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Fabula Bovarya...ou l'art de la fuite romanesque

" Fabula Bovarya" est un blog qui s'adresse à tous ceux qui, comme moi, sont atteints d'un incurable bovarysme.

Fabula en latin, c'est l'histoire, la fable, celle dans laquelle on plonge avec délice, pour fuir les réalités pesantes...

LIRE est le verbe que j'aimerais pouvoir conjuguer à toutes les personnes et à tous les temps le plus souvent possible...

Mes lectures ? De tout, de rien... je voyage dans les mots au gré de mes découvertes et de mes marottes du moment.


C'est ainsi qu'après avoir découvert la littérature jeunesse par
l'intermédiaire de mon travail, je m'en suis fait une passion. D'où le
mélange des genres de Fabula Bovarya.

Pas de panique ! Pour s'y retrouver, on suit la couleur
(même si je ne suis pas vraiment une fan des classifications en
littérature : les frontières ne sont pas toujours simples à déterminer)


- en ROSE : les livres de littérature jeunesse, les livres pour ado.

- en VIOLET : les livres pour "adultes".


Que dire de mes avis ? Sans doute qu'ils sont toujours très subjectifs
(forcément) mais, avant tout, toujours sincères. Je ne prétends pas être critique littéraire.

D'ailleurs, Monsieur Pennac, j'aurais bien aimé rajouter à vos "Droits imprescriptibles du lecteur" un onzième droit, qui me tient à coeur - et qui me paraît tout aussi essentiel que les dix autres - : le droit de ne pas avoir aimé un livre...(accompagné de son corollaire, le droit de le dire...)

Allez, pour la route, je termine avec ces fameux droits :

LES DROITS DU LECTEUR :

Le droit de ne pas lire.

Le droit de sauter des pages.

Le droit de ne pas finir un livre.

Le droit de relire.

Le droit de lire n'importe quoi.

Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible)

Le droit de lire n'importe où.

Le droit de grappiller.

Le droit de lire à haute voix.

Le droit de nous taire.


(in Comme un roman, de Daniel Pennac)

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La première gorgée de bière | 17 janvier 2008

La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, de Philippe Delerm (Gallimard- L'Arpenteur, 91 pages). Terminé le 16 janvier 2008.

Genre : Inclassable

Avis : 3/5

RESUME EDITEUR : « C'est facile, d'écosser les petits pois. Une pression du pouce sur la fente de la gousse et elle s'ouvre, docile, offerte. Quelques-unes, moins mûres, sont plus réticentes - une incision de l'ongle de l'index permet alors de déchirer le vert, et de sentir la mouillure et la chair dense, juste sous la peau faussement parcheminée. Après, on fait glisser les boules d'un seul doigt. La dernière est si minuscule... L'écossage des petits pois n'est pas conçu pour expliquer, mais pour suivre le cours, à léger contretemps. Il y en aurait pour cinq minutes mais c'est bien de prolonger, d'alentir le matin, gousse à gousse, manches retroussées. On passe les mains dans les boules écossées qui remplissent le saladier. C'est doux ; toutes ces rondeurs contiguës font comme une eau vert tendre, et l'on s'étonne de ne pas avoir les mains mouillées. Un long silence de bien-être clair, et puis : - Il y aura juste le pain à aller chercher. »

   

Dix ans après la parution de ce petit livre bien connu de Philippe Delerm, je me suis enfin décidée à le lire...

Combien de fois avais-je entendu les éloges de cet auteur qui capture l'instant magique et marquant, banal et simple, d'une vie d'humain ! Combien de fois avais-je entendu parler de la beauté pure de son écriture !

Mais en toute honnêteté, même si j'ai apprécié ma lecture, je n'ai pas pour autant réussi à percer l'insondable mystère de l'engouement passionné qu'avait déchaîné (et déchaîne peut-être encore ?) ce livre.

Peut-être m'en avait-on justement trop parlé ? Bien souvent, on est déçu quand on nous a trop vanté les mérites d'un livre. Parce qu'on s'attendait à quelque chose d'extraordinaire, mais ce finalement en-deça de nos folles espérances....Je ne sais pas. Je lui attribue ainsi un 3/5 (j'aurais peut-être pu aller jusqu'à un 4 avec un peu de bonne volonté...) et je reprocherais à Philippe Delerm deux ou trois petites choses :

 - Tout d'abord, pour la trentenaire que je suis, je n'ai pas forcément accroché à tous les plaisirs minuscules de l'auteur, parce que nombre d'entre eux sont inextricablement marqués dans le temps, signes d'une époque, ou marqués par un contexte familial et social que l'on n'a pas forcément connu : je n'ai pas, par exemple, pu entendre l'annonce de la mort de Jacques Brel à la radio, je n'ai pas cueilli les mûres avant la rentrée, le kaléidoscope ou le bibliobus ne me parlent pas...

Alors bien sûr, d'aucuns me répondront que ce n'est pas tant le détail de l'expérience décrite que l'universalité du sentiment qu'elle recèle qui est important, et que l'on peut aisément, avec un tant soit peu d'imagination, transposer l'expérience à un fait proche qui nous parle. Certes. Mais certains récits sont des expériences très particulières à l'auteur et ne peuvent justement pas se satisfaire d'un simple décalque ajusté à notre propre vie. Et que dire des plaisirs qui n'en sont pas pour nous ? Je n'aime même pas la bière éponyme du roman ! Et imaginer un autre plaisir liquide et gustatif ne pourrait convenir parce que finalement, les mots ne coulent que pour le plaisir raconté par Delerm. Il y a dans la démarche de l'auteur quelque chose d'égoïste au fond. C'est comme s'il semblait vous dire : « Vous pouvez trouver vous aussi un moment qui correspond à ce que j'ai vécu » (Ben oui, après tout, la mort de J. Brel pour moi peut aisément se transformer en 11 septembre). Mais finalement, on a l'impression que Delerm est comme ces profs qui s'écoutent parler : « Savourez cette expérience parce que c'est celle qui M'a marquée... »

 - Ensuite, je dois concéder de bonne grâce que Delerm a tout de même la plume légère et fluide et que ses textes ne se déroulent pas sans une certaine poésie, et qu'ils s'offrent avec un certain charme littéraire. Mais si je me faisais pernicieusement l'avocat du diable, et que je soumettais le texte de La première gorgée à une étude lexicographique, je pense que l'on retrouverait trop souvent les mêmes mots : après une première lecture rapide, on sait ainsi que Delerm aime les mots « mat », « blondeur », « rousseur », « vert »... Delerm a une écriture très visuelle et les ambiances qu'il aime reviennent régulièrement sous sa plume dans des descriptions similaires. Oui, c'est beau parfois. Oui, c'est bien tourné, élégant et bien trouvé...mais, je ne trouve pas cela non plus d'une originalité folle ! Quelques néologismes à la fois curieux et paradoxalement familiers émaillent le texte deci-delà, mais c'est presque trop pour que l'on trouve cela profond.

 - Enfin, et même si la vie qu'il décrit est un peu celle que je mène aujourd'hui, je n'apprécie pas forcément cet encensement de la vie  « d'avant », de la richesse de la vie campagnarde, du citadin qui vit en décalé dans la société actuelle parce que « le temps d'avant, c'était le bon temps ». Je suis infiniment et profondément nostalgique, mais à force de lire cette mélancolie bohème sur 90 pages, on finit par la prendre en aversion. Retrouver sa « madeleine » de Proust est un bonheur, soyons honnêtes. Mais gare à l'intoxication. Delerm, a mes yeux, a fini par passer à la fin de cet ouvrage pour un ex-baba cool pétri de tendances « campagne et temps d'avant », ce qui a desservi son texte à mes yeux.

 

Je ne doute pas que les accros au Delermisme trouveront moult contre-arguments, mais très honnêtement, La première gorgée n'a pas été la révélation que j'attendais. Et c'est peut-être bien là justement le problème : j'en demandais peut-être trop.

 Devrais-je alors envisager tout simplement l'ouvrage comme ce qu'il est : la collation sans prétention des plaisirs d'un homme, et dont certaines expériences sont communes à tous ? Sans doute. Après tout « Invité par surprise » est le texte qui m'a le plus marquée et je n'ai alors pas manqué d'y trouver les sensations éprouvées par tout un chacun dans cette expérience ! C'était réaliste, fin et lucidement débonnaire.

 Mais beaucoup trop de ces plaisirs me sont restés étrangers, trop éloignés de mon temps ou de ma culture. Delerm n'aura donc malheureusement pas pour moi le goût de cette première gorgée pleine et satisfaisante qu'il décrit dans son livre. Non. Et j'ai malheureusement toujours trouvé la bière amère.

Publié par Alwenn à 19:51:33 dans @ Inclassables | Commentaires (0) |

Dans la Rome des Césars | 14 janvier 2008

Dans la Rome des César, de Gilles Chaillet (Glénat, 200 pages). Terminé le 13 janvier 2008.

 
Genre : Inclassable

Avis : 5/5

 
RESUME EDITEUR : Rome l'éternelle, la magnifique, a été dessinée quartier par quartier, rue par rue, bâtiment par bâtiment, fenêtre par fenêtre, par le stakhanoviste Gilles Chaillet sur un magnifique et somptueux plan la reconstituant au 4ème siècle de notre ère.

Un travail de titan de plus de 5000 heures de réalisation, de 3000 heures de mise en couleurs et quasiment toute une vie de recherche et de documentation pour arriver enfin, et avec jubilation, au bout de cette oeuvre sans commune mesure.

Dans la Rome des Césars vous est présenté sous deux versions : un port-folio limité à 1000 exemplaires montrant le plan dans son format réel de 3m25 x 2m en plusieurs panneaux accompagnés de la nomenclature des rues, et un magnifique livre d'environ 200 pages retraçant le circuit de Flavien, héros de la bande dessinée La Dernière Prophétie de Gilles Chaillet dans la ville de Rome, accompagné du plan détaillé, bien évidemment. Un Grand OEuvre, au sens le plus noble du terme !

Il existe une maquette en volume de Rome à l'échelle du 1/400ème réalisée par l'architecte Paul Bigot (1870-1942). C'est un travail fabuleux qui représente la cité au IVème siècle et qui a été classé monument historique. Et puis il y a le plan de Rome de Gilles Chaillet, une oeuvre démesurée, un chef d'oeuvre de compagnon du Devoir... Une plongée historique, ludique et graphique dans la plus merveilleuse des villes de l'Antiquité !

         J'ai la joie de pouvoir désormais compter ce livre parmi ceux que je possède déjà sur la Rome Antique. J'admirais déjà beaucoup Monsieur Chaillet avant d'avoir cet ouvrage dans les mains, mais là, je ne peux que m'incliner devant le travail de Titan que représente ce livre !

         C'est absolument extraordinaire ! Un travail de romain, sans mauvais jeu de mots, puisque Monsieur Chaillet réalise là le plan de Rome à son apogée avec un foisonnement de détails à en perdre la tête. Le livre est superbe et un poster est offert à la fin du livre.

M. Chaillet s'appuie sur les données archéologiques pour dessiner cette Rome de papier dans laquelle on se promène en compagnie du héros qui nous conte sa visite de la Ville éternelle.

Accompagnant les dessins, on peut ainsi suivre un texte truffé d'anecdotes qui nous promène de quartiers en quartiers. Des photos récentes jalonnent les diverses escapades, et  le lecteur mesure ainsi toute l'ampleur du travail de reconstitution de Gilles Chaillet quand il reporte son attention sur le plan reconstitué, souvent en double, triple, voire quadruple page ! Petit bémol mais qui ne remet pas en cause mon enthousiasme absolument débordant : certaines pages du plan de Rome ne sont pas toujours raccord avec le texte... mais bon, ce n'est pas très grave... on passera ainsi encore un peu plus de temps à fouiner dans les détails du dessin et à s'y perdre avec délice... Ah... si le syndrome de Stendhal avait pu s'emparer de moi lors de la lecture de cet ouvrage...

Bref, c'est un véritable bonheur, et quand on connaît un peu la Rome actuelle, on prend la dimension des choses sous un angle de vue antique qui est tout à fait intéressant.

Alors chapeau bas, Monsieur Chaillet. Cet ouvrage est un véritable bijou, un chef d'œuvre au sens premier du terme. A avoir dans toute bibliothèque de latiniste ou d'amoureux de la Rome antique qui se respecte...

 

Publié par Alwenn à 23:40:10 dans @ Inclassables | Commentaires (0) |

Virgile et le chaînon manquant | 01 novembre 2006

 Virgile et le chaînon manquant, de Stéphanie Benson (Les Contrebandiers éditeurs, 91 pages).


Terminé le 28 octobre 2006.



Genre : jeunesse - aventures



Avis : 5/5



RESUME EDITEUR : Mais qui sont ces étranges tagueurs qui laissent des inscriptions en latin
sur les murs de la cité des Sept Collines ? Et quel est ce mystérieux trésor qu'ils semblent vouloir
négocier ? Virgile, Jules, Cléo et Salomé devront mettre toutes leurs connaissances à l'œuvre pour tenter de démasquer des trafiquants d'objets d'art installés sur leur territoire. Mais quand la piste les mène sous la cité vers des ruines insoupçonnées, ils se demanderont s'ils ont bien fait de tenter de résoudre le mystère. Car derrière les trafiquants se cache une femme prête à tout pour préserver le secret de la cité enfouie. Cette première aventure de la collection Langue Mortelle mène les héros à la découverte d'une langue pas si morte que ça, dans les sous-sols d'une région parisienne qui plonge ses racines dans l'époque romaine.


Voilà
un petit bouquin fabuleux ! Un petit délice pour latinistes ou pour
amateurs de langues anciennes. C'est plutôt bien écrit, l'intrigue et
sympathique, mais ce qui fait surtout l'originalité de ce livre, ce
sont les titres en latin et les passages en latin... non traduits ! Un
pur bonheur pour moi, prof de latin que je suis !

J'ai
pris un plaisir fou à lire ces énigmes en latin dans le texte. Bon,
évidemment, on pourrait me dire que ce n'est pas du jeu parce que je
navigue dans les eaux de la lingua latina depuis maintenant presque 15
ans, et que forcément, c'était facile pour moi ! Mais quelle brillante
idée d'insérer des passages latins à déchiffrer comme les énigmes d'une
chasse au trésor que l'on suit en même temps que ce club des cinq des
temps modernes ! Et puis les éditeurs ont quand même pensé à mettre un
petit lexique pour aider les néophytes à la traduction...

Si je
devais nuancer mon jugement, je dirais que ce lexique, justement, est
trop pauvre. Compte tenu de la richesse de vocabulaire des passages
proposés, le jeune débutant latiniste aurait bien du mal à se
débrouiller tout seul à traduire. Une aide à la traduction en bas de
page aurait pu aussi être proposée, notamment sur la construction
syntaxique. Cela dit, avec un accompagnement pédagogique approprié,
c'est une mine pour faire découvrir le latin autrement aux élèves et
leur donner le goût des langues anciennes (perso, je me régale d'avance
des activités que je pourrais faire faire à mes petits latinistes !!!).
On trouvera d'ailleurs sur le site des éditeurs un document pdf à
télécharger avec les passages traduits (ici : http://lescontrebandiers.free.fr/Frameset.htm)

Je
trouve vraiment formidable d'avoir osé aujourd'hui un petit livre comme
celui-là ! Evidemment, ce n'est pas une grande maison d'édition mais
c'est un pari risqué que de publier dans un livre de jeunesse des
passages entiers de latins. Ce qu'il y a d'intéressant en outre c'est
que c'est un latin adapté, avec des mots de vocabulaire qui collent au
monde moderne. Alors bien sûr, les puristes de la langue pourront
toujours dire que c'est Cicéron qu'on assassine, mais on risquerait
davantage de l'enterrer bel et bien si on ne s'adapte pas aux jeunes
d'aujourd'hui !

Enfin,
je trouve que l'idée de cette langue qui devient presque comme un code
secret entre les personnages, qui peuvent ainsi communiquer sans que
les autres ne les comprennent, est formidable : qui n'a jamais rêvé
plus jeune de pouvoir communiquer avec sa bande de copains dans une
langue cryptée ? Et dans ce cas-là, le sens grec de crypter prend toute
sa valeur puisqu'il s'agit de cacher aux non initiés ce que l'on veut
signifier. Il y a donc là une double portée à cette idée : l'idée
première,un peu élitiste, que la langue latine peut vous permettre de
vous démarquer des autres, de ceux qui ne la comprennent ni, a
fortiori, ne la parlent, et l'idée ensuite que la connaissance de cette
langue vous met tout de même au contact de l'universel des
connaissances qui vous feront progresser et vous permettront une
meilleure appréhension et une meilleure compréhension du monde qui vous
entoure... Une belle leçon en tout cas !

Pour finir, je dois dire que j'aurais moi-même adoré pouvoir parler une langue que beaucoup n'auraient pas compris pour pouvoir
communiquer... Et enfin, qu'est ce j'aimerais avoir des élèves comme ces cinq-là !!!
Mais
avec un tel petit livre, je me prends à rêver que je pourrais presque
parvenir à leur donner l'amour de cette langue ancienne...

Publié par Alwenn à 13:25:52 dans @ Inclassables | Commentaires (3) |

Matin brun | 18 avril 2006

Matin brun, de Frank Pavloff (Cheyne). Lu et terminé le 20 avril 2006.

Genre : nouvelle

Avis : 5/5

RESUME EDITEUR : Charlie
et son copain vivent une époque trouble, celle de la montée d'un régime
politique extrême : l'Etat brun. Dans la vie, ils vont d'une façon bien
ordinaire : entre bière et belote. Ni des héros, ni des salauds.
Simplement, pour éviter les ennuis, ils détournent les yeux. Sait-on
assez où risquent de nous mener collectivement les petites lâchetés de
chacun d'entre nous ?

Onze pages.

Onze pages et mille réflexions.

Onze pages et la vision éclair de la lente chute d'un état dans le totalitarisme.

Onze pages où la métaphore fait froid dans le dos.

Onze pages et une question : que ferai-je, qu'aurais-je fait à leur place ?

Onze pages simples, mais jamais naïves, quoi qu'on en dise.

Onze pages dont le succès a éclaté après le triste 21 avril 2002.

Onze pages qui m'ont rappelé :

« Quand ils sont venus chercher les communistes,
je n'ai rien dit, je n'étais pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
je n'ai rien dit, je n'étais pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les juifs,
je n'ai rien dit, je n'étais pas juif.

Quand ils sont venus chercher les catholiques,
je n'ai rien dit, je n'étais pas catholique.

Puis ils sont venus me chercher.
Et il ne restait personne pour protester... »

Pasteur Martin Niemoller (1892-1984), Dachau 1942

Publié par Alwenn à 21:45:02 dans @ Inclassables | Commentaires (0) |

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