Ségolène Royal, le 11 février à Villepinte, était, mais oui, d'inspiration blairiste. Commencer la présentation de son « pacte présidentiel » sur lequel elle jouait si gros par le caractère « insoutenable » de la dette ; insister sur l'importance de la réconciliation avec l'entreprise créatrice d'emplois et, en particulier, avec les patrons de PME ; s'appuyer sur les valeurs de la famille et du travail pour restructurer la société ; plaider pour l'amaigrissement de l'Etat et pour une décentralisation poussée, qu'est-ce donc sinon du blairisme bien compris ?
C'est cela qui frappe le plus chez Ségolène Royal : elle n'a rien cédé, rien renié. Elle a repris toutes ses idées du printemps 2006, même les plus iconoclastes, celles qui avaient provoqué la polémique au sein de son propre parti, mais qui avaient séduit une majorité de militants, de sympathisants socialistes et de Français. Notamment, l'aménagement de la carte scolaire pour faciliter la mixité, les jurys citoyens pour évaluer les politiques, et même l'encadrement militaire pour certains jeunes délinquants. Les modernistes s'en réjouiront.




Discours volontariste

Mais elle a aussi tenu, comme elle le fait depuis plus d'un an, un discours de gauche, volontariste, en matière sociale : droit à l'emploi, pouvoir d'achat garanti, sécurité du logement, lutte contre les inégalités criantes, sécurité sociale professionnelle. Et même – la gauche du PS s'y retrouvera – le smic à 1 500 euros. Ségolène Royal présente ce savant mélange entre le projet socialiste et ses propres idées comme une réponse aux « cahiers d'espérance » des Français. Force est de constater que ces attentes correspondent souvent aux solutions qu'elle préconisait avant les débats participatifs. Comme si les doléances citoyennes étaient la simple validation de ses propres idées.
Ségolène Royal avait réussi à triompher des éléphants qui ne la ménageaient pas sans les attaquer, en s'appuyant sur un petit groupe de fidèles et en prenant ses distances avec la bible socialiste. Une fois désignée, elle a continué dans le même registre. Face au rouleau compresseur de l'UMP et de Sarkozy, elle a donné le sentiment de ne pas être prête. Si elle restait si longtemps à l'écoute des Français, n'était-ce pas qu'elle n'avait rien à dire ? Et si elle ne répondait pas aux attaques de la garde rapprochée de Sarkozy, n'était-ce pas qu'elle ne faisait pas le poids pour un tel duel ?


Parenthèse mobilisatrice

Elle a compris – il était temps ! – qu'une campagne présidentielle obéit à des règles dont il est difficile de s'affranchir. Avant de présenter ses 100 propositions, qui s'adressent à tous les Français – ceux qui réussissent comme ceux qui décrochent –, elle s'était adressée à son camp, le 6 février. C'est une vieille règle que lui a apprise François Mitterrand, et que Lionel Jospin a oubliée en 2002 : d'abord, rassembler les siens, réactiver le clivage droite-gauche, cogner l'adversaire, quitte à caricaturer ses propos. D'où, pour la première fois ce soir-là, les attaques frontales contre Sarkozy, qui « s'arroge le monopole de la nation » ; contre la droite française qui se « bushise » ; contre les « conglomérats de la finance et des médias » ; contre « l'argent facile et rapace » qui « ruine l'image de la réussite, démoralise le travail et discrédite l'entreprise » . Réquisitoire manichéen qui a provoqué de vives réactions des milieux patronaux et laissé croire à un virage « à gauche toute ». Mais il était indispensable, aux yeux de Ségolène Royal, pour remobiliser les classes populaires et les classes moyennes qui sont le principal enjeu de l'élection. C'était d'autant plus urgent pour Ségolène Royal que Sarkozy a chaussé les bottes de Chirac 95, celui de la « fracture sociale », pour séduire ces électeurs traditionnellement plutôt attirés par la gauche.


Mère de la nation


En tenant bon sur son calendrier, alors qu'on la pressait d'accélérer, la candidate socialiste a pris un énorme risque. La pression et l'attente étaient telles qu'une prestation jugée moyenne aurait pu l'entraîner sur le toboggan. Elle a, au contraire, rassuré ses supporters. A-t-elle convaincu une majorité de Français ? Les sondages le diront. Sans doute les électeurs attendront-ils pour juger qu'elle chiffre ses propositions. Tout comme Sarkozy, elle s'en est bien gardée ! Peut-être n'était-ce ni le moment ni le lieu. Il n'empêche, ses mesures seront d'autant plus crédibles qu'elle aura expliqué comment les financer.

Ségolène Royal, en tout cas, a montré qu'elle avait des nerfs, qu'elle savait répondre présent dans les grandes occasions. A Villepinte, elle a enterré Bécassine. Elle a même donné naissance à un nouveau personnage : la mère de la nation, celle qui protège les Français les plus démunis, notamment les jeunes des quartiers. Si la dimension présidentielle se juge à la force intérieure, à la confiance en soi, à la détermination et à la faculté de rester maître de son calendrier, alors Ségolène Royal la possède, incontestablement.

Publié par segolene57 à 18:16:13 dans Segolene57 | Commentaires (1) |

Revue de presse : la campagne dans les hebdos | 17 février 2007

par Laurent Ribadeau Dumas (http://elections.france3.fr/presidentielles/2007/revue-de-presse)

Pour ceux qui ne savent pas quoi lire ce week-end

 


Le nouvel observateur s'inquiète en une et sur 10 pages : les intellos virent-ils à droite ? Entre ceux qui se rallient à Sarkozy et ceux qui ricanent de Royal, le magazine éprouve le besoin de faire le tour de Saint-Germain-des-près pour comprendre pourquoi André Glucksmann ou Max Gallo se rallient à Sarkozy.

Bernard-Henri Levy rassurera les lecteurs de l'hebdomadaire : « oui, je suis de gauche » tout en restant « perplexe » face au discours de  Ségolène Royal.

De toute façon, François Cusset, prof à Sciences-Po, relativise : « nous assistons à la première présidentielle de l'âge postintellectuel ».

Pas de quoi inquiéter Jean Daniel, qui, dans son éditorial, confesse qu'il est sorti réconforté du discours de Ségolène Royal à Villepinte : « une femme qui avait quelque chose à dire et qui le disait bien ».

Si la méthode Ségolène Royal ne fait pas l'unanimité au sein même du PS, il semble, à la lecture du Courrier International, qu'elle séduise beaucoup plus outre-Manche. « Ses techniques participatives ont suscité des idées originales et intéressantes en matière de débat politique » écrit Andreas Whittam Smith dans The Independent.
The Wall Street Journal est moins enthousiaste, jugeant que Ségolène Royal s'est « officiellement réincarnée en socialiste traditionnelle ».

Le Point prend lui de la distance avec le duo Ségo-sarko pour s'intéresser à « La nouvelle vie de José Bové » et aux « derniers jours de Chirac à l'Elysée ».

On découvre ainsi la maison écolo du leader altermondialiste et nouveau candidat à la présidentielle. Rien à voir avec les ors Elyséens que le couple Chirac s'apprêtent à quitter.

Les photos, c'est la force de Paris Match : on peut ainsi voir Ségolène Royal qui « contre-attaque » à Villepinte, Sarkozy devant ses comités de soutien à la Mutualité, ou François Bayrou qui grimpe dans un avion, s'apprêtant à décoller comme les sondages le concernant. Mais Paris-Match, c'est aussi le poids des mots, en l'occurrence ceux de Ségolène Royal qui accorde une interview à l'hebdo, de même que François Bayrou.

Quant à L'Express, il s'intéresse aux propositions des trois principaux candidats à l'Elysée (Sarkozy, Royal, Bayrou) pour l'audiovisuel. Mais il faut bien constater que l'hebdomadaire a cette semaine la tête ailleurs et qu'il préfère barrer sa couverture d'un gros « SEXE du nouveau pour les hommes ». Bonnes ventes assurées.

Publié par segolene57 à 08:55:15 dans A lire, à voir | Commentaires (0) |

Ah, les sondages !!! | 17 février 2007

Voici un lien très intéressant sur les intentions de vote à la Présidentielle de 2007, mis à jour régulièrement.
On ne sait plus où donner de la tête, qui croire ; être confiant ou démoralisé ; être acteur ou spectateur !!! 
 
Prévisualisation du lien :

Le Monde.fr

Publié par segolene57 à 08:30:39 dans Segolene57 | Commentaires (0) |

Dominique Méda et Hélène Périvier - Le deuxième âge de l’émancipation (texte de La République des Idées) | 13 février 2007

J'en ai tellement à lire que cet ouvrage de Dominique MEDA et de Hélène PERIVIER attendra un peu. Mais, il fera partie de mes prochaines lectures.

La question est posée : l'émancipation de la femme, dans notre société actuelle et toujours en perpétuelle évolution, n'est-elle pas en train de se morfondre ? Quelles sont les solutions pour la redynamiser ? A vos neurones !!!

 

 

Les Françaises conjuguent un haut niveau d'emploi et une fécondité enviée par beaucoup. Mais les moyennes nationales cachent en réalité une situation dégradée.

Leur taux d'activité est toujours inférieur à celui des hommes, leurs emplois de moindre qualité, leurs rémunérations plus faibles, leur temps de travail plus réduit, et elles restent en charge de l'essentiel des tâches domestiques et familiales.

Il y a là non seulement une évidente injustice, mais aussi une lourde hypothèque sur notre avenir collectif. Plus de femmes en emploi, ce serait moins de pauvreté, des comptes sociaux plus équilibrés et des investissements d'éducation enfin valorisés. Ce livre propose d'examiner les conditions d'organisation économique et sociale susceptibles de donner aux femmes les moyens de leur liberté. Il dessine ainsi un « deuxième âge de l'émancipation », profitable à l'ensemble de la société.  

 

Dominique Méda est sociologue, chercheuse au Centre d'études de l'emploi (CEE). Elle est l'auteure de nombreux ouvrages, dont Le temps des femmes (Flammarion, 2001) et Faut-il brûler le modèle social français ? (en coll. avec Alain Lefebvre, Seuil, 2006).Hélène Périvier est économiste à l'OFCE. Spécialiste de l'emploi des femmes, de la politique familiale et des minima sociaux, elle est l'auteure de nombreux articles. Elle a notamment co-dirigé Travail des femmes et inégalités (Revue de l'OFCE, n°90, 2004).

 

Introduction

 

L'émancipation des femmes est l'un des faits sociaux majeurs de ces cinquante dernières années. Inutile de refaire la liste de leurs conquêtes : elle est connue et reconnue. Aujourd'hui, la condition d'une femme de vingt ans a peu à voir avec celle de sa grand-mère au même âge.

 

Cette évolution concerne l'ensemble du monde occidental. Mais elle prend en France des formes singulières. Les Françaises conjuguent en effet un haut niveau d'emploi et une fécondité soutenue, enviée par beaucoup de nos voisins européens. Vues de loin, elles auraient réalisé la quadrature du cercle et constitueraient ainsi l'un des fronts les plus avancés de l'émancipation des femmes et de la modernité sociétale.

 

Alors de quoi se plaignent-elles ?, se demandent mezzo vocce nombre d'observateurs. Il reste certes des inégalités à résorber, mais le train est lancé, pense-t-on : désormais, le temps fera son œuvre et achèvera le travail entamé par le volontarisme et les revendications. Certains annoncent même une ère prochaine de domination des femmes et de féminisation des représentations, des modèles, des symboles, au détriment des hommes. D'autres vont jusqu'à dénoncer les dangers que font courir à la société de telles évolutions : la confusion des rôles mènerait inéluctablement à la « dévirilisation » des hommes, d'une part, à la perte des repères et au déclin de l'autorité, de l'autre.

 

Le sentiment dominant d'une dynamique d'émancipation, sinon accomplie, du moins irréversible explique en grande partie le fait que la question des inégalités entre les sexes soit absente du débat politique et social. La réalité est pourtant différente et appelle, selon nous, une autre réponse que la passivité plus ou moins consentante ou la réaction aigrie.

 

Si dynamique d'émancipation il y eut à partir des années 1970, celle-ci marque aujourd'hui le pas. Les femmes sont toujours moins nombreuses en emploi que les hommes. Pire, le rattrapage amorcé dans les années 1960 s'est interrompu.

 

En outre, lorsqu'elles travaillent, les emplois qu'elles occupent sont très différents de ceux des hommes. Tout d'abord, elles ont investi des sphères particulières du marché du travail et se concentrent dans les emplois de service : employées, caissières, femmes de ménage...

 

Ensuite, leur temps de travail s'est réduit, nourrissant un paradoxe alarmant et quasi inaperçu : les femmes actives sont plus nombreuses, mais elles travaillent moins que les hommes et désormais moins que les générations de femmes précédentes.

 

Leurs rémunérations sont moindres que celles des hommes, et, pour une partie non négligeable, en raison d'une pure discrimination. Elles sont également plus exposées au risque de pauvreté. Enfin, l'accès des femmes aux postes à haute responsabilité se heurte à la persistance d'un « plafond de verre », tout ceci dans l'indifférence des pouvoirs publics. Dans le même temps, sur le front de la vie familiale et domestique, le partage des tâches entre conjoints est loin d'avoir tenu ses promesses.

 

De fait, l'émancipation des femmes est restée au milieu du gué et cet inachèvement a conduit nombre d'entre elles dans un piège : de l'extérieur, leur situation a toutes les apparences d'un formidable accomplissement, mais de l'intérieur, celles qui travaillent affrontent un lourd et contraignant cumul de charges quotidiennes, et les autres n'accèdent toujours pas à l'indépendance financière.

 

En somme, au-delà de moyennes nationales en apparence flatteuses, rien de sérieux n'a été entrepris pour aider les Françaises à concilier les différents aspects d‘une liberté chèrement acquise : accès à l'emploi, investissement professionnel et vie familiale.

 

D'où le sentiment d'une autonomie désormais presque parfaite en droit, mais en réalité tronquée, voire impraticable. Or ce décalage entre les principes et les faits constitue une injustice sociale intolérable. Relancer la machine de l'émancipation est donc d'abord une question de justice.

 

Pourquoi cette machine s'est-elle enrayée ? Le débat sur l'émancipation des femmes s'est manifesté jusqu'ici sous les formes conjuguées d'une bataille pour le changement des représentations culturelles et pour la conquête de l'égalité en droit avec les hommes.

 

C'est encore souvent sur ce mode que se développe la lutte contre les discriminations sexuelles sur le marché du travail, et à juste titre. Mais certains enjeux à la fois collectifs et matériels échappent à cette grille de lecture : ils sont trop matériels pour être appréhendés en termes de représentations culturelles et symboliques, et trop collectifs pour se prêter à une analyse centrée sur le sujet de droit.

 

Si l'on veut ouvrir un « deuxième âge de l'émancipation » pour faire justice aux légitimes aspirations de millions de femmes, il faut non seulement poursuivre le combat des droits et des représentations, mais ouvrir un nouveau front : celui d'une profonde réorganisation économique et sociale. Car l'autonomie des individus ne peut résulter uniquement d'une réduction des entraves au libre choix de chacun, elle est également - et souvent d'abord - l'effet d'une allocation collective des ressources qui permettent d'égaliser le plus tôt possible les conditions de la construction de soi et de donner à chacun les moyens de choisir et de conduire sa vie.

 

Cette approche conduit à un féminisme soucieux des femmes et de la société dans son ensemble, c'est-à-dire placé au cœur de la question sociale.

 

Car l'intérêt des femmes n'est pas celui d'une « minorité », mais bel et bien celui de la collectivité en son entier. Leur permettre de travailler plus et mieux relève d'un impératif de justice sociale en même temps que de l'intérêt général bien compris : il s'agit aussi de dresser de nouvelles digues contre la pauvreté, de favoriser la pérennité de notre protection sociale, de valoriser l'investissement collectif dans la formation de nos enfants... Le féminisme de demain est un combat pour la société dans son ensemble.

 

Pour progresser dans cette direction, ce livre se propose d'abord de documenter la « panne » de l'émancipation et ses causes, ainsi que les coûts collectifs de la persistance d'inégalités entre hommes et femmes.

 

Il examine ensuite quelques expériences étrangères qui permettent de mieux poser les termes du débat : si l'émancipation des Françaises est en difficulté, ce n'est le cas ni des Nordiques ni des Américaines. Les premières ont bénéficié très tôt d'une prise en charge collective de la question de l'égalité entre les sexes. Les secondes ont longtemps été les laissées-pour-compte du système libéral, avant que ce dernier ne réalise l'énorme gâchis que représentait leur inactivité.

 

Ces deux organisations sociétales ont montré que l'émancipation des femmes pouvait emprunter un chemin socialisé et égalitaire ou, à l'inverse, un chemin libéral. Quel sera celui de la France ? Nous formulons à la fin de cet essai un ensemble de propositions susceptibles d'ouvrir cette nouvelle « voie française. »

 

Publié par segolene57 à 21:32:48 dans A lire, à voir | Commentaires (0) |

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