" Fabula Bovarya" est un blog qui s'adresse à tous ceux qui, comme moi, sont atteints d'un incurable bovarysme.
Fabula en latin, c'est l'histoire, la fable, celle dans laquelle on plonge avec délice, pour fuir les réalités pesantes...
LIRE est le verbe que j'aimerais pouvoir conjuguer à toutes les personnes et à tous les temps le plus souvent possible...
Mes lectures ? De tout, de rien... je voyage dans les mots au gré de mes découvertes et de mes marottes du moment.
C'est ainsi qu'après avoir découvert la littérature jeunesse par
l'intermédiaire de mon travail, je m'en suis fait une passion. D'où le
mélange des genres de Fabula Bovarya.
Pas de panique ! Pour s'y retrouver, on suit la couleur
(même si je ne suis pas vraiment une fan des classifications en
littérature : les frontières ne sont pas toujours simples à déterminer)
- en ROSE : les livres de littérature jeunesse, les livres pour ado.
- en VIOLET : les livres pour "adultes".
Que dire de mes avis ? Sans doute qu'ils sont toujours très subjectifs (forcément) mais, avant tout, toujours sincères. Je ne prétends pas être critique littéraire.
D'ailleurs, Monsieur Pennac, j'aurais bien aimé rajouter à vos "Droits imprescriptibles du lecteur" un onzième droit, qui me tient à coeur - et qui me paraît tout aussi essentiel que les dix autres - : le droit de ne pas avoir aimé un livre...(accompagné de son corollaire, le droit de le dire...)
Le droit de ne pas lire.
Le droit de sauter des pages.
Le droit de ne pas finir un livre.
Le droit de relire.
Le droit de lire n'importe quoi.
Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible)
Le droit de lire n'importe où.
Le droit de grappiller.
Le droit de lire à haute voix.
Le droit de nous taire.
(in Comme un roman, de Daniel Pennac)
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La villa des mystères, de Fédérico Andahazi (Folio SF, 151 pages). Terminé le 16 juillet 2006.
Genre : roman
Avis : 4/5
RESUME EDITEUR : Eté 1816: le temps est exécrable sur les rives du lac Léman. Désoeuvrés, Lord
Byron, Percy et Mary Shelley, Claire Clairmont et le docteur Polidori, hôtes
illustres de la villa Diodati, se lancent un défi littéraire écrire l'histoire
gothique ultime, la plus sombre, la plus originale. Polidori, secrétaire et
souffre-douleur de Byron, jaloux du talent de son maître, reçoit d'étranges
lettres anonymes qui l'informent de l'existence des jumelles Legrand, des
comédiennes scandaleuses, courtisanes, célèbres et méprisées. Et qui surtout
lui proposent un étrange pacte littéraire... Qui lui écrit ces lettres scellées
à la cire noire ? Que devra-t-il donner en échange du chef-d'œuvre dont il rêve
? Cette Villa des mystères est le théâtre d'un roman gothique moderne qui
explore des régions insoupçonnées, troublantes, de la sexualité, et revisite
avec malice un moment fondateur des littératures de l'imaginaire : la création
du Frankenstein de Mary Shelley.
L'histoire s'appuie sur un fait historique
réel : le séjour en suisse de Byron, des Shelley, de Claire Clermont
(demie-sœur de Mary Shelley) et du docteur Polidori dans la villa Diodati.
Cette villégiature donna lieu à un pari dont l'enjeu passerait à la postérité :
lancé par Byron en cet été 1816, il s'agissait d'écrire le récit le plus
effrayant possible...Et Frankenstein naquit ainsi de l'esprit de Mary
Shelley...
Mais l'intérêt du livre réside plutôt dans
la focalisation sur le personnage le moins connu de la petite troupe et
pourtant bien réel : le docteur John William Polidori. Ténébreux
personnage auquel on s'attache bien malgré nous, parce qu'il incarne l'être
humain dans toute sa médiocrité et toute sa fragilité face au gigantisme du
génie du trop fameux Lord Byron... J'avoue avoir été séduite par ce personnage
auquel je me suis parfois identifiée, notamment dans sa quête du don
d'écriture.
La structure épistolaire entretient
vraiment bien le suspense et instaure avec le lecteur une connivence entre lui
et Polidori, seul à recevoir ces mystérieuses lettres cachetées. L'autre
personnage, que je ne peux nommer ni développer sans déflorer une partie de
l'histoire, est quant à lui fascinant et repoussant, un monstre au sens premier
du terme, - un tératome-, mais dont l'intelligence et la sensibilité rapprochent de l'humain.
intrigue autour de la sexualité est également intéressant dans la mesure où il
permet d'associer la littérature, l'instinct de survie et la création
littéraire dans une triade gothique maudite et maléfique qui laisse songeur...
Pas idiot du tout cette idée, monsieur Andahazi : il fallait y
penser !
dans ma tête : assez convenue dans le sens où elle ne se départit pas du
schéma classique de la chute des nouvelles ou court roman noir, et en même
temps, follement intelligente et excitante...
En résumé, petit roman à consommer sans
modération : rondement mené, il laisse une arrière pensée terrible quand
on l'a terminé : et si rien ne s'acquérait sans que l'on y perde quelque
chose ?
Publié par Alwenn à 18:02:13 dans @ Romans gothiques | Commentaires (0) | Permaliens
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