" Fabula Bovarya" est un blog qui s'adresse à tous ceux qui, comme moi, sont atteints d'un incurable bovarysme.
Fabula en latin, c'est l'histoire, la fable, celle dans laquelle on plonge avec délice, pour fuir les réalités pesantes...
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Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, de Anna Gavalda (J'ai lu,157 pages). Terminé le 31 juillet 2007.
Genre : recueil de nouvelles
Avis : 3/5
RESUME EDITEUR : « Quand j'arrive à la gare de l'Est, j'espère toujours secrètement qu'il y aura quelqu'un pour m'attendre. C'est con. J'ai beau savoir que ma mère est encore au boulot à cette heure-là et que Marc n'est pas du genre à traverser la banlieue pour porter mon sac, j'ai toujours cet espoir débile. »
Les personnages de ces douze nouvelles sont pleins d'espoirs futiles, ou de désespoir grave. Ils ne cherchent pas à changer le monde. Quoi qu'il leur arrive, ils n'ont rien à prouver. Ils ne sont pas héroïques. Simplement humains. On les croise tous les jours sans leur prêter attention, sans se rendre compte de la charge d'émotion qu'ils transportent et que révèle tout à coup la plume si juste d'Anna Gavalda. En pointant sur eux ce projecteur, elle éclaire par ricochet nos propres existences.
Je
l'ai lu en une journée à peine. Quelques heures suffisent pour lire ces
douze
tranches de vie.
La qualité des textes au sein du recueil est assez inégale mais je retiens tout de mêmes quelques nouvelles :
- « I.I.G », terrible dans la douleur qu'elle recèle chez la femme que l'auteur décrit...
- « Permission », dont sont extraites les quelques lignes en exergue sur la quatrième de couverture, et qui a le mérite d'instiller cette note d'espoir fou que chacun peut un jour glaner au détour des aléas de la vie,
- « Le fait du jour », pesant dans l'erreur impardonnable d'un homme et cinglant d'une lâcheté humaine malheureusement parfois trop présente dans la société actuelle,
- « Junior », risible de cette moquerie sans méchanceté dans laquelle on prend parfois plaisir à se glisser (pour ne pas dire se vautrer, parce que j'ai vraiment, vraiment ri sur ce coup-là...) face aux déboires des autres...
Pour le reste, je suis parfois restée sur ma fin, surtout si l'on considère que le propre d'une nouvelle est de nous surprendre par sa chute. Certaines autres histoires apparaissent en effet davantage comme des ébauches de ces fameuses « tranches de vie » qu'Anna Gavalda, il faut l'avouer, a le talent de saisir sur le vif, comme un instantané photographique qui aurait le pouvoir de conserver les mille brillances flamboyantes ou les mille clairs-obscurs ténébreux que la vie peut apporter.
Comme le dit le résumé éditeur, ce sont des êtres dans leur simplicité la plus humaine, avec tout ce qui fait que l'on peut facilement s'identifier puisque chaque individu possède dans son ou ses histoire(s) sa part d'extraordinaire et de merveilleux, qui apparaîtra banale aux yeux des autres, mais qui fera toute l'originalité de son parcours dans la vie.
L'écriture de l'auteur, simple et actuelle, a en outre le mérite de donner à ces histoires cette dimension à la fois familière et élémentaire de ces chemins de vie, et qui nous rend les personnages si attachants ou si rebutants.
Un
bon moment, donc. J'ai même une meilleure impression que Je l'aimais, du
même auteur, et lu précédemment. Du coup, je me demande même si je ne
pousserais pas le vice à lire aussi Ensemble, c'est tout, dont on semble
dire tant de bien... On verra !
Publié par Alwenn à 11:24:38 dans @ Recueil de nouvelles | Commentaires (0) | Permaliens
Les larmes de Machiavel, de Raphaël Cardetti (Pocket, 307 pages). Terminé le 30 juillet 2007.
Genre : roman policier historique
Avis : 4/5
RESUME
EDITEUR : A
Florence, à la fin du XVe siècle, depuis la chute de la maison Médicis, les
esprits sont prompts à s'échauffer entre les défenseurs du régime républicain
en place, et les partisans d'un retour au pouvoir aristocratique.
Témoin d'un meurtres, Niccolo Machiavel, jeune secrétaire de chancellerie, va
mettre à profit ses parfaites connaissances de l'âme humaine et des rouages
politiques pour mener une enquête qui le plonge au cœur d'un complot visant à
reverser la République.
Mais ne cherche-t-il pas d'abord à servir ses intérêts ?
Tout le monde a, un jour ou l'autre, entendu parler de Machiavel, et surtout du terme auquel il a donné naissance : le machiavélisme.
Eh bien, « machiavélique » est bien l'adjectif qui qualifie le mieux ce roman policier dont les événements prennent place dans la Florence renaissante.
En effet, toute la dextérité de Cardetti tient dans sa manière plus qu'adroite d'amener le lecteur en erreur jusqu'à la révélation finale, assez époustouflante. Au moment où l'on se dit « ben, oui, je l'avais deviné, c'était ***. » Eh bien, non, c'est plus tordu que ça... Oui, machiavélique est bien l'adjectif ad hoc pour cette intrigue.
Et même si l'acception commune et populaire du terme « machiavélisme » n'est pas la représentation la plus fidèle de la pensée de ce théoricien de la politique que fut Machiavel, en revanche, le sens de son fameux précepte « la fin justifie les moyens » prend toute sa profondeur dans le dénouement final.
C'est donc un livre qui se lit comme on mange ces gâteaux dont il faut déflorer toutes les couches pour accéder au cœur. Et là, c'est l'épate.
Publié par Alwenn à 21:05:15 dans @ Polars | Commentaires (4) | Permaliens
Quatre filles et un jean, Le dernier été (tome 4) de Ann Brashares ( 403 pages). Terminé le 22 juillet 2007.
Genre : roman jeunesse (spécial filles !)
Avis : 5/5
RESUME EDITEUR : Après leur première année loin de chez elles, à l'université, Carmen, Tibby, Bridget et Lena ont chacune des projets différents pour l'été : Carmen participe à un festival de théâtre. Persuadée de n'être bonne qu'à s'occuper des décors, elle est la première surprise lorsqu'elle se fait repérer pour ses talents d'actrice. Mais Julia, sa nouvelle amie, semble tout à coup bien distante.... Tibby reste au campus à New York pour suivre un séminaire d'écriture de scénarios et file le parfait amour avec Brian, jusqu'à ce que... tout se complique ; Bridget part en Turquie sur un chantier de fouilles archéologiques. Elle tombe sous le charme de Peter, trente ans, marié ; père de famille... Lena suit un atelier de dessin en compagnie d'un élève particulièrement doué et plutôt beau garçon, Léo, qui pourrait bien lui faire oublier Kostos... Ce dernier volet laisse les quatre filles au seuil de leur vie d'adulte. C'est l'heure des grandes questions et, parfois, des déceptions. Mais une chose est sûre : avec ou sans le jean, leur amitié restera éternellement dans le bleu.
Voilà
un dernier tome qui se termine en apothéose, dans le bleu limpide et profond de
la Grèce (je m'y voyais...) ! Le rythme qu'Ann Brashares donne aux aventures
de ces quatre jeunes filles est toujours aussi prenant et une fois que l'on a
commencé à lire les premières pages, on ne peut plus s'arrêter.
Carmen, Bee, Tibby et Lena entrent progressivement dans l'âge adulte et leur amitié tient bon, s'ancre dans de nouvelles perspectives et de nouveaux horizons. Toutes les jeunes lectrices (et les moins jeunes, dont je fais partie... ah...nostalgie, quand tu nous tiens...) peuvent se retrouver à un moment ou à un autre dans l'une des quatre héroïnes, ou même dans chacune d'entre elles tour à tour.
Bon, il faut l'avouer, c'est vraiment -vraiment- un livre pour filles, avec des préoccupations purement féminines, mais l'auteur a ce don particulier de traiter de sujets qui un jour ou l'autre touchent toutes les jeunes filles en passe de devenir jeunes femmes.
Et ce qui caractérise toutes les aventures que vivent ces quatre amies, c'est l'optimisme fondamental en la vie, dans ses bons comme dans ses mauvais moments. On ne peut qu'être sensible à cette philosophie de vie qui suggère que l'amitié, la famille que l'on se choisit, nous aide à surmonter les obstacles, nous rend plus fort, nous conforte et nous donne l'énergie d'avancer, toujours. Ce n'est ni mièvre, ni d'une morale bien-pensante. Non, c'est juste simple et fort comme peut l'être l'amitié. Ni plus, ni moins.
Bref, à conseiller à toutes les jeunes lectrices qui se posent les mêmes questions que Carmen, Bee, Tibby et Lena. Et Dieu sait que ces thèmes sont atemporels.
Publié par Alwenn à 21:36:09 dans @ Littérature jeunesse | Commentaires (0) | Permaliens
Clin d'oeil à Belgarpat !
Comme une tombe de Peter James (Pocket, 532 pages). Terminé le 17 juillet 2007.
Genre : thriller
Avis : 4/5
RESUME EDITEUR : Lorsqu'il se réveille six pieds sous terre dans un cercueil avec du whisky, une lampe de poche, une revue érotique et un sérieux mal de crâne, Michael Harrison pense à une mauvaise blague. Très vite, il se remémore la soirée arrosée de la veille avec ses copains pour son enterrement de vie de garçon. Seulement les heures passent et personne ne vient le chercher... A la surface, sa fiancée s'inquiète. A trois jours des noces, elle signale la disparition de Michael à Roy Grace, inspecteur aux méthodes peu conventionnelles, dans la ligne de mire de sa hiérarchie. Pour retrouver le futur époux il n'a qu'un seul indice : ses témoins. Mais leur camionnette est en pièces et aucun d'eux n'a survécu à l'accident...
Bon
petit thriller où l'intérêt ne réside pas dans le « qui ? » (Qui
a fait ça ?), puisqu'on le découvre assez rapidement, mais dans le
« comment ? » : mais comment Michael Harrison va-t-il s'en
sortir ??? Les pages se tournent sans que l'on s'en rende compte, parce
qu'on a véritablement envie de savoir comment et quand, ou SI, le pauvre héros
va s'en sortir...
Le personnage de l'inspecteur, Roy Grace, est très attachant : un peu hors-norme, n'hésitant pas à faire appel aux sciences dites « occultes » pour l'aider dans ses enquêtes. Un peu malmené dans la vie, victime de la disparition pure et simple de sa compagne, qui s'est littéralement volatilisée quelques années auparavant et dont il persiste à chercher la trace.
Bref,
ça se lire tranquillou. Une course contre la montre, des interrogatoires pour
démêler le vrai du faux, et quelques incursions dans la vie privée des uns et
des autres font un cocktail sympathique pour ce thriller.
Publié par Alwenn à 22:12:03 dans @ Thrillers | Commentaires (4) | Permaliens
Blanche et le vampire de Paris de Hervé Jubert (Albin Michel, 310 pages). Terminé le 14 juillet 2007.
Genre : roman
Avis : 4/5
RESUME EDITEUR : Janvier 1873. Paris bruisse de la rumeur étrange qu'un vampire sévit dans la ville. Le commissaire Gaston Loiseau est sur les dents. Un dénommé Philémon de Saint-Auban est retrouvé vidé de son sang, une sangsue posée sur son cadavre. Blanche, la nièce de Loiseau, va sans le savoir mener la même enquête que son oncle. En effet, une jeune blanchisseuse illettrée - Camille - lui demande de lire pour elle un billet qui lui est adressé. Il est signé Philémon de Saint-Auban... qu'elle assure ne pas connaître. Blanche se lance dans une dangereuse aventure où tout le monde cultive le secret...
Bon dernier tome, il fait l'avouer. Ce qui fait le secret de la recette de Jubert pour cette trilogie (détails historiques, personnages réels mêlés à la fiction, vocabulaire choisi et délicieusement désuet...) sont bien là. L'intrigue est plutôt rondement menée et l'on peut se faire piéger facilement sur l'identité du coupable.
Blanche a grandi, quant à elle. Ses préoccupations ont évolué puisqu'elle s'est mariée avec son ingénieur, Alphonse Petit. C'est donc une Blanche différente que l'on retrouve. Et parfois, la vie de cette jeune bourgeoise du XIXème siècle peut prêter à sourire.
Son oncle, en revanche, est toujours aussi charismatique. Mais comme le laissait présager le tome précédent, les enquêtes sont menées bien distinctement : Gaston Loiseau d'un côté, et Blanche de l'autre. C'est ce que j'ai trouvé un peu dommage. Je trouvais que le duo oncle-nièce fonctionnait plutôt bien, dans le premier tome.
Une bonne trilogie policière pour la jeunesse donc, mais si je dois comparer avec la première trilogie de Jubert, je la trouve tout de même moins enlevée. Mais je n'ai pas boudé mon plaisir, non plus, j'ai lu le livre en une journée.
Publié par Alwenn à 22:04:30 dans @ Littérature jeunesse | Commentaires (0) | Permaliens
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