" Fabula Bovarya" est un blog qui s'adresse à tous ceux qui, comme moi, sont atteints d'un incurable bovarysme.
Fabula en latin, c'est l'histoire, la fable, celle dans laquelle on plonge avec délice, pour fuir les réalités pesantes...
LIRE est le verbe que j'aimerais pouvoir conjuguer à toutes les personnes et à tous les temps le plus souvent possible...
Mes lectures ? De tout, de rien... je voyage dans les mots au gré de mes découvertes et de mes marottes du moment.
C'est ainsi qu'après avoir découvert la littérature jeunesse par
l'intermédiaire de mon travail, je m'en suis fait une passion. D'où le
mélange des genres de Fabula Bovarya.
Pas de panique ! Pour s'y retrouver, on suit la couleur
(même si je ne suis pas vraiment une fan des classifications en
littérature : les frontières ne sont pas toujours simples à déterminer)
- en ROSE : les livres de littérature jeunesse, les livres pour ado.
- en VIOLET : les livres pour "adultes".
Que dire de mes avis ? Sans doute qu'ils sont toujours très subjectifs (forcément) mais, avant tout, toujours sincères. Je ne prétends pas être critique littéraire.
D'ailleurs, Monsieur Pennac, j'aurais bien aimé rajouter à vos "Droits imprescriptibles du lecteur" un onzième droit, qui me tient à coeur - et qui me paraît tout aussi essentiel que les dix autres - : le droit de ne pas avoir aimé un livre...(accompagné de son corollaire, le droit de le dire...)
Le droit de ne pas lire.
Le droit de sauter des pages.
Le droit de ne pas finir un livre.
Le droit de relire.
Le droit de lire n'importe quoi.
Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible)
Le droit de lire n'importe où.
Le droit de grappiller.
Le droit de lire à haute voix.
Le droit de nous taire.
(in Comme un roman, de Daniel Pennac)
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La reine dans le palais des courants d'air, Millenium, tome 3, de Stieg Larsson (Actes Sud, 710 pages). Terminé le 03 mai 2008.
Genre : roman policier
Avis : 4/5
RESUME EDITEUR : Que les lecteurs des deux
premiers tomes de la trilogie Millénium ne lisent pas les lignes qui suivent
s'ils préfèrent découvrir par eux-mêmes ce troisième volume d'une série
rapidement devenue culte. Le lecteur du deuxième tome l'espérait, son rêve est
exaucé : Lisbeth n'est pas morte. Ce n'est cependant pas une raison pour crier
victoire : Lisbeth, très mal en point, va rester coincée des semaines à
l'hôpital, dans l'incapacité physique de bouger et d'agir. Coincée, elle l'est
d'autant plus que pèsent sur elle diverses accusations qui la font placer en
isolement par la police. Un ennui de taille : son père, qui la hait et qu'elle
a frappé à coups de hache, se trouve dans le même hôpital, un peu en meilleur
état qu'elle... Il n'existe, par ailleurs, aucune raison pour que cessent les
activités souterraines de quelques renégats de la Säpo, la police de sûreté.
Pour rester cachés, ces gens de l'ombre auront sans doute intérêt à éliminer
ceux qui les gênent ou qui savent. Côté forces du bien. on peut compter sur
Mikael blomkvist, qui, d'une part, aime beaucoup Lisbeth mais ne peut pas la
rencontrer, et, d'autre part, commence à concocter un beau scoop sur des
secrets d'Etat qui pourraient, par la même occasion, blanchir à jamais Lisbeth.
Mikael peut certainement compter sur l'aide d'Armanskij, reste à savoir s'il
peut encore faire confiance à Erika Berger, passée maintenant rédactrice en
chef d'une publication concurrente.
Allez, autant l'avouer tout de suite, j'ai un peu moins aimé ce tome que les précédents. La faute à quoi ? allez-vous demander immédiatement... Eh bien la faute à Stieg Larsson, ce fieffé écrivain qui persiste à démarrer comme un diesel... J'ai de nouveau trouvé le début très long, surtout dans les développements relatifs à la Säpo et au fonctionnement des institutions suédoises. Et pourtant, il est important de comprendre ce fonctionnement pour ensuite se laisser mollement porter par l'intrigue et saisir l'importance de ce détail pour le dénouement. Certes. Mais ceux qui me connaissent un tant soit peu savent combien j'ai du mal à saisir les subtilités dès que l'on aborde les domaines de la politique et les rouages d'un Etat... C'est donc davantage un problème de conflit d'intérêt entre mon piètre sens politique, et celui, exacerbé, de Stieg Larsson.
En revanche, une fois ces explications passées, et les nouveaux personnages en scène, c'est parti pour une course folle à travers les pages du roman... Lisbeth, toujours aussi centrale est en bien fâcheuse posture et les rebondissements ne vont encore pas manquer dans ce tome.
Cette fois-ci, l'intrigue se fait plus James Bond que jamais : espionnage, contre-espionnage, surveillance et méfiance... le voile à du mal à se déchirer, tant les masques se superposent.
C'est un vrai tourbillon de faux-semblants qui s'affrontent, se dévoilent, se dissimulent, se révèlent... un vrai bonheur ! Les personnages sont vraiment de plus en plus attachants et j'avoue que j'ai eu un sacré pincement au cœur quand j'ai tourné la dernière page, en me disant que je ne retrouverai plus Mikaël, Lisbeth, Erika et les autres...
Et pourtant, je suis sûre que Larsson avait encore bien des histoires à nous raconter sur ses héros... Il paraîtrait qu'il avait un quatrième tome en préparation mais son père refuse de publier car ce n'était là qu'une ébauche. Et même si je meurs d'envie de savoir ce qu'il nous préparait, je suis assez d'accord avec le principe : je n'aime pas que l'on donne à lire comme achevé les brouillons d'un écrivain, sans son accord qui plus est, ou pire, qu'on tente de le donner à un pseudo-successeur qui en fera son livre et non plus le projet initial de l'auteur...
Mais bon, quel dommage tout de même que cette trilogie soit finie... J'ai vécu des heures terribles, à n'attendre que les moments où je pourrais me plonger dans les livres, et poursuivre ces trépidantes aventures... Aaaaah... des heures de bonheur concentré... Je ne regrette vraiment pas de m'être lancée dans cette lecture...
Une dernière chose, pour ceux qui ont lu et qui me comprendront : je n'aime pas du tout Rosa et je suis sûre qu'entre les trois femmes, Rosa, Erika et Lisbeth, il y aurait pu avoir une rivalité absolument terrible qui aurait auguré des pages encore... passionnantes !
Publié par Alwenn à 23:11:33 dans @ Polars | Commentaires (2) | Permaliens
28-06-2008 21:22
De Alwenn Sujet:
Clair !
28-06-2008 20:45
De Leil Sujet:
Exactement ! Url: [Liens]
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