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Bonnes pratiques ! | 01 octobre 2008

Voilà une excellente initiative de la fac de médecine de Grenoble pour favoriser la diversité sociale dans une filière réputée hypersélective et socialement très cloisonnée. De quoi atténuer la terrible équation faisant de la sélection à l'entrée une fonction croissante du rétrecissement de la base sociale des étudiants. 

 

29/09/2008 20:53

La faculté de médecine de Grenoble renforce l'égalité des chances



Une nouvelle pédagogie a permis de doubler le nombre d'étudiants aux origines sociales modestes qui accèdent en deuxième année de médecine

Sur la longue route des études de médecine, le cap de la première année est le plus meurtrier. À Grenoble comme ailleurs, près de neuf élèves sur dix échouent, impitoyablement, sur le récif du numerus clausus. Confronté à la violence de « ce système absurde provoquant une mise en compétition effroyable des étudiants », Bernard Sèle, doyen de la faculté de médecine iséroise, a décidé, il y a deux ans, de réagir en remaniant totalement la pédagogie de la première année du premier cycle des études médicales (PCEM1).

Terminés les enseignements dans des « amphis » de 700 étudiants. Fini le vacarme provoqué par les redoublants pour empêcher les nouveaux « carabins » de prendre des notes à un rythme de dactylo. À la place, chacun a reçu un DVD, contenant environ 500 heures de cours. « Le DVD a déminé la sélection, car il donne à tous les mêmes moyens de réussir », estime Alexis Mounier, étudiant en troisième année, qui, à l'image de la grande majorité de ses camarades, a fini par se laisser séduire.

Un bilan social dressé en fin d'année dernière a permis de mettre en évidence un effet inespéré de la réforme : si le profil social des inscrits en PCEM1 n'a guère évolué, le nombre d'étudiants des catégories socioprofessionnelles modestes (artisans, ouvriers, agriculteurs, inactifs) passant en deuxième année a doublé. Ils comptent désormais pour 15 % des deuxième année, contre 7 % pour les promotions antérieures à la réforme. « D'ordinaire, un boursier d'État a 30 % de chances en moins de passer en deuxième année qu'un fils de cadre, en dépit de notes équivalentes au bac, analyse Jean-Luc Bosson, biostatisticien et pilote de l'enquête. Le recours aux boîtes privées, que tout le monde ne peut pas se permettre de payer, joue incontestablement un rôle. »

"Med@TICE"

Or, tout a changé pour les 1 300 « P1 » (première année) de la faculté de médecine de Grenoble, grâce à la nouvelle pédagogie mise en place, baptisée Med@TICE, rythmée en cycles d'un mois divisés en quatre temps. Un : apprentissage des cours sur DVD. Deux : formulation des questions aux enseignants sur Internet (45 000 l'an passé). Trois : réponses en groupes de 150 étudiants. Quatre : tutorat effectué par des étudiants de troisième année, rémunérés et notés.

« Auparavant, les tuteurs étaient plus jeunes, pas payés et peu motivés, explique Cedvet Ozcelik, étudiant en troisième année. Les boîtes privées étaient quasiment un passage obligé pour réussir le concours. » Lui aussi a fait appel à leurs coûteux services, de 1 500 à 3 000 €, lors de son arrivée à la faculté. Désormais, comme 119 autres tuteurs, il se charge lui-même de rédiger deux QCM (questions à choix multiples) par semaine, similaires à ceux qui attendent les PCEM1 lors des sessions annuelles d'examens. Comme dans les « prépas » privées, les résultats aux tests donnent lieu à un classement. Et la progression dans l'apprentissage est désormais très encadrée, rendant moins déterminant le soutien des boîtes privées, dont la fréquentation a baissé de 17 %.

"En médecine, on perd tous ses amis"

Demeure pourtant un point noir. Au démarrage de l'expérimentation, le père d'un étudiant était entré en résistance pour relayer des rumeurs de tentatives de suicide et de dépressions nerveuses. « En médecine, on perd tous ses amis, témoigne Cedvet Ozcelik. On ne rentre de la fac que pour s'enfermer et travailler. » Il en est beaucoup pour regretter, comme lui, les facéties des carabins qui égayaient les cours. Aujourd'hui, avec huit heures de présence hebdomadaire contre vingt auparavant, il y a beaucoup de liens qui ne se nouent pas. « 75 % des étudiants déclarent se sentir isolés, note Jean-Luc Bosson. Mais ils étaient déjà 60 % à se déclarer ainsi avant la réforme. »

Malgré tout, relève ce biostatisticien, « le nombre d'étudiants qui se présentent à l'examen est en hausse de 5 % ». L'indicateur tempère les inquiétudes. En outre, ce n'est pas le souci de certaines universités qui ont suivi avec intérêt l'expérience, également observée de près par le ministère de l'enseignement supérieur. Les universités de Tours, de Montpellier et de Reims ont envoyé des délégués sur place afin de se faire une idée par elles-mêmes de l'efficacité du système. L'université d'Amiens pourrait même adopter la méthode dès la rentrée 2009. Et le DVD circule dans les universités de Madagascar, du Cameroun et de Djibouti...
Bénévent TOSSERI

Publié par karimamellal à 11:17:53 dans Chroniques et analyses sur l'actualité | Commentaires (0) |

Gérard Larcher et la polygamie | 26 septembre 2008

 

Juste pour mémoire, Gérard Larcher, nouveau président du Sénat et à ce titre 2ème personnage de l'Etat, affirmait en novembre 2005 que les violences urbaines étaient "certainement" dues à la polygamie... C'était très précisement le 15 novembre 2005, dans une interview au Financial Times, en plein pendant les émeutes.

Hélène Carrère d'Encausse, secrétaire perpétuelle de l'Académie française, s'était elle aussi fait remarquer au même moment pour ses déclarations à l'emporte-pièce sur le lien quasi-automatique établi entre propension à la violence et polygamie, voire entre race et violence : "Ces gens, ils viennent directement de leurs villages africains. Or la ville de Paris et les autres villes d'Europe, ce ne sont pas des villages africains. Par exemple, tout le monde s'étonne : pourquoi les enfants africains sont dans la rue et pas à l'école ? Pourquoi leurs parents ne peuvent pas acheter un appartement ? C'est clair, pourquoi : beaucoup de ces Africains, je vous le dis, sont polygames. Dans un appartement, il y a trois ou quatre femmes et 25 enfants. Ils sont tellement bondés que ce ne sont plus des appartements, mais Dieu sait quoi ! On comprend pourquoi ces enfants courent dans les rues." C'était en 2005 également, dans une interview à la chaine russe NTV.

Quoi, le Sénat et l'Académie française sont conservateurs ?!

KA 

 

 

 


Publié par karimamellal à 09:38:34 dans Chroniques et analyses sur l'actualité | Commentaires (3) |

Un master pour lutter contre les discriminations ? | 22 septembre 2008

Dépêche AEF - 22 septembre 2008

Selon Louis Schweitzer, pdt de la Halde, "il faut former des professionnels de la lutte contre les discriminations pour
répondre aux besoins des entreprises. (...) Les entreprises qui mettent en place des politiques en faveur de la diversité
ne trouvent pas actuellement de spécialistes de cette question". (conférence tenue à l'IEP de Lille, lundi 22 septembre 2008).

"Il faut former des vrais professionnels de la lutte contre les discriminations capables de mettre en place des process qui éliminent le risque de
discrimination", estime-t-il. Et d'illustrer: "beaucoup d'entreprises offrent d'abord leurs stages aux enfants du personnel. Pour ouvrir l'offre de stages à
ceux qui sont le plus loin d'elles, il faut mettre en place un process entre les établissements d'enseignement supérieur et l'entreprise. C'est l'affaire de
spécialistes."

UN MASTER PROFESSIONNEL

Louis Schweitzer parraine la deuxième année de master professionnel intitulée "Politiques de l'égalité et de la diversité" que vient de lancer l'IEP de
Lille. Ouverte à une vingtaine d'étudiants, cette formation vise à former les futurs cadres des secteurs privé et public. "Les étudiants travailleront sur
l'égalité de traitement par la mise en place de procédures objectives et transparentes" dans le domaine de la "gestion des ressources humaines des
entreprises et des administrations", indique l'établissement. Ils devront aussi se préparer à agir "pour l'égalité des chances" "en soutenant la méritocratie
républicaine par des actions adaptées."

"Au niveau général, chacun doit apprendre à ne pas être complice involontaire de discrimination, par son inaction ou son indifférence", estime par ailleurs
le président de la Halde. "Cela passe par la formation: dans l'enseignement secondaire et supérieur, il faudrait proposer quelques heures aux élèves sur le
sujet des discriminations."

Excellente initiative... d'ailleurs déjà suggérée par la même Halde aux IUFM en 2007.

Publié par karimamellal à 23:08:04 dans Chroniques et analyses sur l'actualité | Commentaires (2) |

Les paradoxes des politiques antidiscriminatoires françaises | 13 juillet 2008

Les paradoxes des politiques antidiscriminatoires françaises

10 juillet 2008
 

La politique d'égalité à la française a « un problème de catégories », puisqu'elle s'efforce de lutter contre le racisme sans reconnaître la race. Introduction du rapport Stéréotypes et lutte contre les discriminations de Linda Hamilton Krieger, dans le cadre du partenariat entre Sciences Po et la French-American Foundation.

Au centre de la lutte contre la discrimination, il y a un paradoxe. Quand une société produit des lois interdisant la discrimination (raciale ou autre), elle demande à ses membres de ne pas tenir compte de certaines catégories pour prendre des décisions concernant d'autres personnes. Mais le législateur est bien obligé de préciser quels sont les motifs de discrimination qu'il entend prohiber : race, ethnie, sexe, orientation sexuelle etc., si bien que cet interdit lui-même confère aux catégories correspondantes une existence juridique et une pertinence sociale. Dans son effort même pour ébranler ces catégories, le droit antidiscriminatoire ne peut que leur donner encore plus de réalité.

En France, jusqu'à ces dernières années, les dirigeants de la gauche et la plupart des intellectuels ont traité la difficulté en s'arc-boutant sur un strict républicanisme unitaire, selon lequel les catégories juridiques de race, de religion ou d'ethnie sont également illégitimes, qu'elles servent à disqualifier des citoyens ou à corriger des maux hérités de l'histoire. Cette conception du peuple français comme bloc homogène, qui, issue de l'universalisme jacobin et ravivée par les traumatismes de l'esclavage, de l'affaire Dreyfus et de Vichy, marque en profondeur la vie politique, concourt, avec les idées post-modernes de contingence et d'instabilité des catégories raciales ou ethniques, à délégitimer l'idée que celles-ci puissent être, d'une manière ou d'une autre, « réelles » et que leur prise en compte puisse contribuer à un travail constructif contre le racisme.

La fidélité de cet attachement à une attitude strictement « aveugle » - c'est-à-dire foncièrement indifférente - à la race ou à l'ethnie (colorblind) est partout manifeste dans le paysage politique français, que l'on considère l'état du droit ou, plus généralement, l'ensemble du discours public. Le Conseil constitutionnel a invalidé à plusieurs reprises des projets de loi qui, en vue de remédier à certaines situations d'inégalité, mentionnaient des catégories raciales, ethniques ou régionales. Celles-ci sont également rejetées avec véhémence, même à des fins d'information, par de nombreuses organisations et personnalités influentes comme SOS-Racisme ou le président de la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité), Louis Schweitzer.

Toutefois, l'emprise de cette position de principe sur la réflexion française commence à se relâcher. Du côté de la recherche, on a vu apparaître dès les années quatre-vingt, dans certains travaux sur l'immigration, une approche plus ouverte de ces questions d'égalité et de différence, qui faisait écho aux militantismes ethniques ou régionaux de quelques espaces reculés de la République comme les Antilles, la Corse, la Nouvelle-Calédonie ou le Larzac. Sur le plan des institutions, les amendements constitutionnels de 1998 (Nouvelle-Calédonie) et de 2003 (décentralisation), conférant une certaine autonomie normative aux collectivités territoriales, et celui de 1999 sur la parité, finalement soutenu par la majorité du mouvement féministe, ont quelque peu atténué la dimension unitaire du peuple français caractéristique de la conception dominante de la citoyenneté.

Depuis, l'universalisme monolithique des militants antiracistes et des intellectuels français s'est nettement fissuré, comme l'ont montré par exemple le soutien apporté aux « statistiques de la diversité » par le Conseil représentatif des associations noires (CRAN) ou les efforts déployés par l'INED et l'INSEE pour mener en 2008 l'enquête « Trajectoires et origines », dans le questionnaire de laquelle figuraient initialement deux questions sur la couleur de peau des personnes interrogées (finalement retirées en l'absence du « consensus » jugé nécessaire).

D'autres pressions dans le même sens viennent de l'Union européenne. Depuis l'adoption des directives 2000/43/EC et 2000/78/EC, la Commission encourage les États membres à lancer des études visant à mieux comprendre la discrimination et à évaluer leurs politiques antidiscriminatoires. Dans ce cadre, elle mentionne explicitement la collecte de données statistiques sur l'ampleur du phénomène et sur l'efficacité des mesures prises par les pouvoirs publics à son encontre. Les initiatives recommandées impliquent le recours aux catégories de race, d'ethnie, de sexe etc. correspondant aux motifs de discrimination prohibés par les directives. La Direction générale pour l'emploi et les affaires sociales de la Commission européenne a dit clairement, dans un texte de 2004, qu'il est impossible d'évaluer convenablement les politiques publiques de lutte contre les discriminations si l'on refuse de voir les catégories discriminées : « Vu l'absence de mécanismes de collecte des données et de suivi des tendances et des progrès dans les États membres, il est actuellement difficile d'évaluer l'importance réelle des défis existants et de mesurer l'efficacité de la législation et des politiques antidiscriminatoires. » Aussi, ajoute-t-elle, « la disponibilité accrue de données quantitatives et qualitatives pourrait[-elle] favoriser l'élaboration de politiques antidiscriminatoires en permettant de définir les situations initiales qui serviront de référence, d'identifier les conséquences des inégalités et d'analyser leur ampleur. »

En ce qui concerne la discrimination indirecte, les directives européennes 2000/43/EC et 2000/78/EC peuvent être interprétées comme un défi pour l'approche française de l'égalité des chances. Certes, le préambule de la directive 2000/43/EC précise dans son point 15 que l'appréciation des faits permettant de présumer l'existence d'une discrimination indirecte « appartient à l'instance judiciaire nationale (...), conformément au droit national ». Il n'en demeure pas moins que la preuve de la discrimination indirecte repose pour une part significative sur des statistiques comparant les impacts relatifs de pratiques apparemment neutres sur les groupes raciaux, ethniques, de genre ou autres, tels qu'indirectement évoqués par les textes. On voit mal comment une loi contre la discrimination indirecte pourrait être appliquée sans référence à l'impact des pratiques prohibées sur différents groupes définis sur une base ethnoraciale et sans informations démographiques à leur sujet. Les initiatives visant à corriger la discrimination indirecte doivent nécessairement recourir à ces catégories, ce qui met directement en cause le principe d'« indifférence à la couleur ».

L'utilisation de critères spatiaux comme substitut (transparent) de l'ethnicité dans la discrimination positive à la française est aussi une atteinte au républicanisme le plus intransigeant, car sa principale raison d'être est bien de le contourner. Les multiples « zones » spéciales - zones d'éducation prioritaire, zones urbaines sensibles, zones de redynamisation urbaine - constituent en réalité, au moins pour partie, autant de programmes de discrimination positive en faveur de groupes susceptibles d'être définis comme des minorités ethniques. Et chacun le sait, à quelque tendance politique qu'il appartienne.

On retrouve ces ruses démographiques avec la représentation – ou l'absence de représentation – de la différence ethnique dans le recensement. Comme les catégories ethniques ou raciales en sont absentes, les résidents d'origine subsaharienne, par exemple, qui sont perçus comme noirs, n'apparaissent pas comme tels dans les résultats, et l'on ne peut guère inférer cette information de leur nationalité ou de leur lieu de naissance, puisqu'un très grand nombre d'entre eux sont citoyens français, nés en France de parents nés en France. En résumé, dès lors qu'ils ne sont pas « immigrés », ils sont statistiquement invisibles. Il en va de même pour les personnes dont la famille est originaire d'Afrique du Nord. Selon l'expression du démographe Patrick Simon, les minorités bénéficient formellement en France d'une « égalité par l'invisibilité ». Mais comme elles sont démographiquement invisibles, il est impossible de savoir précisément combien de Noirs ou d'Arabes vivent en France, et encore moins si, à qualification égale, ils sont statistiquement sous-représentés à l'université ou dans tel ou tel secteur professionnel.

Bref, on peut dire que la politique d'égalité à la française a « un problème de catégories », puisqu'elle s'efforce de lutter contre le racisme sans reconnaître la race et contre l'ethnocentrisme sans reconnaître l'ethnicité. Les tensions qui en résultent ont déclenché « une controverse d'une rare violence entre ceux qui voudraient voir les statistiques prendre en compte la diversité de la population et ceux qui dénoncent les risques d'ethnicisation ou de racialisation que ce type de statistiques ferait courir à la société ». Les militants et l'ensemble des acteurs engagés dans la lutte contre les discriminations sont aujourd'hui profondément divisés sur ce point.

Les débats peuvent, certes, bénéficier des travaux de la recherche française, qui a produit ces dernières années une solide littérature pluridisciplinaire sur le racisme et les discriminations, dans l'Hexagone et au-delà. Il a manqué toutefois une dimension à ce dialogue interdisciplinaire : celle de la psychologie sociale cognitive et de ses résultats empiriques, qui ont beaucoup contribué à nous faire mieux comprendre comment les stéréotypes religieux, ethniques, de genre ou autres influencent les perceptions sociales et produisent de la discrimination, y compris non intentionnelle. Au moment où la France s'interroge sur son modèle de non-discrimination fondé sur une stricte « indifférence à la couleur », ces recherches ont beaucoup à lui apporter.

Cet article est extrait du rapport de Linda Hamilton Krieger, professeure de droit à Berkeley, "Stéréotypes et lutte contre les discriminations", avril 2008.

Publié par karimamellal à 13:37:23 dans Analyses | Commentaires (1) |

Printemps de la citoyenneté à Bagneux | 17 juin 2008

"Qu'est-ce que l'identité nationale?" débat et concert

Tel sera le thème du débat-conférence animé par Karim Amellal, écrivain, membre du collectif "Qui fait la France ?", maître de conférence à Sciences-Po.

A partir de 21h concert avec le groupe "Cobanagem" (style afro-beat)

 

 

SMJ - Maison Citoyenne Thierry-Ehrhard •
30 rue Jean-Longuet
réservation : 01 45 36 44 70

Publié par karimamellal à 09:30:02 dans Chroniques et analyses sur l'actualité | Commentaires (1) |

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