" Fabula Bovarya" est un blog qui s'adresse à tous ceux qui, comme moi, sont atteints d'un incurable bovarysme.
Fabula en latin, c'est l'histoire, la fable, celle dans laquelle on plonge avec délice, pour fuir les réalités pesantes...
LIRE est le verbe que j'aimerais pouvoir conjuguer à toutes les personnes et à tous les temps le plus souvent possible...
Mes lectures ? De tout, de rien... je voyage dans les mots au gré de mes découvertes et de mes marottes du moment.
C'est ainsi qu'après avoir découvert la littérature jeunesse par
l'intermédiaire de mon travail, je m'en suis fait une passion. D'où le
mélange des genres de Fabula Bovarya.
Pas de panique ! Pour s'y retrouver, on suit la couleur
(même si je ne suis pas vraiment une fan des classifications en
littérature : les frontières ne sont pas toujours simples à déterminer)
- en ROSE : les livres de littérature jeunesse, les livres pour ado.
- en VIOLET : les livres pour "adultes".
Que dire de mes avis ? Sans doute qu'ils sont toujours très subjectifs (forcément) mais, avant tout, toujours sincères. Je ne prétends pas être critique littéraire.
D'ailleurs, Monsieur Pennac, j'aurais bien aimé rajouter à vos "Droits imprescriptibles du lecteur" un onzième droit, qui me tient à coeur - et qui me paraît tout aussi essentiel que les dix autres - : le droit de ne pas avoir aimé un livre...(accompagné de son corollaire, le droit de le dire...)
Le droit de ne pas lire.
Le droit de sauter des pages.
Le droit de ne pas finir un livre.
Le droit de relire.
Le droit de lire n'importe quoi.
Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible)
Le droit de lire n'importe où.
Le droit de grappiller.
Le droit de lire à haute voix.
Le droit de nous taire.
(in Comme un roman, de Daniel Pennac)
| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 |
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 |
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 |
| 27 | 28 | 29 | 30 | 31 |
Depuis le 17-04-2006 :
62382 visiteurs
Depuis le début du mois :
876 visiteurs
Billets :
114 billets
Lettres à Léonie, de Victor Hugo (Mille et une nuits, 78 pages). Terminé le 28 décembre 2007.
Genre : recueil épistolaire
Avis : 5/5
RESUME EDITEUR : " Tu es un ange : je baise
tes pieds, je baise tes larmes ! Je reçois ton adorable lettre, j'ai à peine le
temps de t'écrire ce mot, moi pauvre galérien travaillant nuit et jour, mais
toute mon âme est pleine de toi. " Ainsi débute une correspondance, pour
partie perdue, entre un jeune pair de France, Victor Hugo, et sa maîtresse,
Léonie Biard, qui se fait appeler Mme d'Aunet. Ils se sont connus en 1842, se
sont aimés avant la mort de Léopoldine, en 1843, se sont retrouvés après la
tragédie de Villequier. En 1845, à la requête du mari, les amants sont pris en
flagrant délit d'adultère. Le scandale est retentissant. Leur passion, trop
charnelle pour ne se nourrir que de souvenirs, s'éteignit pendant l'exil de
Victor Hugo. Le bref roman épistolaire que forment ces lettres garde une part
de mystère.
Voilà un tout petit livre, tant dans son format que dans son nombre de pages, qui nous permet de pénétrer l'univers intime de ce géant de la littérature française qu'est Victor Hugo. C'est émouvant, c'est touchant, c'est doux comme les mots que le poète livre à sa maîtresse.
Je connaissais bien évidemment les noms d'Adèle, sa femme, et de Juliette, sa maîtresse presque officielle, mais je n'avais jamais entendu celui de Léonie. Tendre Léonie, voluptueuse Léonie qui donne à Victor Hugo l'occasion d'écrire des lettres d'amour sensibles et empressées.
De cette correspondance, nous n'avons que les lettres du poète mais cette correspondance à une voix ne souffre pas de l'absence des missives de Léonie car la belle se découvre au fil des mots du poète. Elle est toujours en retard aux rendez-vous, elle aime tendrement Victor Hugo, elle pleure parfois, mais elle le rend toujours heureux.
Même si les mots se ressemblent un peu tous, même si l'expression de l'amour se retrouve dans les mêmes phrases, lire des lettres d'amour de Victor Hugo est tout à fait jubilatoire. Qu'elle a eu de la chance, cette Léonie d'Aunet, même si leur histoire n'a pas survécu à l'exil du poète. On sent tout l'amour, le désir, la tendresse d'un homme pour une femme, dans toute la simplicité des rencontres humaines. C'est beau et profond à la fois, c'est simple et pur en même temps.
Et quel choc d'apprendre que Léonie, après que le couple adultère eut été surpris en flagrant délit, écopa d'une peine de prison de 3 mois ! Trois mois d'emprisonnement pour avoir tout simplement aimé.
Avec ce court recueil épistolaire, c'est le géant qui devient homme, c'est l'artiste qui se fait amant, c'est l'Académicien qui se fait cœur aimant. Toute la beauté de l'amour dans 78 pages d'une correspondance dans laquelle on se glisse avec cette pointe de voyeurisme candide et après laquelle on soupire...Cette femme aura eu des lettres d'amour sublime, à l'image des liens qui l'unissaient au poète...
Publié par Alwenn à 17:04:13 dans @ Recueil épistolaire | Commentaires (0) | Permaliens
1|
Paroles