" Fabula Bovarya" est un blog qui s'adresse à tous ceux qui, comme moi, sont atteints d'un incurable bovarysme.
Fabula en latin, c'est l'histoire, la fable, celle dans laquelle on plonge avec délice, pour fuir les réalités pesantes...
LIRE est le verbe que j'aimerais pouvoir conjuguer à toutes les personnes et à tous les temps le plus souvent possible...
Mes lectures ? De tout, de rien... je voyage dans les mots au gré de mes découvertes et de mes marottes du moment.
C'est ainsi qu'après avoir découvert la littérature jeunesse par
l'intermédiaire de mon travail, je m'en suis fait une passion. D'où le
mélange des genres de Fabula Bovarya.
Pas de panique ! Pour s'y retrouver, on suit la couleur
(même si je ne suis pas vraiment une fan des classifications en
littérature : les frontières ne sont pas toujours simples à déterminer)
- en ROSE : les livres de littérature jeunesse, les livres pour ado.
- en VIOLET : les livres pour "adultes".
Que dire de mes avis ? Sans doute qu'ils sont toujours très subjectifs (forcément) mais, avant tout, toujours sincères. Je ne prétends pas être critique littéraire.
D'ailleurs, Monsieur Pennac, j'aurais bien aimé rajouter à vos "Droits imprescriptibles du lecteur" un onzième droit, qui me tient à coeur - et qui me paraît tout aussi essentiel que les dix autres - : le droit de ne pas avoir aimé un livre...(accompagné de son corollaire, le droit de le dire...)
Le droit de ne pas lire.
Le droit de sauter des pages.
Le droit de ne pas finir un livre.
Le droit de relire.
Le droit de lire n'importe quoi.
Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible)
Le droit de lire n'importe où.
Le droit de grappiller.
Le droit de lire à haute voix.
Le droit de nous taire.
(in Comme un roman, de Daniel Pennac)
Depuis le 17-04-2006 :
69279 visiteurs
Depuis le début du mois :
3170 visiteurs
Billets :
123 billets
<< La licorne- Ad Naturam | La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette | La reine dans le palais des courants d'air >>
La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette, Millenium, tome 2, de Stieg Larsson (Actes Sud, 652 pages). Terminé le 27 avril 2008.
Genre : roman policier
Avis : 5/5
RESUME EDITEUR : Tandis que Lisbeth Salander
coule des journées supposées tranquilles aux Caraïbes, Mikael Blomkvist,
réhabilité, victorieux, est prêt à lancer un numéro spécial de Millénium sur un
thème brûlant pour des gens haut placés : une sombre histoire de prostituées
exportées des pays de l'Est. Mikael aimerait surtout revoir Lisbeth. Il la
retrouve sur son chemin, mais pas vraiment comme prévu : un soir, dans une rue
de Stockholm, il la voit échapper de peu à une agression manifestement très planifiée.
Enquêter sur des sujets qui fâchent mafieux et politiciens n'est pas ce qu'on
souhaite à de jeunes journalistes amoureux de la vie. Deux meurtres se
succèdent, les victimes enquêtaient pour Millénium. Pire que tout, la police et
les médias vont bientôt traquer Lisbeth, coupable toute désignée et qu'on a
vite fait de qualifier de tueuse en série au passé psychologique lourdement
chargé. Mais qui était cette gamine attachée sur un lit, exposée aux caprices
d'un maniaque et qui survivait en rêvant d'un bidon d'essence et d'une
allumette ? S'agissait-il d'une des filles des pays de l'Est, y a-t-il une
hypothèse plus compliquée encore ?
Me voilà donc poursuivant mes aventures suédoises... Mikael Bloomkvist a pu reprendre sa vie d'avant l'affaire Wenneström, et Lisbeth, elle, a décidé de prendre ses distances pour mieux se protéger.
Mais le crime ne fait pas de pause, lui, et deux nouveaux investigateurs lancent le lecteur sur la piste de la Mafia de sexe... D'entrée de jeu, le ton est donné : le prologue présente une scène sombre, où une très jeune fille, attachée sur un lit, semble subir les pires sévices. Cette nouvelle affaire est on ne peut plus ténébreuse et entourée de la plus profonde noirceur...
Très rapidement, le rythme va se mettre en place. Les personnages ayant été campés dans le premier tome, c'est comme si l'on reprenait une conversation avec de vieux amis, là où elle s'était arrêtée... Et tout va très vite s'accélérer... Le lecteur se retrouve pris dans le tourbillon de cette enquête mystérieuse et quand l'histoire s'affole, le lecteur plonge encore plus dans l'aventure...
Dans ce deuxième tome, le personnage de Lisbeth s'épaissit, et ce petit bout de femme mystérieux, cette Fifi Brindacier aux doigts de fée sur un clavier fascine encore plus... Mais qui est-elle vraiment ? La tueuse psychopathe que les médias décrivent après que tout l'accuse de trois meurtres sanglants ? Ou bien une jeune femme dont le passé la rattrape peu à peu ? Une asociale ? Une victime ? Un bourreau ? Le personnage de la filante Lisbeth prend de l'ampleur, enfle au fil des pages et l'on apprend à connaître cette hackeuse insondable.
Et aussi incroyable que cela puisse paraître, le personnage de Lisbeth, central dans ce tome, est presque tout le temps absent (c'est un peu frustrant d'ailleurs parfois...), ce qui ne fait que renforcer encore son importance.
Peu à peu, l'enquête avance, et même si parfois j'ai pu regretter quelques longueurs, c'est parce que je suis trop impatiente et que je voulais connaître la suite des événements le plus vite possible. Mais qu'est-ce que j'ai pu détester ces flics qui ne comprennent rien à rien et qui enfoncent les portes ouvertes avec une bêtise consommée ! Qu'est-ce qu'on aimerait les secouer, leur ouvrir les yeux, leur mettre des bâtons dans les roues ou que sais-je encore !
Mais lorsque les morceaux du puzzle se mettent en place progressivement et que tout semble s'éclairer de la lumière blafarde d'un début de vérité, c'est encore plus extraordinaire que ce que l'on avait imaginé... Jusqu'à ce dénouement... Incroyable dénouement, palpitant, haletant... On a les nerfs à vifs sur les dernières pages, la boule au ventre et les cris cherchant à s'échapper qui râpent la gorge...
Et pour la première fois depuis quelques mois, le teasing final ne m'a pas agacée. Je n'en ai pas voulu à Stieg Larsson de me planter là avec mes questions... D'une part parce que je savais que j'allais pourvoir lire la suite, et d'autre part parce que mon coeur n'aurait pas résisté une page de plus à la pression psychologique de ce dénouement... Un geste de santé publique que de ne pas conclure ces dernières pages, finalement...
Enfin, la galerie de personnages s'étoffe de quelques nouveaux individus, notamment cet intéressant boxeur... Chaque personnage tient son rôle, possède sa place et son importance et quand vous pensez avoir compris les liens qui les unissent, vous êtes encore loin du compte...
Bref, ce deuxième
tome m'a laissée pantelante dimanche soir et lundi matin, quand je me suis
réveillée et que je me suis rendue compte que je ne devais pas aller à la
librairie avant le samedi, j'ai cru défaillir.... Du coup, contre toute attente,
j'ai fait quelques kilomètres dans la journée-même pour me procurer le
troisième tome, sur lequel je me suis jetée une fois à la maison... Et que je
savoure en ce moment même... Et il va bien falloir en profiter, puisque ce sera
malheureusement le dernier...
Publié par Alwenn à 21:30:22 dans @ Polars | Commentaires (2) | Permaliens
03-05-2008 21:44
De Alwenn Sujet:
Oui...
03-05-2008 09:15
De Belgarpat Sujet:
ça confirme... Url: [Liens]
Paroles