Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Fabula Bovarya...ou l'art de la fuite romanesque

" Fabula Bovarya" est un blog qui s'adresse à tous ceux qui, comme moi, sont atteints d'un incurable bovarysme.

Fabula en latin, c'est l'histoire, la fable, celle dans laquelle on plonge avec délice, pour fuir les réalités pesantes...


Décembre

DiLuMaMeJeVeSa
  12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

Compteur

Depuis le 17-04-2006 :
152455 visiteurs
Depuis le début du mois :
5006 visiteurs
Billets :
123 billets

Rechercher

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03

Festival international de la BD | 28 janvier 2008

Pour la première fois, je me suis rendue au festival de la BD d'Angoulême. C'était jeudi dernier, le 24, et il n'y avait pas encore trop de monde. Ouf. Pour une angoissée de la foule comme moi, c'était PAR-FAIT...

En une journée, j'ai donc navigué entres les différentes « bulles », c'est-à-dire les espaces qui abritent les divers exposants ou expositions.

J'ai fait un tour sous la bulle des éditeurs indépendants et, bien sûr, sous la sacro-sainte bulle des « grands » éditeurs (bienvenue dans le temple de la consommation...). La quantité de bandes dessinées est absolument impressionnante et on se trouve vite dépassé dans cette mer d'albums.

Les éditeurs se mettent en frais pour proposer des stands qui rivalisent d'affiches ou de décors cartonnés aux couleurs des héros qui font leur renommée. J'ai ainsi pu tomber sur un énooooorme décor cartonné des Aigles de Rome de Marini que j'ai lu il y a peu, véritable régal des yeux.

En revanche, les files d'attente pour les dédicaces sont absolument rhédibitoires... Il faut soit être trèèèès patient soit être un fan absolu, prêt à braver tous les obstacles pour obtenir son merveilleux dessin personnalisé...

J'ai pu aussi me rendre au théâtre qui proposait une exposition rétrospective sur les 35 ans du festival avec un film, et également à l'espace Magellis pour voir l'expo « Villes du futur » (décor hyper sympa et écran tactiles très ludiques qui font défiler des planches de BD...), Enfin, je me suis rendue au CNBDI pour visiter l'expo consacrée à Munoz et à la bande dessinée argentine (magnifiques décors pour l'expo sur la BD argentine avec bande sonore qui vous plonge dans l'ambiance !!!)

Mais, bien évidemment, on ne lâche pas impunément une fan de livres comme moi dans un tel lieu de perdition : la librairie du CNBDI s'est vue amputée de deux BD - et seulement 2 parce que mon porte-monnaie ne pouvait m'en octroyer davantage-.

J'ai également découvert les bulles de la bande dessinée chinoise et coréenne et j'ai fait un détour par le manga building où j'ai acheté mon premier manga (Clarabel, si tu passes par là, tout cela est entièrement de ta faute ! ;-)) L'expo du manga building, sur laquelle je reviendrai dans un autre post, était d'ailleurs très sympathique aussi.

Enfin, j'ai pu découvrir les jeunes talents actuels mais aussi les talents de demain grâce au concours de la BD scolaire. Il y avait là d'ailleurs des planches d'une maturité de trait et de fond absolument stupéfiante pour des jeunes entre 6 et 17 ans ! L'expo « Lou » était également très réussie.

En bref, j'ai passé une très agréable journée, dans un cadre sympa : les murs peints d'Angoulême ne se sont jamais autant mieux exprimés que pendant cette journée où les bulles avait envahi la ville. J'ai beaucoup apprécié l'ambiance qui se dégageait un peu partout, en particulier dans les rues où l'on croisait des individus aux looks d'artistes, cartons à dessins sous le bras...

En revanche, et là, ce sera ma grosse déception, le Festival d'Angoulême c'est aussi la plus grande vitrine commerciale des grandes maisons d'édition de bandes dessinées et tout est fait pour donner envie au quidam de consommer et d'acheter. Alors déjà que l'on paie un pass pour pouvoir pénétrer dans les bulles... c'est une journée qui peut vite revenir à cher... D'autant que les BD vendues ne sont même pas proposées avec la petite réduc des 5% que l'on pourrait attendre étant donnée le nombre hallucinant de gens qui, sur 4 jours, vont remplir allègrement le portefeuille des maisons d'éditions... Bref, comme je le disais plus haut, un vrai temple de la consommation du dessin. C'est un peu dommage, mais c'est malheureusement dans l'air du temps.

Pour terminer, je voudrais accorder ma propre remise des prix pour la mascotte du Festival de cette année, le Fauve, un mignon petit chat noir et blanc de Lewis Trondheim, qui guide le festivalier dans la ville de sa petite bouille sympathique. Il a été mon plus grand coup de cœur.

Si vous voulez connaître le palmarès de cette année et visiter le site officiel du Festival, il faut cliquer ICI .
 

Publié par Alwenn à 11:32:58 dans @ Sorties ciné/Sorties théâtre | Commentaires (4) |

La première gorgée de bière | 17 janvier 2008

La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules, de Philippe Delerm (Gallimard- L'Arpenteur, 91 pages). Terminé le 16 janvier 2008.

Genre : Inclassable

Avis : 3/5

RESUME EDITEUR : « C'est facile, d'écosser les petits pois. Une pression du pouce sur la fente de la gousse et elle s'ouvre, docile, offerte. Quelques-unes, moins mûres, sont plus réticentes - une incision de l'ongle de l'index permet alors de déchirer le vert, et de sentir la mouillure et la chair dense, juste sous la peau faussement parcheminée. Après, on fait glisser les boules d'un seul doigt. La dernière est si minuscule... L'écossage des petits pois n'est pas conçu pour expliquer, mais pour suivre le cours, à léger contretemps. Il y en aurait pour cinq minutes mais c'est bien de prolonger, d'alentir le matin, gousse à gousse, manches retroussées. On passe les mains dans les boules écossées qui remplissent le saladier. C'est doux ; toutes ces rondeurs contiguës font comme une eau vert tendre, et l'on s'étonne de ne pas avoir les mains mouillées. Un long silence de bien-être clair, et puis : - Il y aura juste le pain à aller chercher. »

   

Dix ans après la parution de ce petit livre bien connu de Philippe Delerm, je me suis enfin décidée à le lire...

Combien de fois avais-je entendu les éloges de cet auteur qui capture l'instant magique et marquant, banal et simple, d'une vie d'humain ! Combien de fois avais-je entendu parler de la beauté pure de son écriture !

Mais en toute honnêteté, même si j'ai apprécié ma lecture, je n'ai pas pour autant réussi à percer l'insondable mystère de l'engouement passionné qu'avait déchaîné (et déchaîne peut-être encore ?) ce livre.

Peut-être m'en avait-on justement trop parlé ? Bien souvent, on est déçu quand on nous a trop vanté les mérites d'un livre. Parce qu'on s'attendait à quelque chose d'extraordinaire, mais ce finalement en-deça de nos folles espérances....Je ne sais pas. Je lui attribue ainsi un 3/5 (j'aurais peut-être pu aller jusqu'à un 4 avec un peu de bonne volonté...) et je reprocherais à Philippe Delerm deux ou trois petites choses :

 - Tout d'abord, pour la trentenaire que je suis, je n'ai pas forcément accroché à tous les plaisirs minuscules de l'auteur, parce que nombre d'entre eux sont inextricablement marqués dans le temps, signes d'une époque, ou marqués par un contexte familial et social que l'on n'a pas forcément connu : je n'ai pas, par exemple, pu entendre l'annonce de la mort de Jacques Brel à la radio, je n'ai pas cueilli les mûres avant la rentrée, le kaléidoscope ou le bibliobus ne me parlent pas...

Alors bien sûr, d'aucuns me répondront que ce n'est pas tant le détail de l'expérience décrite que l'universalité du sentiment qu'elle recèle qui est important, et que l'on peut aisément, avec un tant soit peu d'imagination, transposer l'expérience à un fait proche qui nous parle. Certes. Mais certains récits sont des expériences très particulières à l'auteur et ne peuvent justement pas se satisfaire d'un simple décalque ajusté à notre propre vie. Et que dire des plaisirs qui n'en sont pas pour nous ? Je n'aime même pas la bière éponyme du roman ! Et imaginer un autre plaisir liquide et gustatif ne pourrait convenir parce que finalement, les mots ne coulent que pour le plaisir raconté par Delerm. Il y a dans la démarche de l'auteur quelque chose d'égoïste au fond. C'est comme s'il semblait vous dire : « Vous pouvez trouver vous aussi un moment qui correspond à ce que j'ai vécu » (Ben oui, après tout, la mort de J. Brel pour moi peut aisément se transformer en 11 septembre). Mais finalement, on a l'impression que Delerm est comme ces profs qui s'écoutent parler : « Savourez cette expérience parce que c'est celle qui M'a marquée... »

 - Ensuite, je dois concéder de bonne grâce que Delerm a tout de même la plume légère et fluide et que ses textes ne se déroulent pas sans une certaine poésie, et qu'ils s'offrent avec un certain charme littéraire. Mais si je me faisais pernicieusement l'avocat du diable, et que je soumettais le texte de La première gorgée à une étude lexicographique, je pense que l'on retrouverait trop souvent les mêmes mots : après une première lecture rapide, on sait ainsi que Delerm aime les mots « mat », « blondeur », « rousseur », « vert »... Delerm a une écriture très visuelle et les ambiances qu'il aime reviennent régulièrement sous sa plume dans des descriptions similaires. Oui, c'est beau parfois. Oui, c'est bien tourné, élégant et bien trouvé...mais, je ne trouve pas cela non plus d'une originalité folle ! Quelques néologismes à la fois curieux et paradoxalement familiers émaillent le texte deci-delà, mais c'est presque trop pour que l'on trouve cela profond.

 - Enfin, et même si la vie qu'il décrit est un peu celle que je mène aujourd'hui, je n'apprécie pas forcément cet encensement de la vie  « d'avant », de la richesse de la vie campagnarde, du citadin qui vit en décalé dans la société actuelle parce que « le temps d'avant, c'était le bon temps ». Je suis infiniment et profondément nostalgique, mais à force de lire cette mélancolie bohème sur 90 pages, on finit par la prendre en aversion. Retrouver sa « madeleine » de Proust est un bonheur, soyons honnêtes. Mais gare à l'intoxication. Delerm, a mes yeux, a fini par passer à la fin de cet ouvrage pour un ex-baba cool pétri de tendances « campagne et temps d'avant », ce qui a desservi son texte à mes yeux.

 

Je ne doute pas que les accros au Delermisme trouveront moult contre-arguments, mais très honnêtement, La première gorgée n'a pas été la révélation que j'attendais. Et c'est peut-être bien là justement le problème : j'en demandais peut-être trop.

 Devrais-je alors envisager tout simplement l'ouvrage comme ce qu'il est : la collation sans prétention des plaisirs d'un homme, et dont certaines expériences sont communes à tous ? Sans doute. Après tout « Invité par surprise » est le texte qui m'a le plus marquée et je n'ai alors pas manqué d'y trouver les sensations éprouvées par tout un chacun dans cette expérience ! C'était réaliste, fin et lucidement débonnaire.

 Mais beaucoup trop de ces plaisirs me sont restés étrangers, trop éloignés de mon temps ou de ma culture. Delerm n'aura donc malheureusement pas pour moi le goût de cette première gorgée pleine et satisfaisante qu'il décrit dans son livre. Non. Et j'ai malheureusement toujours trouvé la bière amère.

Publié par Alwenn à 19:51:33 dans @ Inclassables | Commentaires (0) |

La déclaration | 14 janvier 2008

La Déclaration, de Gemma Malley (Naïve, 367 pages). Terminé le 14 janvier 2008.

 
Genre : Roman jeunesse

Avis : 5/5

 
RESUME EDITEUR : Angleterre, 2140. Les adultes peuvent choisir de ne plus mourir s'ils renoncent à faire des enfants. Anna vit depuis presque toujours au Foyer de Grange Hal un pensionnat pour les Surplus, des enfants qui n'auraient pas dû naît des enfants dont les parents ont défié la loi en les mettant au monde. Anna n'a plus de parents désormais. Confinée dans l'enceinte du pensionnat, elle travaille très dur, pour effacer leur faute. Anna a tout oublié de son passé. Jusqu'au jour où arrive un jeune garçon qui semble la connaître. Mais qui est ce Peter ? Pourquoi ne la laisse-t-il pas tranquille ? Et pourquoi elle, Anna, se sent-elle soudain si troublée ?

 

         J'avoue que d'habitude, je ne suis pas très attirée par les romans d'anticipation, comme c'est le cas pour La déclaration. Cela dit, la quatrième de couverture m'avais parue très alléchante : comment pourrait tourner le monde si l'on décidait de vivre éternellement et de ne plus faire d'enfant ?

         C'est à travers le personnage d'Anna que l'on va donc découvrir ce monde hallucinant où les hommes ont cessé de vieillir et ont revu leur démographie à la baisse, pour ne pas dire qu'ils l'ont anéantie...

Anna est un Surplus, une enfant qui n'aurait pas dû naître. Elle vit à Grange Hall, un foyer aux allures de stalag où elle a appris Où-était-sa-Place : de toute sa volonté et son humilité, elle essaie de racheter la faute de ses parents. L'univers que Gemma Malley a imaginé fait tout bonnement froid dans le dos : les êtres humains sont hiérarchisés de manière absolue et chacun évolue de manière totalement différente selon le côté de la barrière où il est né... L'influence historique de certaines périodes n'échappera à personne : on pourra penser au contrôle des naissances chinois, aux castes indiennes (Surplus, Légal, Affranchi), aux sociétés européennes du XIX avec majordomes et domestiques (comment devenir Invisible), aux camp de concentration et au « problème » juif de l'Allemagne nazie (l'éradication)... Comment par exemple ne pas voir en Anna la Déléguée une sorte de Kapo ? L'histoire se nourrit ainsi de ces aspects noirs pour inventer une fiction d'anticipation originale mais lourde de sens.

Le jour ou Peter débarque, c'est tout le monde d'Anna tel qu'elle l'a connu qui s'effrite. Peter va lui ouvrir les yeux, la déciller et lui montrer le Monde.

L'intrigue trouve donc un rythme, un souffle, et c'est sur les traces d'Anna que le lecteur vit les attentes, les espoirs, les refus aussi, de cette adolescente. C'est plein d'émotion, c'est touchant, c'est profond. On vibre,  on se révolte, on s'emballe, on s'attendrit. Allez, j'avoue, j'ai même versé une petite larme sur la fin.

Les personnages sont attachants, ils ne délivrent leurs mystères qu'au compte-goutte, forçant le lecteur à aller toujours plus avant dans l'histoire. On pourrait peut-être reprocher une ficelle un peu grosse par rapport à Peter, mais ça ne ternit en rien le reste de l'intrigue.

La déclaration est classée dans les romans jeunesse, mais un public adulte pourra tout à fait y trouver son compte je pense. Encore un livre qui me fait penser que les frontières entre les genres ne sont pas toujours faciles à définir... Chaque lecteur pourra exercer le niveau de lecture qu'il souhaite sur les pages de Gemma Malley.

Je garde en ce qui me concerne une bouffée d'émotion forte : quand on arrive à la fin, tous ceux qui comme moi ont un jour envisagé l'éternité n'auront plus jamais la même vision des choses. Mais Gemma Malley à tout de même su éviter le dénouement moralisateur et culpabilisant. Elle parvient à tirer les conclusions nécessaires à l'univers presque orwellien qu'elle a créé pour ne conserver qu'un leitmotiv : c'est la brièveté de la vie qui nous permet de la savourer. Il faut vivre intensément l'éphémère...

Belle découverte, superbe révélation et je suivrai cet auteur de près, sans nul doute.                      

 

Publié par Alwenn à 23:41:51 dans @ Romans | Commentaires (2) |

Dans la Rome des Césars | 14 janvier 2008

Dans la Rome des César, de Gilles Chaillet (Glénat, 200 pages). Terminé le 13 janvier 2008.

 
Genre : Inclassable

Avis : 5/5

 
RESUME EDITEUR : Rome l'éternelle, la magnifique, a été dessinée quartier par quartier, rue par rue, bâtiment par bâtiment, fenêtre par fenêtre, par le stakhanoviste Gilles Chaillet sur un magnifique et somptueux plan la reconstituant au 4ème siècle de notre ère.

Un travail de titan de plus de 5000 heures de réalisation, de 3000 heures de mise en couleurs et quasiment toute une vie de recherche et de documentation pour arriver enfin, et avec jubilation, au bout de cette oeuvre sans commune mesure.

Dans la Rome des Césars vous est présenté sous deux versions : un port-folio limité à 1000 exemplaires montrant le plan dans son format réel de 3m25 x 2m en plusieurs panneaux accompagnés de la nomenclature des rues, et un magnifique livre d'environ 200 pages retraçant le circuit de Flavien, héros de la bande dessinée La Dernière Prophétie de Gilles Chaillet dans la ville de Rome, accompagné du plan détaillé, bien évidemment. Un Grand OEuvre, au sens le plus noble du terme !

Il existe une maquette en volume de Rome à l'échelle du 1/400ème réalisée par l'architecte Paul Bigot (1870-1942). C'est un travail fabuleux qui représente la cité au IVème siècle et qui a été classé monument historique. Et puis il y a le plan de Rome de Gilles Chaillet, une oeuvre démesurée, un chef d'oeuvre de compagnon du Devoir... Une plongée historique, ludique et graphique dans la plus merveilleuse des villes de l'Antiquité !

         J'ai la joie de pouvoir désormais compter ce livre parmi ceux que je possède déjà sur la Rome Antique. J'admirais déjà beaucoup Monsieur Chaillet avant d'avoir cet ouvrage dans les mains, mais là, je ne peux que m'incliner devant le travail de Titan que représente ce livre !

         C'est absolument extraordinaire ! Un travail de romain, sans mauvais jeu de mots, puisque Monsieur Chaillet réalise là le plan de Rome à son apogée avec un foisonnement de détails à en perdre la tête. Le livre est superbe et un poster est offert à la fin du livre.

M. Chaillet s'appuie sur les données archéologiques pour dessiner cette Rome de papier dans laquelle on se promène en compagnie du héros qui nous conte sa visite de la Ville éternelle.

Accompagnant les dessins, on peut ainsi suivre un texte truffé d'anecdotes qui nous promène de quartiers en quartiers. Des photos récentes jalonnent les diverses escapades, et  le lecteur mesure ainsi toute l'ampleur du travail de reconstitution de Gilles Chaillet quand il reporte son attention sur le plan reconstitué, souvent en double, triple, voire quadruple page ! Petit bémol mais qui ne remet pas en cause mon enthousiasme absolument débordant : certaines pages du plan de Rome ne sont pas toujours raccord avec le texte... mais bon, ce n'est pas très grave... on passera ainsi encore un peu plus de temps à fouiner dans les détails du dessin et à s'y perdre avec délice... Ah... si le syndrome de Stendhal avait pu s'emparer de moi lors de la lecture de cet ouvrage...

Bref, c'est un véritable bonheur, et quand on connaît un peu la Rome actuelle, on prend la dimension des choses sous un angle de vue antique qui est tout à fait intéressant.

Alors chapeau bas, Monsieur Chaillet. Cet ouvrage est un véritable bijou, un chef d'œuvre au sens premier du terme. A avoir dans toute bibliothèque de latiniste ou d'amoureux de la Rome antique qui se respecte...

 

Publié par Alwenn à 23:40:10 dans @ Inclassables | Commentaires (0) |

Hésitation | 07 janvier 2008

Hésitation, de Stephenie Meyer (Hachette Black Moon, 615 pages). Terminé le 03 janvier 2008.

 
Genre : roman

Avis : 5/5

 
RESUME EDITEUR : Deux futurs, deux âmes sœurs... C'était trop pour une seule personne. Je compris que ce n'était pas Edward et Jacob que j'avais essayé de réconcilier, c'étaient les deux parts de moi-même, la Bella d'Edward et la Bella de Jacob. Malheureusement, elles ne pouvaient coexister et j'avais eu tort de tenter de les y contraindre. A présent, je ne doute pas de ce que je désire, ni de ce dont j'ai besoin... ni de ce que je vais faire, là, maintenant.

 

 

Whaaaou...

Que dire ? Je persiste et signe : les livres de Stephenie Meyer se vivent et ne peuvent se raconter.

J'adore, je vénère, cet auteur. J'adore la manière qu'elle a de nous faire rentrer com-plè-te-ment dans son histoire, de nous mettre à la place des personnages et de nous faire ressentir chaque étincelle d'émotion qu'elle dispose savamment dans ses mots, dans ses phrases.

Ce sont 500 pages de pur bonheur, d'intense émotion, de rire, de peurs, de larmes... Une explosion de sentiments comme j'en ai rarement ressentis au cours d'une lecture.

Comment résister au charme ravageur d'Edward ? Comment ne pas céder à la tentation de Jake ? On aimerait être à la place de Bella, faire partie de cette mystérieuse et ô combien fascinante famille Cullen...

Je suis complètement accro à cette trilogie, à la magie qu'elle dégage, à la profondeur qu'elle recèle. Je ne sais pas s'il y aura une suite mais s'il n'y en a pas, ce n'est pas grave. Bien sûr tout n'est pas dit mais qu'importe, l'auteur nous laisse imaginer la fin à notre guise, opérer les changements que l'on souhaiterait (ceux qui ont lu le livre comprendront pourquoi je parle de changement ;-)). Une fois que l'on a commencé le livre, on n'a de cesse de poursuivre la lecture, appréhendant la fin et la désirant tout à la fois.

Je suis sous le charme, envoûtée, ensorcelée. J'ai retrouvé les mêmes émotions que pour le premier tome et la tension que recèle cet opus est d'une insoutenable et délicieuse ivresse.

Ivresse. Voilà qui caractérise le mieux l'effet de cette trilogie. Et qu'il est bon de s'enivrer dans ces pages. Se laisser griser par les mots, pénétrer la fable jusqu'à ne faire plus qu'un avec les phrases. Mme Meyer, je vous tire mon chapeau.

A tous les bovarystes romantiques, laissez-vous séduire... Les Cullen ne demandent que ça et qu'il est bon de se glisser dans la peau de Bella Swan...

Publié par Alwenn à 13:41:46 dans @ Littérature jeunesse | Commentaires (11) |

<< |1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| >>