" Fabula Bovarya" est un blog qui s'adresse à tous ceux qui, comme moi, sont atteints d'un incurable bovarysme.
Fabula en latin, c'est l'histoire, la fable, celle dans laquelle on plonge avec délice, pour fuir les réalités pesantes...
Depuis le 17-04-2006 :
147449 visiteurs
Depuis le début du mois :
4567 visiteurs
Billets :
123 billets
<< La première gorgée de bière | Festival international de la BD | XxxHolic >>
Pour la première fois, je me suis rendue au festival de la BD d'Angoulême. C'était jeudi dernier, le 24, et il n'y avait pas encore trop de monde. Ouf. Pour une angoissée de la foule comme moi, c'était PAR-FAIT...
En une journée, j'ai donc navigué entres les différentes « bulles », c'est-à-dire les espaces qui abritent les divers exposants ou expositions.
J'ai fait un tour sous la bulle des éditeurs indépendants et, bien sûr, sous la sacro-sainte bulle des « grands » éditeurs (bienvenue dans le temple de la consommation...). La quantité de bandes dessinées est absolument impressionnante et on se trouve vite dépassé dans cette mer d'albums.
Les éditeurs se mettent en frais pour proposer des stands qui rivalisent d'affiches ou de décors cartonnés aux couleurs des héros qui font leur renommée. J'ai ainsi pu tomber sur un énooooorme décor cartonné des Aigles de Rome de Marini que j'ai lu il y a peu, véritable régal des yeux.
En revanche, les files d'attente pour les dédicaces sont absolument rhédibitoires... Il faut soit être trèèèès patient soit être un fan absolu, prêt à braver tous les obstacles pour obtenir son merveilleux dessin personnalisé...
J'ai pu aussi me rendre au théâtre qui proposait une exposition rétrospective sur les 35 ans du festival avec un film, et également à l'espace Magellis pour voir l'expo « Villes du futur » (décor hyper sympa et écran tactiles très ludiques qui font défiler des planches de BD...), Enfin, je me suis rendue au CNBDI pour visiter l'expo consacrée à Munoz et à la bande dessinée argentine (magnifiques décors pour l'expo sur la BD argentine avec bande sonore qui vous plonge dans l'ambiance !!!)
Mais, bien évidemment, on ne lâche pas impunément une fan de livres comme moi dans un tel lieu de perdition : la librairie du CNBDI s'est vue amputée de deux BD - et seulement 2 parce que mon porte-monnaie ne pouvait m'en octroyer davantage-.
J'ai également découvert les bulles de la bande dessinée chinoise et coréenne et j'ai fait un détour par le manga building où j'ai acheté mon premier manga (Clarabel, si tu passes par là, tout cela est entièrement de ta faute ! ;-)) L'expo du manga building, sur laquelle je reviendrai dans un autre post, était d'ailleurs très sympathique aussi.
Enfin, j'ai pu découvrir les jeunes talents actuels mais aussi les talents de demain grâce au concours de la BD scolaire. Il y avait là d'ailleurs des planches d'une maturité de trait et de fond absolument stupéfiante pour des jeunes entre 6 et 17 ans ! L'expo « Lou » était également très réussie.
En bref, j'ai passé une très agréable journée, dans un cadre sympa : les murs peints d'Angoulême ne se sont jamais autant mieux exprimés que pendant cette journée où les bulles avait envahi la ville. J'ai beaucoup apprécié l'ambiance qui se dégageait un peu partout, en particulier dans les rues où l'on croisait des individus aux looks d'artistes, cartons à dessins sous le bras...
En revanche, et là, ce sera ma grosse déception, le Festival d'Angoulême c'est aussi la plus grande vitrine commerciale des grandes maisons d'édition de bandes dessinées et tout est fait pour donner envie au quidam de consommer et d'acheter. Alors déjà que l'on paie un pass pour pouvoir pénétrer dans les bulles... c'est une journée qui peut vite revenir à cher... D'autant que les BD vendues ne sont même pas proposées avec la petite réduc des 5% que l'on pourrait attendre étant donnée le nombre hallucinant de gens qui, sur 4 jours, vont remplir allègrement le portefeuille des maisons d'éditions... Bref, comme je le disais plus haut, un vrai temple de la consommation du dessin. C'est un peu dommage, mais c'est malheureusement dans l'air du temps.
Pour terminer, je voudrais accorder ma propre remise des prix pour la mascotte du
Festival de cette année, le Fauve, un mignon petit chat noir et blanc de Lewis
Trondheim, qui guide le festivalier dans la ville de sa petite bouille
sympathique. Il a été mon plus grand coup de cœur. 
Publié par Alwenn à 11:32:58 dans @ Sorties ciné/Sorties théâtre | Commentaires (4) | Permaliens
08-02-2008 23:04
De Alwenn Sujet:
Oui...
05-02-2008 08:35
De Sofy Sujet:
Très beau sujet ! Url: [Liens]
01-02-2008 23:29
De Alwenn Sujet:
Aucune idée !
01-02-2008 22:59
De Belgarpat Sujet:
Un jour peut-être... Url: [Liens]
Paroles