" Fabula Bovarya" est un blog qui s'adresse à tous ceux qui, comme moi, sont atteints d'un incurable bovarysme.
Fabula en latin, c'est l'histoire, la fable, celle dans laquelle on plonge avec délice, pour fuir les réalités pesantes...
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La licorne, tome 2, Ad Naturam, de Matthieu Gabella et Anthony Jean (Delcourt, 56 pages). Terminé le 19 avril 2008.
Genre : Bande dessinée
Avis : 5/5
RESUME EDITEUR : 1565. La Renaissance... L'Art et la Science sont en plein bouleversement, les guerres de religion couvent... Mais une autre bataille, dans l'ombre, a déjà commencé. Une bataille qu'on livre autour du plus mystérieux des objets, de la plus merveilleuse des créations : le corps humain. Le dernier temple d'Asclépios a été perdu. Assaillis par le doute, Ambroise Paré et ses compagnons font route pour Milan, guidés par la première tapisserie. Mais leurs adversaires les attendent déjà dans l'enceinte de la ville. En effet, les médecins pourraient bien y trouver les premières réponses à la question qu'ils se posent depuis le début... Qui a le pouvoir de transformer l'anatomie humaine ?
Si j'avais déjà trouvé le premier album superbe, je ne sais que dire à propos de celui-ci sans tomber dans un panégyrique amplement mérité...
Tout est littéralement à tomber dans ce deuxième tome de La Licorne :
- Toujours ces mêmes fabuleux dessins, à couper le souffle. Une minutie de détails absolument démentielle qui côtoie des couleurs stupéfiantes. J'en suis restée bouche bée sur certaines planches... Notamment cet extraordinaire atelier dont la présentation n'a pas été sans me rappeler la bibliothèque labyrinthique du film Le nom de la Rose...
- Un mélange uchronique savamment dosé, ni trop, ni trop peu : quelques personnages historiques, un zeste de créatures fantastiques... le tout dans une histoire palpitante.
- Le thème principal de l'intrigue, bien pensé, et bien abordé. Des trouvailles parfois tout à fait géniales (Je vous laisse le soin par exemple de découvrir la signification du titre de ce deuxième tome, Ad Naturam... épatant !)
- Une langue soignée (les quelques coquilles qui avaient pu échapper dans le premier tome sont cette fois-ci complètement éliminées) et fluide qui donne envie de toujours pousser plus loin la lecture (quand les dessins ne nous arrêtent pas de force par leur stupéfiante beauté !)
- Un cahier final avec de superbes esquisses et des explications de genèse : un petit supplément qui est bienvenu et qui apporte un éclairage intéressant sur ce projet ambitieux et pour l'instant très réussi.
J'ai cru lire en exergue qu'Anthony Jean, le dessinateur, avait sué sang et eau pour créer ce deuxième opus... Que louanges alors lui soient rendues et respect lui soit dû : il sait ainsi prouver qu'avec force de travail acharné, l'œuvre mûrit et s'épanouit, et ce, pour le plus grand bonheur de ses lecteurs !
Evidemment, comme à chaque fois, je trouve que j'ai fini bien trop vite cet album. Le tome suivant n'en sera que plus long à attendre...
Prenez votre temps messieurs, couvez-bien vos créations car avec la perfection que frise ce deuxième tome, il va vous falloir flirter désormais avec l'exigence... à laquelle votre perfectionnisme aura habitué votre public...
Un grand bravo en tout cas pour cette superbe réalisation qui réunit tout à la fois esthétisme et humanisme...
Publié par Alwenn à 19:33:18 dans @ Bandes dessinées | Commentaires (2) | Permaliens
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