Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Fabula Bovarya...ou l'art de la fuite romanesque

" Fabula Bovarya" est un blog qui s'adresse à tous ceux qui, comme moi, sont atteints d'un incurable bovarysme.

Fabula en latin, c'est l'histoire, la fable, celle dans laquelle on plonge avec délice, pour fuir les réalités pesantes...

LIRE est le verbe que j'aimerais pouvoir conjuguer à toutes les personnes et à tous les temps le plus souvent possible...

Mes lectures ? De tout, de rien... je voyage dans les mots au gré de mes découvertes et de mes marottes du moment.


C'est ainsi qu'après avoir découvert la littérature jeunesse par
l'intermédiaire de mon travail, je m'en suis fait une passion. D'où le
mélange des genres de Fabula Bovarya.

Pas de panique ! Pour s'y retrouver, on suit la couleur
(même si je ne suis pas vraiment une fan des classifications en
littérature : les frontières ne sont pas toujours simples à déterminer)


- en ROSE : les livres de littérature jeunesse, les livres pour ado.

- en VIOLET : les livres pour "adultes".


Que dire de mes avis ? Sans doute qu'ils sont toujours très subjectifs
(forcément) mais, avant tout, toujours sincères. Je ne prétends pas être critique littéraire.

D'ailleurs, Monsieur Pennac, j'aurais bien aimé rajouter à vos "Droits imprescriptibles du lecteur" un onzième droit, qui me tient à coeur - et qui me paraît tout aussi essentiel que les dix autres - : le droit de ne pas avoir aimé un livre...(accompagné de son corollaire, le droit de le dire...)

Allez, pour la route, je termine avec ces fameux droits :

LES DROITS DU LECTEUR :

Le droit de ne pas lire.

Le droit de sauter des pages.

Le droit de ne pas finir un livre.

Le droit de relire.

Le droit de lire n'importe quoi.

Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible)

Le droit de lire n'importe où.

Le droit de grappiller.

Le droit de lire à haute voix.

Le droit de nous taire.


(in Comme un roman, de Daniel Pennac)

Août

DiLuMaMeJeVeSa
     12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31      

Compteur

Depuis le 17-04-2006 :
69279 visiteurs
Depuis le début du mois :
3170 visiteurs
Billets :
123 billets

Rechercher

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03

Comment parler des livres que l'on n'a pas lus ? | 23 novembre 2007

Comment parler des livres que l'on n'a pas lus ?, de Pierre Bayard (Editions de Minuit, 162 pages). Terminé le 18 novembre 2007.

 
Genre : essai

Avis : 3/5

 
 RESUME EDITEUR : L'étude des différentes manières de ne pas lire un livre, des situations délicates où l'on se retrouve quand il faut en parler et des moyens à mettre en œuvre pour se sortir d'affaire montre que, contrairement aux idées reçues, il est tout à fait possible d'avoir un échange passionnant à propos d'un livre que l'on n'a pas lu, y compris, et peut-être surtout, avec quelqu'un qui ne l'a pas lu non plus.

                            
          Un livre avec un titre comme celui-là ne pouvait que m'intéresser, moi qui ne parle sur ce blog que de livres que j'ai lus... Il était depuis longtemps dans ma PAL mais je n'arrivais pas à me mettre à sa lecture. Et puis finalement, je me suis lancée. Verdict : beaucoup de bruit pour rien autour de ce livre lors de sa sortie. Le titre peut paraître alléchant : un peu du genre « la non-lecture pour les nuls ». Mais le contenu est tout autre. D'abord, j'ai trouvé le style de l'auteur un peu pompeux : beaucoup de circonvolutions stylistiques, de redites, pour aboutir à des conclusions finalement assez simples. Chacun d'entre nous a dans la tête un « livre intérieur », un livre idéal en quelque sorte. Ben oui, ça semble assez logique. On peut parler de livres que l'on n'a pas lu si l'on peut faire référence à la « bibliothèque collective »... certes, mais si je ne m'abuse, pour connaître ne serait-ce que les références des titres qui sont regroupés dans la bibliothèque collective, il faut bien effectuer un acte de lecture, non ? Faire donc croire que l'on parler de livres sans avoir RIEN lu est illusoire. L'auteur cherche visiblement à déculpabiliser les lecteurs face à l'attitude élitiste qui voudrait qu'on ait TOUT lu, pour pouvoir en parler avec justesse. Je suis d'accord qu'une telle entreprise relève du domaine de l'utopie, et moi-même pendant mes études ai souvent parlé ou écrit sur des livres sans les avoir réellement lus. En revanche, j'avais lu ce que d'autres en disaient. J'ai donc quoi qu'il en soit accompli un acte de lecture.

Bon, en même temps, je caricature un peu. Quand on rentre vraiment dans le bouquin, on comprend que la motivation de l'auteur est autre que de faire croire qu'on peut ne pas lire et parler d'un livre non lu. Pierre Bayard développe surtout les différentes façons de lire, parce que finalement qu'est-ce que lire ? Que peut-on qualifier de réel acte de lecture ? Sur ce point-là, l'auteur avance des thèses assez fines, voire intelligentes. Mais parfois, il tire aussi trop la couverture à lui en étayant ses propos par des exemples paradoxaux (d'ailleurs la collection de l'édition n'est-elle pas « Paradoxe » ?), tirés par les cheveux.

          Enfin pour conclure, j'avais vu, j'ai lu, j'en suis revenue. Pour moi, ce ne sera pas un livre qui restera longtemps ancré. Tout au plus un essai supplémentaire sur l'acte profondément intense et envoûtant qu'est la lecture. Et c'est comme pour tout, quand on démonte les rouages d'une chose fabuleuse, on arrive à lui en ôter sa magie.

Publié par Alwenn à 22:24:03 dans @ Essais | Commentaires (0) |

1|