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Fabula Bovarya...ou l'art de la fuite romanesque

" Fabula Bovarya" est un blog qui s'adresse à tous ceux qui, comme moi, sont atteints d'un incurable bovarysme.

Fabula en latin, c'est l'histoire, la fable, celle dans laquelle on plonge avec délice, pour fuir les réalités pesantes...


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XxxHolic | 28 janvier 2008

XXXHolic, de Clamp (Pika éditions, pages). Terminé le 26 janvier 2008.

Genre : BD manga

Avis : 4/5


RESUME : Kimihiro Watanuki est un jeune homme qui a un don un peu particulier : il est capable en effet de voir les esprits.

Un jour, il est irrémédiablement attiré dans une maison par une force qu'il ne parvient pas à contrôler. Cette maison, c'est celle de Yûko, une femme mystérieuse qui tient une boutique très spéciale. Elle offre en effet à ses clients la possibilité d'exaucer leur voeu en échange d'une compensation. Yûko propose ainsi à Watanuki de le débarrasser de son don. Mais avant d'exaucer son vœu, elle lui impose différentes tâches... qui relèvent davantage de celles de la femme de ménage ! Et elle oblige le jeune homme à la suivre dans ses démarchages occultes.

Au fur et à mesure, Watanuki va apprendre à faire connaissance avec le monde spécial de Yûko et les services qu'elle rend à ses « clients « et apprendre ainsi à mieux connaître la nature de son don.

Voilà, c'est fait. Je suis tombée dans le piège des mangas.

Clarabel en avait une publicité tapageuse et alléchante et mon petit tour au Festival de la BD à Angoulême a fini par m'achever.

Au manga building à Angoulême, j'ai donc pu découvrir l'univers du groupe Clamp, un collectif mangaka féminin.

L'exposition présentait ce groupe de 4 dessinatrices en recréant leur atelier : après quelques reproductions de dessins couleurs disséminés sur deux murs, on pénétrait un grand espace où le bureau de chacune des créatrices-dessinatrices était recréé, avec un panneau expliquant son rôle dans le collectif. Ils avaient même poussé le réalisme jusqu'à mettre une gamelle de croquettes (pour chat ou petit chien, je n'ai pas su !).

Ensuite, un film documentaire permettait de comprendre précisément le rôle de chacune et les interactions entre elles. C'était intéressant et cela m'a permis de découvrir un univers qui jusqu'alors m'était complètement inconnu.

Au sortir de l'expo, il y avait bien sûr un petit étal de mangas du groupe. Ne connaissant rien de Clamp, mais très curieuse de découvrir leurs œuvres, mon œil a tout de suite été attiré par les couvertures de la série XxxHolic (prononcez Cross Holic). J'ai trouvé que dans le style de dessin que les couvertures arborait, il y avait un côté Mucha et art-déco. Sans doute dans les pleins et déliés des volutes de fumées qui entourent souvent Yûko...

En tout cas, la réalisation graphique très soignée des couvertures et des premières pages en couleurs, le tout allié au documentaire que j'avais pu voir sur la manière des travailler des 4 filles m'ont convaincue d'acheter le premier tome de cette série.

XxxHolic est un seinen manga, c'est-à-dire un manga habituellement destiné à un public assez mûr en raison des thèmes qu'il aborde, plus profonds et graves que dans d'autres catégories. Ce qui n'empêche pas une certaine forme d'humour, bien au contraire ! Personnellement, le personnage de Yûko me fait sincèrement rire et les déboires du jeune Watanuki face à cette « voyante » un peu spéciale, sont assez hilarants.

Il semblerait aussi qu'une marque de fabrique du groupe Clamp soit le cross-over (allusions à d'autres œuvres du collectif) puisque j'y ai reconnu le personnage d'un dessin animé que je regardais il y a peu encore (oui, oui, j'avoue..) : Sakura. Je ne savais pas que c'était une de leur création, un shojo manga (manga pour filles).

En ce qui concerne le dessin, j'ai bien accroché au contraste noir et blanc qui définit toutes les planches, et je suis restée scotchée devant les pages de chapitres qui proposent des dessins justement très art-déco avec un fourmillement de détails hallucinants.

En revanche, en vieille que je suis déjà, il m'a été difficile dans un premier temps de passer en mode « lecture à l'envers ». Lorsque l'on n'est pas habitué, cela demande un effort de concentration au démarrage. Mais une fois qu'on est lancé, cela se passe sans trop de mal. C'est tout de même une sensation bien étrange que de prendre tout, livre comme planches et bulles dans le sens droite à gauche. L'œil est toujours tenté de partir à gauche en premier !

Bref, une chouette découverte et, sans être complètement accro, je pense que je ne cracherai plus sur un petit manga de temps en temps (livre qui demeure cependant relativement cher, je trouve), d'autant que la série dont Clarabel a parlé (Poison, La Juliette oubliée etc.) me tente vraiment bien. Cependant, j'ai peur qu'il ne me faille trouver des librairies plus ou moins spécialisées dans le manga parce que ma petite libraire habituelle n'en comporte finalement que très peu...

Voilà, c'était un pan manquant de ma connaissance du monde des livres et plus particulièrement de la bande dessinée - que j'apprécie énormément par ailleurs- et c'est désormais une lacune comblée : grâce à l'action conjuguée d'une blogueuse lectrice compulsive ;-) et d'un petit tour au Festival internationale de la Bande dessinée à Angoulême !

La question est désormais : résisterai-je à l'appel de la dizaine de tomes qui compose la série XxxHolic ???

Publié par Alwenn à 12:48:04 dans @ Bandes dessinées | Commentaires (2) |

Festival international de la BD | 28 janvier 2008

Pour la première fois, je me suis rendue au festival de la BD d'Angoulême. C'était jeudi dernier, le 24, et il n'y avait pas encore trop de monde. Ouf. Pour une angoissée de la foule comme moi, c'était PAR-FAIT...

En une journée, j'ai donc navigué entres les différentes « bulles », c'est-à-dire les espaces qui abritent les divers exposants ou expositions.

J'ai fait un tour sous la bulle des éditeurs indépendants et, bien sûr, sous la sacro-sainte bulle des « grands » éditeurs (bienvenue dans le temple de la consommation...). La quantité de bandes dessinées est absolument impressionnante et on se trouve vite dépassé dans cette mer d'albums.

Les éditeurs se mettent en frais pour proposer des stands qui rivalisent d'affiches ou de décors cartonnés aux couleurs des héros qui font leur renommée. J'ai ainsi pu tomber sur un énooooorme décor cartonné des Aigles de Rome de Marini que j'ai lu il y a peu, véritable régal des yeux.

En revanche, les files d'attente pour les dédicaces sont absolument rhédibitoires... Il faut soit être trèèèès patient soit être un fan absolu, prêt à braver tous les obstacles pour obtenir son merveilleux dessin personnalisé...

J'ai pu aussi me rendre au théâtre qui proposait une exposition rétrospective sur les 35 ans du festival avec un film, et également à l'espace Magellis pour voir l'expo « Villes du futur » (décor hyper sympa et écran tactiles très ludiques qui font défiler des planches de BD...), Enfin, je me suis rendue au CNBDI pour visiter l'expo consacrée à Munoz et à la bande dessinée argentine (magnifiques décors pour l'expo sur la BD argentine avec bande sonore qui vous plonge dans l'ambiance !!!)

Mais, bien évidemment, on ne lâche pas impunément une fan de livres comme moi dans un tel lieu de perdition : la librairie du CNBDI s'est vue amputée de deux BD - et seulement 2 parce que mon porte-monnaie ne pouvait m'en octroyer davantage-.

J'ai également découvert les bulles de la bande dessinée chinoise et coréenne et j'ai fait un détour par le manga building où j'ai acheté mon premier manga (Clarabel, si tu passes par là, tout cela est entièrement de ta faute ! ;-)) L'expo du manga building, sur laquelle je reviendrai dans un autre post, était d'ailleurs très sympathique aussi.

Enfin, j'ai pu découvrir les jeunes talents actuels mais aussi les talents de demain grâce au concours de la BD scolaire. Il y avait là d'ailleurs des planches d'une maturité de trait et de fond absolument stupéfiante pour des jeunes entre 6 et 17 ans ! L'expo « Lou » était également très réussie.

En bref, j'ai passé une très agréable journée, dans un cadre sympa : les murs peints d'Angoulême ne se sont jamais autant mieux exprimés que pendant cette journée où les bulles avait envahi la ville. J'ai beaucoup apprécié l'ambiance qui se dégageait un peu partout, en particulier dans les rues où l'on croisait des individus aux looks d'artistes, cartons à dessins sous le bras...

En revanche, et là, ce sera ma grosse déception, le Festival d'Angoulême c'est aussi la plus grande vitrine commerciale des grandes maisons d'édition de bandes dessinées et tout est fait pour donner envie au quidam de consommer et d'acheter. Alors déjà que l'on paie un pass pour pouvoir pénétrer dans les bulles... c'est une journée qui peut vite revenir à cher... D'autant que les BD vendues ne sont même pas proposées avec la petite réduc des 5% que l'on pourrait attendre étant donnée le nombre hallucinant de gens qui, sur 4 jours, vont remplir allègrement le portefeuille des maisons d'éditions... Bref, comme je le disais plus haut, un vrai temple de la consommation du dessin. C'est un peu dommage, mais c'est malheureusement dans l'air du temps.

Pour terminer, je voudrais accorder ma propre remise des prix pour la mascotte du Festival de cette année, le Fauve, un mignon petit chat noir et blanc de Lewis Trondheim, qui guide le festivalier dans la ville de sa petite bouille sympathique. Il a été mon plus grand coup de cœur.

Si vous voulez connaître le palmarès de cette année et visiter le site officiel du Festival, il faut cliquer ICI .
 

Publié par Alwenn à 11:32:58 dans @ Sorties ciné/Sorties théâtre | Commentaires (4) |