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Fabula Bovarya...ou l'art de la fuite romanesque

" Fabula Bovarya" est un blog qui s'adresse à tous ceux qui, comme moi, sont atteints d'un incurable bovarysme.

Fabula en latin, c'est l'histoire, la fable, celle dans laquelle on plonge avec délice, pour fuir les réalités pesantes...

LIRE est le verbe que j'aimerais pouvoir conjuguer à toutes les personnes et à tous les temps le plus souvent possible...

Mes lectures ? De tout, de rien... je voyage dans les mots au gré de mes découvertes et de mes marottes du moment.


C'est ainsi qu'après avoir découvert la littérature jeunesse par
l'intermédiaire de mon travail, je m'en suis fait une passion. D'où le
mélange des genres de Fabula Bovarya.

Pas de panique ! Pour s'y retrouver, on suit la couleur
(même si je ne suis pas vraiment une fan des classifications en
littérature : les frontières ne sont pas toujours simples à déterminer)


- en ROSE : les livres de littérature jeunesse, les livres pour ado.

- en VIOLET : les livres pour "adultes".


Que dire de mes avis ? Sans doute qu'ils sont toujours très subjectifs
(forcément) mais, avant tout, toujours sincères. Je ne prétends pas être critique littéraire.

D'ailleurs, Monsieur Pennac, j'aurais bien aimé rajouter à vos "Droits imprescriptibles du lecteur" un onzième droit, qui me tient à coeur - et qui me paraît tout aussi essentiel que les dix autres - : le droit de ne pas avoir aimé un livre...(accompagné de son corollaire, le droit de le dire...)

Allez, pour la route, je termine avec ces fameux droits :

LES DROITS DU LECTEUR :

Le droit de ne pas lire.

Le droit de sauter des pages.

Le droit de ne pas finir un livre.

Le droit de relire.

Le droit de lire n'importe quoi.

Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible)

Le droit de lire n'importe où.

Le droit de grappiller.

Le droit de lire à haute voix.

Le droit de nous taire.


(in Comme un roman, de Daniel Pennac)

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Pompéi | 26 mai 2007

Pompéi de Robert Harris (Plon, 416 pages). Terminé le 12 février 2007.

Genre : roman

Avis : 2/5

RESUME EDITEUR : Baie de Naples, an 79. La chaleur se fait de plus en plus étouffante pour les Romains en cette dernière semaine d'août. Une fin d'été ordinaire en Campanie si ce n'est la disparition mystérieuse de l'aquarius chargé de contrôler l'alimentation des environs en eau potable, une anomalie détectée sur l'Aqua Augusta et une étrange odeur de soufre qui flotte dans l'air... Etrangement, personne ne semble prêter attention à ces événements inhabituels. Personne, sauf Attilius, le nouvel ingénieur chargé de l'entretien de l'aqueduc. Alors que Pompéi se prépare à vivre ses dernières heures et qu'il pressent une catastrophe imminente, Attilius va devoir faire face à des querelles politiques et affronter son ennemi juré, esclave affranchi influent et tyrannique,
père de la belle Corelia...

 

Roman sympathique qui se laisse lire mais qui n'a présenté pour moi aucune originalité notable. Il s'agit de ce thème atemporel de la catastrophe du 24 août 79 à Pompéi, vu dans ce livre à travers les yeux d'un jeune ingénieur des eaux romain, Attilius. Ce qui peut être intéressant, c'est le point de vue sur les aqueducs de l'antiquité : pour avoir fouillé depuis maintenant deux ans sur un aqueduc gallo-romain, c'est ce qui m'a le plus capté mon attention : la piscina mirabilis, les conduits d'observation, les matériaux décrits pour la réparation et toutes ces choses que je commence à bien connaître. En revanche, l'intrigue du roman est plutôt plate, les personnages peu étoffés et les liens qui les unissent plutôt sommairement esquissés.

Pour ma part, le plus grand suspens n'a pas été le compte à rebours de l'éruption annoncée du terrible volcan mais bien plutôt l'aboutissement de la réparation de l'aqua augusta.

Je ferais aussi un terrible reproche à l'auteur, c'est d'avoir envisagé Pline l'Ancien sous l'angle d'une caricature grossière : l'antique savant y apparaît comme un obèse essoufflé (même si l'on sait qu'il était corpulent et qu'il avait le souffle court, tout de même, Harris n'y va pas avec le dos de la cuillère...), aigri, égocentrique, un tantinet mégalomane et nombriliste .Surtout, sa mort, si sobrement racontée par son neveu Pline Le jeune en son temps, devient une mort qui manque tellement de panache et de grandeur que j'en avais les mâchoires serrées. Je n'ai absolument pas aimé cette vision partiale et qui ne correspond pas du tout à la vision que j'ai de Pline L'Ancien.

Le dénouement de l'intrigue -qui, je le rappelle manque d'étoffe- laisse franchement à désirer : le fil rouge de la disparition de l'ancien aquarius et la rivalité qui oppose dès le début Attilius, son remplaçant et l'un de ses subalternes, est cousu de fil blanc, pour continuer à filer la métaphore... Bref, un petit moment plaisant, certes, mais qui ne restera sans doute pas gravée dans mes annales livresques. Et si l'on veut connaître la vraie fin tragique de Pline l'Ancien, mieux vaut en lire ce qu'en dit Pline le Jeune à Tacite dans sa correspondance.

 

Publié par Alwenn à 18:20:01 dans @ Romans aventures | Commentaires (0) |

Tentation | 20 mai 2007

Tentation de Stephenie Meyer (Hachette éducation, 571 pages). Terminé le 03 février 2007.

Genre : roman

Avis : 4/5

RESUME EDITEUR : " Tu ne me reverras plus. Je ne reviendrai pas. Poursuis ta vie, je ne m'en mêlerai plus. Ce sera comme si je n'avais jamais existé. " Rejetée par celui qu'elle aime passionnément, Bella ne s'en relève pas. Fascinée par un vampire, comment pourrait-elle retrouver goût à la pâle existence humaine ? Pourtant il faut vivre. Mais Bella n'a de goût pour rien, sinon le danger : alors elle entend la voix d'Edward, et éprouve l'illusion de sa présence.
Comme s'il ne l'avait pas abandonnée, comme s'il tenait encore à elle. Bella échappera-t-elle à cette obsession amoureuse qui la hante ? A quel prix ?

 

Oserais-je le dire ? Allez, j'ose : je suis un peu déçue par ce deuxième tome, par rapport au premier. Evidemment, cela aurait été trop beau que ce deuxième opus des aventures de Bella et Edward puisse recréer les émotions à l'identique de la première découverte. C'était illusoire et j'en conviens parfaitement. Maintenant, dire que je suis déçue ne signifie en aucun cas que je dénie le pouvoir fort d'attraction de l'écriture de Stephenie Meyer.... Décidément cette femme possède un talent particulier pour faire sentir jusque au plus profond du cœur d'un lecteur les émotions et les sentiments qu'elle fait vivre dans ses pages.

J'ai donc retrouvé Bella avec plaisir mais, pour parler des choses qui fâchent tout de suite, mon regret le plus intense dans ce livre est l'absence d'Edward pendant de longues, longues, trop longues pages. Il m'a manqué comme peut manquer un amant qu'il nous tarde de revoir. Il m'a manqué comme il a manqué à Bella ; et c'est là le pouvoir sublime de l'écriture : si l'on s'était attaché à Edward dans le premier tome, on ne vit que mieux ce que vit Bella dans cette deuxième aventure puisqu'elle doit faire face à la rupture avec son ténébreux et ô combien merveilleux vampire...

Un deuxième tome tout en introspection donc, en va et vient sentimentaux, en errances passionnelles et passionnées... Et toujours cette fascination pour cette histoire fantastique, qui ne nous laisse aucun répit dans le rythme, qui nous oblige à tourner les pages les unes après les autres, tout en sachant qu'en dévorant le texte, on s'achemine petit à petit, irrémédiablement vers la fin du livre.

Cette fin d'ailleurs est plus que frustrante : on a envie de hurler aux derniers mots : ET LA SUITE ? QUE SE PASSE-T-IL ? Bon sang, je dois avouer que j'ai rarement ressenti pareilles émotions dans un livre. Pourvu que le troisième et dernier tome soit une apothéose, que je puisse ériger cette trilogie à hauteur de bible personnelle...

Enfin, je voudrais saluer les couvertures qui, bien que simples, sont d'une beauté sans artifice, alternant les trois couleurs qui nimbent ces livres : le rouge, le blanc et le noir.

Publié par Alwenn à 21:01:16 dans @ Littérature jeunesse | Commentaires (2) |

Les fantômes de Century | 19 mai 2007

Les fantômes de Century de Sarah Singleton (Plon Jeunesse, 283 pages). Terminé en décembre 2006.

Genre : roman

Avis : 2 /5

RESUME EDITEUR : Mystère dans un manoir lugubre du XIXème siècle en Angleterre. Deux jeunes sœurs, sous l'autorité d'une gouvernante revêche, y vivent dans une soumission absolue. Des fantômes mystérieux vont et viennent mais ne se montrent qu'à Mercy, l'aînée.

Un jour, un nouveau fantôme apparaît. C'est une jeune femme prise sous la glace du lac. Mercy, pour la première fois de sa vie, s'interroge : qui sont ces fantômes ? Pourquoi est-elle la seule à les voir ? Qui peut l'aider à résoudre le mystère de leurs apparitions ? Doit-elle faire confiance à sa sœur ? Comment sortir du malaise et de l'oppression qu'elle ressent chaque jour davantage ?

 

Je ne sais pas trop quoi penser de ce roman : j'en suis ressortie de ma lecture mi-figue, mi-raisin. Malgré une idée de fond intéressante, la mise en œuvre de l'histoire souffre de nombreuses lourdeurs qui rendent parfois la lecture pénible.

Trop de flash-backs à des univers connus nuisent à la progression d'un lecteur averti qui sait décoder les référents culturels cachés : on retrouvera ainsi sans peine un peu d'Alice au Pays des Merveilles, un peu de Les Autres d'Alessandro Aménabar, un peu de Jane Eyre de Brontë, un peu du Frankenstein de Shelley... Bref, ce qui aurait pu être une intrigue originale finit par lasser tant on souhaiterait ne plus être baladé dans l'avancée du récit.

Je dois reconnaître que certains passages sont plutôt réussis et auraient pu augurer d'une réelle originalité si le fond même de l'histoire avait été plus habilement traité par l'auteur.

La fin est peu réaliste et on souhaiterait avoir des réponses plus claires à certaines questions comme par exemple « qui sont réellement ces personnages » ?

C'est dommage. Même le style manque de panache, mais encore une fois, comme il s'agit d'une traduction, il est difficile d'en juger avec lucidité.

Déception donc, bien que l'éditeur mentionne sur la quatrième de couverture que le livre a été couronné « meilleur livre pour la jeunesse en Grande-Bretagne par le Booktrust Price ».

Publié par Alwenn à 16:36:28 dans @ Littérature jeunesse | Commentaires (0) |

Le prix des chiens | 16 mai 2007

Le prix des chiens de Bertand Lançon (Editions Alvik, 206 pages). Terminé en décembre 2006.

Genre : roman policier antique

Avis : 4/5

RESUME EDITEUR : 375 ap. J. C. : nommé agent de renseignement, Festus se voit confier une mission secrète dans une Illyrie en pleine crise. Des barbares sillonnent le pays, les chrétiens se battent entre eux, et les meurtres se multiplient. Loin de sa famille et des plaisirs de Rome, Festus doit parcourir les Balkans dans un hiver glacial. Pourquoi la cité de Scupi est-elle soumise à une quarantaine implacable ? De rencontres inattendues en découvertes étonnantes, il conduit son enquête avec ténacité au péril de sa vie. Avec finesse et humour, il parvient, avec ses amis, à percer toute cette noirceur, aboutissant à de saisissantes révélations. « Chaque affaire est une fresque couverte d'un enduit qui la cache. (...) J'arrivais maintenant au moment exaltant où l'enduit est suffisamment entamé pour qu'une partie de la peinture puisse être comprise... »

Deuxième opus des aventures de Festus, Bertrand Lançon tient toutes se promesses : le personnage de l'enquêteur est désormais bien campé et l'univers dans lequel il évolue aussi.

D'ailleurs, je n'ai cessé de m'extasier sur « l'exotisme » d'avoir choisi cette période tardive de l'empire romain pour situer ces enquêtes. Moi qui suis habituée aux polars antiques du I avant ou après JC, et qui pensait bien connaître l'histoire de Rome en ma qualité de prof de Lettres Classiques, je reste stupéfaite de voir combien je connais très mal cette période.

Et pourtant, c'est tout simplement passionnant ! On sent les tiraillements d'un empire qui a dû évoluer avec les difficultés inhérentes à son extension, l'évolution de la religion, le rapprochement des barbares aux portes du Limes... Tout cela concourre à livrer une ambiance de polar antique complètement à part dans lequel l'auteur fait son trou lentement mais sûrement. On appréciera l'effort d'avoir moins donné de vocabulaire spécifique latin (Bertrand Lançon s'explique d'ailleurs à ce propos dans sa post-face) tout en conservant une certaine exigence à nommer les choses telles qu'elles sont sans simplifier à outrance.

L'intrigue quant à elle tourne aussi bien que la première et je me suis encore une fois laissée surprendre par le dénouement. Ce qui est évidemment très bon signe pour un auteur de polar quand il arrive à surprendre ses lecteurs.

J'ai particulièrement apprécié également les lieux que l'auteur a choisis pour situer son histoire : cette Illyrie lointaine qui n'a pas été sans me rappeler des poèmes de Tristes ou des Pontiques d'Ovide quand il décrit le glacial hiver sarmate.

En résumé, je crois que j'attendais de lire ce deuxième opus pour affermir mon jugement, mais je peux le dire maintenant : je suis conquise par ce nouvel enquêteur antique.

Publié par Alwenn à 19:23:00 dans @ Polars antiques | Commentaires (0) |

Les gladiateurs de l'empereur | 16 mai 2007

Les gladiateurs de l'empereur de Caroline Lawrence (Milan Poche, 298 pages). Terminé en décembre 2006.

Genre : roman jeunesse, aventures

Avis : 4/5

RESUME EDITEUR : Ils sont quatre : Flavia, la fille d'un armateur romain, Jonathan, le jeune chrétien, Nubia, l'esclave africaine, et Lupus, le petit mendiant muet. Mais Jonathan a disparu, durant le grand incendie de Rome. Mort ? Devenu gladiateur ? Nos trois amis le cherchent, au Colisée, au cœur des plus grands jeux du cirque jamais organisés.

 

J'ai enfin retrouvé un climat plus gai dans ce volume par rapport au précédent.

A la recherche de leur ami Jonathan, les petits enquêteurs en herbe d'Ostie vont découvrir le Colisée et les jeux du cirque. Même si l'ambiance possède un fond latent de violence et de sang, ce n'est que décrire avec justesse ce qui se passait dans le sable de l'amphithéâtre flavien.

Après les séparations va venir le temps des retrouvailles et je trouve que ce ton va beaucoup mieux au livre que le sombre nihilisme qui habitait Jonathan à la fin du tome précédent.

Nul doute que Caroline Lawrence va nous livrer d'autres aventures du quattuor, que je suivrai sans nul doute avec plaisir. En espérant sincèrement qu'elle ne s'essouffle pas trop et qu'elle retrouve son ingéniosité pour nous inventer des énigmes qui sortent de l'ordinaire, à l'instar des deux premiers tomes que j'avais adorés !

 

Publié par Alwenn à 19:17:21 dans @ Littérature jeunesse | Commentaires (0) |

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