" Fabula Bovarya" est un blog qui s'adresse à tous ceux qui, comme moi, sont atteints d'un incurable bovarysme.
Fabula en latin, c'est l'histoire, la fable, celle dans laquelle on plonge avec délice, pour fuir les réalités pesantes...
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Raison et sentiments, de Jane Austen (10/18, 301 pages). Terminé le 11 novembre 2007.
Avis : 4/5
RESUME
EDITEUR : Raison et sentiments sont joués par deux soeurs, Elinor
et Marianne Dashwood. Elinor représente la raison, Marianne le sentiment. La
raison a raison de l'imprudence du sentiment, que la trahison du beau et lâche
Willoughby, dernier séducteur du XVIIIè siècle, rendra raisonnable à la fin.
Mais que Marianne est belle quand elle tombe dans les collines, un jour de
pluie et de vent.
C'est la première fois que je lisais du
Jane Austen, bien que j'aie pu voir par ailleurs toutes les adaptations
filmiques de la romancière anglaise du 18eme.
Après un petit temps d'adaptation à la langue de l'époque (en traduction), je me suis vite laissée prendre dans cette histoire pleine de romance, de rebondissement, et décrivant avec une finesse rare la société anglaise du 18eme et les codes qui la régissent. Si les us et coutumes en matière d'amour et de mariage sont bien d'un autre temps, en revanche, la maîtrise de la psychologie humaine, et plus particulièrement de la psychologie féminine, que Jane Austen y développe, est absolument surprenante. La romancière décrit avec une acuité profonde les cheminements amoureux de ces deux sœurs si différentes, ce qui confère à l'ensemble de l'œuvre une modernité étonnante.
Tout cela se lit avec délectation et plaisir.
Le plus surprenant demeure toutefois cette ironie du sort qui veut que la sœur la plus raisonnée - à la limite d'ailleurs de posséder une philosophie stoïque- accède finalement au bonheur tant espéré et se livre ainsi pleinement dans les sentiments qu'elle a toujours éprouvé au fond d'elle, tandis que la plus impétueuse des deux se verra finalement contrainte de réfréner ses ardeurs et d'épouser un autre homme que celui sur lequel elle avait fantasmé et faire preuve ainsi de cette raison qui lui manquait. Raison pour laquelle elle ne sera pas loin d'éprouver un certain plaisir...
Bref, Jane Austen mérite un détour certain et je suis bien contente d'avoir fait halte dans cette campagne anglaise romantique, aux couleurs si délicieusement surannées. Je crois que les autres romans de la romancière finiront un jour ou l'autre dans mon escarcelle de livres à lire...
Publié par Alwenn à 19:52:05 dans @ Romans | Commentaires (0) | Permaliens
Les fugitifs d'Athènes, de Caroline Lawrence (Milan Poche, 301 pages). Terminé le 04 novembre 2007.
Genre : roman jeunesse
Avis : 4/5
RESUME EDITEUR : Ils
sont quatre : Flavia, la fille d'un armateur romain, Jonathan, le jeune
chrétien, Nubia, l'esclave africaine affranchie, et Lupus, le petit Grec muet.
Les voilà en Grèce, où ils vivent un nouveau drame : le père de Flavia est
poignardé dans son sommeil. Les quatre amis se lancent alors sur la piste du
coupable présumé... Direction : Delphes et son oracle, et l'acropole d'Athènes.
Bon ben ça y est, je suis de nouveau accro à la série jeunesse de Caroline Lawrence. J'ai vraiment l'impression qu'elle a retrouvé un nouveau souffle dans ses intrigues, qu'elle mène de main de maître.
Evidemment, pour l'esprit affûté d'un lecteur adulte, il est parfois facile de découvrir les ficelles de l'histoire et d'apercevoir le dénouement au travers d'indices parsemés ça et là...mais je persiste, la série des Caroline Lawrence est vraiment très chouette pour le lectorat de la jeunesse qui s'intéresse un tant soit peu à l'antiquité gréco-romaine.
Tous les sujets abordés ont été minutieusement étudiés par l'auteur puisque les renseignements fournis sont toujours exacts (oh, bon, j'ai relevé une seule erreur dans celui-ci, c'est la première fois que ça m'arrive !) et donne une image vraiment réaliste du monde grec et romain au premier siècle de notre ère.
Publié par Alwenn à 19:41:25 dans @ Littérature jeunesse | Commentaires (0) | Permaliens
Le marchand d'esclaves, de Caroline Lawrence (Milan Poche, 295 pages). Terminé le 03 novembre 2007.
Genre : roman jeunesse
Avis : 4/5
RESUME EDITEUR : Ils
sont quatre : Flavia, la fille d'un armateur romain, Jonathan, le jeune
chrétien, Nubia, l'esclave africaine affranchie, et Lupus, le petit Grec muet.
Les quatre amis embarquent pour la Grèce, à la poursuite d'un sinistre
trafiquant d'enfants esclaves. Un périple à haut risque, au gré des tempêtes,
des surprises et des trahisons.
Aaaah... Revoilà du bon, du très bon Caroline Lawrence. L'univers des quatre héros s'éclaircit après les heures sombres vécues à Rome à travers l'histoire de Jonathan.
Dans ce neuvième tome de la série (déjà !), c'est Lupus qui devient le centre de l'intrigue. Promu propriétaire de l'ancien navire d'esclaves de Venalicius, il part avec ses trois compagnons à la poursuite d'un odieux marchand d'esclave grec. Le navire vogue sur les eux bleutées de la méditerranée pour nous arrêter dans des haltes paradisiaques : les îles grecques (C'est sûr qu'avec un environnement comme celui-là, ça ne pouvait que me plaire....).
Le rythme est soutenu, comme aux premiers temps, les énigmes s'enchaînent et trouvent leur résolution à la fin. Il y a comme d'habitude beaucoup de poésie dans les descriptions, de l'humour, et aussi cette émotion simple et néanmoins profonde qui caractérise l'écriture de Caroline Lawrence.
Bref, j'ai beaucoup aimé ce nouvel opus et je m'en vais de ce pas lire la suite qui m'attends bien sagement dans ma PAL : Les fugitifs d'Athènes.
Publié par Alwenn à 20:06:08 dans @ Littérature jeunesse | Commentaires (0) | Permaliens
Harry Potter et les reliques de la mort, de J.K. Rowling (Gallimard, 850 pages). Terminé le 29 octobre 2007.
Genre : roman jeunesse
Avis : 4/5
On ne présente plus le jeune sorcier britannique dont les aventures passionnent petits et grands depuis maintenant quelques années...
Alors, ça y est. Je viens de mettre un terme à mes attentes, à mes espoirs en terminant le septième tome d'Harry Potter.
Mais, comme je sais que bon nombre d'entre vous n'a pas encore lu le livre, je réserve la publication de ma critique pour plus tard...
Je livre juste mon sentiment global : j'ai adoré le bouquin, j'ai frémi, j'ai souri, j'ai même versé une petite larme de temps en temps. Mais... je suis déçue par la fin. Le dernier chapitre est de trop pour moi. Un épilogue en moins et je lui aurais mis 5/5... Je m'attendais au dénouement, mais je n'aurais pas voulu que J.K Rowling l'écrive, j'aurais voulu qu'elle laisse le soin au lecteur d'imaginer cet épilogue à sa façon.
Mais bon, belle aventure quand même ! Les détails pour plus tard...
ATTENTION ! Tout ce qui suit est bourré de spoilers !!! Ne pas lire si vous n'avez pas encore lu et/ou terminé le livre !!!
Rentrons maintenant dans les détails : reconnaissons tout d'abord le talent de Rowling à nous embarquer dans l'histoire et à nous tenir sans haleine sans pouvoir lâcher le livre... Je crois bien que c'est la première fois que j'ai transigé à l'une de mes règles élémentaires de lectrice : ne pas manger en lisant -ou ne pas lire en mangeant, au choix-. J'ai dérogé à cette règle, et honte à moi, la tranche de mon Harry Potter 7 se souviendra toujours de la pizza qui l'a accompagné le temps de quelques pages...(moi qui déteste que mes livres soient abîmés...).
Bref, on l'aura compris, j'ai dévoré le bouquin.... Et j'ai adoré presque tout.
L'ambiance, les mystères, la fuite, la quête... Haletant tout ça, y'a pas à dire !
Evidemment, mon plus énoooorme regret, c'est la mort de Dobby... Dobby, l'un de mes personnages préférés. L'un des plus attachants pour moi. Saleté de Beatrix Lestrange !
Les autres morts m'ont moins touchée, sauf peut-être celle de Rogue... Aaaah, je le savais bien que Rogue n'était pas un méchant. C'était évident que Dumbledore n'aurait pas pu lui faire confiance autrement. Même à la fin du 6, je sentais que tout cela ne faisait partie que d'un vaste plan élaboré par Dumbledore. C'était une évidence. Du coup, la manière dont il finit est un peu lamentable. Enfin, elle colle cependant à l'image que J.K Rowling a véhiculé sur lui tout au long des livres.
Le côté seconde guerre mondiale aura sauté aux yeux de beaucoup je suppose : il y a en effet une vision très noire du monde des sorciers, en particulier des moldus et les nés-moldus qui sont les Juifs de ce monde parallèle. Les « sang-de-bourbe » que l'on interroge, que l'on pourchasse, que l'on tue même. Et l'Ordre du Phénix évidemment incarne la résistance qui se met en place. Il y a même l'équivalent de la TSF dans l'émission « Potterveille » qui passe sur les ondes d'un poste de radio magique. A bien y réfléchir, c'est vrai qu'il y a un côté très obscur dans le monde imaginé par Rowling. Après, on peut y voir ce que l'on veut selon les couches de lecture que l'on explore et selon ses références historico-culturelles, mais pour moi, il est clair qu'il y a des relents de III Reich du côté de Voldemort et de ses Mangemorts. Bon, en même temps, c'est le propre des univers manichéens que de développer des strates sociales et hiérarchiques.
Quelques petites longueurs tout de même pour tout le passage qui concerne la fuite dans les bois. Mais certains autres épisodes très réussis : l'échappée de Potter et de ses sosies aux premières pages, le retour à Godric's Hollow, le « braquage » de Gringotts, et puis la bataille de Poudlard bien sûr.
Vraiment, les 800 pages sont un régal pour qui est fan de Potter. Mais que la fin m'a déçue ! Bien sûr, il fallait que Voldemort meure. Bien sûr il fallait que le Bien triomphe du Mal. Mais cet épilogue gnan-gnan... Ah, non ! Il est vraiment en trop celui-là. Un « happy end » bien pensant, tout-comme-il-faut que je n'aime pas du tout, mais alors pas du tout. Déjà, au risque de me faire lyncher, sur les trois héros, pour faire un peu plus réaliste, elle aurait dû en tuer un (pas taper, hein, pas taper...). Et puis ensuite, il était évident que si tous trois restaient en vie, ils auraient finis comme Rowling nous le dit dans l'épilogue. Mais le fait qu'elle le verbalise avec autant de mièvrerie, ça m'a gâché ma fin. Même les prénoms qu'Harry donne à ses enfants sont « cucul » je trouve. J'aurais préféré imaginer tout ça par moi-même. Ça peut paraître bête comme ça, mais vraiment, j'ai détesté l'épilogue. Et pourtant, je le dis à nouveau, j'ai adoré tout le reste.
Et puis finalement, si elle voulait clore le cycle, pourquoi donner presque envie aux lecteurs de savoir comment vont évoluer la vie des héros, que ce soit à travers leur vie d'adulte, ou à travers leurs enfants, puisqu'on sent encore palpable le ressentiment qui existe entre les Potter et les Malefoy par exemple.
Enfin, bon, pour conclure, ce n'est peut-être pas grand-chose cet épilogue par rapport aux autres pages, mais rester sur une mauvaise impression de fin, ça gâche le plaisir comme on dit. Et puis, il faut que je sois honnête, il y a bien sûr ce pincement au cœur quand on referme le livre et qu'on se dit que ça y est, c'est fini. La boucle est bouclée. L'histoire est finie. Les aventures sont terminées. Sniff. Quand des livres nous accompagnent comme ça pendant des années, c'est vrai que c'est dur de se dire que tout est terminé. Mais si. C'est le cas. Il faudra faire le deuil des aventures de ce petit sorcier.
Allez,
dernière pensée : que Dobby repose en paix...
Publié par Alwenn à 20:25:09 dans @ Littérature jeunesse | Commentaires (2) | Permaliens
Camelot, de Fabrice Colin (Seuil, 200 pages). Terminé le 25 octobre 2007.
Genre : roman jeunesse
Avis : 4/5
RESUME EDITEUR : Institut Saint-James de B... Nathan a 17 ans. Il doit passer l'été à préparer son diplôme de fin d'études dans cet établissement prestigieux réservé à quelques privilégiés. Avec Eric, David et Mathis, ils forment un groupe d'amis fidèles, solidaires, dans cet univers de garçons où les rivalités sont parfois violentes. Un soir, arrive un nouvel élève : Arthur. Il exerce une fascination troublante sur chacun. Bientôt, les trois amis de Nathan disparaissent des nuits entières, sans qu'il ne puisse rien savoir de leurs escapades nocturnes. C'est avec Arthur qu'ils partent, Nathan en est persuadé. Il décide d'aller lui parler. Arthur lui propose alors de devenir à son tour un chevalier de la table ronde...
Fabrice Colin est un auteur que j'avais
découvert il y a trèèès longtemps, puisque qu'il fut le premier auteur jeunesse
que j'aie lu après avoir découvert Harry Potter. A l'époque, j'avais lu Les
enfants de la lune, que j'avais vraiment apprécié.
Avec Camelot, c'est un univers bien différent qui s'ouvre mais quel univers ! Prenant ses racines dans Le grand Meaulnes ou Les disparus de Saint-Agil, Camelot raconte l'aventure que vont vivre quatre adolescents, dont la vie va être bouleversée par l'arrivée d'un mystérieux élève, Arthur.
De fugues nocturnes en échappées initiatiques, les cinq héros de cette aventure vont expérimenter la vie entre mythe et réalité. Le mythe des Chevaliers de la Table Ronde est-il pour eux le moyen d'occulter la vie d'adulte qui se profile devant eux ? Est-il la parabole qu'une quête adolescente encore empreinte de naïveté et d'illusions ? La Grande Histoire peut-elle être le reflet de la petite, l'histoire quotidienne ?
Sans trop dévoiler l'intrigue qu'a élaboré Fabrice Colin, je me peux que m'incliner devant cette idée formidable de revisiter le mythe des Chevaliers à travers le spectre d'ados bien d'aujourd'hui. C'est original, bien pensé et bien écrit. Les chapitres courts s'enchaînent rapidement, l'intrigue se noue avec facilité et le lecteur est entraîné à la suite de ces cinq héros attachants.
Une belle découverte donc. Et puis le petit côté « Cercle des poètes disparus » ne pourra que ravir ceux qui ont le goût de ces récits d'adolescence qui oscillent encore à la lisière du monde adulte.
Mon seul regret finalement : que le livre fut aussi court.
Publié par Alwenn à 17:57:20 dans @ Littérature jeunesse | Commentaires (4) | Permaliens
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