" Fabula Bovarya" est un blog qui s'adresse à tous ceux qui, comme moi, sont atteints d'un incurable bovarysme.
Fabula en latin, c'est l'histoire, la fable, celle dans laquelle on plonge avec délice, pour fuir les réalités pesantes...
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Le pouvoir des cinq, tome 1 : Raven's gate, d'Anthony Horowitz (Hachette - 329 pages). Terminé le 05 mars 2006.
Genre : thriller pour ado
Avis : 3/5
RESUME : Matt,
graine de délinquant, est envoyé dans le Yorkshire pour y suivre un
programme de redressement et réadaptation. Mais sa gardienne ainsi que
tout le village lui flanque la frousse : rien n'a l'air normal dans ce
bled paumé. Et en effet, des choses étranges vont commencer à ébranler
le jeune garçon... Que fait-il vraiment là ? Pourquoi lui? Est-ce que
tout cela a quelque chose à voir avec les pressentiments bizarres qu'il
a parfois ?... Un périple dans le surnaturel et l'horreur commence pour
Matt...
L'auteur ne se départit pas de la qualité de rythme qui traverse ses romans mais l'histoire laisse un goût de déjà lu.
Rien
de mieux pourtant qu'un héros qui méconnaît ses pouvoirs, des lieux
angoissants, des événements mystérieux et dérangeants, sans oublier une
horrible « méchante » pour faire un bon roman ... Pourtant, la
mayonnaise ne prend pas. J'ai trouvé l'ensemble très convenu.
Pas
de panique : le livre trouvera cependant son public visé, celui des
ados, surtout s'ils n'ont pas lu d'autres livres d'Horowitz. L'attrait
de la nouveauté et de découverte fera son œuvre. Et puis, il faut
encore une fois que je sois honnête, je pense que ça ne m'empêchera pas
d'acheter la suite. Au moins pour savoir si le tome deux surpassera le
premier ;-)
Publié par Alwenn à 16:03:47 dans @ Littérature jeunesse | Commentaires (3) | Permaliens
Voilà un livre qui porte vraiment bien son titre : Fascination.
Je dois avouer qu'au départ, c'est la présentation de la quatrième de couverture qui m'a alléchée : « (...)
A la fois attirant et hors d'atteinte, au regard tantôt noir et
terrifiant comme l'Enfer, tantôt doré et chaud comme le miel, Edward
Cullen n'est pas humain. Il est plus que ça. Bella en est certaine (...) ».
Et puis la première de couverture a aussitôt titillé mon imagination :
cette pomme rouge qui évoque la pomme empoisonnée de Blanche-Neige ou
bien la pomme maudite du jardin d'Eden. Bref, c'est sans a priori aucun
que j'ai embarqué le livre sous mon bras et que je l'ai ramené chez moi.
A la lecture de l'incipit, je me suis un peu méfiée : sur les premières
lignes, ça démarrait comme une vague histoire d'ado américaine aux
problèmes bien actuels (parents séparés, séjour chez le père dans un
coin paumé etc.)... Hum, ça sentait le gnan-gnan.
Et
puis là, cette chute du prologue, qui (forcément) vous donne l'envie
irrépressible de connaître la suite. Procédé classique de prolepse.
Envie de savoir qui ne vous quitte plus jusqu'à la fin. Je me suis
laissée prendre, entièrement. Jusqu'à cette dernière page vers laquelle
j'ai tendu tout au long de la lecture, et que j'ai redouté à la fois.
Maudite dernière page qu'on aimerait ne pas avoir lue parce qu'elle
clôt un livre fabuleux !
Je ne suis pas souvent conquise corps et âme par un livre, mais
celui-là, celui-là... il est différent. J'ai vibré, j'ai souri, je me
suis crispée. Je l'ai vécu. Complètement vécu. J'ai bien cru moi aussi
être tombée folle amoureuse du bel et mystérieux Edward.
L'ambiance est fantastiquement envoûtante et la fascination opère...Le
style n'est pas forcément mirifique mais la puissance de ce livre tient
dans la psychologie, l'introspection des sentiments. Et cette tension,
constamment palpable, qui prend aux tripes et qui nous force à penser :
« Et ensuite ? Qu'est-ce qu'il va se passer ? »
C'est la première fois de ma vie de lectrice que j'ai eu envie de
relire un livre tout de suite après l'avoir refermé. Un peu comme quand
on referme les yeux pour essayer de continuer un rêve dont le réveil
nous a privé. C'est aussi la première fois que j'ai autant envie de
parler d'un livre et en même temps de le garder égoïstement pour moi.
Et c'est enfin la première fois que je n'ai pas envie d'en raconter
l'histoire pour laisser aux autres la même possibilité de découvrir le
livre sans s'attendre à quoi que ce soit. Sans déflorer le mystère.
Je dois dire tout de même qu'il faut reconnaître à l'auteur la volonté
d'avoir voulu donner une nouvelle impulsion à un mythe (que je ne
dévoilerai pas non plus) maintenant éculé, et sa vision est non
seulement novatrice mais aussi moins noire et plus actuelle, plus
propice à enchanter l'imaginaire d'aujourd'hui.
Et
si l'on peut regretter qu'une vision « cucul » de l'intrigue ne
ternisse le livre, on se rendra vite compte des possibilités de lecture
à différents niveaux et que certaines allégories approfondissent
indéniablement le sens de l'œuvre.
Tout ça pour dire que j'ai littéralement adoooooooooré, que je suis
complètement emballée par cette histoire et que je n'avais plus connu
d'enthousiasme débordant pour un livre depuis que j'avais lu en
terminale Le Rouge et le Noir de Stendhal (dans un registre
complètement différent !) J'ai fondu dans le pur bovarysme et je m'en
suis délecté. C'est un livre à savourer, à goûter, à vivre.
Sur le site officiel de l'auteur, on apprend qu'il s'agit du premier
tome d'une trilogie. Et là je ne sais pas si je dois me réjouir ou pas.
C'est quitte ou double, comme on dit, mais j'ai peur que la suite ne
soit pas l'égal du premier et qu'elle en « gâche » en quelque sorte le
souvenir. C'est à voir... Mais pas avant l'année prochaine...
Publié par Alwenn à 15:46:41 dans @ Littérature jeunesse | Commentaires (5) | Permaliens
La dame qui tue, de Marie-Aude Murail (Ecole des Loisirs - 169 pages). Terminé le 31 janvier 2006 .
Genre : roman policier ado
Avis : 2/5
Déception
! De la part de Marie-Aude Murail, écrivain prolifique devant
l'éternel, je m'attendais à une courte histoire policière bien ficelée
comme elle sait les faire. Las ! L'intrigue est assez pauvre dans
l'ensemble, les personnages sont inconsistants et je n'ai jamais pu
éprouver de sympathie pour le héros, Nils Hazard, qui me faisait
l'effet d'un professeur sur le déclin draguant sans vergogne les jeunes
étudiantes faciles à débaucher (bizarre d'ailleurs, le personnage, pour
un roman ado). L'histoire se déroule beaucoup trop vite, le dénouement
aurait pu être retardé avec quelques scènes à suspens ou fausses
pistes. Mais non. On dirait que ce livre fait partie de ceux que
l'auteur a torché vite fait.
Le dernier que j'avais lu d'elle, heureusement était fantastique : Vive la République
!, chez Pocket Jeunesse Littérature. De l'avantage et de l'inconvénient
d'être un écrivain à succès... On produit des petits bijoux d'humour à
côté de sombres ratées qui rapportent quand même de l'argent.
Publié par Alwenn à 14:35:31 dans @ Littérature jeunesse | Commentaires (1) | Permaliens
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