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Ségolène Royal à Metz - Les Arènes - le 11 Avril 2007 | 14 mars 2007

Ségolène Royal à Metz - Les Arènes

le 11 Avril 2007 - 19h00

 

Publié par segolene57 à 21:07:45 dans Comité de soutien | Commentaires (20) |

Bayrou : le « troisième homme » que cherchent à fabriquer les sondages (par J.J. Chavigné in D&S) | 14 mars 2007

Bayrou : le « troisième homme » que cherchent à fabriquer les sondages

mardi 13 mars 2007 par Jean-Jacques Chavigné  

Les principaux médias, dont les propriétaires appartiennent aux plus grandes fortunes de notre pays, essaient de remplacer le débat sur le programme des candidats par une avalanche de sondages d'opinion. Ils cherchent ainsi à faire une place au soleil à Bayrou selon le principe bien connu : couverture médiatique, sondage en hausse, couverture médiatique plus étendue... Principe que le dit François Bayrou dénonçait, il y a quelques mois, avant d'en être le bénéficiaire.  Mais ces sondages dont on nous rebat les oreilles ne sont qu'une photographie de l'opinion à un moment donné et n'ont, à 40 jours de l'opinion, aucune valeur prédictive quant au vote du 22 avril. Dans une remarquable tribune du Monde, le 9 mars, Loïc Blondiaux, Professeur à l'IEP de Lille constatait que les sondages n'étaient « représentatifs que des gens qui acceptent d'y répondre ».

Or, précise-t-il, près d'une personne sur deux refuse de répondre aux questions des sondeurs.

Au nom de quoi, dans ces conditions, les fabricants de sondages font-ils comme si les personnes qui acceptaient de répondre « possédaient les mêmes caractéristiques politiques » que celles qui refusaient de répondre ? Absolument rien, en effet, ne permet de tirer une telle conclusion. François Miquet-Marty (LH2) indique, quant à lui, que 55 % des sondés ne sont pas sûr de leurs votes. C'est d'ailleurs chez les électeurs potentiels de Bayrou que le pourcentage d'indécis est le plus élevé. « Le doute plane plus haut que Bayrou » titrait ainsi judicieusement « 20 minutes » ! Au total donc, presque la moitié des personnes sondées refusent de répondre aux questions des sondeurs et sur la moitié qui accepte de répondre, 55 % sont indécis. Ce qui signifie (le calcul n'est pas très difficile à faire) que sur 100 personnes interrogées, un peu plus du quart seulement (à peu prés 28 %) sont sûres de leurs votes. Mais c'est sur la base de sondages aussi étroits, aussi peu fiables que les principaux médias essaient de fabriquer et de nous imposer un Bayrou candidat de 2ème tour. Le comble est atteint lorsque les médias affichent imperturbablement des prévisions concernant les résultats du 2ème tour des élections.

Tout le monde sait pourtant parfaitement, les instituts de sondage en tout premier lieu, que de telles prédictions n'ont strictement aucune valeur avant que le 1er tour ait eu lieu. Dès le soir du 1er tour, en effet, toutes les cartes seront rebattues et tout le monde sait bien que Ségolène Royale bénéficiera d'une grande partie des voix qui se seraient portés sur Buffet, Besancenot, Voynet ou Bové ; qu'elle bénéficiera également d'une bonne partie des voix de Bayrou et même (eh oui !) d'une partie de celles de Le Pen.

Mais la fonction de la publication de ces sondages de 2ème tour est ailleurs : il s'agit de faire bouger les intentions de vote au 1er tour en affirmant que Bayrou battrait Sarkozy au 2ème tour. En 2002, ce n'est qu'à peu prés une semaine avant l'élection que les sondages ont permis d'envisager sérieusement la présence de Le Pen au 2ème tour. Cela n'a rien d'étonnant : 20 à 25 % ne l'électorat ne se décide qu'une semaine avant le scrutin. En 2005, lors du référendum sur le projet de Constitution, quinze jours avant le 29 mai, la plupart des sondages donnait le « oui » largement gagnant. A plus de deux mois des élections, la plupart des prévisions se sont avérées fausses : la victoire de Giscard en 1981, celle de Rocard en 1988, celle de Delors, puis de Balladur en 1995, un deuxième tour Chirac-Jospin en 2002, la victoire du « oui » au référendum du 29 mais 2005. Un peu de recul devrait donc nous aider à prendre les sondages actuels pour ce qu'ils sont : une photographie très déformée de l'opinion, à un moment donné et en aucun cas une prévision un tant soit peu fiable de ce que seront les votes des électeurs le 22 avril et le 6 mai prochain. 

Il faut, certes, prendre au sérieux l'offensive des principaux médias en faveur de Bayrou et contrer cette offensive en expliquant ce qu'est Bayrou, non pas un « homme neuf » mais un vieux routier de la Droite qui a voté toutes les lois anti-sociales de Raffarin et de Villepin. L'heure n'est donc, ni à perdre son sang froid en prenant pour argent comptant les sondages qui cherchent à placer Bayrou au firmament, ni à se positionner, comme l'ont fait à leur façon DSK et Delanoë, sur le terrain de Bayrou, c'est-à-dire de la Droite.

Au contraire, la montée au créneau des principaux médias pour imposer un deuxième tour avec deux candidats de droite indique à quel point la classe dirigeante a peur d'une victoire de Ségolène Royale et des forces sociales qui verraient dans la victoire de la candidate du Parti Socialiste leur propre victoire. Cette montée au créneau nous indique aussi clairement comment Ségolène Royal peut gagner : en se positionnant clairement à gauche pour rassembler son camp, tout son camp. Jean-Jacques Chavigné

Publié par segolene57 à 21:02:55 dans Segolene57 | Commentaires (2) |

8 mars 2007 - Journée internationale de la femme | 07 mars 2007

In http://www.journee-de-la-femme.com/

Image de d' XueRui Pan
France - Rennes

Publié par segolene57 à 18:05:40 dans Segolene57 | Commentaires (2) |

Bayrou est le clone de sarkozy, karcher avoué en moins ( par Pierre Ruscassie) | 06 mars 2007

Bayrou nous ferait un grand gouvernement démogratique, ben voyons, autant prendre les gens pour des idiots. Anti-social, tu perds ton sang-froid disait un groupe de rock français. 

Bayrou et l'UDF défendent la même politique anti-sociale que Sarkozy et l'UMP

 
Qui peut douter que François Bayrou et l'UDF soient de droite, agissent au service des intérêts du Medef et se moquent éperdument des droits des travailleurs salariés ou indépendants ?

La France d'en haut

Les positions de l'UDF, fondée par Giscard d'Estaing, présidée maintenant par François Bayrou, sont l'expression d'un monde qui ignore les fins de mois difficiles et dont les préoccupations sont à l'opposé de celles qui taraudent ceux pour qui les difficultés sont permanentes parce qu'elles se présentent dès le début du mois. Bayrou appartient à un monde qui s'estime être la France d'en haut : « Ah ? Tu n'es que professeur de collège ? » disait-il à un ancien camarade de classe qu'il avait perdu de vue. La fréquentation des allées du pouvoir peut créer le sentiment d'appartenir à une élite : Bayrou ne doute pas que les institutions bonapartistes, gaullistes, de la V° République, soient taillées pour lui-même.

Le gouvernement du « centre »

En Italie, discréditée, la démocratie chrétienne s'est effondrée, laissant la place à Berlusconi qui a pu rassembler des nationalistes aux libéraux. En Allemagne, c'est la démocratie chrétienne qui s'est imposée comme le parti dominant de la droite et qui s'étend jusqu'aux frontières de l'extrême droite. Mais en France, la place de parti dominant de la droite est occupée par l'UMP qui, comme en Italie et en Allemagne, amalgame le nationalisme et le libéralisme. Les restes de l'UDF, regroupés autour de Bayrou, n'ont plus de place pour réussir le même amalgame. C'est pourquoi Bayrou tente de convaincre que « la France se gouverne au centre » n'a comme carte d'identité que le libéralisme.

Le pôle extérieur

Comme tous les autres dirigeants de la droite François Bayrou a construit sa carrière politique personnelle en s'adaptant aux institutions monarchiques de la V° République. Mais si l'UDF ne s'est pas fondue dans l'UMP, c'est parce que Bayrou, minoritaire au sein de la droite, est plus visible en restant à l'extérieur d'un appareil construit pour servir un seul chef. Ce n'est pas par refus de l'orientation libérale du parti dont Sarkozy s'est emparé.

Le libéralisme de la droite

On peut en juger par la politique que Bayrou et l'UDF ont suivie depuis 2002. Il ont approuvé les lois anti-sociales les plus scélérates préparées par le gouvernement : 

  • * Le 3 juillet 2002, François Bayrou approuve la déclaration de politique générale de Jean-Pierre Raffarin. 
     *Le 15 octobre, il approuve la loi Fillon sur les salaires, le temps de travail et le développement de l'emploi, combattue par les groupes socialiste et communiste, qui prévoit de nouvelles exonérations de cotisations patronales. 
      *Le 19 novembre, il vote le budget 2003 du gouvernement Raffarin. 
      *Le 17 décembre 2002, le groupe UDF approuve la loi sur les marchés de l'énergie et le service public de l'énergie, qui est combattue par les groupes socialiste et communiste . 
      *Le 28 janvier 2003, François Bayrou approuve la loi Sarkozy sur la sécurité intérieure, qui est combattue par les groupes socialiste et communiste. 
      *Le 15 février, il refuse de voter la motion de censure socialiste qui s'oppose à la modification des modes de scrutin des régionales et européennes : cette modification sera adopté au titre de l'article 49-3 de la Constitution. 
      *Le 29 avril, l'UDF signe un chèque en blanc au gouvernement Raffarin en votant la loi qui habilite le gouvernement à légiférer par ordonnances pour « simplifier » la codification du droit. 
      *Le 2 juillet, Bayrou refuse de voter la motion de censure socialiste du gouvernement Raffarin qui, par le projet de loi Fillon, s'attaque aux retraites par répartition en baissant le montant des pensions malgré l'opposition massive de la mobilisation sociale (1,5 million de manifestants à Paris). 
      *Les 3 et 24 juillet, il approuve cette loi Fillon de contre-réforme des retraites, qui est combattue par tous les députés de gauche. 
      *Le 4 novembre, il vote le budget de la sécurité sociale pour 2004, auquel s'opposent les groupes socialiste et communiste. 
      *Le 25 novembre 2003, il approuve la loi sur le RMI qui crée le « Revenu minimum d'activité », combattu par les groupes socialiste et communiste. 
      *Le 2 mars 2004, il refuse de voter la motion de censure socialiste. 
      *Le 5 avril, il approuve la déclaration de politique générale de Jean-Pierre Raffarin. 
      *Le 7 avril, il approuve la loi sur la formation professionnelle tout au long de la vie, qui est combattue par les groupes socialiste et communiste. 
      Le 15 juin, il approuve la loi sur le handicap, qui supprime un jour férié (lundi de Pentecôte) et qui est combattue par la gauche. 
      Le 23 novembre, il vote le budget 2005 du gouvernement. Le 7 décembre 2004, il approuve la loi Borloo, dite « de cohésion sociale », combattue par la gauche. 
      *Le 22 mars 2005, il approuve la loi Ollier, portant sur l'organisation du temps de travail en entreprise, combattue par la gauche. 
      *Le 23 mai, il approuve la loi de transposition des directives européennes sur l'ouverture des services postaux à la concurrence, combattue par toute la gauche. - Le 18 octobre, il approuve la loi d'orientation agricole, qui est combattue par les groupes de la gauche, socialiste et communiste. 
      *Le 15 novembre, il approuve l'application de la loi du 3 avril 1955 pour instaurer l'état d'urgence qui est refusé par les groupes socialiste et communiste. 
      *Le 29 novembre, il approuve la loi sur la sécurité et les contrôles frontaliers, qui est combattue par les groupes socialiste et communiste. 
      *Le 6 décembre 2005 , il approuve la loi sur le « retour à l'emploi », qui est combattue par les groupes socialiste et communiste. 
      *Le 31 janvier 2006, il approuve la loi sur le logement, qui est combattue par les groupes socialiste et communiste. 
      *Le 21 février, il refuse de voter la motion de censure socialiste. 
     *Le 30 mai 2006, il approuve encore la loi sur l'eau et les milieux aquatiques, qui est combattue par toute la gauche.

Un tournant tactique

Le jusqu'au-boutisme de Villepin, accroché au CPE, signe la fin de la politique d'appoint inutile de l'UDF à l'UMP. À partir de la rentrée politique de septembre 2006, avec l'entrée dans la pré-campagne présidentielle, Bayrou sait qu'il va être laminé par l'appareil UMP s'il ne se démarque pas de Sarkozy. Rester collé à Sarkozy c'est disparaître. S'en distinguer c'est sans danger : l'UMP possède à elle seule la majorité absolue des députés. Les 30 UDF devenaient même ridicules de venir faire inutilement l'appoint aux 360 UMP. Bayrou refait ainsi surface sur la scène politique et endigue provisoirement la chute continue de la démocratie chrétienne française depuis la fin du MRP. Mais l'aspiration à l'unité de toute la gauche et le poids de l'appareil UMP écrasent peu à peu la place disponible pour l'UDF. Sa respiration se réduit à celle qu'autorise le desserrement conjoncturel des étaux qui l'enserrent.

Pierre Ruscassie

Publié par segolene57 à 20:37:55 dans Segolene57 | Commentaires (6) |

Quand Bayrou était ministre de l’Éducation nationale (article tiré de L'Hebdo des Socialistes) | 04 mars 2007

Mon coeur penche à droite et puis un peu vers la gauche. Je tangue, je tangue et revirevolte. Je cherche les indécis.

Attention les indécis, Bayrou n'est pas si clair que cela puisse paraître. Engagez-vous, ce n'est pas un jeu.

Quand Bayrou était ministre de l'Éducation nationale

François Bayrou a été ministre de l'Éducation nationale de 1993 à 1997. Il garde un silence pudique sur cette période. Malheureusement pour lui, il n'est pas interdit d'avoir de la mémoire.

François Bayrou a choisi l'école privée contre l'école laïque.

Dés son arrivée au ministère de l'Éducation nationale, François Bayrou a un projet qu'il veut faire aboutir en urgence : réviser la loi Falloux. Il présente en décembre 1993,au nom du gouvernement RPR-UDF, une loi qui comprend cet article : « Les établissements privés sous contrat peuvent bénéficier d'une aide aux investissements. Les collectivités territoriales fixent librement les modalités de leur intervention. » Bayrou veut permettre ainsi aux collectivités territoriales de subventionner les établissements privés audelà du seuil des 10 % prévu par la loi Falloux. La puissante mobilisation citoyenne contre ce mauvais coup porté à l'école publique et la censure du Conseil constitutionnel ont permis de faire échouer cette tentative. Mais François Bayrou a-til définitivement renoncé ?

François Bayrou, spécialiste de l'écran de fumée pour ne rien faire.

Pour faire oublier ce cuisant échec, François Bayrou engage le ministère de l'Éducation nationale dans une frénésie de groupes de travail et de commissions : le prétendu « nouveau contrat pour l'école », qui débouche sur un catalogue hétéroclite de 158 propositions dont n'émerge pas grandchose, la commission Fauroux pour préparer un référendum sur l'école finalement enterré, les travaux de la commission Bouchez sur le collège, restés lettre morte...

François Bayrou a aussi soigneusement rangé dans les tiroirs les annonces de campagne du candidat Jacques Chirac : l'aménagement des rythmes scolaires, le développement des filières technologiques et professionnelles, la création d'un statut étudiant...

Quelle confiance peut-on accorder à quelqu'un qui est profondément de droite et qui dit vouloir gouverner le pays comme il a dirigé le ministère de l'Éducation nationale ?

C. L.

Publié par segolene57 à 18:42:19 dans Segolene57 | Commentaires (1) |

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