Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Fabula Bovarya...ou l'art de la fuite romanesque

" Fabula Bovarya" est un blog qui s'adresse à tous ceux qui, comme moi, sont atteints d'un incurable bovarysme.

Fabula en latin, c'est l'histoire, la fable, celle dans laquelle on plonge avec délice, pour fuir les réalités pesantes...


Décembre

DiLuMaMeJeVeSa
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

Compteur

Depuis le 17-04-2006 :
152888 visiteurs
Depuis le début du mois :
5439 visiteurs
Billets :
123 billets

Rechercher

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03

La classe de neige | 17 avril 2006

La classe de neige, de Emmanuel Carrère (Folio - 147 pages). Terminé le 10 avril 2006.

Genre : roman

Avis : 3/5

RESUME : Très
court roman où le point de vue adopté est celui de Nicolas, jeune
garçon timide, chétif, qui démarre mal sa classe de neige : son père,
qui n'a pas voulu qu'il prenne le car, l'a amené lui-même jusqu'au
chalet mais a oublié de lui donner son sac de voyage. Et voilà
lentement expliqué comment un simple oubli peut changer une vie, la
faire tourner au cauchemar.

Dans
ce livre, presque aucun dialogue ne vient perturber la lente
introspection de ce gamin, qui s'imagine les situations les plus folles
et s'inventent des mondes pour pallier la réalité douloureuse du sien.
Qui ne l'a jamais fait ? Tout semble tellement plus excitant à la
lumière des « films », -aussi morbides soient-ils-, que l'on tourne
dans sa tête.

Mais
son imagination sera loin d'atteindre la réalité des faits... Faits que
le lecteur appréhende par bribes et n'entendra jamais crûment, tout
comme Nicolas, qui lui, ne comprendra que viscéralement jusqu'où la
monstruosité humaine peut aller.

Et
quand on referme le livre, on sait que l'on détesterait être à la place
de Nicolas. Personnellement, je me suis trouvée très mal à l'aise tout
au long de la lecture : difficulté d'appréhension du thème abordé tout
d'abord, et puis surtout, style de l'auteur qui amplifie sans conteste
l'émotion violente et intense de l'histoire.

Publié par Alwenn à 16:58:43 dans @ Romans | Commentaires (0) |

La promesse de l'ange | 17 avril 2006

La promesse de l'ange, de Violette Cabesos et Frédéric Lenoir (Albin Michel - 496 pages). Terminé le 24 février 2006.

Genre : roman

Avis : 1/5

RESUME : Johanna,
jeune archéologue, cherche à percer le mystère d'une vision qu'elle a
eue au Mont Saint Michel quand elle avait sept ans : un moine décapité
qui semblait lui montrer un chemin. Une quête va alors commencer pour
la jeune femme. Une quête qui va lui faire remonter le temps, à la
rencontre de Frère Roman, moine du moyen-âge, et de Moïra, une jeune
celte.

J'ai
bien cru que je n'arriverai jamais au bout de ce roman ! Quelles
longueurs ! Quel style pauvre ou pompeux ! Pour un roman écrit à deux
mains, on sentait les deux univers littéraires qui se télescopaient et
donnaient un air de mal construit. Les passages descriptifs sont d'une
longueur assommante et n'apporte rien à l'intrigue. On sent qu'ils ont
été posés deci-delà pour affirmer au lecteur que les recherches
documentaires de préparation ont été réalisées avec grand sérieux.
Certes, mais en quoi cela est-il supposé servir l'histoire ? C'est fini
le temps des descriptions balzaciennes ! Pour la construction du roman,
il est dommage de voir ces passages superflus, inutiles pour la
progression de l'intrigue.
Les personnages sonnent terriblement
creux, je n'ai pas cru à l'un d'entre eux une seule fois, mis à part
peut-être Frère Roman, celui qui semble avoir été le plus « léché ».
Les dialogues sont plats ou bien irréalistes dans une conversation du
XXIème siècle. Quant aux différentes histoires d'amour, je les trouvées
pour le moins faiblardes, limites aseptisées et pour lesquelles on
s'est forcé de rajouter deux ou trois scènes de sexe, comme le veut la
mode.

Enfin,
pour un livre présenté comme une enquête, il faut savoir qu'il faut
presque attendre de passer 200 pages (!) pour entrer véritablement et
de plain-pied dans la partie thriller. Et une fois qu'on y est, c'est
d'une transparence presque navrante.
Le point positif : la
réalité du monde de l'archéologie. Pour avoir côtoyé cet univers, je
dois avouer que les relations entre archéologues sont très
vraisemblables : les querelles universitaires, les antipathies, les
rivalités notamment, sont assez bien rendues. Mais c'est bien la seule
chose que je lui reconnaîtrais.

Etait-ce d'avoir lu l'été dernier Le sang du temps
de Maxime Chattam, qui se déroule lui aussi sur le rocher normand, et
que j'avais dévoré et adoré, qui a pollué ma vision de ce roman ? Je ne
sais pas. Mais vraiment, et définitivement, celui-là finira dans le
placard.

Publié par Alwenn à 15:40:44 dans @ Romans | Commentaires (0) |

Manuscrit ms 408 | 17 avril 2006

Manuscrit MS 408, de Thierry Maugenest (Liana Lévi - 177 pages). Terminé le 18 février 2006.

Genre : roman

Avis : 4/5

RESUME : Il
existe encore au monde un manuscrit indéchiffré. Celui que l'on nomme
Le Manuscrit Voynich, du nom du libraire américain qui le découvrit
dans la bibliothèque de la Villa Mandragone près de Rome, en 1912. Un
manuscrit de près de 230 pages, illustré étrangement et écrit dans un
langage indéchiffrable. Et jusqu'à aujourd'hui encore, le mystère
demeure ... Actuellement le Manuscrit Voynich se trouve à l'Université
Yale, à la Bibliothèque Beinecke de Livres Rares, depuis 1969, au
numéro de catalogue MS 408.

Tous
ceux qui ont cru pouvoir enfin déchiffrer ce mystérieux manuscrit sont
tombés dans un état de catatonie irréversible ... Pourquoi ? Comment ?
Le mystérieux individu appelé Œdipe se cache-t-il derrière tout cela ?
Quel est son rôle ? Sur les traces d'un mystère aussi bien protégé
depuis des siècles, les protagonistes risquent bien de se brûler les
ailes...



Une histoire intéressante avec des thèmes comme je les aime : un
mystérieux manuscrit, des crimes ou des faits étranges, un secret à
protéger... C'est un bon moment de lecture mais bien trop court ! Le
livre se lit d'une traite mais si l'intrigue avait été plus étoffée,
plus serrée, Thierry Maugenest aurait pu nous écrire un thriller du feu
de dieu !

Mais
visiblement, ce n'était pas son but. La fin laisse donc un arrière goût
de trop vite terminé. De plus, l'auteur n'a pas cherché à apporter de «
solution » à l'énigme et laisse donc le soin au lecteur de se faire sa
propre idée. Ce qui, en soit, n'est pas désagréable, car on peut
imaginer ce que l'on veut de la « destinée » du protagoniste principal,
mais en même temps, on sent l'auteur trop en retrait par rapport à
toutes les théories évoquées quant au contenu du manuscrit.

Evidemment,
on ne lui demande pas de se transformer en malhonnête Dan Brown et de
nous faire prendre des vessies pour des lanternes, mais un avis plus
tranché sur la question m'aurait davantage plu, quitte à ce que
l'hypothèse soit farfelue ou irréaliste. Le pacte du lecteur, c'est
bien d'accepter de croire ce que nous raconte l'écrivain parce qu'on
lit un roman, non ?

Enfin,
on remarquera l'étrangeté de la rédaction au présent de narration. Mis
à part dans les romans pour la jeunesse, c'est la première fois que je
trouve ça et je dois avouer que c'était parfois dérangeant. Est-ce
l'habitude d'avoir été gavée aux temps du passé ? Je ne sais pas, mais
il faut s'y habituer, car ça donne un style étrange.

Publié par Alwenn à 15:12:32 dans @ Romans | Commentaires (0) |

<< |1| 2| 3| 4|