Article paru dans Le Républicain Lorrain du Dimanche 27 août 2006
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| Le président de la Région Lorraine a fait le déplacement en Charente-Maritime pour y soutenir Ségolène Royal, en qui il voit "la candidate socialiste qui gênera le plus Sarkozy". |
LA ROCHELLE. - Jean-Pierre Masseret vit son baptême du feu à La Rochelle. "Je considérais que l'Université d'été était un lieu d'échange et de formation à l'usage des militants plutôt que des élus. Et puis j'étais très souvent en vacances à cette période", convient le président du Conseil régional de Lorraine. Mais parce que 2006 n'est pas une année comme les autres au sein du PS, il a décidé de faire le déplacement. "Car je pensais que ce pouvait être un moment difficile pour Ségolène Royal et qu'il convenait donc d'être à ses côtés." |
Michel Bitzer Envoyé spécial à La Rochelle |
Publié par segolene57 à 20:35:28 dans Articles de presse | Commentaires (0) | Permaliens
Photo AFP
A la Rochelle, Ségolène Royal a prononcé un discours d'ouverture des travaux de l'université d'été du PS et s'est exprimée en tant que présidente de la région Poitou-Charentes, région accueillante.Publié par segolene57 à 23:51:14 dans Comité de soutien | Commentaires (3) | Permaliens
L'intervention de Ségolène Royal, dimanche à Frangy, n'est pas passée inaperçue, et pour cause, en trente minutes d'un discours très attendu, elle a abordé tous les sujets qui lui tiennent à cœur et qui sont, à n'en pas douter, au centre des préoccupations des Français.
Sa force de conviction tient à la fois à la grande justesse de ses analyses, à la simplicité des mots qu'elle emploie et à la rigueur républicaine qu'elle incarne.
Dans tous les thèmes qu'elle a développés : le vivre ensemble, l'environnement, l'Europe,
Elle redonne aux Français à la fois la confiance et le goût de l'utopie politique. Ce n'est pas pour rien que 54% d entre eux sont prêts à la suivre.
Gilles Soulier du Comité de Soutien
Publié par segolene57 à 21:19:06 dans Comité de soutien | Commentaires (0) | Permaliens
Artisanat : ce sont les militants qui préparent le menu immuable de cette journée, le célèbre salade de lentilles, saucisses et pommes de terre lentilles suivi du ban bourguignon à la fin du repas. Ce sont toujours ces mêmes militants qui gardent le sourire quand à 10 minutes du début des discours on se rend compte que la tribune a été vidée de ces chaises. Les photos montrent des invités assis. C'est ça aussi Frangy.
Isabelle RAUCH du Comité de Soutien
Publié par segolene57 à 21:15:43 dans Comité de soutien | Commentaires (0) | Permaliens
Photo Le Progrès
Son discours était articulé en 5 points : « Construire sa vie et maîtriser son destin », « Reconstruire la valeur du travail », « Bâtir l'Europe par la preuve », « La France dans le monde » et « Révolution démocratique et nouvelle République ».
La gauche ne doit pas laisser à la droite le monopole et le détournement de cette valeur progressiste qu'est la responsabilité individuelle. Mais notre conception de la responsabilité individuelle exige que l'action politique en crée, pour tous, les conditions.
Pour la droite, est méritant celui qui arrive... à s'en sortir. Dans cette logique de sélection naturelle, l'égalité des chances est réduite à la promotion des exceptions.
La gauche, elle, doit créer les conditions concrètes qui permettent de rétablir chacun dans une position de responsabilité : éducation, école, formation.
La droite voudrait enfermer la gauche dans la défense de l'assistanat. Mais la gauche, ce n'est pas l'assistanat. Au contraire : c'est donner à chacun les moyens d'assumer ses responsabilités et de maîtriser sa vie. En reconnaissant toutes les formes de réussite.
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Ceux qui licencient pour doper le cours en Bourse de leurs actions.
Ceux qui réduisent la compétitivité à l'écrasement des salaires.
Ceux qui considèrent les hommes et les femmes au travail comme de simples variables d'ajustement.
Ceux qui trouvent le SMIC trop élevé et les dividendes jamais assez.
Ceux qui confondent la modernité avec la brutalité du capitalisme du 19ème siècle.
Ceux qui mettent sur Internet les emplois aux enchères et les adjugent à qui accepte le salaire le plus bas.
Ceux qui trouvent normal qu'un haut dirigeant gagne en une année ce qu'un salarié moyen ne gagnera jamais en toute sa vie.
Ceux qui acceptent que la France soit la lanterne rouge de la santé et de la sécurité au travail.
Ceux qui proclament que la liberté s'arrête là où commence le Code du Travail.
Ceux qui précarisent à tout va, à coups de CNE, de CDD, d'intérim et de temps partiel subi, ce triste privilège des femmes.
Ceux qui ne laissent comme choix à beaucoup de jeunes que la galère ou l'expatriation.
Ceux qui font exploser le nombre des travailleurs pauvres qui sont, à 80 %, des travailleuses pauvres.
Ceux-là sont les vrais destructeurs de la valeur travail.Voilà pourquoi, si demain la France est présidée à gauche, il faudra revoir de fond en comble notre politique d'aide au développement et en débattre publiquement car ces choix concernent tous les Français : ils ont le droit de savoir où va leur argent, comment il est utilisé, avec des garanties contre la corruption et le détournement des aides.
Repenser l'aide au développement, c'est d'abord cesser de plaquer sur les autres pays des modèles qui, chez nous, sont déjà dépassés. Tout le monde sait qu'il faut préparer l'après-pétrole au Nord : aidons le Sud à le faire aussi et à s'appuyer sur ses énergies renouvelables.
Repenser l'aide au développement, c'est le faire avec les populations concernées et la centrer sur leurs priorités : l'eau, l'école, l'environnement, la santé, sans lesquels aucun décollage économique durable n'est possible.
C'est mettre l'accent sur l'efficacité, les circuits courts, le micro-crédit.
C'est mobiliser les moyens nécessaires par une fiscalité mondiale à laquelle, de gré ou de force et en dépit de l'égoïsme des pays riches, il faudra bien venir.
C'est en finir avec le paternalisme qui imprègne encore les relations des pays du nord avec les pays du sud et tout particulièrement celles de la France avec ses ex-colonies africaines.
C'est aussi prendre la mesure du rôle des femmes, de leur énergie, de leur opiniâtreté, de leur ingéniosité, car elles sont, pour leur pays et à condition qu'on ne les relègue pas au rang de citoyennes de 2ème zone, un formidable atout de développement.
La France doit reconquérir une voix qui porte, digne de confiance.
Et voilà, pour moi, l'utopie réalisable de ce siècle : que les pays pauvres sortent de la misère.
Comment s'étonner que, dans ces conditions, le lien de confiance soit dramatiquement affaibli ?
Toutes les élections et toutes les enquêtes de ces dernières années délivrent obstinément le même message : les Français ne se sentent pas entendus, pas compris, pas respectés par ceux qui les gouvernent et, souvent, ceux qui les représentent. Sanction systématique des sortants, non inscription sur les listes électorales, abstentions, votes blancs (que le projet socialiste prévoit à juste titre de compter), votes protestataires, refus d'obtempérer en tous genres : les moyens sont multiples.
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Car la crise est d'abord celle du mauvais fonctionnement de la démocratie et, pour tout dire, du manque de respect.- et une démocratie plus participative qui élargit le pouvoir d'initiative des citoyens et leur consultation, notamment par réferendum, qu'il soit d'initiative citoyenne ou gouvernementale comme celui par lequel les Français seront, s'ils nous choisissent, consultés dès 2007 sur les grandes réformes démocratiques que nous voulons mettre en œuvre avec eux.
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Pour moi, la démocratie participative ne se limite pas à une technique, même si ses effets sur le fonctionnement des services publics peuvent être importants, comme je le constate dans ma Région où j'ai mis en place le Budget Participatif dans tous les lycées.
C'est un choix politique : celui de combattre le sentiment d'impuissance qui mine la démocratie et de partager plus largement les décisions pour améliorer l'action publique. Car nos concitoyens ont soif de considération, soif de maîtrise personnelle de leur existence, soif d'efficacité collective et de résultats sans gaspillages ni lenteurs.
Ce que je vous propose, c'est une révolution démocratique fondée :
si je suis en situation, nous ferons de la France la championne de l'excellence environnementale et elle réussira son entrée dans l'après-pétrole, en s'appuyant sur une révolution des modes de vie et de production. Cette exigence sera une chance pour notre pays, la source de nouvelles activités et de nouveaux emplois ;
si je suis en situation, la France aura une parole qui porte dans le concert du monde : l'Europe sera relancée sur des projets concrets et, quand notre tour viendra, nous pourrons être fiers de la présidence française ; notre pays assumera de manière exemplaire ses devoirs envers les pays pauvres et la crédibilité de notre parole sera restaurée car nos actes correspondront à nos mots ;
si je suis en situation, je dis à tous les jeunes de notre pays et en particulier à ceux auxquels la société ferme aujourd'hui ses portes, que demain la France leur ouvrira les bras ;
si je suis en situation, je peux vous dire que les femmes sauront que leur temps . Pour le plus grand bonheur des hommes : il serait temps qu'ils s'en rendent compte...Publié par segolene57 à 22:50:38 dans Segolene57 | Commentaires (2) | Permaliens
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