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Mektoub Cyrnao ! | 26 mars 2009

J'étais hier soir au théâtre Victor Hugo de Bagneux pour assister à une pièce de théâtre intitulée "Mektoub Cyrnao" et participer, juste après, à une conférence-débat sur l'identité nationale.

La pièce, écrite par Aziz Hellal et interprétée par une troupe de jeunes comédiens, fut passionannte. Elle aborde avec subtilité et humour des sujets graves et complexes tels que les discriminations, l'égalité des chances, l'identité, etc.

PLus d'informations sur : http://www.kamaatprod.com/

 

 

 

 

Publié par karimamellal à 09:52:01 dans Analyses | Commentaires (0) |

Omega TV | 25 mars 2009

Publié par karimamellal à 14:51:17 dans Emissions radio et TV (essai, roman et chroniques) | Commentaires (0) |

Les choses ne sont pas si simples...! | 19 mars 2009

Statistiques ethniques : les Français sont divisés

[ 19/03/09  ]

Le commissaire à la Diversité, Yazid Sabeg, doit remettre ces jours-ci ses propositions au président Nicolas Sarkozy, sur la base des travaux d'une commission chargée d'élaborer « la mesure de la diversité et des discriminations » en se fondant sur « l'appartenance à une communauté » (« Les Echos » du 16 janvier).

Pour la première fois, la France pourrait autoriser les statistiques ethniques, jusqu'ici jugées contraires au pacte républicain. Un tournant qui divise l'opinion publique. Une majorité de l'opinion estime que c'est à l'école de jouer son rôle de creuset naturel de la lutte contre les préjugés racistes. Elle plébiscite donc la pédagogie, par préférence à « l'ethnicisation » des statistiques. C'est l'enseignement tiré du sondage CSA-UEJF-SOS Racisme publié dimanche dernier dans « Le Parisien ». D'après ce dernier, une majorité de Français (55 %) ne jugent « pas efficace » la mise en place de statistiques ethniques pour lutter contre le racisme, l'antisémitisme ou les discriminations.

Et se placent dans la droite ligne de l'article 8 de la loi relative à l'informatique, aux fichiers et aux libertés du 6 janvier 1978 (amendée en 2004) qui interdit la collecte et le traitement de « données sensibles », en particulier l'origine raciale ou ethnique. Le président de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde), Louis Schweitzer, hostile au « concept de communauté » et à celui des quotas (sauf dans le cas du handicap et de l'égalité entre hommes et femmes), va lui aussi dans ce sens. Il publie, cette semaine, un ouvrage sur « Les Discriminations en France » (éditions Robert Laffont), dans lequel il réaffirme son refus de voir la France découpée en « catégories ethno-raciales ». Un contraste avec le monde de l'entreprise, régulièrement poussé à ouvrir le débat sur le décompte ethnique des salariés et, depuis le début de cette année, l'expérimentation élargie du CV anonyme (lire « Les Echos » du 11 février).

M. J., Les Echos

 

Pour ou contre les comptages ethniques ?
Pour
- Elles permettent de quantifier les inégalités
- de « nommer » les problèmes pour mieux agir
- Et de mesurer les progrès effectués.
Contre
- La non-reconnaissance
de l'appartenance ethnique est un principe républicain
- L'absence de statistiques empêche la mauvaise utilisation de données sensibles (fichage, préférence nationale, etc. en référence
aux pages les plus sombres de l'histoire).
- Evite de « racialiser » les questions sociales.

Publié par karimamellal à 21:44:07 dans Analyses | Commentaires (0) |

Stats ethniques - dernières nouvelles | 08 mars 2009

Entretien
Yazid Sabeg : "Mesurer l'ampleur des discriminations et des politiques publiques"
LE MONDE | 06.03.09 | 14h08


azid Sabeg, en vous nommant commissaire à la diversité, Nicolas Sarkozy vous a demandé de lui présenter en mars un plan d'actions pour "favoriser l'égalité réelle des chances". Quels en seront les grands axes ?
Elles seront en droite ligne avec la feuille de route que m'a fixée le président de la République. Une première série de propositions portera sur l'éducation, la formation et l'emploi. En outre, d'autres propositions plus spécifiques permettront de lutter contre les discriminations et de favoriser la diversité dans les entreprises, les médias, la vie publique.

En quoi le dispositif de mesure de la diversité que vous proposez jouera-t-il un rôle essentiel ?

Ce dispositif permettra de mesurer l'ampleur des discriminations et l'efficacité des politiques publiques.


 Quelles mesures spécifiques permettra-t-il d'instaurer ?
Avec la mise en évidence des situations de ségrégation dans l'urbanisme et l'habitat, on pourra concevoir une loi sur la diversité dans ce secteur.

Dans le monde de l'entreprise, disposer d'outils statistiques est primordial. C'est ainsi que les entreprises pourront par exemple inscrire dans leur bilan les actions qu'elles développent en faveur de la diversité ainsi que les résultats obtenus en termes de recrutement et de progression de carrière des femmes, des minorités visibles, des handicapés... Pour donner sens à l'accord interprofessionnel sur la diversité conclu en 2006, il faut y ajouter des obligations clairement définies.


 Souhaitez-vous l'instauration de quotas pour permettre l'émergence de candidats issus de la diversité ?

On ne peut pas reprocher aux individus leur absence de conscience civique lorsque la société les exclut de la vie publique. Cela prendra du temps et ne se fera pas spontanément. Mais en politique, on ne peut pas tomber dans une logique de quotas. Ce serait un aveu d'échec, qui signifierait que nous n'avons pas la capacité de refléter spontanément dans notre vie publique la réalité de la société. Les partis doivent enfin s'emparer de cet enjeu. Pour avancer, il faudra peut-être en passer par l'incitation financière. Je proposerai une charte que les partis devront transcrire dans leurs statuts.


 Quelles mesures de portée générale entendez-vous par ailleurs soumettre au président de la République ?
Je lui proposerai de déterminer, dans les classes préparatoires aux grandes écoles, un pourcentage d'élèves issus des filières technologiques et professionnelles (STI) de l'enseignement secondaire. Ce qui permettra d'atteindre l'objectif, voulu par le président, de 30 % de boursiers dans chaque classe préparatoire.

Parallèlement, il faut rendre moins discriminants les concours aux grandes écoles, en pondérant différemment la culture générale et le français. Il faut être beaucoup plus démocratique à l'entrée des grandes écoles, et probablement plus sélectif à la sortie. La sélection ne peut pas conduire à la rareté et à l'exclusion.


 Que proposerez-vous concernant l'emploi des jeunes ?
Mon objectif est de placer chaque année 300 000 à 400 000 jeunes dans un système rénové de formation en alternance. Je proposerai que toutes les entreprises de plus de 100 salariés aient l'obligation de recruter ainsi 5 % de leurs effectifs (contre 3 % aujourd'hui pour les entreprises de plus de 250 personnes). Ces recrutements donneraient lieu à des contrats à durée indéterminée. On pourrait ainsi résoudre en trois à cinq ans le problème du chômage des jeunes.
Propos recueillis par Laetitia Van Eeckhout
Article paru dans l'édition du 07.03.09

Publié par karimamellal à 13:07:13 dans Analyses | Commentaires (1) |

Article dans El Pais | 24 février 2009

Quand la littérature se réfugie en banlieue

Des écrivains de la banlieue parisienne s'organisent en un Mouvement visant à booster la créativité des jeunes

GUILLERMO ALTARES (ENVOYÉ SPÉCIAL) - Paris - 05/05/2007

TRADUCTION FRANÇAISE : NATHALIE BLÉSER

Les faubourgs de France sont comme une marmite à pression toujours sur le point d'exploser. De fait, comme ça a été le cas en automne 2005, ils éclatent parfois en un tourbillon de feu et de violence. Dans ces territoires urbains, surtout dans les Cités, ces quartiers HLM qui concentrent la plupart des problèmes, la frustration et la rage gagnent du terrain,mais la créativité et le talent aussi. Et les jeunes de ces quartiers ne s'expriment pas uniquement à travers le rap ou les graffs. Après la révolte de 2005, qui, selon certains, pourrait se reproduire bientôt si le candidat conservateur Nicolas Sarkozy remporte les élections présidentielles de demain, un groupe d'auteurs est parvenu à ce que les maisons d'édition les plus prestigieuses de France s'intéressent à leurs oeuvres ; ils ont maintenant décidé de s'unir en collectif pour que tout ce talent puisse trouver et sa voie et son espace.

Razane: « Nous voulons offrir de la visibilité à la créativité née en banlieue »

« La littérature française s'est beaucoup embourgeoisée ces dernières années », affirme l'écrivain Karim Amellal. “Nous voulons offrir de la visibilité à la créativité née en banlieue”, explique Mohamed Razane, un éducateur social de 38 ans spécialisé dans l'attention aux jeunes à problèmes ; il a publié son premier roman, Dit violent, dans la célèbre collection blanche de Gallimard, qui réunit de grands écrivains français. D'autres romanciers avaient déjà dressé un portrait du monde des banlieues françaises, comme le narrateur algérien Y. B. dans Allah superstar ou l'écrivaineadolescente Faïza Guène, qui avait vendu 300.000 exemplaires de son oeuvre Kif kif demain en 2004, mais après la révolte de 2005 des maisons d'édition comme Gallimard, Hachette, Stock et Seuil ont intégré ces auteurs dans leur catalogue.

Le collectif Qui Fait la France?, présidé par Razane et composé de neuf autres auteurs, a présenté sa première photo de famille le 16 avril 2007 en banlieue parisienne et publiera un livre choral en septembre, Chroniques d'une société annoncée, dont le prologue sera un manifeste revendiquant "la France invisible, éloignée des clichés". "Nous allons financer des projets, créer des ateliers d'écriture. C'est ce que nous aurions aimé trouver nous-mêmes. Beaucoup de jeunes ont une passion mais il est très difficile pour eux de se frayer un chemin dans le système. Il faut amener la culture en banlieue", explique Razane dans un bar du 14ème arrondissement parisien, où il travaille depuis quelques mois. Mais il vit toujours là où il a grandi, en Seine-Saint-Denis, dans le 93, un département qui rassemble certains des quartiers les plus conflictuels, depuis Clichy-sous-Bois, où avait commencé la révolte, jusqu'à la cité des 4.000.

"Le rap est un moyen d'expression incontestable. Chaque quartier a ses groupes et son langage. Mais en banlieue il n'y a pas que du rap et du sport. Une créativité sans égale y est née, fruit du mélange des origines qui, bien souvent, finit malheureusement par être asphyxiée", poursuit Razane, dont le livre relate, à la première personne, l'histoire de Mehdi, un jeune homme de 17 ans, champion de boxe thaïlandaise qui survit dans le monde sordide, dur, mais aussi profondément humain et solidaire de la cité. "Comment parler de violence sans évoquer la pire des violences, celle du système? Qu'ils aillent tous se faire foutre avec leurs beaux discours", s'exclame le protagoniste au début du roman.

Qui Fait la France? -composé de Thomté Ryam, Samir Ouazene, Habiba Mahany, Mabrouck Rachedi, Jean Eric Boulin, Khalid el Bahji, Karim Amellal, Mohamed Razane, Dembo Goumane et Faïza Guène elle-même- cherche, en réalité, à voir des jeunes comme Mehdi trouver leur voix au-delà du feu et des voitures brûlées. "Nous voulons sortir du ghetto pour que d'autres en sortent à leur tour, sortir des banlieues et parler à tous les jeunes en difficultés qui veulent faire des choses au niveau culturel, et nous voulons leur apporter notre expérience, nos réseaux et, éventuellement, de l'argent. On parle toujours de nous en tant que représentants de la littérature urbaine, du réalisme du bitume, mais je crois qu'il y a beaucoup d'autres voix", affirme Karim Amellal, un Algérien de 29 ans qui enseigne à Sciences Po et vient de publier son second livre, Cités à comparaître, écrit sur un tempo de rap. Karim Amellal, né à Paris, a vécu 10 ans en banlieue nord de Paris et en novembre 2005, alors que les jeunes brûlaient des milliers de voitures, il a publié son premier Essai, Discriminez-moi !, Enquête sur nos inégalités, paru chez le prestigieux éditeur Flammarion. Ses oeuvres suivantes parlent de  l'immigration et des problèmes d'identité dans un langage qui capte tous les sons, toutes les nuances et toutes les couleurs de la rue.

L'objectif du collectif est également politique. "Nous revendiquons une littérature engagée, vieille tradition dans ce pays. La littérature française s'est beaucoup embourgeoisée ces 20 dernières années. Nous voulons parler de problèmes réels, de la police, des injustices, de la violence", poursuit Amellal.

Les auteurs croient qu'un précédent de taille dans l'esthétique qu'ils revendiquent est constitué par
La Haine, le film deMathieu Kassovitz qui, déjà en 1995, dressait un portrait du monde des Cités en un noir et blanc très tranché. " Il s'est écoulé plus d'une décennie mais le film est toujours très actuel, parce que cette haine est toujours là, palpable, comme on a pu s'en rendre compte en automne 2005". L'objectif des jeunes auteurs interviewés est de canaliser cette violence en d'autres voies.

Publié par karimamellal à 22:15:08 dans Collectif d'artistes Qui fait la France ? | Commentaires (0) |

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