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Fabula Bovarya...ou l'art de la fuite romanesque

" Fabula Bovarya" est un blog qui s'adresse à tous ceux qui, comme moi, sont atteints d'un incurable bovarysme.

Fabula en latin, c'est l'histoire, la fable, celle dans laquelle on plonge avec délice, pour fuir les réalités pesantes...


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En des lieux obscurs : Phaenomen 3 | 12 mai 2008

En des lieux obscurs, Phaenomen tome 3, d'Erik L'Homme (Gallimard Jeunesse, 220 pages). Terminé le 07 mai 2008.

 
Genre : aventures (jeunesse)

Avis : 2/5

 
RESUME EDITEUR  : Ils ont fui la clinique où ils étaient enfermés. Ils ont échappé aux tueurs à gages lancés à leur poursuite et semé la panique au sein d'organisations aussi puissantes que mystérieuses. En cherchant à savoir qui ils sont vraiment, ces quatre adolescents hors norme ont déjà dérangé l'ordre du monde. Mais, pour eux, l'heure est maintenant venue de découvrir le secret le mieux gardé de l'histoire de l'humanité. L'inimaginable est là, au bout du chemin, en des lieux obscurs

 

         Après avoir été très déçue par le deuxième opus de cette trilogie d'Erik L'Homme, je reste sur cette impression malheureusement désagréable pour le dernier tome. Même si certains défauts du 2 ont été corrigés, je reste hermétique à Phaenomen.

         Je n'aime vraiment pas du tout le lien qui a été créé avec les Templiers. Je trouvais déjà que les Templiers en Amérique, c'était ridicule, mais là, les Templiers aux Philippines, je trouve ça grotesque. Peut-être Erik L'Homme s'appuie-t-il sur des bases historiques « avérées' pour construire son intrigue, mais franchement, y mêler en plus la NASA et les Majestics, ça vire au grand-guignol.

         Les enfants sont moins attachants que dans le 1. Surtout Violaine, qui menait le groupe. Elle devient désagréable et je n'ai pas aimé son évolution. A certains moments, je me suis surprise à sauter allègrement quelques passages pour aller plus vite.

         Et pourtant, je dois avouer que le 1 m'avait semblé prometteur. Mais bon, le gloubiboulga historique baigné de complot militaro-industriel pour adolescent m'a laissé froide.

         Bon, je l'ai trouvé tout de même mieux que le deux, mais je n'épiloguerai pas sur cette critique parce que Phaenomen restera pour moi un succès d'ado sans grande résonnance personnelle.

         *Attention, spoiler éventuel* Et puis la fin m'a furieusement rappelé le dénouement du Labyrinthe de Pan, film de Guillermo del Toro que j'ai absolument adoré, mais du même coup, l'originalité espérée de cette fin de roman s'en est trouvée complètement émoussée...

         Bref, pas d'emballement pour cette trilogie comme j'avais pu en avoir pour la précédente de l'auteur, La trilogie du livre des Etoiles. Du coup, je n'en tiens pas rigueur à Erik L'Homme, que je considère comme un grand auteur de livres pour la jeunesse. Je pense juste qu'il a emprunté une piste un peu éculée aujourd'hui, qui lui vaudra sûrement l'adhésion du public auquel ses livres sont destinés mais qui ne m'a pas convaincue.

         A suivre dans ses prochains livres tout de même...

Publié par Alwenn à 01:08:57 dans @ Littérature jeunesse | Commentaires (2) |

La disparition d'Anastasia Cayne | 18 mars 2008

La disparition d'Anastasia Cayne de Gregory Galloway (Albin Michel (Wiz suspens), 362 pages). Terminé le 17 mars 2008.

 
Genre : roman jeunesse

Avis : 3/5

 
RESUME EDITEUR  : Anna Cayne préfère qu'on l'appelle Anastasia, aime Houdini le prestidigitateur, élabore des codes secrets et des énigmes, s'habille tout en noir et passe son temps à écrire de fausses nécrologies sur les habitants de la ville. Quand je suis tombé amoureux d'elle et qu'elle a mystérieusement disparu, j'ai commencé à recevoir des messages codés que seule Anastasia aurait pu m'envoyer...

 

         La disparition d'Anastasia Cayne est un livre pour le moins étrange et dérangeant... à la fois roman d'initiation et roman à suspens, le lecteur peut vite se sentir pris en otage de cette narration interne anonyme, puisque du narrateur, nous ne connaîtrons jamais le nom. A peine la première lettre de son prénom, un lapidaire G.

         Anna est une jeune gothique mystérieuse, une adolescente pleine de vie aux habitudes étranges : elle écrit de fausses nécrologies, s'enthousiasme pour des objets qu'elle peut trouver au hasard de sa vie et envoie des lettres ou des cartes postales codées. Rien n'est banal chez Anna, contrairement au narrateur, son petit ami, qui se fond dans la masse adolescente sans signe distinctif particulier.

         L'ambiance du livre, sans être lugubre, est cependant assez oppressante puisque dès la quatrième de couverture, on sait qu'Anna est vouée à disparaître. Disparaître. Le mot est lâché. Après les longues pages où le narrateur décrit sa relation avec Anna, disséminant des détails sur sa vie personnelle et la vie au lycée, Anna s'évapore. Suicide ? Fugue ? Meurtre ? Les questions demeurent sans réponse et même à la fin du livre, le mystère reste entier. Bien sûr, de nombreux indices ont été éparpillés avec soin tout au long du roman un peu comme Anna elle-même aurait aimé le faire, mais les pistes sont si nombreuses, qu'il est impossible de trancher in fine. Ce que j'ai d'ailleurs trouvé très frustrant. L'atmosphère même du roman m'a fait de plus indéniablement penser à L'affaire Jennifer Jones d'Anne Cassidy : tout est lourd de sous-entendus, et le thème même de la disparition et du malaise adolescent plombe les pages. Ce parti pris de rédaction n'est pas inintéressant en soi, mais en matière de littérature jeunesse, on ne s'attend pas toujours à une telle gravité.

         On sent tout au long du roman planer quelque chose de malsain mais sans jamais pouvoir mettre le doigt dessus. C'est le genre de livre qui tourne autour du pot sans jamais l'atteindre. Et c'est ce qui créé ce malaise.

         Au final, je n'ai pas été conquise par ce roman puisqu'Anne Cassidy avait selon moi déjà ouvert la voie et qu'il n'y a donc là rien de neuf sous le soleil. De plus, cette incertitude constante au fil de l'intrigue qui ne trouve aucune résolution finale finit par être angoissante et décevante.

         Je reconnaîtrais cependant à l'auteur un réel talent pour avoir imaginé le personnage d'Anna, hors du commun et extrêmement attachant, voire fascinant. Gregory Galloway parvient à nous faire entrevoir l'étrangeté attirante de la jeune fille à travers le regard enamouré de son narrateur et par le biais de ses curieuses manies.

    « Simple comme la neige », code phare du roman, résume à lui seul l'antithèse de ce livre : derrière une histoire apparemment banale se cache la profondeur glacée des errances adolescentes.

Publié par Alwenn à 16:22:18 dans @ Littérature jeunesse | Commentaires (5) |

Fantômes à tous les étages | 17 mars 2008

Fantômes à tous les étages de Laura Ruby (Albin Michel (Wiz), 295 pages). Terminé le 10 mars 2008.

 
Genre : roman jeunesse

Avis : 4/5

 
RESUME EDITEUR  : Cape May, ses jolies demeures, ses plages, ses fantômes... Les vieilles maisons sont toujours hantées par quelques fantômes. À Cape May c'est encore pire, il y a autant de spectres que d'habitants. Lily, qui vient d'emménager, ne tarde pas à s'en rendre compte. Coups de téléphone étranges, objets changeant de place, confiture dans les chaussures... et si c'était l'oncle Max disparu depuis des lustres ? Alors que Lily croit avoir résolu l'énigme, d'autres membres de la famille viennent frapper à la porte...

 

         Voilà un roman de fantômes comme on les aime : espiègles, farceurs et amicaux. L'ambiance du roman m'a fait penser à ces livres de la bibliothèque rose de mon enfance : l'esprit de l'intrigue est naïf et candide, et c'est avec un plaisir non dissimulé que l'on se glisse sur la piste et que l'on enquête chapitre après chapitre...

         Lily, l'héroïne, est attachante et on suit son histoire avec bonheur. Que se passe-t-il donc dans la demeure de Cape May ? Les événements étranges se succèdent sans que l'on puisse y apporter d'explication rationnelle. Mais aidé de Vaz, un beau grec de son âge, Lily va mener l'enquête pour comprendre...

        La construction du roman est, de plus, intéressante : en effet, les chapitres alternent entre l'histoire de Lily et des « interventions » de fantômes, qui, pour certaines, sont pleines d'humour.

         L'écriture est fluide et l'on se laisse très vite prendre dans cette histoire. Le livre plaira donc certainement beaucoup à un jeune public : juste de quoi frissonner un peu, sourire, et vibrer.

         Et pour les adultes qui s'égareront entre ces pages, vous aurez le bonheur de tomber dans une atmosphère digne des meilleurs romans d'aventure d'il y a quelques années, quelques clins d'œil modernes en plus.        

Publié par Alwenn à 00:07:45 dans @ Littérature jeunesse | Commentaires (2) |

Hésitation | 07 janvier 2008

Hésitation, de Stephenie Meyer (Hachette Black Moon, 615 pages). Terminé le 03 janvier 2008.

 
Genre : roman

Avis : 5/5

 
RESUME EDITEUR : Deux futurs, deux âmes sœurs... C'était trop pour une seule personne. Je compris que ce n'était pas Edward et Jacob que j'avais essayé de réconcilier, c'étaient les deux parts de moi-même, la Bella d'Edward et la Bella de Jacob. Malheureusement, elles ne pouvaient coexister et j'avais eu tort de tenter de les y contraindre. A présent, je ne doute pas de ce que je désire, ni de ce dont j'ai besoin... ni de ce que je vais faire, là, maintenant.

 

 

Whaaaou...

Que dire ? Je persiste et signe : les livres de Stephenie Meyer se vivent et ne peuvent se raconter.

J'adore, je vénère, cet auteur. J'adore la manière qu'elle a de nous faire rentrer com-plè-te-ment dans son histoire, de nous mettre à la place des personnages et de nous faire ressentir chaque étincelle d'émotion qu'elle dispose savamment dans ses mots, dans ses phrases.

Ce sont 500 pages de pur bonheur, d'intense émotion, de rire, de peurs, de larmes... Une explosion de sentiments comme j'en ai rarement ressentis au cours d'une lecture.

Comment résister au charme ravageur d'Edward ? Comment ne pas céder à la tentation de Jake ? On aimerait être à la place de Bella, faire partie de cette mystérieuse et ô combien fascinante famille Cullen...

Je suis complètement accro à cette trilogie, à la magie qu'elle dégage, à la profondeur qu'elle recèle. Je ne sais pas s'il y aura une suite mais s'il n'y en a pas, ce n'est pas grave. Bien sûr tout n'est pas dit mais qu'importe, l'auteur nous laisse imaginer la fin à notre guise, opérer les changements que l'on souhaiterait (ceux qui ont lu le livre comprendront pourquoi je parle de changement ;-)). Une fois que l'on a commencé le livre, on n'a de cesse de poursuivre la lecture, appréhendant la fin et la désirant tout à la fois.

Je suis sous le charme, envoûtée, ensorcelée. J'ai retrouvé les mêmes émotions que pour le premier tome et la tension que recèle cet opus est d'une insoutenable et délicieuse ivresse.

Ivresse. Voilà qui caractérise le mieux l'effet de cette trilogie. Et qu'il est bon de s'enivrer dans ces pages. Se laisser griser par les mots, pénétrer la fable jusqu'à ne faire plus qu'un avec les phrases. Mme Meyer, je vous tire mon chapeau.

A tous les bovarystes romantiques, laissez-vous séduire... Les Cullen ne demandent que ça et qu'il est bon de se glisser dans la peau de Bella Swan...

Publié par Alwenn à 13:41:46 dans @ Littérature jeunesse | Commentaires (11) |

Le complexe de l'ornithorynque | 05 janvier 2008

Le complexe de l'ornithorynque, de Joe Hoestlandt (Milan, 154 pages). Terminé le 28 décembre 2007.

 
Genre : roman

Avis : 3/5

 
RESUME EDITEUR : Philémon intrigue beaucoup sa voisine Carla qui est l'amie de Rose qui rêve d'Aurélien qui croit aimer les garçons. Chacun se frôle, se dévoile, se ment. Chacun se cherche, se cogne, se blesse. Heureusement, les ornithorynques ont la peau dure...

 

         Malgré un concept intéressant, une narration à 4 voix, du point de vue de chaque personnage, je n'ai pas réussi à être emballée par ce roman. Le personnage de Rose en particulier m'a gênée : handicapée motrice, paraplégique, elle s'imagine être enceinte après qu'Aurélien ait posé sa tête sur son ventre.

         Carla est attachante et la comparaison qu'elle établit avec l'ornithorynque dans son récit d'ouverture est amusante et tout à fait pertinente. Et même si certains passages sont plutôt touchants, l'ensemble demeure toutefois plat voire déroutant parfois.

         Les thèmes abordés sont ceux caractéristiques de l'adolescence : l'amour, les relations entre amis, les cours, l'orientation sexuelle, ou encore les relations avec les parents. Mais tout n'est qu'effleuré, on reste à la surface des choses.

         A lire pour comprendre pourquoi « le complexe de l'ornithorynque ». Parce que le complexe est fort bien trouvé par l'auteur et n‘importe quel adolescent s'y retrouvera. C'est LA trouvaille du livre. Pour le reste... je laisse le lecteur apprécier, selon son âge.

 

Publié par Alwenn à 14:05:55 dans @ Littérature jeunesse | Commentaires (0) |

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