" Fabula Bovarya" est un blog qui s'adresse à tous ceux qui, comme moi, sont atteints d'un incurable bovarysme.
Fabula en latin, c'est l'histoire, la fable, celle dans laquelle on plonge avec délice, pour fuir les réalités pesantes...
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Le violon du
diable, de Preston et
Child (L'Archipel, 582 pages). Terminé le 15 octobre 2006.
Avis : 3/5
RESUME EDITEURPour être franche, je suis assez déçue de
cet opus des aventures de l'inspecteur Pendergast.
Peut-être est-ce dû notamment au fait que
ma lecture a été très hachée et décousue à cause de la rentrée qui a perturbé
mon programme lecture, mais je ne retire pas le même enthousiasme que lors de
ma lecture de l'excellent, que dis-je, l'exceptionnel « Chambre des curiosités ».
J'ai trouvé Harryman, le journaliste
remplaçant du très bon Smithback, très pâlot et quasi inexistant. D'agosta ne
m'a pas fait non plus grand effet. Bref, les acolytes de Pendergast n'ont pas
d'épaisseur et cela nuit beaucoup à l'aura du thriller.
Seul le comte Fosco possède peut-être assez
de carrure (au sens propre comme au sens figuré d'ailleurs !) pour fournir
un personnage intéressant.
Pendergast bien sûr demeure incontournable.
Fascinant. Quel étrange personnage décidément, qui a pu parfois me faire penser
à Nosfératu de Murnau dans sa manière de se déplacer. Quelque chose de
fantomatique. Une retenue so british pour un américain.
Pour en venir à l'histoire, je ne lui
trouve pas de charme remarquable. La quatrième de couverture déflore le mobile
et ne laisse plus beaucoup de place à l'imagination. Certes, ça bouge, ça tue,
ça s'échappe, ça voyage... mais ça lasse. Beaucoup d'épisodes inutiles. La même
technique d'alternance des points de vue et des scènes. Bref, tout cela m'a au
final -oserais-je le dire ?- ennuyée. Je ne suis pas parvenue à retrouver
l'émotion absolument géniale et fantastique procurée par la Chambre des
curiosités, sorte de frisson littéraire comme j'en ai eu si peu.
D'autant qu'encore une fois, il faut
sacrifier à la sacro-sainte mode des suites et des teasing qui ne vous laissent
dans la tête qu'un retentissant « tadaaaammm... la suite au prochain
épisode... ». Un peu énervant, ça aussi...
Au final, ça se laisse lire, sûrement mieux
sur la plage. Mais Preston et Child n'ont pas réussi à renouveler en moi
l'exploit du premier livre que j'aie lu d'eux.
taraude : qui est Constance, la protégée de Pendergast ??? Je ne me
souviens pas d'elle dans la Chambre des curiosités, alors soit j'ai loupé un
épisode entre-temps, soit il faut que je revienne au livre de poche pour la
resituer. Mais elle a bien aiguisé ma curiosité. Mais c'est bien aussi la seule
chose qui m'ait titillé l'esprit...
Pour conclure, Le violon du diable n'est
pas une réussite, mais on ne pas dire non plus que ce soit un désastre. Une
petite friandise (un peu lourde certes, et attention à l'indigestion) si l'on
n'a rien d'autre à se mettre sous la dent.
Publié par Alwenn à 00:16:01 dans @ Thrillers | Commentaires (4) | Permaliens
Les arcanes du chaos, de Maxime Chattam (Albin Michel, 458 pages). Terminé le 28 juillet 2006.
Genre : roman
Avis : 3/5
RESUME EDITEUR : Esoterisme,
codes secrets, sectes millénaires, complots... après le succès de sa
trilogie L'Ame du Mal, et du Sang du temps, Maxime Chattam, le nouveau
maître du thriller français, nous entraîne dans une terrifiante course
contre la montre, contre la mort, au-delà du miroir.
Bon, allez, avouons-le : je suis un peu déçue par le nouveau thriller du désormais incontournable Maxime Chattam.
Force
est de constater qu'il a choisi la facilité pour son scénario : point
besoin de dévoiler la trame de l'intrigue pour le dire, il suffit de
lire la quatrième de couverture réalisée par l'éditeur pour le deviner.
C'est vrai que d'entrée de jeu, ça sent la da-vinci coderie... Sauf que
Maxime Chattam mêle à toutes ces astuces de thriller dernière
génération une dimension actuelle, politique, glosant sur les dossiers
chauds de ces 6 dernières années... Rien de très excitant ni de très
novateur malheureusement.
Je
lui reprocherais également de ne pas se renouveler dans l'écriture, ni
dans la construction de ses récits : mêmes personnages-types que dans
ses autres romans, même artifices littéraires (récit enchâssé d'une
tierce personne pour venir gonfler la trame de départ, pour finir par
les relier) et même manière d'aborder ses éléments à suspens, en fin de
chapitre et au dénouement. Bref, le petit père Chattam s'essouffle ou
alors se repose sur ses lauriers.
Je
serais tout de même de mauvaise foi si je ne reconnaissais pas avoir
été bluffée deux fois : la première fois pour un élément dont je ne
peux dévoiler ici la teneur au risque de rendre public un spoiler, et
puis à la fin, que Maxime Chattam sait régler comme la partition sans
faute d'un opéra à plusieurs voix. Ok. Soyons honnête, la fin est
bluffante. Mais en même temps, je n'aime pas trop ces discours
paranoïaques sur la théorie du complot militaro-industriel, surtout
quand on décide de les coupler à des données ésotériques plus ou moins
obscures. Internet confirme ce que Chattam avance à plusieurs reprises
dans son roman, mais ces théories du complot finissent par épuiser.
J'adorais tout ça du temps que j'étais une fan inconditionnelle de
X-Files, mais franchement, le filon s'épuise et épuise.
Et
puis certaines parties du récit personnel du personnage principal,
Yael, sont peu exploitées, voire complètement laissées de côté
(l'épisode du grand-père)... et ça, monsieur Chattam, vous ne nous
aviez pas habitués à ça... d'habitude, tout s'imbrique parfaitement,
comme un jeu de mécano... Alors que là, on a parfois l'impression que
vous avez cherché à combler les trous...
Bref, hormis la fin, j'aurais presque été tentée de classer Les arcanes du Chaos
dans la catégorie des livres que je regrette presque d'avoir acheté. A
lire quand il sortira en poche, parce que pour le prix d'un poche, ça
ne coûtera pas grand-chose. Et à moins d'être un aficionado des
théories du complot, amateurs de bon thriller, passez votre chemin.
Je suis peut-être un peu sévère, mais quand on a été habitué à manger de la brioche, on trouve le goût du pain un peu amer.
Publié par Alwenn à 14:40:30 dans @ Thrillers | Commentaires (2) | Permaliens
L'âme du mal, de Maxime Chattam (Poche - 514 pages). Terminé le 17 mars 2006.C'est le deuxième Chattam que je lis après Le sang du temps que j'avais trouvé vraiment, vraiment excellent.
Celui-là, qui, me semble-t-il, est le premier de sa « trilogie » est
d'une facture beaucoup plus fragile. J'ai trouvé l'écriture encore un
peu molle parfois, et la construction trop transparente. Il m'a semblé
qu'il y avait aussi beaucoup de délayage. Certains chapitres auraient
pu être plus courts, voire supprimés. Quant à l'histoire, on a
l'impression de se retrouver dans un épisode des experts
particulièrement gore dont la fin est à peine une révélation ou une
surprise.
J'ai
trouvé que certaines scènes étaient absolument « clichés » (les buveurs
de thé aux fruits rouges par exemple, ça me faisait trop rire) tandis
que certaines répliques semblaient tout droit sortir de bouches
automates qui n'avaient pas grand rapport avec le personnage que
l'auteur a essayé de décrire.
Bref, ça n'a été pour moi ni une découverte formidable (Le sang du temps
s'en était déjà chargé avec brio) ni un enchantement (bonne copie mais
peut mieux faire, pourrais-je dire avec un zeste de déformation
professionnelle et en toute humilité face à Chattam que j'aime beaucoup
et admire). Cela dit, je n'arrête pas de me poser une question : où
va-t-il chercher tout ça ? Quand on le voit, sur les photos, avec sa
gueule d'ange, on a du mal à imaginer que toute cette violence sorte de
son cerveau...
Je ne sais pas encore si je vais acheter les
deux autres... ou alors ce sera par curiosité... si je n'ai rien à me
mettre sous la dent pendant les grandes vacances peut-être.
Publié par Alwenn à 16:25:16 dans @ Thrillers | Commentaires (0) | Permaliens
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