" Fabula Bovarya" est un blog qui s'adresse à tous ceux qui, comme moi, sont atteints d'un incurable bovarysme.
Fabula en latin, c'est l'histoire, la fable, celle dans laquelle on plonge avec délice, pour fuir les réalités pesantes...
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Retour à la case égouttoir de l'amour de Louise Rennison (Gallimard, 232 pages). Terminé en février 2007.
Genre : journal intime (jeunesse)
Avis : 3/5
RESUME EDITEUR : Mais quelle idée d'avoir demandé à Massimo d'occuper le poste convoité de " copain officiel " de Georgia ! L'attente est insupportable et met les nerfs de la belle à rude épreuve. Et quand la réponse tant espérée arrive enfin, le monde s'écroule autour de Georgia. Comment survivre à la rebuffade du beau Transalpin ? Georgia, reine de la stratégie amoureuse, envisage aussitôt un moyen de récupérer Scooterino en mettant Dave la Marrade à contribution. Mais l'expert en rigolade semble bien occupé par la belle Emma. Et où est passée cette foule de garçons qui se pressait aux pieds de Georgia ? Alors que le désespoir est à son comble, deux lueurs d'espoirs se profilent à l'horizon.
Septième
tome des aventures de Georgia Nicholson et j'ai l'impression que le filon
s'épuise. Le vocabulaire est toujours aussi décalé et j'ai parfois eu du mal à
comprendre toutes les expressions de la siphonnée attitude, comme la dernière
fois.
L'humour est toujours là, bien sûr, mais je me lasse peut-être. D'autant que ce qui pèche dans cet opus, c'est la sensation que l'on a tout au long du livre que Robbie va refaire son apparition et qu'il n'arrive qu'à... la dernière page ! C'est un peu comme si Louise Rennison avait fait durer le plaisir de manière sadique, histoire de gonfler un peu ses ventes, persuadée que les accros de la série vont se jeter sur le huitième tome pour savoir comment vont évoluer Georgia et Super Canon. Et il ne faut pas que je sois mauvais esprit : c'est assurément ce que je ferai parce que oui, Georgia et Super Canon, c'est comme les couples mythiques, on a envie de les voir ensemble, mais pas sans quelques embûches... Donc ne boudons pas notre plaisir, mais ce n'est sans doute pas le meilleur des aventures de Georgia Nicholson.
Publié par Alwenn à 19:33:42 dans @ Littérature jeunesse | Commentaires (0) | Permaliens
Tentation de Stephenie Meyer (Hachette éducation, 571 pages). Terminé le 03 février 2007.
Genre : roman
Avis : 4/5
RESUME
EDITEUR : " Tu ne me reverras plus. Je ne
reviendrai pas. Poursuis ta vie, je ne m'en mêlerai plus. Ce sera comme si je
n'avais jamais existé. " Rejetée par celui qu'elle aime passionnément,
Bella ne s'en relève pas. Fascinée par un vampire, comment pourrait-elle
retrouver goût à la pâle existence humaine ? Pourtant il faut vivre. Mais Bella
n'a de goût pour rien, sinon le danger : alors elle entend la voix d'Edward, et
éprouve l'illusion de sa présence.
Comme s'il ne l'avait pas abandonnée, comme s'il tenait encore à elle. Bella
échappera-t-elle à cette obsession amoureuse qui la hante ? A quel prix ?
Oserais-je le dire ? Allez, j'ose : je suis un peu déçue par ce deuxième tome, par rapport au premier. Evidemment, cela aurait été trop beau que ce deuxième opus des aventures de Bella et Edward puisse recréer les émotions à l'identique de la première découverte. C'était illusoire et j'en conviens parfaitement. Maintenant, dire que je suis déçue ne signifie en aucun cas que je dénie le pouvoir fort d'attraction de l'écriture de Stephenie Meyer.... Décidément cette femme possède un talent particulier pour faire sentir jusque au plus profond du cœur d'un lecteur les émotions et les sentiments qu'elle fait vivre dans ses pages.
J'ai donc retrouvé Bella avec plaisir mais, pour parler des choses qui fâchent tout de suite, mon regret le plus intense dans ce livre est l'absence d'Edward pendant de longues, longues, trop longues pages. Il m'a manqué comme peut manquer un amant qu'il nous tarde de revoir. Il m'a manqué comme il a manqué à Bella ; et c'est là le pouvoir sublime de l'écriture : si l'on s'était attaché à Edward dans le premier tome, on ne vit que mieux ce que vit Bella dans cette deuxième aventure puisqu'elle doit faire face à la rupture avec son ténébreux et ô combien merveilleux vampire...
Un deuxième tome tout en introspection donc, en va et vient sentimentaux, en errances passionnelles et passionnées... Et toujours cette fascination pour cette histoire fantastique, qui ne nous laisse aucun répit dans le rythme, qui nous oblige à tourner les pages les unes après les autres, tout en sachant qu'en dévorant le texte, on s'achemine petit à petit, irrémédiablement vers la fin du livre.
Cette fin d'ailleurs est plus que frustrante : on a envie de hurler aux derniers mots : ET LA SUITE ? QUE SE PASSE-T-IL ? Bon sang, je dois avouer que j'ai rarement ressenti pareilles émotions dans un livre. Pourvu que le troisième et dernier tome soit une apothéose, que je puisse ériger cette trilogie à hauteur de bible personnelle...
Enfin, je voudrais saluer les couvertures qui, bien que simples, sont d'une beauté sans artifice, alternant les trois couleurs qui nimbent ces livres : le rouge, le blanc et le noir.
Publié par Alwenn à 21:01:16 dans @ Littérature jeunesse | Commentaires (3) | Permaliens
Les fantômes de Century de Sarah Singleton (Plon Jeunesse, 283 pages). Terminé en décembre 2006.
Genre : roman
Avis : 2 /5
RESUME EDITEUR : Mystère dans un manoir lugubre du XIXème siècle en Angleterre. Deux jeunes sœurs, sous l'autorité d'une gouvernante revêche, y vivent dans une soumission absolue. Des fantômes mystérieux vont et viennent mais ne se montrent qu'à Mercy, l'aînée.
Un jour, un nouveau fantôme apparaît. C'est une jeune femme prise sous la glace du lac. Mercy, pour la première fois de sa vie, s'interroge : qui sont ces fantômes ? Pourquoi est-elle la seule à les voir ? Qui peut l'aider à résoudre le mystère de leurs apparitions ? Doit-elle faire confiance à sa sœur ? Comment sortir du malaise et de l'oppression qu'elle ressent chaque jour davantage ?
Je ne sais pas trop quoi penser de ce roman : j'en suis ressortie de ma lecture mi-figue, mi-raisin. Malgré une idée de fond intéressante, la mise en œuvre de l'histoire souffre de nombreuses lourdeurs qui rendent parfois la lecture pénible.
Trop de flash-backs à des univers connus nuisent à la progression d'un lecteur averti qui sait décoder les référents culturels cachés : on retrouvera ainsi sans peine un peu d'Alice au Pays des Merveilles, un peu de Les Autres d'Alessandro Aménabar, un peu de Jane Eyre de Brontë, un peu du Frankenstein de Shelley... Bref, ce qui aurait pu être une intrigue originale finit par lasser tant on souhaiterait ne plus être baladé dans l'avancée du récit.
Je dois reconnaître que certains passages sont plutôt réussis et auraient pu augurer d'une réelle originalité si le fond même de l'histoire avait été plus habilement traité par l'auteur.
La fin est peu réaliste et on souhaiterait avoir des réponses plus claires à certaines questions comme par exemple « qui sont réellement ces personnages » ?
C'est dommage. Même le style manque de panache, mais encore une fois, comme il s'agit d'une traduction, il est difficile d'en juger avec lucidité.
Déception donc, bien que l'éditeur mentionne sur la quatrième de couverture que le livre a été couronné « meilleur livre pour la jeunesse en Grande-Bretagne par le Booktrust Price ».
Publié par Alwenn à 16:36:28 dans @ Littérature jeunesse | Commentaires (0) | Permaliens
Les gladiateurs de l'empereur de Caroline Lawrence (Milan Poche, 298 pages). Terminé en décembre 2006.
Genre : roman jeunesse, aventures
Avis : 4/5
RESUME EDITEUR : Ils sont quatre : Flavia, la fille d'un armateur romain, Jonathan, le jeune chrétien, Nubia, l'esclave africaine, et Lupus, le petit mendiant muet. Mais Jonathan a disparu, durant le grand incendie de Rome. Mort ? Devenu gladiateur ? Nos trois amis le cherchent, au Colisée, au cœur des plus grands jeux du cirque jamais organisés.
J'ai enfin retrouvé un climat plus gai dans ce volume par rapport au précédent.
A la recherche de leur ami Jonathan, les petits enquêteurs en herbe d'Ostie vont découvrir le Colisée et les jeux du cirque. Même si l'ambiance possède un fond latent de violence et de sang, ce n'est que décrire avec justesse ce qui se passait dans le sable de l'amphithéâtre flavien.
Après les séparations va venir le temps des retrouvailles et je trouve que ce ton va beaucoup mieux au livre que le sombre nihilisme qui habitait Jonathan à la fin du tome précédent.
Nul
doute que Caroline Lawrence va nous livrer d'autres aventures du quattuor, que
je suivrai sans nul doute avec plaisir. En espérant sincèrement qu'elle ne
s'essouffle pas trop et qu'elle retrouve son ingéniosité pour nous inventer des
énigmes qui sortent de l'ordinaire, à l'instar des deux premiers tomes que
j'avais adorés !
Publié par Alwenn à 19:17:21 dans @ Littérature jeunesse | Commentaires (0) | Permaliens
Les confidences de Calypso, Tome 2 : Trahison royale, de Tyne O'Connel (Gallimard Scripto, 318 pages). Terminé en novembre 2006.
Genre : Littérature jeunesse (spécial
filles...)
Avis : 4/5
RESUME EDITEUR : Tout a changé cette année à Saint-Augustin, le pensionnat pour
jeunes filles le plus huppé d'Angleterre. Calypso partage la chambre de Honey,
la plus terrible garce de l'établissement. Star et Georgina, ses meilleures
amies, n'ont plus qu'un prénom à la bouche : Indie, la nouvelle. Et pourquoi
les textos si prometteurs que lui envoyaient le prince Freddie et Billy, le
capitaine de l'équipe de sabre, s'arrêtent-ils brutalement ? Calypso ne sait
plus trop où elle en est. Serait-ce sa jalousie maladive qui lui joue des tours
ou a-t-elle de bonnes raisons de s'inquiéter ? Amitiés, rivalités, séduction...
Calypso nous confie tout dans ce deuxième tome, dénonce les outrances de cet
univers de paillettes, sans indulgence pour ses propres défauts et avec un
humour irrésistible.
Voilà bien un bouquin d'adolescente :
les amies, les amours, les emmerdes... Tyne O'Connel nous livre ici la suite des
aventures de Calypso avec toujours autant d'humour et de mordant. C'est british
à souhait : ambiance internat de filles huppées, pour ne pas dire
friquées, amours et coup bas, blues adolescent et jalousies... Bref, tous les
ingrédients sont réunis pour passer un bon moment de lecture, même quand on a
passé l'âge, comme moi...
Ce deuxième volet est sans doute moins enlevé que le précédent mais le conte de fée se poursuit, lentement mais sûrement, et nul doute que je me jetterai sur le volume numéro trois pour savoir comment vont évoluer les amours de Calypso et de son fiancé, héritier du trône... D'ailleurs, quand j'imagine ce personnage, j'ai toujours l'image du prince William qui me vient en tête... On ne se demande pas pourquoi !...
Publié par Alwenn à 12:29:25 dans @ Littérature jeunesse | Commentaires (6) | Permaliens
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