<< Prochains débats participatifs | Allez donc au fond des questions importantes ! par Gérad Filoche de D&S | Ségolène Royal à Grenoble pour un débat sur la jeunesse (merci au site national de Désir d'Avenir) >>
C'est pas pour être grossier, mais la presse devient franchement c..... à déblatérer toutes les superficialités possibles et inimaginables. Après, elle se plaint que plus personne ne la lit. Ben oui, mais bon, c'est vrai que la connerie n'a pas de limite.
Voici donc un article de Gérard Filoche, rédacteur à D&S. Vous m'en direz tant.
Bon sang, dans ce pays pourra t'on avoir une campagne électorale démocratique de qualité ?
Car c'est vrai, la "grande presse" sélectionne ses thèmes, les plus vulgaires, les moins importants sur le fond, par exemple les questions des "RG", des patrimoines des candidats, des petites phrases sans sens, les voisins de la rue d'Enghien, le scooter du fils Sarkozy et l'Adn de son voleur, toutes questions secondaires, mais elle ne poursuit aucun des débats sociaux de fond qui surgissent :
Ces sont les questions sociales qui passionnent les électeurs, le salaire, l'emploi, le logement, la santé... Aucune n'est encore sérieusement abordée...
La grande presse a déjà abandonné le thème du "contrat unique", du CNE, du droit du travail, avant même d'avoir obtenu une quelconque précision...
Pourtant le candidat UMP s'est enferré dans des contradictions énormes, mais comment cela se conclut t-il ?
A quelle sauce seront finalement « mangés » les travailleurs et le code du travail ?
Vous ne le saurez pas, la "grande presse" feint de se lamenter de la mauvaise qualité du débat gauche-droite, mais ne relaie aucun des débats vraiment de fond qui apparaissent...
Elle ne pose jamais les bonnes questions jusqu'au bout...
Elle a laissé passer le rapport du Cor du 12 janvier sans interroger les différents candidats sur ce qu'ils prévoient pour les retraites... est-ce la retraite sans âge, appelée « retraite à la carte » comme le veut le Medef ? Est-ce allonger la durée de cotisation à une limite inatteignable au delà de ce travaillent tous les Français (sauf les patrons à parachutes dorés) ?
Elle a laissé parler Sarkozy du droit de grève limité, sans lui poser aucune question précise : quel est son modèle, si ce n'est pas le modèle social français, est-ce l'anglo-saxon, veut il s'inspirer de la réglementation anti-grève de Mme Thatcher ?
Elle laissé passer la question de la représentativité syndicale sans interroger chaque candidat : est ce sur la base du rapport Hadas-Lebel du Ces ou sur la base des propositions anti syndicales de l'Ump (suppression de la liste - qui devrait être étendue - de ceux qui bénéficient de la « présomption irréfragable de représentativité », obligation de tous les syndicats de prouver en permanence leur représentativité dans chaque entreprise ?)
On n'a pas développé le débat essentiel sur la fiscalité : l'impôt sur le revenu progressif et direct doit-il se substituer à l'impôt indirect injuste ? Les entreprises doivent elles cotiser davantage ? Doit-on renvoyer aux salaires les 160 milliards d'euros que les profits boursiers, entreprises et actionnaires leur ont pris en 20 ans ?
Elle n'interroge aucun candidat de façon concrète sur le nombre de fonctionnaires, les salaires, le statut de la fonction publique... (alors qu'il y a grève le 8 février) Il n'y a pas assez de fonctionnaires, il faut remplacer tous ceux qui partent en retraite et augmenter dans les secteurs nécessaires (hospitaliers, éducation, équipement, services sociaux, inspection du travail, justice, etc...).
Quand va t'on parler de la santé dans ce pays, alors que le plan hôpital 2007 s'applique sans un mot, sans une enquête, en ravageant nos hôpitaux ?
Pourtant la grève de 8 février pose la question des salaires et des effectifs de la fonction publique, qu'en pensent les candidats ? Les salaires sont ils trop hauts dans ce pays ?
Les profits (100 milliards d'eur pour les entreprises du Cac 40 en 2006, contre 83,4 en 2005, 66 en 2004, 57 en 2003...) n'ont jamais été aussi énormes ( 30 milliards d'eur de bénéfices de plus en 2005 par rapport à 2004 pour les 500 premiers fortunes de France soit trois fois le trou présumé de la Sécurité sociale- la grande prêtresse du Medef, Mme Parisot est la 276°...)
Publié par segolene57 à 16:42:17 dans Segolene57 | Commentaires (0) | Permaliens
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