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Vous vous souvenez dans l'épisode Cauchemard, lors du rêve de Willow, la sorcière peind des écritures sur le dos de sa compagne Tara. Ce texte est en fait un poème de Saphho, qui fut recopié intégralement sur la peau de la jeune fille.
"Sappho est connue comme étant « la Lesbienne », c'est-à-dire, au départ par antonomase, « la personne célèbre de Lesbos ». L'homosexualité féminine, n'ayant jamais été vraiment tolérée dans l'Antiquité, le terme de lesbienne en est venu à désigner une femme homosexuelle. D'une même manière, les termes dérivés de son nom, comme l'assez rare saphisme et l'adjectif dérivé, saphique, dénotent plus souvent l'homosexualité féminine que ce qui a trait à la poétesse."
Ainsi donc on comprend le choix de ce poème censer illustrer dans le rêve de Willow, sa relation avec Tara"D'après Strabon, Sappho aurait été contemporaine de son concitoyen, Alcée (circa 620), et de Pittacos (645-570). La Souda la fait naître pendant la 42ième olympiade (612/608). Actuellement, on s'accorde pour penser qu'elle serait née vers 630 à Eressos, et que 620 correspond à une date à laquelle elle était vivante, lol. Ses parents, Scamandre et Cléis, auraient été engagés dans des affaires politiques qui auraient causé quelques torts à leur fille voire des périodes d'exil. Un papyrus d'Oxyrhynchos (portant le numéro 1880), confirme la plupart de ces renseignements.
Si son « homosexualité » ne fait aucun doute, il faut se rappeler que le terme même est anachronique à cette époque où il n'a guère de sens. Ses écrits n'ont pas soulevé de grande polémique de son vivant. De plus, on sait qu'elle a été mariée et a eu une fille, Cléis, qu'elle dit avoir chéri plus que tout. Elle a vraisemblablement fondé puis dirigé à Mytilène une école pour jeunes filles où elle a enseigné la poésie et les mystères d'Aphrodite, jeunes filles parmi lesquelles elle devait compter ses amantes. Elle s'est décrite petite et mate de peau.
Il n'est pas facile d'extraire quoi que ce soit de réellement objectif. La légende, cependant, s'est emparée d'un tel personnage, lui inventant une fin tragique (elle se serait jetée dans la mer à cause d'un amour non partagé pour un certain Phaon), ce qui est probablement une confusion avec une autre Sappho, joueuse de lyre et courtisane (selon la Souda). Ses mœurs, parfois réprouvées à l'époque (les sources anciennes font remarquer qu'on l'a « accusée » d'entretenir des rapports avec des femmes), ont aussi été l'occasion, au fil des siècles, de « salir » son image et de la tourner quelque peu en dérision."
LE TEXTE EN LUI MEME:
Le poème est en fait une ode à Aphrodite, en voilà une traduction, ainsi que le texte grec intégral:
A Aprodite:
Sur ton trône ondoyant, Aphrodite immortelle,
Enfant de Zeus, tressant les ruses, je t'appelle :
Ne dompte pas, ni par dégoûts ni par douleurs,
Souveraine, mon cœur.
Viens plutôt par ici, si jamais autrefois
Tu prêtas ton oreille à ma lointaine voix,
Et quittant la maison tout en or de ton père
Tu vins à ma prière,
De beaux et vifs moineaux, attelés à ton char,
T'emportaient dans leur course au-dessus du sol noir,
En battant dans le ciel, de leurs ailes serrées,
Les sphères éthérées.
Et vite, ils arrivaient : bienheureuse déesse,
Ton visage immortel riant avec tendresse,
Tu demandais pourquoi de nouveau je souffrais,
De nouveau j'appelais,
Ce que par dessus tout je voulais qu'il advienne
A mon cœur délirant : « qui veux-tu que j'amène
En la persuadant de t'aimer ? Qui donc, ô
Sappho, te fait défaut ?
Car celle qui te fuit bientôt te poursuivra,
Au lieu de refuser, elle te donnera,
Elle qui n'aimait pas, sera vite amoureuse,
Bien qu'elle soit boudeuse. »
Reviens-moi maintenant : de mes cruels soucis
Délivre-moi ; tout ce dont mon cœur se languit,
Accomplis-le pour moi ; que toi-même en personne
Mes armes compagnonnes.
Source: Wikipédia, Anaxagor.
Publié par Chérie-Jolie à 16:14:43 dans Le Poème de Sappho | Commentaires (7) | Permaliens
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