" Fabula Bovarya" est un blog qui s'adresse à tous ceux qui, comme moi, sont atteints d'un incurable bovarysme.
Fabula en latin, c'est l'histoire, la fable, celle dans laquelle on plonge avec délice, pour fuir les réalités pesantes...
LIRE est le verbe que j'aimerais pouvoir conjuguer à toutes les personnes et à tous les temps le plus souvent possible...
Mes lectures ? De tout, de rien... je voyage dans les mots au gré de mes découvertes et de mes marottes du moment.
C'est ainsi qu'après avoir découvert la littérature jeunesse par
l'intermédiaire de mon travail, je m'en suis fait une passion. D'où le
mélange des genres de Fabula Bovarya.
Pas de panique ! Pour s'y retrouver, on suit la couleur
(même si je ne suis pas vraiment une fan des classifications en
littérature : les frontières ne sont pas toujours simples à déterminer)
- en ROSE : les livres de littérature jeunesse, les livres pour ado.
- en VIOLET : les livres pour "adultes".
Que dire de mes avis ? Sans doute qu'ils sont toujours très subjectifs (forcément) mais, avant tout, toujours sincères. Je ne prétends pas être critique littéraire.
D'ailleurs, Monsieur Pennac, j'aurais bien aimé rajouter à vos "Droits imprescriptibles du lecteur" un onzième droit, qui me tient à coeur - et qui me paraît tout aussi essentiel que les dix autres - : le droit de ne pas avoir aimé un livre...(accompagné de son corollaire, le droit de le dire...)
Le droit de ne pas lire.
Le droit de sauter des pages.
Le droit de ne pas finir un livre.
Le droit de relire.
Le droit de lire n'importe quoi.
Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible)
Le droit de lire n'importe où.
Le droit de grappiller.
Le droit de lire à haute voix.
Le droit de nous taire.
(in Comme un roman, de Daniel Pennac)
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Publié par Alwenn à 19:51:33 dans @ Inclassables | Commentaires (0) | Permaliens
Dans la Rome des César, de Gilles Chaillet (Glénat, 200 pages). Terminé le 13 janvier 2008.
Genre : Inclassable
Avis : 5/5
RESUME
EDITEUR : Rome
l'éternelle, la magnifique, a été dessinée quartier par quartier, rue par rue,
bâtiment par bâtiment, fenêtre par fenêtre, par le stakhanoviste Gilles
Chaillet sur un magnifique et somptueux plan la reconstituant au 4ème siècle de
notre ère.
Un travail de titan de plus de 5000 heures de réalisation, de 3000 heures de mise en couleurs et quasiment toute une vie de recherche et de documentation pour arriver enfin, et avec jubilation, au bout de cette oeuvre sans commune mesure.
Dans la Rome des Césars vous est présenté sous deux versions : un port-folio limité à 1000 exemplaires montrant le plan dans son format réel de 3m25 x 2m en plusieurs panneaux accompagnés de la nomenclature des rues, et un magnifique livre d'environ 200 pages retraçant le circuit de Flavien, héros de la bande dessinée La Dernière Prophétie de Gilles Chaillet dans la ville de Rome, accompagné du plan détaillé, bien évidemment. Un Grand OEuvre, au sens le plus noble du terme !
Il existe une maquette en volume de Rome à l'échelle du 1/400ème réalisée par l'architecte Paul Bigot (1870-1942). C'est un travail fabuleux qui représente la cité au IVème siècle et qui a été classé monument historique. Et puis il y a le plan de Rome de Gilles Chaillet, une oeuvre démesurée, un chef d'oeuvre de compagnon du Devoir... Une plongée historique, ludique et graphique dans la plus merveilleuse des villes de l'Antiquité !
J'ai la joie de pouvoir désormais compter ce livre parmi ceux que je possède déjà sur la Rome Antique. J'admirais déjà beaucoup Monsieur Chaillet avant d'avoir cet ouvrage dans les mains, mais là, je ne peux que m'incliner devant le travail de Titan que représente ce livre !
C'est absolument extraordinaire ! Un travail de romain, sans mauvais jeu de mots, puisque Monsieur Chaillet réalise là le plan de Rome à son apogée avec un foisonnement de détails à en perdre la tête. Le livre est superbe et un poster est offert à la fin du livre.
M. Chaillet s'appuie sur les données archéologiques pour dessiner cette Rome de papier dans laquelle on se promène en compagnie du héros qui nous conte sa visite de la Ville éternelle.
Accompagnant les dessins, on peut ainsi suivre un texte truffé d'anecdotes qui nous promène de quartiers en quartiers. Des photos récentes jalonnent les diverses escapades, et le lecteur mesure ainsi toute l'ampleur du travail de reconstitution de Gilles Chaillet quand il reporte son attention sur le plan reconstitué, souvent en double, triple, voire quadruple page ! Petit bémol mais qui ne remet pas en cause mon enthousiasme absolument débordant : certaines pages du plan de Rome ne sont pas toujours raccord avec le texte... mais bon, ce n'est pas très grave... on passera ainsi encore un peu plus de temps à fouiner dans les détails du dessin et à s'y perdre avec délice... Ah... si le syndrome de Stendhal avait pu s'emparer de moi lors de la lecture de cet ouvrage...
Bref, c'est un véritable bonheur, et quand on connaît un peu la Rome actuelle, on prend la dimension des choses sous un angle de vue antique qui est tout à fait intéressant.
Publié par Alwenn à 23:40:10 dans @ Inclassables | Commentaires (0) | Permaliens
Virgile et le chaînon manquant, de Stéphanie Benson (Les Contrebandiers éditeurs, 91 pages).
J'ai
pris un plaisir fou à lire ces énigmes en latin dans le texte. Bon,
évidemment, on pourrait me dire que ce n'est pas du jeu parce que je
navigue dans les eaux de la lingua latina depuis maintenant presque 15
ans, et que forcément, c'était facile pour moi ! Mais quelle brillante
idée d'insérer des passages latins à déchiffrer comme les énigmes d'une
chasse au trésor que l'on suit en même temps que ce club des cinq des
temps modernes ! Et puis les éditeurs ont quand même pensé à mettre un
petit lexique pour aider les néophytes à la traduction...
Si je
devais nuancer mon jugement, je dirais que ce lexique, justement, est
trop pauvre. Compte tenu de la richesse de vocabulaire des passages
proposés, le jeune débutant latiniste aurait bien du mal à se
débrouiller tout seul à traduire. Une aide à la traduction en bas de
page aurait pu aussi être proposée, notamment sur la construction
syntaxique. Cela dit, avec un accompagnement pédagogique approprié,
c'est une mine pour faire découvrir le latin autrement aux élèves et
leur donner le goût des langues anciennes (perso, je me régale d'avance
des activités que je pourrais faire faire à mes petits latinistes !!!).
On trouvera d'ailleurs sur le site des éditeurs un document pdf à
télécharger avec les passages traduits (ici : http://lescontrebandiers.free.fr/Frameset.htm)
Je
trouve vraiment formidable d'avoir osé aujourd'hui un petit livre comme
celui-là ! Evidemment, ce n'est pas une grande maison d'édition mais
c'est un pari risqué que de publier dans un livre de jeunesse des
passages entiers de latins. Ce qu'il y a d'intéressant en outre c'est
que c'est un latin adapté, avec des mots de vocabulaire qui collent au
monde moderne. Alors bien sûr, les puristes de la langue pourront
toujours dire que c'est Cicéron qu'on assassine, mais on risquerait
davantage de l'enterrer bel et bien si on ne s'adapte pas aux jeunes
d'aujourd'hui !
Pour finir, je dois dire que j'aurais moi-même adoré pouvoir parler une langue que beaucoup n'auraient pas compris pour pouvoir
communiquer... Et enfin, qu'est ce j'aimerais avoir des élèves comme ces cinq-là !!!
Mais
avec un tel petit livre, je me prends à rêver que je pourrais presque
parvenir à leur donner l'amour de cette langue ancienne...
Publié par Alwenn à 13:25:52 dans @ Inclassables | Commentaires (3) | Permaliens
Matin brun, de Frank Pavloff (Cheyne). Lu et terminé le 20 avril 2006.
Genre : nouvelle
Avis : 5/5
RESUME EDITEUR : Charlie
et son copain vivent une époque trouble, celle de la montée d'un régime
politique extrême : l'Etat brun. Dans la vie, ils vont d'une façon bien
ordinaire : entre bière et belote. Ni des héros, ni des salauds.
Simplement, pour éviter les ennuis, ils détournent les yeux. Sait-on
assez où risquent de nous mener collectivement les petites lâchetés de
chacun d'entre nous ?
Onze pages.
Onze pages et mille réflexions.
Onze pages et la vision éclair de la lente chute d'un état dans le totalitarisme.
Onze pages où la métaphore fait froid dans le dos.
Onze pages et une question : que ferai-je, qu'aurais-je fait à leur place ?
Onze pages simples, mais jamais naïves, quoi qu'on en dise.
Onze pages dont le succès a éclaté après le triste 21 avril 2002.
Onze pages qui m'ont rappelé :
« Quand ils sont venus chercher les communistes,
je n'ai rien dit, je n'étais pas communiste.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes,
je n'ai rien dit, je n'étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus chercher les juifs,
je n'ai rien dit, je n'étais pas juif.
Quand ils sont venus chercher les catholiques,
je n'ai rien dit, je n'étais pas catholique.
Puis ils sont venus me chercher.
Et il ne restait personne pour protester... »
Pasteur Martin Niemoller (1892-1984), Dachau 1942
Publié par Alwenn à 21:45:02 dans @ Inclassables | Commentaires (0) | Permaliens
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